‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 94 sur 184 · ABUS DE LA PAKOLI · texte numérisé non relu

ABUS DE LA PAKOLI

n n'étoît pas de ces hommes enfoncés et îm— ' pénétrables , sur le cœur de qui un voile fatal est toujours tiré^ qui s'*atiirent^ en se cachant ^ le respect des peuples ^ que l'on ne révère tant que parce qu'on ne les a jamais vus ^ et qui ^ oemme ces antres qu'une vaine reUgion consacra jadis , n'ont rien de vénérable que leur obscurité. Déguisement artificieux de la prudence du siècle ! vaine science des enfans d'Adam ! cQupable trafic \ de mensonge et de vérité î

Je loue un homme juste et droit, simple dans h mal , et prudent pour le bien :; un homme dont . ce siècle malin n'étoît pas digne ^ une de ces âmes faites pour le siècle de nos pères , ou la bonne foi étôit encore une vertu , où une noble ingénuité tenoit lieu d'art et tle finesse , où, dans les plaisirs . ianocens d'une douce société , le plus loyal étoit . toujours le plus habile ^ où l'art des précautions étoit inutile , parce que l'art de se contrefaire n'étoît j)as encore inventé:; et où toute la science du monde se réduisoit à ignorer les lois et les usages du nôtre.

ORAISON FUNÈB. BE M. DE TILLARS.

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