‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 268 sur 1284 · LES FACHEUX , ACTE I , SCÈNE I · texte numérisé non relu

LES FACHEUX , ACTE I , SCÈNE I

des, on s'avisa de les coudre au sujet du mieux que Ton put, et de ne faire qu'une seule chose du ballet et de la comédie ; mais conune le temps était fort précipité, et que tout cela ne fut pas réglé entièrement par une même tOte, on trouvera peut-être quelques endroits du ballet qui n'entrent pas dans la comédie aussi naturellement que d'autres. Quoi qu'il en soit , c'est un mélange qui est nouveau pour nos théâtres, et dont on pourrait chercher quelijues autorilcs dans l'antiquité; et comme tout le monde l'a trouvé agréable, il peut servir d'idée à d'autres choses qui pourraient être méditées avec plus de loisir '.

D'abord que la toile fut levée, un des actems, comme vous pourriez dire moi , parut sur le théâtre en habit de ville, et s'adressant au roi avec le visage d'un homiue surpris , fit des excuses en désordre sur ce qu'il se trouvait là seul , et manquait de temps et d'acteurs pour donner à Sa Majesté le divertissement qu'elle semblait attendre. En même temps , au milieu de vmgt jets d'eau naturels , s'ouvrit cette coquille que tout le monde a vue ; et l'agréable Naiade (jui parut dedans' s'avança au bord du théâtre, et d'un air héroïque prononça les vers que M. PeUisson avait faits, et qui servent de prologue.

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