DES FEMMES, SCENE VIL
dire , rien de si bas, que quelques mots où tout le monde rit, et surtout celui des enfants par l'oreille?
CLIMENE.
Fort bien.
Ah!
LYSIDAS.
La scène du valet et de la servante au-dedans de la maison n'est-elle pas d'une longueur ennuyeuse, et tout à fait impertinente?
LE MÀBQUIS.
Cela est vrai.
CLIMÈNE
Assurément.
ÉLISE
Il a raison.
LYSIDAS.
Arnolphe ne donne-t-il pas trop librement son argent à Horace? P'.t puisque c'est le personnage ridicule de la pièce, fallait-il lui faire faire l'action d'un honnête homme .'
LE MARQUIS
Bon. La remarque est encore bonne.
CLIMÈNE
Admirable.
ÉLISE
Merveilleuse.
LYSIDAS.
Le sermon et les maximes ne sont-ils pas des choses ridicules, et qui choquent même le respect que l'on doit à nos mystères ?
LE MARQUIS
C'est bien dit.
CLIMENE.
Voilà parlé comme il faut.
ÉLISE
Il ne se peut rien de mieax.
LYSIDAS.
Et ce monsieur de la Souche, enfin, qu'on nous fait un homme d'esprit, et qui paraît si sérieux en tant d'endroits, ne descend-il point dans quelque chose de trop comique et de trop outré au cinquième acte, lorsqu'il explique à Agnès la violence de son amour avec ces roulements d'yeux extravagants, ces soupirs ridicules, et ces larmes niaises qui font rire tout le monde ?
LE MARQUIS
Morbleu ! merveille.
CLIMÈNE
ÎMiracle!
ÉLISE
Vivat! monsieur Lysidas.
LYSIDAS.
Je laisse cent mille autres choses, de peur d'être ennuveux.