‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 569 sur 1284 · ALCESTE, ARSINOÉ · texte numérisé non relu

ALCESTE, ARSINOÉ

AEsmoÉ.

Vous voyez, elle veut que je vous entretienne, Attendant un moment que mon carrosse vienne; Et jamais tous ses soins ne pouvaient m'offrir rien Qui me fiU plus charmant qu'un pareil entretien. En vérité, les gens d'un mérite sublime Entraînent de chacun et l'amour et l'estime ; Et le vôtre, sans doute, a des charmes secrets Qui font entrer mon cœur dans tous vos intérêts. Je voudrais que la cour, par un regard propice, A ce que vous valez rendit plus de justice. Vous avez à vous plaindre; et je suis en courroux. Quand je voischaquejour qu'on ne fait rien pour vous.

ALCESTE. [tendre.'

Moi, madame? Et sur quoi pourrais-je en rien pré- Quel service à l'État est-ce qu'on m'a vu rendre ? Qu'ai-je fait, s'il vous plaît, de si brillant de soi , Pour me plaindreàlacourqu'onnefaitrien pourmoi ?

AKSINOÉ.

Tous ceux sur qui la cour jette des yeux propices N'ont pas toujours rendu de ces fameux services; Il faut l'occasion ainsi que le pouvoir.

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