MÉRITÉ
J\k>eii,b vérité cette règlie éternell<3, c^tte In*mière intérieure, sans cesse préseôte au dedans de nous; qui nous montre sur. chaque action, ce
•^^îl faut faire ou ce qu'il faut évîtcr-^^ qui éclaire nos doutes^ quijjqge nos jugemens ;;^ que
nous approuve ^ ou qui nous condamne eu secret ^ Belou que nos moeurs sont conformes ou contt'aires; à sa lumière^ et qui ^ plus vive et plus lumineuse en certains momeiis ^ itous découvre plus évidem-
«leot la voie cjjae nous devons suivre» ment..
La vérité a des charmes dont umBoiLCoew »
'prinr à se âéfem&e. Les règles de la foi sont pleines de noblesse et d'^équité. Elles forcent eu leur faveur une raison saine et épurée^ Elles mettent tôt oa tara un esprit sage et élevé dans leurs, intérêts*. Les passions peuvent éblouir pendant quelque temps 5 Tàge peut séduire^ les exemples- peuvent eutrainer^ les discours deFimpiété et du libertinage peuvent étourdir , mais, enfiula vérité perce Icj nuage : le grand, le solide: de la religion prend la place, dans un bon esprit , de tout le frivole qui Favoiit amusé. Lassé dWoir couru long-temps après le songe et la chimère y .on veut quelque chose de sur et de réel>, et on. ne le trouve que daqs la religion ^ dans la. vérité de ses maximes, et la magnificence de ses promesses. H n?y a qu'un esprit faux et superficiel qui puisse demeurer jusqu'à la fiu dans rillusioni Le monde ne peut séduire pour toujoui-s q|tie des hommes sans réflexion et sans caractère. Le goût -du frivole, qui nous avoîtfait d'abord applaudir^. dés que Tâge ne Texcuse plus, nous rend à la, ûu. iué£risabl£S., càftêuB, u.
2b ée LA rtnirt.
La yénié , cette lumière du cîel , figurée par Fétoile qui parut autrefois aux mages, est la seule ctiose ici-bas qui soit digne des soins tk des; rechercher de Thomme. Elle seule est la lumière de notre esprit^ la règle de itotre cœur^ la source des Trais, plaisir» , le Rudement de no0 espéra&ces , la coosolatieci de no» èraintes , Fadoui^^ eissement de normaux , le remède de toutes nos peines^ elle seule est la ressource de la lK>hDe conscience , la terreur de la mauTatse^ la peiii« secrète du vice, hc récompense intérieure de la yertu ^ elle seule immortalise ceux qui Font aimée, illustre les chaînes de ceux qui souffrant pour elle, attire des lionneurs publics aux cendres de ses martyrs et de se» défenseurs , et vend res-rpectables Tabjectiou et la pauvreté de ceux qui ont tout quilté pour la suivre ^ enfin elle sçulf^ inspire de» pensées magnaaîmes^ forme des* hommes héroïques , dses âmes dont le monde u^est pas digne , des sages seuls dignes de ce nom. Tous aos soins devraient donc se borner à k connoitre*^ tous nos tàlen», à la manifester^ tout notre zèle*, 1 la détendre i nous ne deviion» donc chercher dans les hommes que la vérité , ne vouloir leur plaire que par k vérité, n?estimer en eux que la? -vérité, et ne souffrir qu'ils voulussent nous plaire que par elle s en ua mot, il semble donc qu^il devroit suffire qu'elle* se montrât à neus^ pour je faire aimer, et qu'elle nous montrât à nous^ mèmes.pour nous, apprendre à nous< connoltre.
Cependaat iL est^ étonnant combien k nju&me
. %ws nomrES sk w^iyeitt tA vehité. a»
^érilé montrée aux hommes fait en eux d^'impressioBs difTéreoles. Pour les- uns ^ c^^est une kumère qvâ les éclaire y qui les délivre ^ ^qui leur rend le devoir aimable^ en le leur. montrant : aux aigres ^ c^est une lumière importune^ et comme un éblouissement ^ qpi les attriste et qui les gène ; enfin, à plusieurs, un nuage épais qui les if rite ^ qui arme leur fureur , et qui achève de 1^ aveugler. ayehi*