‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 11 sur 593 · SCÈNE IV. — HARPAGON, soi · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — HARPAGON, soi

Voilà un pendard de valet qui m’incommode fort ; et je ne me plais point à voir ce chien de boiteux-là. Certes, ce n’est pas une petite peine que de garder chez soi une grande somme d’argent; et bien heureux qui a tout son fait bien placé, et ne conserve seulement que ce qu’il faut pour sa dépense! On n’est pas peu embarrassé à inventer, dans toute une maison, une cache fidèle; car, pour moi, les coffres-forts me sont suspects, et je ne veux jamais m’y fier. Je les tiens justement une franche amorce à voleurs; et c’est toujours la première chose que l’on va attaquer.

Page 1