‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 29 sur 184 · ÀME · texte numérisé non relu

ÀME

\jE souffle de la divuiité qui nous anime ^ cette portion de nous-mêmes qui nous rend capables' dVim^r et de connoltre^ ne nous est pas moins inconutte : nous ne sa^^ons comment se forment ses désirs ^ ses craintes ^ ses espérances , ni corn-ment^elle peut se donnera elle-même ses idées et ses images. Personne jusqu'*ici n^a pu comprendre comment cet être spirituel ^ si éloigné' par sa nature de la matière^ a pu lui être uni eu sons par des liens si indissolubles^ que ces deux' substances ne fonnent plus que lemême tout^ et que les biens et les maux de Fune deviennent ceux de Tautre. Nous sommes donc un mystère à nous— mêmes ^ comme disoit saint Augustin ^ et cette vaine curiosité même qui veut tout savoir ^ BOUS serions en peine de dire ce qu'^elle est^ et comment elle sW formée dans notre ame.

Au dehors nous ne trouvons encore que des énigmes ^ nous vivons comme étrangers sur la terre ^ et au milieu des objets que nous ne con- Boissons pas. La nature est pour Fhomme un livre fermé ^ et le Créateur , pour confondre , ce semble ^ Torgueil humain ^ s^est plu à répandre des ténèbres sur «la- face de cet abîme.

CAKÊUE ^ i*

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