‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 4)Chapitre 37 sur 59 · DE LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

DE LA SAINTE VIERGE

rentaraln^ ^ et suit sans baknber lés impressions du Dieu qu^elle^ porte dans son sein : JVon àpublico jvirginitcuis pudor ^ non à studio asperitas montium^ non àb ùffii:io pralixitas itineris retar^ dmdt, (S. Âoibr.)

Soufirez ;, mes Frères ^ que je m^àrréte à ces trois r^exions. Si je n^approfondis pas le mys»tère^ c^est que nous avons encore plus besoin jd'étre touchés que d'être instruits. Ces faits mir-^ raeuhiux ^ur quoi k religion est fondée ^ consolent k kl vérité la raison ^ et la mettent presque dlnr- .telligeacè avec la foi ; mais d^ordinaire ils laissent AU cœur toute sa tran'quillité : ce sont des lueu^ qui nous réjouissent pour un moment) sdon Vex» pression de l''Evangîîe^ mais qui ne nous embrasent presque jamais. Hamenons donc à Tédification de nos mœurs toutes les circonstances de ce mystère.

Quels sont les obstacles que notre flmour— j>rdpre impose presque totijotirs à la grâce ? c'*èst premièrement^ une fausse bienséance qi!ii nous fait ménager le siède ^ et nous empêche de no^us •déclarer tout haut poFur Jésus-Christ^ C'est en 'second Keu^ la difficulté de la yertu qui mnm alarme; enfin ^ c^est la durée du chemin qui krarlentit notre zèle ^ et nous persuade qu^on peut user d^aâoudssemens ^ et chercher des sentiei^s <tétoumés et commodes ^ pour aider notre foi^ hlesse. Or ^ Marie entreprenant ce voyage toute ^eule ) nous confond sur ces raisons infinies d^ Hffàséfàxxce ^ qui ne nous permettent ]pas de suivre

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Fattrait au ciel : c'est ma preimère réfleatîon, Marie , malgré la délicatesse de son âge, et de son sexe , allant joindre EXsabeth à travers les mon«^ tagnes et les chemins les plus difficiles, condamne notre lâcheté , que la difficulté de la vertu efiVaie et retient dans le vice : c'est ma seconde réflexion. Enfin , Marie se hâtant toujours malgré la lon-^ gueur du voyage , nous apprend à ne pas user dé détours , ni adoucir par nos lenteurs et nos mé^ tiagemens , les rigueurs dé la voie évangélique : c'est ma dernière réflexion. Voilà tout le dessein de ce discours. Demandons au Saint-Esprit ses lumières par Fentr émise de cette Vierge sainte; ^s^e^ Maria.

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