‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 4)Chapitre 13 sur 59 · L^ INCARNATION. IO · texte numérisé non relu

L^ INCARNATION. IO

et asservir une chair qui se refuse au joug ^ auk devoirs les plus gênans et les plus tristes : je <x>nviens ^ dis-je ^ que cette situation est pénible ^ et que cet état de violence^ s**]! n''étoit mêlé; d"* aucun adoucissement ^ lasseroit bientôt la foi — blesse de Thomme.

Mais la source des plaisirs véritables n'^est pas dans les sens;j elle est dans le cœur : or ^ c^est là que Jésus-Christ porte le remède et la douceur de sa grâce. Tandis qu'eau dehors tout paroU triste ^ rebutant ^ douloureux pour Famé fidèle ^ un consolateur invisible remplace ces amertumes par des délices que le cœur de Tbomme charnel n^a jamais goûtées ^ et hii dit sans cesse au fond du cœur ^ comme autrefois le père de Samuel disoità son épouse affligée: Pourquoi vous lais*^ ^riez-vous abattre par des maux qui ne sont qu^appareus P retenez vos soupirs ^ ^t essuyez vos larmes : ne puis-je pas moi seul vous tenir Ëeu de tout ce qui vous manque? et ma ten"-* dresse pour vous ne vaut<^lle pas mieux que tout ce que vous i^ewrez? yirma ycur fies ? num^ quid non, ego melior tihisum ^ quant decenifilii? ( I. Reg. I. 8. ) En un mot^ les plaisirs des sens la laissoient toujours triste, vide, inquiète j les rigueurs de la croix la rendent heureu3e ^ les pointes de la pénitence qui percent sa chair ^ portent avec elles leur remède ^ et semblable à <;e buisson mystérieux , tandis qu^elle ne parolt oilrir aux yeux des hommes , que des ronces et des épines I la gloii*e du, Seigneur est cachée au

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avez dans. le cielf que toutes tos œamres les plus» l^ère^ sont comptées; que toutes vos peines, ^mt mises en dépôt dans les taberuacles éteraels ^ ^ que yos soupirs fenrens sont conservés panni qes parfiuns précieux^ que les vieillards pr&« seutent autour de Tautel. Ainsi plus vous avancez^ irers le terme ^ plua. vous sentez votre acdeur. croitce etvos forces se renouveler. Quel bonheur ^ de voir dans pen^ et comme eu un clin d^œil ^ o^ nuage de notice mortalité disparoitre ^ et le jott|^' d^ Téternité commencer !

, Kous nWons pas les mèm^ paroles de Qonso>«. latiou pour vous ^ mes Fràces ^ qui vivez encore, Eelon la chair : il seroit inutile de' vous motitrer, des biens- à venir ^ que vous ne goûtez pas ^ ^e vous, ne coonoissez pas ^ que vou» ne croyez > peut-être pas. U auroit donc fallu ici vous affermir dans la doctrine de la foi ^ et finir^ en vous mon-^ trant que runiou incompréhensible de Fhomme avec Dieu daps ce. mystère^ confond la raison lu^maine ^ et rend la. foi ^ no|i*^u]emei|t Béces^^*. 8iûi:0) plais encore raisonnable :.inais j^^r€|;e< ^

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