‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 1279 sur 1284 · SUR LA. MOKT DE SON FILS · texte numérisé non relu

SUR LA. MOKT DE SON FILS

Aux larmes , le Vayer, laisse tes yeux ouverts : Ton deuil est raisonnable , encor qu'il soit extrême ; Et lorsque pour toujours on perd ce que tu perds , La Sagesse, crois-moi , peut pleurer elle-même.

On se propose à tort cent préceptes divers Pour vouloir d'un œil sec voir mourir ce qu'on aime ; L'effort eu est barbare aux yeux de l'univers , Et c'est brutalité plus que vertu suprême.

On sait bien que les pleurs ne ramèneront pas Ce cher fils que t'enlève un imprévu trépas ; Mais la perte, par là, n'en est pas moins cruelle.

Ses vertus de chacun le faisaient révérer;

Il avait le cœur grand , l'esprit beau , l'âme belle ,

Et ce sont des sujets à toujours le pleurer.

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