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tend l'objet de l'atlention du public , et le sujet des conversations particulières ; c'est à lui qu'elle devra de vivre dans les siècles à venir; et, en attendant, elle lui doit ce qui fait vivre dans le siècle présent (i).
On connaissait jusqu'ici en France deux sortes de femmes classiques. Les premières en date , sans contredit , sont madame Dunoyer, l'auteur du INlagasin des Enfans, madame de Villedieu, madame d'Aunoy, et madame de Genlis. Leurs livres ne quittent pas l'enfance et les antichambres : ce sont des livres inévitables. Après celles-là, on lit les Sevigné , les Desboulières, les La Fayette, les du Cbâfelet, et quelques autres , qui se sont plutôt rypprocbées des Sapbo et des Aspasie que des Genlis. Mais enfin point de bonne ni d'enfans sans les wnes^ et point d'éducation ni de monde sans les autres : en un mot, la différence entre elles est de l'enfance au reste de la Tie, et de l'anlicbambre au salon et à la
(i) Ce portrait se tronredans la Correspondance de Jiladame dit, Dcjfant avec Horace PT^alpole; mais Téditem l'a niiiliU^, ainsi qu'un très-grand nombre de Jrttrcs de ceUe corrf spoiulance vraiment curieuse. IVous avons cru devoir rétablir ici la pureté du texte.
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bîbliotliéque. Madame de Staël s'étant ouverte une nouvelle route, appartient à un nouvel ordre de choses : ce n'est pas ici le lieu de parler de cette femme extraordinaire -, tous était pour elle au-delà de la marche ordinaire. Née de parens faits pour ê*;:-^ /«scurs, elle a passé dans le faste des cours ; elle s'est vue appellée à une grande fortune, à hériter d'une grande réputation , à supporter une grande disgrâce. A cette marche brillante de la fortune , la nature l'avait préparée, en lui donnant une âme de feu^ une grande élévation d^idée, un talent peu commun. Il fallait donc qu'elle fournit une carrière neuve. N'était-ce'pas l'avoir commencée, que d'avoir achevé seule, et même sans conseils, nn ouvrage qui jusque-là avait été l'écueil de son sexe. Les preneurs trouvèrent un chef-d'œuvre où les hommes de goût n'a-« perçurent que deux belles scènes , un moment heureux et une suite de beaux vers. Une autre production plus connue donna les plus heureux augures, parce qu'elle était pleine de défauts , et parce qu'il est un âge où jil faut avoir des défauts. Dans ce charmant ouvrage, rien n'était lié, rien n'était exactement vrai, pas un tableau n'était fini, mais presque toutes