ALCESTE, ARSINOÉ
AEsmoÉ.
Vous voyez, elle veut que je vous entretienne, Attendant un moment que mon carrosse vienne; Et jamais tous ses soins ne pouvaient m'offrir rien Qui me fiU plus charmant qu'un pareil entretien. En vérité, les gens d'un mérite sublime Entraînent de chacun et l'amour et l'estime ; Et le vôtre, sans doute, a des charmes secrets Qui font entrer mon cœur dans tous vos intérêts. Je voudrais que la cour, par un regard propice, A ce que vous valez rendit plus de justice. Vous avez à vous plaindre; et je suis en courroux. Quand je voischaquejour qu'on ne fait rien pour vous.
ALCESTE. [tendre.'
Moi, madame? Et sur quoi pourrais-je en rien pré- Quel service à l'État est-ce qu'on m'a vu rendre ? Qu'ai-je fait, s'il vous plaît, de si brillant de soi , Pour me plaindreàlacourqu'onnefaitrien pourmoi ?
AKSINOÉ.
Tous ceux sur qui la cour jette des yeux propices N'ont pas toujours rendu de ces fameux services; Il faut l'occasion ainsi que le pouvoir.