SUR LE MALIIEUR DES GRANDS QUI ABANDONNENT DIEU
SOTICE HISTORIQUE.
Ce discours fut donné par Massillon le 20 mars 1718. (Gazelle du 26 mars 1718, et Journal de Dangeau, du dimanche 20 mars 1*18.) — « Je ne sais rien, dit M. Sainte-Beuve, de plus beau ni de plus vrai que le sermon pour le troisième dimanche de carême, qui traite des passions et de leurs suites, de la satiété incurable, de ce vide immense et précoce qui était alors le malheur de quelques-uns, et qu'on a vu depuis la maladie d'un grand nombre. Le Régent disait qu'il était né ennuyé : combien d'hommes depuis qu<, sans être régente du royaume ni fils de France, ont également commencé par l'ennui une vie que les passions n'ont pu qu'agiter el ravager sans la remplir! Massillon, dès ce temps-là, montre que, sans avoir vu les Clulile-llarold et les Itené, et tant d'autres illustres dégoûtés à leur suite, il en savait sur leur mal aussi long que personne, et qu'il en avait appris le secret de Job ' et de Salomoo, sinon de lui-même. »
PETIT-CARÉME.