ressource que nous , d'amis que uous
'^^•'!( lie raison alléguer pour un pareil
art, surtout au moment où il vient
u être chargé presque s;:ul de la dii rc-
I ticQ de rétablissement de M. d Albe ?
Qae > eux- tu que pense celui-ci? Il le
! croira fou ou iui^rat 3 il m'en pariera
:is cesse : que lui répondrai-je ? Ou
.tôt il soupçonnera la vériîé ; il con-
-l trop Frédéric pour ignorer que la
inte de nuire à son bienfaiteur est
?eul motif capable de l éloigner de
<.. l asile; mais du moment que les
;j soupçous serout éveillés sur lui , ils le
92 et AIRE d'aIBE.
seront aussi sur moi ; il se rappellera mou trouble ; je ne pourrai plus être triste iuipunéuieut, et cîès-lors toutes mes craintes spront i éaii^ées. Non, non, que Frédéric reste et qu'il se tai§e ; i ëviterai soignousenieut d'êfre seule as'c lui, et quand je m'y trouverai malL^ré moi , mou extrême froideur lui oiera tout espoir d'en profitor. Mais croistu qu'il le désire ? Ah ! mou amie , si lu connaissais comme moi Tame de Frédéric , tu saurais que si la violence des passions l'a subjuj^uée ua moment , elle est trop noble pour y persister.
Pourquoi le ciel injure l'a - t - il poussé vers une l'emme qui ne s'appartient pas? Sa4»s doute que celle cjui eût été libre de faire son bonheur, edl été tro;) heureuse.... Mais je ne sais pal ce que je dis ; pardonne , Elise , mp tête n'est point à moi ; l'image de cf malheureux me poursuit ; j'entends encore ses accens ; ils retentissent d . • mon cœur. Hélas! si sa peinn ve ,ii d'une autre cause , Ihuuiauile m\>v-
CLAIRE d'aLEE. 98
clonaerait de ladoucir par toute la tendresse que permet l'amitié'. Et parce que cVst moi qu'il aime, parce que c'est moi qui le fais souffrir , il faut que je sois dure et barbare euvers lui ? Combien une pareille conduite choque les lois éternelies de la justice et de la vérité!...*. Ecris- moi, Elise, guide-moi, je ne sais que vouloir, je ne sais que résoudre, je me sens malade , je ne quitterai point ma cbambre. Adieu.