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aulouF du trône ^ et qui en assurez plus Téclat et la majesté ^ que les soixante \aillaBS qui enviroDnoient le trône de Salomon ! L^émulation y forma le goût : les récompenses augmentèrent l'émulation : le mérite qui se multiplioit , multiplia les récompenses.
Quels hommes ) et quels ouvrages vois-je sortir à la fois de ces assemblées savantes ? des Phidias , des Apelles^ des Platons , des Sophodes , desPlautes ^ des Démosthènes ^ des Horaces^ des hommes et des ouvrages, au goût desquels le goût des âges futurs de la monarchie se rappellera toujours? Je vois revivre le siècle d^Auguste j et les temps les. plus polis et les plus cul-^ tivéfi de la iGrèce. Il faÛoit que tout fût marqué au coin de Tinmiortalité sous, le règne de Louis j et que les époques des letties y fussent aussi célèbres que celles des victoires.
. La France a retenti long-temps de ces pompeux éloges ^ et nous nous sommes comme rassasiés là-dessus de pos prppres louanges. Mais le dirai— je ici ? en ajoutant à la science , nous avons ajouté au travail et à la malice : les arts en flattant la curiosité , ont enfanté la mollesse : le théâtre plus florissant, maiâ toujours le triste fruit de Tabondance , de Poisiveté et de la corruption , pu a donné du ridicule au vice , sans coiTÎger les moeurs, ou a corrompu les moeurs^ en rendant le vice plus aimable : la poésie , en nous rappelant tout le sel et tous les agrémens des anciens, nous en a rappelé les séductions et
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la licence :Ia philosophie a paru perdre du côté de la simplicité de la foi ^ ce qu'^elle acquéroit déplus sur les coDiioissances de la nature : Téloquençe • toujours flatteuse dans les monarchies ^ s''est affadie par des adulations dangereuses aux meilleurs princes : enfin la science même de la religion^ plus exacte et plus approfondie , et H^où dévoient naître la paix et la vérité ^ a dégénéré en vaines subtilités^ et éternisé les disputes. O siècle si vanté ! votre ignominie s! est donc multipliée avec votre gloire! M^is la gloire appartenoit à Louis ^ et Tabus qu'on en a fait ^ a été notre seul ouvrage. Ainsi édatoit au loin la grandeur et la réputation de la France, tandis qu^au dedans , elle s''a£roiblissoit par ses propres avantages.
Je ne rappelle id qu'aune partie des merveilles dont vous avez été témoins. Tout ce qui fait la grandem- des empires se trouvoit réuni autourde Louis. Des ministres sag^eset habiles, ressource des peuples et des rois : nos frontières reculées, et qui sembloient éloigner de nous la guerre pour toujours : des forteresses inaccessibles élevées de toutes parts , et qui paroissoicnt plus destinées à menacer les états voisiiis, qu'àvmettre nos états à couvert : TËspagiie forcée de nous céder , par un acte solennel, la préséance qu-elle nous avoit jusque-là disputée :. Rome même désavouer par un moniament public, le droit des gens violé , et Toutrage fait à une couronne de qui elle tient sa splendeur et la vaste étendue de son patrimoine : eniin le souverain lui;*même d'une république
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florissante , descendre de son trône ^ d^'oùses pré-> décesseurs n^étoient pas encore descendus ^ quitter ses citoyens et sa patrie^ et venir mettre les marques fastueuses de sa dignité aux pieds de Louis ^ pour fléchir sa clémence.
Grands événemens qui nous attiroient la falousie bien plus que Fadmiration de TEurope l Et dès événemens qui font tant de jaloux^ peuvent bien embellir Thistoire d^'un règne ^ mais ils n^urent jamais le bonheur dW état.
Que manquoit-il dans ces temps heureux à la gloire de Louis P Arbitre de la paix et de la guerre ^ maître de FEurope :; formant presque avec la même autorité les décisions des cours étrangères que celles de ses propres conseils^ trouvant dans Famour de ses sujets des ressources qui en tarissant leurs biens ne pouvoient épuber leur zèle^ conservant sur les princes issus de son sang ^ signalés par mille victoires ^ u^n pouvoir aussi absolu que sur le reste de ses sujets ^ voyant autour de son trône les enfans de ses enfaus ^ le père d^une nombreuse postérité 5 le patriarche , pour ainsi dire^ de la famille royale^ et élevant tout à la fois ^ sous ses yeux ^ les successeurs des trois règnes suivans. Jamais la succession royale n'^avoît paru plus affermie, ^ous voyions croître aux pieds du trône ^ les rois de nos enfans et de nos neveux. Hélas! à peine en reste-t-il un pour nous-mêmes^ et n*est demeuré qu^une étincelle dans Israël. or. fun.. d2 lovis-us-^&ai».^
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