TROISIÈME PARTIE
Quels sont les engagements de la vocation sainte à laquelle nous avons été tous appelés ? les promesses solennelles du baptême. Qu'avons-nons promis au bnplêine? de renoncer au monde, à la chair, à Satan et à ses œuvres: voild nos vœux, voilà l'état du chrétien, voiîà les conditions essentielles du traité saint conclu entre Dieu et nous, par lequel la vie éternelle
foudroyer les peuples infidèles, d'engloutir un^ prince avec lonte son armée. La multitude empêche-t-elle donc encore qu'il ne punisse l'injusle préférence que vous faites des lois du du monde aux siennes? La multitude empêche que vous n'exécutiez vos prot'tSjô hommes faibles, que vous ne vous vengiez de ceux qui vous ont outragés, parce votre pouvoir est borné, et que la foule trop bien soutenue est capable d'arrêter la fureur de vo:re bras. Mais il n'en est pas ainsi de L)ieu qui secoue l'univers entier comme la poussière de ses pieds, qui d'une seule parole peut faire rentrer dans le néant toutes les viles créaiuies qu'il en avait tirées, qui ne regarde tous les hommes assemblés et toute leur force réunie que comme un morceau de cire qui se fond au premier rayon du soleil. Il ne compte point les coupables, il ne regarde que l'injustice ; et tout ce que la créature peut es^iéier en suivant la multitude des hommes dans leurs pernicieux usages, c'est de les avoir pour compagnons de son infortune et de sa perte éternelle.
Peu de gens se sauvent donc parce que les maximes et les usages du monde que le grand nombre suit, éloignent et rejettent hors de la voie du salut. Mais ce n'est pas tout : peu de gens se sauvent, parce que les maximes les pins indispensables sont universellement rejetées, et que la plujiait violent les engagements de la vocation sainte, à laquelle ils avaient été appelés. Troisième et dernière cause du petit nombre des élus.