‹ Œuvres complètes de Massillon, évêque de ClermontChapitre 7 sur 191 · VIE DF. MASSIU.OX · texte numérisé non relu

VIE DF. MASSIU.OX

présenter auparavant au roi en manuscrit : il a été imprimé plusieurs fois.

Suit l'Avent. A la fin de ce volume, ainsi que dans les autres qui contiennent les sermons, sont des analyses de ces pièces. Ce volume a été traduit en italien et imprimé à Venise en 1748. Les autres devaient paraître dans la suite.

Son Carême comprend quatre volumes : il y a des sermons pour tous les jours de la semaine , au samedi près. Souvent il y en a deux pour le même jour.

Le septième comprend les mystères ; on y a ajouté à la On un sermon sur les œuvres de miséricorde et un autre prononcé dans les cérémonies de l'Absoute, pour rappeler le souvenir de la ferveur des premiers chrétiens.

Le huitième contient les panégyriques.

Le neuvième six oraisons lunèbres et quatre sermons pour ta profession religieuse.

11 a instruit jusque-là les rois et les peuples : il instruit les ecclésiastiques dans le dixième volume qui comprend ses conférences au séminaire de Saint-Magloire, que plusieurs personnes estiment encore plus que ses sermons.

Le onzième renferme ses conférences dans son séminaire à ses curés, et ses mandements et ordonnances.

Le douzième est un recueil des discours qu'il prononçait dans ses synodes, et son remerclment à l'Académie française.

EnGn, le treizième et le quatorzième contiennent les sentiments d'une aine touchée de Dieu, tirés de plusieurs psaumes de David, paraphrase morale

de plusieurs psaumes en forme de prières. Ces différents modèles de prières sont suivant les occasions et les situations où Ton se trouve. 11 n'a donné que trente-un psaumes, mais il l'a fait en maître. Le peu que nous en avons nous fait regretter infiniment ceux que nous avons perdus; car l'éditeur nous apprend qu'il y a tout lieu de croire qu'il avait poussé plus loin son travail, et que nous aurions la plus grande partie du Psautier paraphrasé de la môme manière, si tout ce qu'il en a fait était parvenu jusqu'à nous.

Ses sermons et ses oeuvres ont été reçus avec empressement et lui font un honneur infini. Je finirai cette vie par ces paroles des critiques que j'ai déjà cités : « On trouve dans les sermons « du P. Massillon partout un raisonnement juste « et méthodique sans affectation ; des pensées « vives et délicates; des expressions choisies, « sublimes, harmonieuses et toujours naturelles ; «des images revêtues d'un coloris frappant; un « style clair , net et cependant plein et nomci breux; nulle antithèse, nulle phrase recherchée; «point de figures bizarres; une extrême pureté «dans le langage, sans exactitude puérile; une « élégance continuelle; en général, une fécondité « inépuisable et une abondance d'idées brillantes « et magnifiques qui semblent le langage naturel « de l'orateur. Je no crains pas, ajoute-t-il, de dire, « si le sacré peut être comparé avec le profane, « que le P. Massillon est au P. Bourdaloue ce « que Racine est à Corneille l. »

1 Jugement* sur quelque» ouvrage», t. v, p. .Zi.

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