PREFACE
mes nouveaux amis, me transporta sur les bords de la Seine , aux environs de Rouen , dans une superbe campai^ne , au milieu d'une société nombreuse.
Ce n'est pas là où je pouvais travailler : je le savais ; aussi avais-je laissé derrière moi tous mes essais. Cependant la beauté de l'habitation, le charme puissant des bois et des eaux éveillèrent mon imagination et rerauèreul mon cœur; il ne me fallait qu'un mot pour tracer un nouveau plan : ce mot me fut dit par une personne de la société ; et qui a joué elle-même un rôle assez important dans cette histoire. Je
DE L'AUTEUR. ilj
lui demandai la permission d'écrire son récit , elle me l'accorda; j'obtins celle de l'imprimer, et je me hâte d'en profiter. Jeme hâte est le mot ; car, ayant écrit tout d'un trait , et en moins de quinze jours, l'ouvrage qu'on va lire , je ne me suis donné ni le temps ^ ni la peine de le retoucher. Je sais bien que , pour le public , le temps ne fait rien à l'affaire : aussi il fera bien de dire du mal de mon ouvrage s'il l'ennuie , mais s'il m'ennuyait encore plus de le corriger , j'ai bien fait de le laisser tel qu'il est.
Quant à moi , je sens si bien tout ce qui lui manque, <juc j.Q
ir PREFACE,
ne m'attends pas que mon âge, ni mon sexe me mettent à Tabri des critiques, et mon amour propre serait assez mal à son aise , s'il n'avait une sorte de pressentiment que l'histoire que je médite le dédommagera peut-être de l'anecdote qui vient de m*échapper.
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