‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 4)Chapitre 32 sur 59 · Tome V. Mystères* m · texte numérisé non relu

Tome V. Mystères* m

î4^ • L^SSOMPTIOSr

gent PEglise :; demander tous les jours au Seigneur ^ -des pasteurs vigilans pour la conduire | des docteurs éclairés pour la défendre ^ des prêtres irrépréhensibles et zélés pour Tédifier , des princes religieux pour la protéger et pour Fétendre ^ demander Textinction des schismes et des erreurs^ le triomphe de la vérité ^ la cessation des contentions et des troubles ^ rétablissement de la paix et de la charité ^ demander des lumières et des secours puissans pour les ministres de la parole cpii sont chargés de Foeuvre de Dieu , et qui travaillent à rappeler les pécheurs de leurs voies égarées ^ enfia être auprès du Seigneur comme les médiatrices continuelles des fidèles , les ressources des maux de TEglise^ leà victimes des péchés d^autrui ^ et dans les larmes et les privations de leur retraite ^ prendre sur elles-mêmes les iniquir tés de leurs frères» Cest ce zèle de la gloire de Dieu ^ du progrès de la foi et de la piété ^ ce désir de la conversion des pécheurs et deraccroissèment du règne de Jésus-Christ sur la terre 9 qui est comme Famé et le caractère particulier de ce saint institut. D^autres se dévouent aux saintes rigueurs et aux macérations continuelles de la pénitence ^ ici on se consacre aux gémis* semens de la prière ^ et aux saintes amertumes du zèle et de la charité.

^t voilà cette amertume de zèle et de douleur^ qui avoit toujours occupé le cœur de Marie dans tous les états de sa vie mortelle. Elle ne comptoît '^ pom: rien sa propre gloire, son élévation de gracçj

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de • lumière- et de dignité^ tandis qu'houe voyoit le nom de soa Fils blasphémé par son propre peuple ^ son ministère rejeté ^ ses prodiges soupçonnés dHmposture ^ ses disciples persécutés ^ et Israël périr sans ressource- Car Famour^ lorsqu'il est parfait , est moins touché de ses propres intérêts^ que des intérêts de l'objet qu'il aime. Vous reconnoissez à ces traits , Vierges saintes ^ la foi et le zèle ardent de la pieuse princesse (i) qui vous anime ici par ses exemples : l'égarement et Tincrédulité de ses peuples la touche plus que leur révolte et leur défection ^ et elle gémit bien plus sur la perte de leur foi ^ que sur celle de sa couronne.

Il falloit donc que ce zèle d'amertume et d^ douleur , qui avoit.rempli tout le cours de la vie de Marie ^ se changeât à sa mort en une consolation de paix et d'allégresse. C'est alors :que les nuages de sa mortalité étant déjà dissipés ^ et son ame saiute entrant déjà dans la lumière inaccessible des conseils de Dieu^ elle voit à découvert les raisons profondes et adorables dé la sagesse divine sur les événemens de sa vie ^ qui avoient tant centriste son zèle et sa tendresse. Elle voit l'utilité qui devoit revenir aux hommes des opprobres de son Fils ^ et de l'endurcissement des Juifs ;; les grands avantages que FEglise alloit retirer de leur haine envers Jésus-Christ ;} ce nombre infini de martyrs qui rendront gloire à Dieu par leurs tourmens et par leur patience ^ cette multitude

< (i) La reine d'Angleterre.

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de fidèles ^ qui remplacera abondamment la ' Je-* rusalem incrédule ^ et qui croîtra du sang même des martyrs :j les tyrans désarmés par la foiblesse de TEvangile:; les Césars convertis par Topprobre de Jésus-Christ^ les philosophes ramenés par la folie de la croix ^ la pompe et la magnifîc^ice de TEglise succéder à Tobscurité de ses tristes ccm^^ mencemens; la gloire de son Fils rejaillir sur elle-même^ et son culte devenir une des plus consolantes ressources de la piété des fidèles.

Cest ainsi qu^une ame juste au lit de la mort découvrira avec consolation toutes les raisons de la sagesse divine dans les divers événemcDS de sa vie. CVst alors qu'*elle commencera à voir Icft rapports secrets que ces disgrâces ^ ces afilictiou ^ ces situations désagréables où elle aTOÎt presque toujours vécu^ avoient avec sa sanctification éter^ nelle^ CVst alors que Tordre des dessduis éternels sur elle lui étant d^avaiice manifesté ^ elle verra que tout avoit ses raisons et ses utilités dans les voies par où la main de Dieu Tavoit conduite ^ que tout ^ à son insu ^ coopéroît à son salut ^ qxiQ les contradictions mêmes qu^on suscitoit à sa piété ^ étoieut des miséiîcordes de Dieu sur elle ^ que la malice et la perfidie qu^elle avoit éprouvées de la part de ceux mêmes qui lui dévoient une invio* lable fidélité , n'étoient qu'un moyen dont Dieu se" servoit pour purifier sa foi :j que ces événement si tristes , et qui en renversant sa fortune *, paroissoient en même temps si funestes à la religion y u'éloient que des \oies sures et secrètes ^ par gù

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IKeu vouloît la sanctifier: et que la justice d^ Dieu sacrifioît des peuples et des royaumes entiers qu il livrmt à uq esprit d"* erreur et de révolte , qu''elle les sacrifioit ^ dis-je ^ k sa sûreté et à sa sanctificatioa particulière. Elle verra que la propagatioQ du .schisme et de Terreur^ qui avoit si fort CQutristé sou zèle et sa piété ^ servoit à for-r tifier daos la foi un petit nombre drames justes ^ qui vivoient au milieu de la contagion y sans en être infectées^ que les mauxâeTËglise^ dont elle gémissoit ^ coatribuoient à sa gloire et à son' triomphe^ et qu'enfin^ en n^exauçaat pas les desins de son cœur^ le Seigneur les accomplissoit d^une manière plus glorieuse à la foi ^ et plus utile à son salut.

Hélas ! mes Frèi'es ^ on regarde présentement robscurité où vivent les âmes justes ^ leur éloi-* gnement du monde ^ de ses intrigues^^ de ses prétentions ^ de ses espérances y de tout ce qui réveille les passions humaines\^ on le. regarde comme une vie rampante ^ inutile ^ oiseuse ; on regarde les oeuvres de miséricorde , et les saintes agitations ^ dcHit elles se font des affaires sérieuses y comme de pieuses inquiétudes que la vivadté pu la simplicité de leur zèle consacre. Mais dans ce dernier moment tout ce que nous aurons fait de plus éclatant pour le monde , nous paraîtra insemé et puéril;^ ces actions célèbres que les liommes avoieut si fort admirées ;j ces entreprises conduites avec tant de secret et de sagesse ^ ces victoires ) Ces succès^ ces* taleos éminças qui.noos^

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feront jouer un si graad r^e dans nos histoires ^ tout cela nous ne les regarderons {dus alors que comme des scènes puériles^ et des amusement d'^enfant. Toute notre vie nous paroltra ime en^ fence continuelle : tout ce que nous avons souffert pour le monde ^ ces soins pour acquérir une vaine réputation :j ces efforts pour parvenir :j^ ces com-* plaisances et ces assujeitissemens qui avoient tant coûté à notre fierté i^ ces attentions pour des maîtres qui en avoient si peu pour nous:; de toutes ces peines il ne nous en restera que le re^ gret inutile de les avoir perdues* Nous verroîàs que tous nos désirs et tous nos soins n avoient pour objet que des £mtômes^ que nous oourH>ii^ comme des insensés après une fumée qui s^éwar- Aouit^ et que Taccomj^lissemetit même de nos désirs auroit été la plus terrible de nos infortunes. Nous nous durons alors à nous-mêmes : Falloit-ii tant s'^ag^ter pour ne rien faire P hélas 1 falloit->il mener une vie si laborieuse^ pour ne trouver au bout que le chagrin de s^étre trompés^ etressem-^ i>ler à ceux qui se son^ fatigués en smvant une fausse route ^ et qm ne se ravisent esfia ({ue lorsque les forces leur manquent ^ et qu'il n^est plus temps dVa chercher une nouvelle ? Que ne plaôons-nous miei£X nos soins et nos peines i Les faveurs de ht terre se sont éloignées de nous: à mesure que nous courions aprèseltes: les £k'^ veurs du ciel y les biens étemels^ il suffîsoit de les de^rer pour les c^tenir.

Jkxim la. derii^^e amertume de k ^e db Maasm

DE LA SAINTB YI'ERGE. S^J

«or la terre ^ avoit été un^ amertume de desk. Depuis surtout que sou cher Fils eut quitté la terre ^ tous les désirs de sou cœur le suivirent dans le séjour de Fimmortalité : elle ne regsord» plus cette vie mortelle que comjne un long et triste exil : séparée derobjet unique de son amour^ tous ses vœux^ toutes ses pensées^ tout son cœur fut dans le cid. Ainsi étrangère sur la terre. ^. eachée aux yeux des horames^^ inconnue auinonde , elle disoit sans cesse eomme Tépouse : O voux^ le bien^aùné de mon cœur^ montrez-^ moi oà est le lieu de votre repos et de vos pd^ tarages étemels^ Sans cesse^ comme le prophète.^ «Ue seplaignoit de la durée de son pèlerinage t «ans cesse elle disoit comme lui : Quand irqi^je ^ é mon Dieu ^ dans votre demeure étemelle ^ quand paroitrcd-je datant la face de mon Sëi^ gneur F ( Ps. ^\* 3. ) Morte à toutes les créa-» tures ^ plus unie à son Fils par les efforts vifs et continuels d''un cosva: qui s^éievoit sans cesse vers le ciel ^ quVttacliée à la terre par les foikles lien» qui Ty retenoient encore ^ déchirée.^ pour ainsi dire ^ et par le mouvement rapide qui portait sans cesse son ame vers son Seigneur^ et par le ^ids dVn corps terrestre qui Farrétoit en^ere ici-bas ^ elle mouroit tous les jours d^amour et de tristesse ;; et la véhémence de ses désirs^ qui liaôsoit la plus parfaite de ses vertus ^ fidsoit au54 la plus vive de ses amertumes* . ^

Kous ne sentons pas jusqu^où peut aller Texcèi ^ f(e e£t(te .pdue ) iu)U3 cpe mille licos* attaçb^i4^

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encore à la terre :; nous qui tenons encore à tout ce qui nous environne ^ au monde ^ à nos biens ^ à nod proches^ à nos amis^ à nos dignités^ à notre fortune ^ à nous-mêmes. Nous ne seutcMis pas ce que souffre une ame, qui nVime plus rien ici-bas^ qui ne vit plus que pour son Dieu ^ et qui est obligée de vivre loin de lui dans ce lieu de larme» et de tentations , sans cesse exposée à le perdre ^ et jamais sure de le posséder. Nos dégoûts de la vie sont des dégoûts de nos passions., sont des inquiétudes secrètes de nos crimes ^ sont des mécontentemens d'^An monde qui nous a trompés ^ sont un rassasiement de toutes les créatures^ doat nous avons abusé ^ sont de» recherches de nous— mêmes. Nous sommes fâchés de ne rien trouver ici-bas ^ qui puisse nous rendre heureux ^ et nous voudrions ^ parmi les objets sensibles qui nous environnent ^ en rencontrer quelqu'^tm où notre cœur pût se reposer , et qui fût capable de le fixer et de le satisfaire.

\ Parmi les âmes mêmes consacrées au Seigneur^] il en est peu qui sentent la tristesse de cet exil ^ et Féloignement où nous y vivons de Dieu. Ou sent la durée de la croix quHl faut porter pour être disdple de Jésus-Christ ^ on sent la tristesse et les amertumes de la vertu : mais on ne sent pas la {privation des biens iueiSibles que Dieu a préparés à ceux qui 1 aiment^ on ne sent pis les ténèbres dWe raison décUuede sa diguité-j tout^ enveloppée daôs les sens ^ et qui ne voit plus que . coofttsémiQJirt les lumières étemelles de la vérité ,

BE LA SAINTE YlEBGC. ^4^

en <}uoi oonsistoît toute sa félicité et toute son excellence : ou ne sent pas la foiblcsse et rim— puissance d^une volonté née pour jouir de Dieu^ et qui a besoin de se faire une violence continuelle pour se défendre de Famour injuste des créatures^ et pour aimer TEtre Suprême : on ne sent pas ^ en un mot ^ cette contrariété de désirs entre la loi des membres et la loi de Fesprit ^ qui rend la servitude du corps si humiliante et si insupportable à Tame fidèle* Ces grandes sources des larnies et de la tristesse des saints sur la terre ^ et qui forment proprement Fétat et la vie de la foi y n^eutrent pour rien dans notre piété :^ et la raison efi est ^ qu'*avec le nom et les- apparences de la vertu ^ nos coeurs s<mt encore sur la terre. Mill» attentions étrangères nous occupent encore ^ mille attachemens frivoles partagent ^ aifoiblissent encore Famour que nous dcsvons à Dieu :; mille erreurs ^ qui naissent de la foiblesse de notre fbi ^ nous font perdre de vue les vérités étemelles.j Et ce qu''il y a de plus triste^ c^est que souvent la charité étouffée par cette multitude d^amours injustes^ le deâr des biens éternels absolument éteint ^ parmi tant^ d^objets sensibles qui nous occupent et qui nous attachent^ nous perdons là grâce à notre insu* fions sommes morts devant Dieu ^ que nous nous croyons encore vivans ^ et sans que nous sachions par quel endroit la mort est entrée dans notre ame.

Mais Famé sainte de Marie ne trouvoit plus ^ yiea eu elle ^ qui ne vint de la grâce t pluâ^ 4«

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désirs que pour le cîel :; plus de mouvement que pour son Dieu:; plus de joie que dans Tespérance de voir son bien-aimé. Cette ame pure , dont le cœur n'*étoit pas répandu comme le nètre sur mille objets vains et injustes ^ et toute recueillie dans la charité , sentoit toute la désolation qu'ins* pire un amour violent ^ lorsqu''il est séparé de ce qu^il aime. Aussi sa mort n^est que le terme d6 ses soupirs ^ la consolation de sa tendresse ^ le but de tous ses désirs. Elle retrouve ce qu^elle avoit comme perdu : elle va rejoindre ce cher Fils ^ que la malice des hommes^ ou plutôt les ordres rigoureux de son Père , avoient séparé d'^eUe. Mais ce n''est pas seulement son cœur qui va se réunir à. ce quelle aime :. son amour n^a plus rien à désirer : on rend sa félicité entière et accomplie. On ne laisse pas attendre à son corps la rédemption parfaite sous Fempire de la mort : on lui avance ce moment heureux de délivrance ^"^qui n''est marqué pour les élus qu^au jour de la révélation ; et elle va voir dans sa chair son Sauveur ^ qui etk étoit le chaste fruit. Quelles furent alors, les consolations ineiligJ^les de cette union si long— temps désirée ! et qui pourroit exprimer ici les transports du cœur de Marie à la vue de son Fils glorieux et immortel , adoré des anges et des saints ^ et lui découvrant les richesses incompréhensibles de sa divinité et de sa gloire? Mais ce sont là des secrets que Tœil n'*a jamais vus^ et que le langage de Fhomme ne sauroit faire comprendre.

Ce qui nous regarde ^ mes Frères ^ c^est que

BE LA SAINTE YIERGE. %5l

la mort n^a rien que de consolant pour une ame juste. Elle ne la séparcf que de ce qu''elle n^avoit jamais aimé ^ d^un monde , qu''elle avoit trouvé plein d''ennuis et de pièges f d''une terre , où elle avoit toujours vécu comme étrangère^ d'un corps^ quVlle avoit toujours haï ^ combattu -^ crucifié |. et qui avoit été la matière de toutes ses tentations et la source de toutes ses peines ;j de toutes les eréatures ^ qui^ en soidageant ses besoins ^ les mul-> tiplioient ^ et aggravoient sa servitude. Elle s*ap« plaudit d'^avoir méprisé des biens qui vont lui édiapper :^ de n'^avoir pas mis sa confiance dans des hommes qui ne peuvent plus rien pour elle ; de ne s'^être pas bâti une cité permanente dans un monde qui va périr 5 et de n'avoir pris des mesures que pour une autre vie ^ où les conditions ne changeront plus. Elle touche ei;ifin à ce moment ^ heureux ^ qui va la rendre à son Seigneur, en <|ui seul elle avoit toujours mis toute sa confiance^ à ce moment , qui va finir une vie triste , mor-^ tifiée^ périlleuse, lugubre, et commencer le jour serein de Tétemité.

Oui , mes Frères , le véritable secret de trouver ♦ la mort douce et consolante , ç^est de se détacher par avance de tout ce qu'elle nous enlèvera^ c'est de mourir chaque jour à quelqu'un 4© ces attachemens si chers qu'elle rompra^ c'est de s'accoutumer à vivre seul avec Dieu au milieu de toutes les créatures qui nous environnent ^ puisque la mort n'est que la solitude éternelle de l'ame avec Dieu. Le pécheur mçurt bien plus , pour

%S^ x^ASso^pTioir

aiusî dire ^ qae le juste : il meurt à tout ce qui reuvironne ^ parce qu'ail tenoit à tout. Autant de liens qu^il faut rompre ^ autant de morts parti-culières qu^il endure ; il meurt à son corps ^ qu^îl avoit toujours idolâtré : il meurt à ses biens et à ses places , qui avoient fait Tunique objet de ses soins et de ses désirs :j il meiui; à ses j Ijjjirtr ^ dont il étoit Fesclave^ à ses espérances^ sur lesquelles il s^appuyoit ;; à ses édifices superbes , au iBÎlieQ desquels il croyoit s^étre fait une demeure éteraelle^ à toutes les créatures presque^ qui s^^cMcnt toutes à ses passions. Quel déchirement^ qijand il faut rompre tout à la fois tous ces lie&s injustes qui rattachent encore à la terre ! il souffre mille morts dans une seule : toutes ces séparatioiis portent chacune leur mort particulière dans son àme ^ et le prophète a raison de dire ^ que la mort du pécheur est la plus douloureuse et la plus amàre de toutes.

Heureuse donc Famé qui ^ com^me Marie ^ morte à tout depuis long-temps ^n^éprôuve alors de nouveau que le plaisir de n''avoir plus rien à Sacrifier k TEpoux céleste ^ /et qui habitant déjà par le cœur dans le ciel ^ ne laisse sur la terre que les exemples d^une vie sainte^ et le souvenir d^une mort précieuse. Mais si la mort de Marie fut toute remplie de 00]i6olati9n8 ^ qui la dédommagèrent des amertumes qu^elle avoit éprouvées durant sa vie ^ elle fut aussi accompagnée d'aune gloire qui répara les abaisâemeos qu''elle avoit soufferts sur la terre*

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