MONSIEUR
Je n'ai garde de...
ÉBASTE.
Vous moquez-vous ? je ne souffrirai point du tout que mon meilleur ami soit autre part que dans ma maison.
MONSIEUR DE POUECEAUGNAC.
Ce serait vous...
ÉBASTE.
Non. Le diable m'emporte! vous logerez chez moi.
SBBiGANi , à M. de Pourceaugnac.
Puisqu'il le veut obstinément, je vous conseille d'accepter l'offre.
OÙ sont vos bardes?
MONSIEUR DE POUECEAUGNAC.
Je les ai laissées , avec mon valet , où je suis descendu.
ÉRASTE
Envoyons-les quérir par quelqu'un.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Non. Je lui ai défendu de bouger, à moins que j'y fusse moi-même, de peur de quelque fourberie.
SBRIGANI
C'est prudemment avisé.
MONSIEUR DE POUECEAUGNAC.
Ce pays-ci est un peu sujet à caution.
ÉRASTE
On voit les gens d'esprit en tout.
SBBIGANI.
Je vais accompagner monsieur, et le ramènerai où vous voudrez. ,
ÉEASTE.
Oui. Je serai bien aise de donner quelques ordres, et vous n'avez qu'à revenir à cette raaison-là.
SBRIGANI
Nous sommes à vous tout à l'heure.
ÉBASTE, à M. de Pourceaugnac.
Je vous attends avec impatience.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à Sbrigaiii. Voilà une connaissance où je ne m'attendais point.
SBBIGANI.
Il a la mine d'être honnête homme.
ÉBASTE, seul.
Ma foi, monsieur de Pourceaugnac, nous vous en donnerons de toutes les façons : les choses sont préparées, et je n'ai qu'à frapper. Holà!