S., LI
* Ibid. Quœ bibisti de manu Domini calicem ira; ejus; iisque ad fundnm calims saporis bibisti; potasti usque ad faces.
souffrances est enfin passé pour tous : Non adjicies ut bibas illum ultra '. Dépouillez-vous donc, fille de Jérusalem, de ce vêtement de deuil et de tristesse dont vous avez été jusqu'ici environnée ; laissez-là les tristes dépouilles de votre mortalité; revêtez-vous de vos habits de gloire et de magnificence; entrez dans la joie de votre Seigneur, cité sainte, dans laquelle j'ai pour toujours choisi ma demeure : lnduere vestimentis gloriœ tuœ , Jérusalem , civitas sancti 2. Brisez enfin les liens de votre captivité; sortez du milieu de Babylone où vous gémissiez depuis si longtemps des rigueurs et de la durée de votre exil : Solve vincula colli tui, captiva fil/a Sion 3. Les incirconcis n'habiteront plus au milieu de vous ; les scandales des pécheurs n'affligeront plus votre foi ; il est temps enfin que je reprenne ce qui m'appartient; que je rentre dans mon héritage; que je vous retire du milieu du monde auquel vous n'apparteniez pas, et qui n'était pas digne de vous; et que je vous réunisse à l'Eglise du ciel, dont vous étiez une portion pure et immortelle : Non adjiciet ultra, ut pertranseat per te incircumctstis et immundus *.
Première consolation de l'âme juste au lit de la mort ; le souvenir du passé : Reqides de labore. Mais tout ce qui se passe à ses yeux : le monde qui s'enfuit; toutes les créatures qui disparaissent; tout ce fantôme de vanité qui s'évanouit; ce changement, cette nouveauté, est encore pour elle une source de mille nouvelles consolations : Gaudium de novitate.
En effet, nous venons de voir que ce qui fait le désespoir du pécheur mourant , lorsqu'il considère tout ce qui se passe à ses yeux, sont ses surprises, ses séparations, ses changements ; et voilà précisément toute la consolation de l'âme fidèle dans ce dernier moment. Rien ne la surprend ; elle ne se sépare de rien ; rien ne change à ses yeux.
Rien ne la surprend. Ah ! le jour du Seigneur ne la surprend point : elle l'attendait; elle le désirait. La pensée de cette dernière heure entrait dans toutes ses actions, était de tous ses projets, réglait tous ses désirs, animait toute la conduite de sa vie. Chaque heure, chaque moment lui avait paru celui où le juste Juge allait lui demander ce compte terrible où
1 Is., li, 22.
2 lbid., lu, 1.
s lbid., 2.
1 lbid., 1.
FÊTE DES MORTS : LA MORT DU PÉCHEUR ET LA MORT DU JUSTE
les justices elles-mêmes seront jugées. C'est ainsi qu'elle avait vécu , préparant sans cesse son âme à cette dernière heure ; c'est ainsi qu'elle meurt tranquille, consolée, sans surprise, sans frayeur, dans la paix de son Seigneur ; ne voyant pas alors la mort de plus près qu'elle l'avait toujours vue ; ne mourant pas plus alors à elle-même qu'elle y mourait chaque jour; et ne trouvant rien de différent entre le jour de sa mort et les jours ordinaires de sa vie mortelle.
D'ailleurs, ce qui fait la surprise et le désespoir du pécheur au lit de la mort, c'est de voir que le monde, en qui il avait mis toute sa confiance, n'est rien, n'est qu'un songe qui s'évanouit et qui lui échappe. Mais l'âme fidèle en ce dernier moment, ah ! elle voit le monde des mrmes yeux qu'elle l'avait toujours vu : comme une figure qui passe ; comme une fumée qui ne trompe que de loin, et qui de près n'a rien de réel et de solide. Elle sent alors une joie sainte d'avoir toujours jugé le monde comme il en fallait juger; de n'avoir pas pris le change; de ne s'être pas attaché à ce qui devait lui échapper en un instant; et de n'avoir mis sa confiance qu'en Dieu seul qui demeure toujours pour récompenser éternellement ceux qui espèrent en lui. Qu'il est doux alors, pour une âme fidèle, de pouvoir se dire à ellemême : J'ai choisi le meilleur parti ; j'avais hien raison de ne m'altacher qu'à Dieu seul, puisqu'il ne devait me rester que lui seul. On regardait mon choix comme une folie ; le monde s'en moquait ; et on trouvait bizarre et singulier de ne pas se conformer à lui ; mais enfin ce dernier moment répond à tout. C'est la mort qui décide de quel côté sont les sages ou les insensés, et lequel des deux avait raison, ou le mondain ou le fidèle.
Ainsi voit le monde et toute sa gloire, une âme juste au lit de la mort. Aussi lorsque les ministres de l'Eglise viennent l'entretenir de discours de Dieu et du néant de toutes les choses humaines , ces vérités saintes , si nouvelles pour le pécheur en ce dernier moment, sont pour elle des objets familiers, des lumières accoutumées qu'elle n'avait jamais perdues de vue. Ces vérités consolantes font alors sa plus douce occupation ; elle les médite ; elle les goûte ; elle les tire du fond de son cœur où elles avaient toujours été, pour se les remettre devant les yeux. Ce n'est pas un langage nouveau et étranger que le ministre de Jésus-Christ
lui parle ; c'est le langage de son cœur ; ce sont les sentiments de toute sa vie. Rien ne la console alors comme d'entendre parler du Dieu qu'elle a toujours aimé ; des biens éternels qu'elle a toujours désirés; du bonheur d'une autre vie après laquelle elle a toujours soupiré ; du néant du monde qu'elle a toujours méprisé. Tout autre langage lui devient insupportable. Elle ne peut plus entendre raconter que les miséricordes du Dieu de ses pères, et regrette les moments qu'il faut alors donner à régler une maison terrestre et à disposer delà succession de ses ancêtres. Grand Dieu 1 que de lumière ! que de paix 1 que de transports heureux ! que de saints mouvements d'amour, de joie , de confiance , d'actions de grâces se passent alors dans cette âme fidèle ! Sa foi se renouvelle ; son amour s'enflamme ; sa ferveur s'excite ; sa componction se réveille. Plus la dissolution de l'homme terrestre approche, plus l'homme nouveau s'achève et s'accomplit. Plus sa maison de boue s'écroule, plus son âme s'élève et se purifie. Plus le corps se détruit, plus l'esprit se dégage et se renouvelle ; semblable à une flamme pure qui s'élève et paraît plus éclatante à mesure qu'elle se dégage d'un reste de matière qui la retenait, et que le corps où elle était attachée se consume et se dissipe.
Ah ! les discours de Dieu fatiguent alors le pécheur au lit de la mort; ils aigrissent ses maux; sa tète en souffre; son repos en est altéré ; il faut ménager sa faiblesse en ne coulant que quelques mots à propos; prendre des précautions de peur que la longueur n'importune ; choisir ses moments pour lui parler du Dieu qui va le juger, et qu'il n'a jamais connu. 11 faut de saints artifices de charité, et le tromper presque pour le faire souvenir de son salut. Les ministres mêmes de l'Eglise n'approchent que rarement, parce qu'on sent bien qu'ils sont à charge ; on les écarte comme des prophètes tristes et désagréables ; on détourne les discours de salut , comme des nouvelles de mort et des discours lugubres qui fatiguent ; on ne cherche qu'à égayer ses maux par le récit des affaires et des vanités du siècle, qui l'avaient occupé durant sa vie. Grand Dieu ! et vous permettez que cet infortuné porte jusqu'à la mort le dégoût de la vérité ; que les images du monde l'occupent encore en ce dernier moment ; et qu'on craigne de lui parler du Dieu qu'il a toujours craint de servir et de connaître.
Mais ne perdons pas de vue l'âme fidèle ;
AVENT
non-seulement elle ne voit rien au lit de la mort qui la surprenne, mais elle ne se sépare de rien qui lui coûte et qu'elle regrette. Car, mes Frères, de quoi la mort pourrait-elle la séparer qui lui coûtât encore des regrets et des larmes? Du monde? Hélas! d'un monde où elle avait toujours vécu comme étrangère ; où elle n'avait jamais trouvé que des scandales qui affligeaient sa foi, des écueils qui faisaient trembler son innocence, des bienséances qui la gênaient, des assujétissements qui la partageaient encore malgré elle-même enlre le ciel et la terre : on ne regrette guère ce qu'on n'a jamais aimé. De ses biens et de ses richesses ? Hélas 1 son trésor était dans le ciel ; ses biens avaient été les biens des pauvres ; elle ne les perd pas ; elle va seulement les retrouver immortels dans le sein de Dieu même. De ses litres et de ses dignités? Hélas! c'est un joug qu'elle secoue ; le seul titre qui lui fut cher, était celui qu'elle avait reçu sur les fonts sacrés, qu'elle doit porter devant Dieu, et qui lui donne droit aux promesses éternelles. De ses proches et de ses amis ? Hélas ! elle sait qu'elle ne les devance que d'un moment ; que la mort ne sépare pas ceux que la charité avait unis sur la terre ; et que réunis bientôt dans le sein de Dieu, ils formeront avec elle la même Eglise et le même peuple , et jouiront des douceurs d'une société immortelle. De ses enfants? Elle leur laisse le Seigneur pour père, ses exemples et ses instructions pour héritage, ses vœux et ses bénédictions pour dernière consolation ; et comme David, elle meurt en demandant pour son fils Salomon, non pas des prospérités temporelles, mais un cœur parfait, l'amour de la loi, et la crainte du Dieu de ses pères : Salornoni quoque filio meo da cor perfectum1. De son corps? Hélas! de son corps qu'elle avait toujours châtié , crucifié ; qu'elle regardait comme son ennemi ; qui la faisait encore dépendre des sens et de la chair ; qui l'accablait sous le poids de tant de nécessités humiliantes ; de cette maison de boue qui la retenait captive; qui prolongeait les jours de son exil et de sa servitude , et l'empêchait de s'aller réunir à Jésus-Christ: ah! elle souhaite, comme Paul, sa dissolution. C'est un vêtement étranger dont on la débarrasse ; c'est un mur de séparation d'avec son Dieu, qu'on détruit, qui la laisse libre, et en état de prendre son essor et de
voler vers les montagnes éternelles. Ainsi la mort ne la sépare de rien, parce que la foi l'avait déjà séparée de tout.
Je n'ajoute pas que les changements qui se font au lit de la mort, si désespérants pour le pécheur, ne changent rien dans l'âme fidèle. Sa raison s'éteint, il est vrai ; mais depuis longtemps elle l'avait captivée sous le joug de la foi, et éteint ses vaines lumières devant la lumière de Dieu et la profondeur de ses mystères. Ses yeux mourants s'obscurcissent et se ferment à toutes les choses visibles ; mais depuis longtemps elle ne voyait plus que les invisibles. Sa langue immobile se lie et s'épaissit; mais depuis longtemps elle y avait mis une garde de circonspection et méditait dans le silence les miséricordes du Dieu de ses pères. Tous ses sens s'émoussent et perdent leur usage naturel ; mais depuis longtemps elle se l'était interdit à elle-même; et, dans un sens bien différent des vaines idoles , elle avait des yeux et ne voyait pas ; des oreilles et n'entendait pas; un odorat et ne s'en servait pas; un goût et ne goûtait plus que les choses du ciel. Enfin, les traits d'une vaine beauté s'effacent ; mais depuis longtemps toute sa beauté était au dedans, et elle n'était occupée qu'à embellir son âme des dons de la grâce et de la justice.
Rien ne change donc pour cette âme au lit de la mort. Son corps se détruit; toutes les créatures s'évanouissent; la lumière se retire ; toute la nature retombe dans le néant ; et au milieu de tous ces changements, elle seule ne change pas ; elle seule est toujours la même. Que la foi, mes Frères, rend le fidèle grand au lit de la mort ! que le spectacle de l'âme juste en ce dernier moment est digne de Dieu, des anges et des hommes ! C'est alors que le fidèle paraît maître du monde et de toutes les créatures ; c'est alors que cette âme, participant déjà à la grandeur et à l'immutabilité du Dieu auquel elle va se réunir, est élevée au-dessus de tout : dans le monde, sans y prendre part ; dans un corps mortel, sans y être attachée ; au milieu de ses proches et de ses amis, sans les voir et sans les connaître; parmi les larmes et les gémissements des siens, sans les entendre ; au milieu des embarras et des mouvements que sa mort fait naître à ses yeux, sans rien perdre de sa tranquillité \elle est libre parmi les morts ', elle est déjà immobile dans
' I Parai., xxix, 19.
1 Inter mortuos liber. Ps. lxxxvii, 6.
FÊTE DES MORTS : LA MORT DU PÉCHEUR ET LA MORT DU JUSTE
le sein de Dieu au milieu de la destruction de toutes choses. Qu'il est grand, encore une fois, d'avoir vécu dans l'observance de la loi du Seigneur et de mourir dans sa crainte 1 Que l'élévation de la foi se fait bien sentir en ce dernier moment de lame fidèle ! C'est le moment de sa gloire et de ses triomphes; c'est le point auquel se réunit tout l'éclat de sa vie et de ses vertus. Qu'il est beau de voir alors le juste marcher d'un pas tranquille et majestueux vers l'éternité ; et que ce prophète infidèle avait bien raison autrefois, en voyant Israël entrer dans la terre de promesse, le triomphe de sa marche, et la confiance de ses cantiques, de s'écrier : Que mon âme meure de la mort des justes, et que ma fin leur soit semblable !
Et voilà, mes Frères, ce qui achève en dernier lieu, de remplir lame fidèle, au lit de la mort, de joie et de consolation ; la penséede l'avenir: Securitas de œternitale. Le pécheur durant la santé voit l'avenir d'un œil tranquille; mais dans ce dernier moment, le voyant de plus près, sa tranquillité se change en saisissement et en terreur. L'àmc juste au contraire, durant les jours de sa vie mortelle, n'osait regarder d'un œil fixe la profondeur des jugements de Dieu ; elle opérait son salut avec crainte et tremblement; elle frémissait à la seule pensée de cet avenir terrible où les justes mêmes seront à peine sauvés, s'il sont jugés sans miséricorde; mais au lit de la mort, ah ! le Dieu de paix qui se montre à elle, calme ses agitations ; ses frayeurs cessent tout d'un coup et se changent en une douce espérance. Elle perce déjà avec des yeux mourants le nuage de la mortalité qui l'environne encore; et voit comme Etienne le sein de la gloire et le Fils de l'Homme à la droite de son Père tout prêt à la recevoir; cette patrie immortelle après laquelle elle avait tant soupiré, et où elle avait toujours habité en esprit; cette saint" Sion que le Dieu de ses pères remplit de sa gloire et de sa présence, où il enivre ses élus d'un torrent de délices, et leur fait goûter tous les jours les biens incompréhensibles qu'il a préparés à ceux qui l'aiment; cette cité du peuple de Dieu, le séjour des Saints, la demeure des justes et des prophètes, où elle retrouvera ses frères que la charité lui avait unis sur la terre, et avec lesquels elle bénira éternellement les miséricordes du Seigneur, et chantera avec eux les louanges de sa grâce.
Ah! aussi quand les ministres de l'Eglise
Mass. — Tome I.
viennent enfin annoncer à celte âme que son heure est venue et que l'éternité approche , quand ils viennent lui dire au nom de l'Eglise qui les envoie : Partez, âme chrétienne ; Proficiscere. aui?na christiana ; sortez enfin de cette terre où vous avez été si longtemps étrangère et captive; le temps des épreuves et des tribulations est fini ; voici enfin le jusle juge qui vient briser les liens de votre mortalité; retournez dans le soin de Dieu d'où vous étiez sortie; quittez enfin un monde qui n'était pas digne de vous : Proficiscere, anima christiana. Le Seigneur s'est enfin laissé loucher à vos larmes; il vient enfin vous ouvrir la voie des saints et les portes éternelles: partez, âme fidèle ; allez vous réunir à l'Eglise du ciel qui vous attend ; souvenez-vous seulement de vos frères que vous laissez sur la terre encore exposés aux tentations etaux orages ; laissez-vous toucher au triste état de l'Eglise d'ici-bas, qui vous a engendrée en Jésus-Christ, et qui vous voit partir avec envie; sollicitez la fin de sa captivité et sa réunion entière avec son Epoux dont elle est encore séparée : Proficiscere, anima christiana. Ceux qui dorment dans le Seigneur ne périssent pas sans ressource ; nous ne vous perdons sur la terre que pour vous retrouver dans peu avec Jésus-Christ dans le royaume de ses saints ; le corps que vous allez laisser en proie aux vers et à la pourriture, vous suivra bientôt immortel et glorieux; pas un cheveu de votre tèle ne périra ; il restera dans vos cendres une semence d'immortalité jusqu'au jo>:r de la révélation , où vos os arides se ranimeront, et paraîtront plus brillants que la lumière. Quel bonheur pour vous, d'être enfin quitte de toutes les misères qui nous affligent encore; de n'èlrc plus exposée comme vos frères à perdre le Dieu que vous allez posséder; de fermer enfin les yeux à fous les scandales qui nous contristent, à la vanité qui nous séduit, aux exemples qui nous entraînent, aux attachements qui nous partagent, aux agitations qui nous dissipent 1 Quel bonheur de sortir enfin d'un lieu où tout nous lasse et tout nous souille, où nous sommes à charge à nousmêmes, où nous ne vivons que pour nous rendre malheureux; et d'aller dans un séjour de paix, de joie, de sérénité, où l'on n'a plus d'autre occupation que de jouir du Dieu que l'on aime : Proficiscere, anima christiana!
Quelle nouvelle de joie et d'immorlalité alors pour c^Ue àme juste! Quel ordre heu-
AVENT
reux ! Avec quelle paix, quelle confiance, quelle action de grâces l'accepte-t-elle ! Elle lève au ciel, comme le vieillard Siméon, ses yeux mourants; et regardant son Seigneur qui vient à elle: Brisez, ô mon Dieu, quand il vous plaira, lui dit-elle en secret, ces restes de mortalité, ces faibles liens qui me retiennent encore ; j'attends dans la paix et dans l'espérance l'effet de vos promesses éternelles. Ainsi purifiée par les expiations d'une vie sainte et chretienne, fortifiée par les derniers remèdes de l'Eglise, lavée dans le sang de l'Agneau, soutenue de l'espérance des promesses, consolée par l'onction secrète de l'Esprit qui habite en elle, mûre pour l'éternité, elle ferme les yeux avec une sainte joie à toutes les créatures ; elle s'endort tranquillement dans le Seigneur, et
s'en retourne dans le sein de Dieu d'où elle était sortie.
Mes Frères, les réflexions sont ici inutiles. Telle est la fin de ceux qui ont vécu dans la crainte du Seigneur : leur mort est précieuse devant Dieu comme leur vie. Telleest la fin déplorable de ceux qui l'ont oublié jusqu'à cette dernière heure : la mort des pécheurs est abominable aux yeux de Dieu comme leur vie. Si vous vivez dans le péché, vous mourrez dans les horreurs et dans les regrets inutiles du pécheur, et votre mort sera une mort éternelle. Si vous vivez dans la justice, vous mourrez dans la paix et la confiance du juste, et votre mort ne sera qu'un passage à la bienheureuse immortalité. Ainsi soit-il !