‹ Œuvres complètes de Mme Cottin (volume 5)Chapitre 29 sur 98 · LXII · texte numérisé non relu

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madame Cotlin , il y a de la droiture, du courage, de la sincérilc, de la bienséance, du devoir, delà sévérité, une critique réfléchie, et enfin une sorte de méditation , qui seule est une marque d'estime ; mais on y clierckerait vainement de ridicules interprétations et d'injustes ressentimens ; on n'y trouvera point les raénageniens que ne prescrivent pas la bienséance et le devoir, ce sont autant de lâchetés que le noble courage de madame de Genlis a toujours méprisées. IMais pourquoi n'a-t elle pas étouffé avec la même intrépidité le sentiment secret qui lui a dicté celte odieuse diatribe contre une femme dont les talcns supérieurs sont pour le sexe dont ellr a entrepris de réhabiliter la gloire littéraire dans l'énorme compilation qu'elle a publiée sons le titre ài^ Influence des femmes sur la littérature française , un argument beaucoup plus fort que tout ce qu'elle a pu écrire.

11 est des êtres qui abhorrent l'obscurité , qui craignent tout ce qui humilie, et qui , en dépit du sort, se créent une existence. Madame de Genls en a reçu une de cette tnmpe. Un esprit alors plus docile, mais déjà fort caustique, repre-

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