‹ Œuvres complètes de Mme Cottin (volume 5)Chapitre 24 sur 98 · XLIV · texte numérisé non relu

XLIV

qui les subjugue, et qui finit parles perdre tous deux : tableau tracé de main de niaifre.et d'une effrayante véritt^. On a prctcuLlu que ce roman avait été écrit en qu n/,e jours. Mais il faut observer que cet ouvrage n'était qu'un cadre dans lequel elle avait fait entrer le développement de scèrh'Sj d'idées et de sentimens sur lesquels elle avait beaucoup réiléclii d'avance. iyPs masses principales, les détails même existaient dans sa tcte ; il ne s'agissait plus que de les adapter à un plan donné. JLe roman de Malvina (i), qui fut publié en 1800, avait coulé deux ans de travail à madame Coltin : conçu sur un plan beauc'.up plus vaste, il avait permis à l'auteur de donner plus d^essor à son talent ; mais pour obtenir des scènes à eflfetjil a pcul -être été quelquefois trop loin. Madame Cottin qui , dans le roman

(1) Le profluit »]c ce ruman fut consacré a un acte de Dientaisance. Un ami rie madame Coltin venait d'être proscrit 5 il manminit d'argent pour sortir de France : réduite a ne sunsister que des faibles débris «l'une fortune qui s'est évanouie comnjc un songe, madame Cotlln Ini remet le prix qnVlle vient de recevoir de Malvina. C'était la première f<»is qu'elle avait actujé le sort <le Tavoir sitôt privée des inovens d'clrc utile au malheur.

Page 1