‹ Œuvres complètes de Mme Cottin (volume 5)Chapitre 50 sur 98 · XCIII · texte numérisé non relu

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caractère sage , réfléchi , et les meilleurs principes; comment, dis-je, il esL possible qu'une personne avec tant de dons ralurels et lai it de qualités acquises , mûri ( s et perfectionnées par une étude constante et par l'expérience, n'ait jamais pu écrire deux pages de suite , ou très-agréa- \ bles ^ ou parfaitement raisonnables. Il y a pour les écrivains deux genres de prétentions si fatigantes l'une et l'autre, que jusqu'ici on ne les a point encore vues réunies : l'une , de soigner tellement son style, qu'il soit non seulement toujours pur, harmonieux , mais qu'il soit absolument iri'éprocbable , et de telle sorte qu'il fût impossible , sans le gâter , d'y ajouter, d'en- retrancher ou d'en déplacer un seul mot. Tel est le style de Buffon. Cette prétention est très-bonne et très-utile , parce qu'elle produit une admirable manière d'écrire , qui peut servir de modèle^ et montrer jusqu'à quel point de pfrfcction peut s'élever le langage. D'ailleurs, il faut d'autant plus estimer ce travail, qu'il exige de profondes jéilcxious sur la propriété des expressions et des mois, et de plus un grand talent, cVst à-dire, l'oreille délicate d'un poète, €t un goût parfait. Ce n'est qu'à ces cou-

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