SUR LES CONSOLATIONS ET LA GLOIRE DE LA MORT DE LA SAINTE VIERGE
Indica mihî quem dillgit axiima mea, ubi pascas, ubl cubes in meridie.
O uous qui êtes le bien-aiinè de mon a me, montrez^moi où est le lieu de votre repos et de vos pâturages éterneltm Cant. !.&•'
1 EL est le langage de Tame fidèle sur la terre. Eloignée de son Epoux, que les nuages de là mortalité lui dérobent encore ^ ne" trouvant rien icibas qui puisse consoler son amour de cet éloi— gnement , que Tespérance de le voir bientôt finir;} soupirant sans cesse après cet heureux moment qui doit lui ouvrir les cîeUx , et lui montrer TE-* poux immortel qu^elle aime^ et faisant de la durée et des amertumes de son exil , Fexercice de son amour , et tout le mérite de sa foi ti de sa pa— tieuce : O vous , s^écrie-*t'ell& sans cesse , qui
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êtes te hien-mmé de nion cœur ^ montrez^màt où est le lieu de votre repos ^ et de vos pâturages ^éternels.
Mais comme les illusions des sens mêlent tou^ jours à la foi des âmes les plus pures mille attachemens inévitables^ qui partagent ict4>as< leur amour ^ (pu ralentissent en elles le désir des bietis éternels ^ et qui font ^ selon TApâtre ^ qu'^elles voudroient bien à la vérité être revêtues de rîmmortalité^ mab sans être dépouillées de la mortalité qu'elles aiment encore : Nohtmus exspo^ liari^ sed supers^estiri .• (2. Cor. 5. J^.) on peut dire que cette disposition de détachement uni-i versel de la vie et de toutes les créatures ^ cette tristesse sur la longueur de cet exil^ cette |oie et ce tressaillement à la vue de la mort^ et de ITieureuse délivrance^ n^a été parfaite que dans Marie ^ et qu'elle seule , en ce jour consacré par TEgUse à sa sortie de la terre ^ et à son exaltation dans le ciel ^ a droit ^ conmie la véritable épouse ^ de^ tenir ce langage dVmour : O vous qui êtes le bierir^mé de mon cœur ^ niontrez-^moi oà. est le lieu de votre repos et de vos pâturages éternels» En effet ^ les amertumes et les abaissemens de sa vie mortelle trouvent aujourd'hui dans sa mort^ et dans son heureuse assomption ^ leur consolatioa et leur gloire. A l'exemple de son cher Fils , la terre avoit été pour elle un lieu d'opprobres et de souffrances. Fille de douleur; dégradée de tous ses titres; inconnue dans tous ses dons; con« A)ndue avec les autres iaère3 de Juda^ ilétoit
DE LA SAINTE TIERCE, , sâf
juste mAn que U gloii^-de son Fils fut réparée en sa personne ^ et que toujours semblable à lui ^ les merveilles de sa liiort corrigeassent robscurité de sa vie.
Ce sont donc les consolations et la gloire àè la mort de Marie ^ qtte nous ailoas-dév^pper aujourd'hui ^ çt qui renferment tout le mystère que TEglise propose a la picoté des fidèles. Leis consolations de sa mort ^ qui compepisent les amè]> tûmes intérieures dont son ame sainte avoittour^ jours été B&igée durant sa vie^ la gloire de sa tnort^ qui répare les humiliaiions qui Ta voient toujours accompagnée sur la terre : voila tout le suj-et de ce discours. Nous avons besoin de sou entremise pour obtenir les lumières de FEsprit* Saint. jà{>e ^ Maria.