GEORGE DANDIN, ACTE I, SCÈNE IV
LUBIN
Elle m'a dit de lui dire... attendez, je ne sais si je me souviendrai bien de tout cela : quelle lui est tout à fait obligée de l'affection qu'il a pour elle , et qu'à cause de son mari , qui est fantasque, il garde d'en rien faire paraître, et qu'il faudra songer à chercher quelque invention pour se pouvoir entretenir tous deiL\.
GEORGE DANDIN, à part.
Ali ! pendarde de femme !
LUBIN
Tétiguienne! cela sera drôle; car le mari ne se doutera point de la manigance : voilà ce qui est de bon, et il aura un pied de nez avec sa jalousie. Estce pas .'
GEOKGE DANDIN.
Cela est vrai.
LUBIN
Adieu. Bouche cousue , au moins ! Gardez bien le secret, afin que le mari ne le sache pas.
GEOEGE DANDIN.
Oui, oui.
LUBIN
Pour moi, je vais faire semblant de rien. Je suis un lin matois, et l'on ne dirait pas que j'y touche.