‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 367 sur 1284 · DES FEMMES, SCENE VIL · texte numérisé non relu

DES FEMMES, SCENE VIL

dire , rien de si bas, que quelques mots où tout le monde rit, et surtout celui des enfants par l'oreille?

CLIMENE.

Fort bien.

Ah!

LYSIDAS.

La scène du valet et de la servante au-dedans de la maison n'est-elle pas d'une longueur ennuyeuse, et tout à fait impertinente?

LE MÀBQUIS.

Cela est vrai.

CLIMÈNE

Assurément.

ÉLISE

Il a raison.

LYSIDAS.

Arnolphe ne donne-t-il pas trop librement son argent à Horace? P'.t puisque c'est le personnage ridicule de la pièce, fallait-il lui faire faire l'action d'un honnête homme .'

LE MARQUIS

Bon. La remarque est encore bonne.

CLIMÈNE

Admirable.

ÉLISE

Merveilleuse.

LYSIDAS.

Le sermon et les maximes ne sont-ils pas des choses ridicules, et qui choquent même le respect que l'on doit à nos mystères ?

LE MARQUIS

C'est bien dit.

CLIMENE.

Voilà parlé comme il faut.

ÉLISE

Il ne se peut rien de mieax.

LYSIDAS.

Et ce monsieur de la Souche, enfin, qu'on nous fait un homme d'esprit, et qui paraît si sérieux en tant d'endroits, ne descend-il point dans quelque chose de trop comique et de trop outré au cinquième acte, lorsqu'il explique à Agnès la violence de son amour avec ces roulements d'yeux extravagants, ces soupirs ridicules, et ces larmes niaises qui font rire tout le monde ?

LE MARQUIS

Morbleu ! merveille.

CLIMÈNE

ÎMiracle!

ÉLISE

Vivat! monsieur Lysidas.

LYSIDAS.

Je laisse cent mille autres choses, de peur d'être ennuveux.

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