DE M. LE PKIÎÎCE DE CONTI, 9T
Terîté ne se refuse point à des louanges qui ne seront que le triomphe de la vérité même.
Heureux , Messieurs ^ non ^ si cet éloge rem^ plit votre attente et toute la dignité de mon sujet : eh ! qu''importe à la gloire de ce prince ^ q[U^un foible discours qui ne passera point à la postérité , soit au-dessous de ses grandes qualités ? Qui de vous ne les porte gravées dans son cœur? Vous les raconterez à ceux qui vous succéderont : nos histoires et celles de nos voisins ^ mais plus encore PamoUr des peuples^ en conservera le soii*venir aux âges les plus reculés ; et sa mémoire toute seule fera toujours son éloge.
Mais heureux d'^avoir à parler ici devant un prince auguste ^ qui fait revivre avec le . nom ^ Vesprit et la valeur du grand Coudé;; quePamitié) encore plus que le sang ^ lioît au prince que nous louons ^ et qui , par sa douleur toute seule | va justifier nos louanges.
Heureiix encore si ces pieux devoirs que nous lui rendons sont pour vous une instruction , et non pas un simple spectacle.
Vous Pavez admiré comme un des premiers hommes de son siècle pour la guerre : Habebç claritatem ad turbas ; comme un Aes plusi accomplis dans la vie civile : Et honorem apud seniores ju^enis : comme un des plus éclair& par la singularité des oonnoissances , et la super riorilé des lumières : ^cutus in^^eniar^ un fudici^c comme un héros ^ comme un sage^ comme un esprit supérieur et universel. Rassemblons tou5
9^ OKAISON FUNÈBRE
ces caractères ^ de valeur , de sagesse ^ de lumière ^ et clierchoas à la douleur de sa perte ^ une coosolation dans le récit des merveilles de sa vie ^ et dans le souvenir des miséricordes du Seigneur au lit de sa mort.