‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 149 sur 184 · OUS LOUIS XIV · texte numérisé non relu

OUS LOUIS XIV

se proposoient pokit de bornes. La YÎUe régnante , Fabord de tontes les nations, et qui rassemble le choix , comme le rdbut de nos provinces, vit ce nombre prodigieux d^habitans si différens de mœurs. d'*intérêts, de pays, vivre comme un seul homme. La police y ôta au crime la sûreté que la confusion et la multitude lai avoient jusquelà donnée. Au milieu de ce chaos régnèrent Tordre* et la paix;; et dans ce concours innombrable d^hommes si inconnus les uns aux autres, nul presque ne fut inconnu à la vigilance du magis-* irat.

Le royaume entier changea de face comme la capitale : la justice eut des lois'^ fixes; et le bon droit né dépendit plus , ou du caprice du joge, ou du crédit de la partie : des réglemens utiles , et qui deviendront la jurisprudence de tous les règnes à venir , furent pubËés : Tétude du droit françois et du droit public , se ranima : des séna-» teurs célèbres , et dont les noms formeront uu jour la tradition des grands hommes qui embeU liront Fhistoire de la magistrature , ornèrent nos tribunaux : réloquence, et la science des lois et des maximes , brillèrent dans le barreau ; et la tribune du sénat principal devint aussi célèbre par la majesté des plaidoyers publics, que Ta voit été sous les Hortense et sous les Cicéron , celle de Rome.

A quel point de perfection les sciences et les arts ne furent-ils pas portés? Vous en serez les mouumcns éternels, écoles fameuses rassemblées

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