LXVI
.r>onl rnatlamc Hoir^sla daigne enricliir la Franc?- Vous n'y trouverez pDint cette heureuse élégance , Cet esprit délicat, dont les traits ingénus Brillaient dans Sévigné , La Fayette et Caylas : C'est un lourd pcdantisnie, un ton sévère et tiiste J C'est Philaminte encor, mais un ppu janséniste. De la France avec moi le ton goût avait fui, Dit-elle; après dis ans, j'y reviens avec lui : Plaignant du fond du cœur ma patrie en délire , J'arrive d'Altona pour vous apjirendre a lire. J'ose même espérer de plus noLles succès ; Je voudrais, entre nous convertir les Français. Plus d'un, sans réussir, a tenté Tentreprise- Vous n'aviez point encor de mère de 1 église. Si la philosophie a pu vous abuser.
Si des noms trop fameux qu'on voudrait m'cpposer, Forment dans la balance un poids considérable, Mes trente in-octavo sont d'un poids admirable : Pour faire pénitence il faut les méditer. J'aurais bien plus écrit, mais je dois regretter i^uelqucs beai;x jours perdus loin de mon oratoire : Cétail un vrai roman; le reste est de l'histoire, Et de la sainte encor : vingt ans j'ai combattu Poui: la leligion , les mœurs et la vertu. Peste! cène sont la des matières frivoles : Vous n'êtes point , madame, au rang des vierges foies; Tous n'avez point caché sous le boisseau jaloux ï.a flamme dont le ciel fut prodigue envers vous- Mais, f:iisant au public partager celte flamme. Croyez qu'un ton plusdouxlui plairait mieux, nndame. Vous et' s sainte j ch bien ! chaque chose ii son tour; Soyez sainte , aimez Dieu : c'est encor de l'amour. En son premier printemps, Madeleine imprudente, Se repentit bientôt , mais ne fut point pédante; Quand elle crut ,.1'anioiir lit sa cicdulilé, Et toujours ce qu'on .Time est la divinité. Voyez Thérèse encor : quelle sniutc adoraldcî Elle aÏDic , elle aiiue Vnii qu'elle a pitié du diable,