DE MADAME
tendresse ! la grandeur de sa perte ne nous répond que trop de la durée de sa douleur : nous mêlerons toujours nos larmes aux siennes. Et si les vœux des justes mourans sont toujours exaucés^ grand Dieu î puissent ceux de la princesse qui expire ^ être écoutés ! puissent les derniers désirs de sa foi et de sa tendresse pour son fils ^ être montés avec elle aux pieds de votre trône ^ attirer sur lui les regards de votre miséricorde ^ le rendre aussi agi-éable à vos yeux ^ quHl est grand devant les hommes ^ et écrire son nom dans le livre de rimmortalité , en caractères aussi glorieux quHl le sera dans nos histoires.
Pour nous ^ mes Frères ^ n^attendons pas à la dernière heure : ceux qui attendent toujours i, ne changent jamais. Comptons avec nous-mêmes avant que Dieu compte avec nous. Vivons coni^me uou3 tondrions alors avoir vécu. Assurons-nous ce que nous espérons. Ne disons pas du salut un vain projet:^ mais faisons de tous nos projets la voie de notre salut. Et quelque éclatante qu'hait été notre vie , souvenons-nous que nous n^y trouverons de réel ^ que ce que nous aurons fait pour Téternité.
Ainsi soit-il.