SCÈNE XIll. — LE MUPHTI, DERVIS, MONSIEUR JOURDAIN
TURCS chantants et dansants.
Le muphti revient coiffé avec son turban de cérémonie, qui est d’une grosseur démesurée, et garni de bougies allumées à quatre ou cinq rangs ; il est accompagné de deux dervis qui portent l’Alcoran, et qui ont des bonnets pointus, garnis aussi de bougies allumées.
Les deux autres dervis- amènent monsieur Jourdain, et le font mettre à genoux, les mains par terre, de façon que son dos, sur lequel est mis TAlcoran, sert de pupitre au muphti, qui fait une seconde invocation burlesque, fronçant le sourcil, frappant de temps en temps sur l’Alcoran, et. tournant les feuillets avec précipitation; après quoi, en levantins bras au ciel, le muphti crie à haute voix : Sou.
Pendant cette seconde invocation, les Turcs assistants, s’inclinant et se relevant alternativement, chantent aussi Hou hou, hou- ’
MONSIEUR JOURDAIN , après qu’on lui a ôlé 1 Alcoran de dessus le dos
Ouf.
LE MUPHTI, à monsieur Jourdain.
Ti non star furba?
LE.S TURCS
No, no, no.
s mahomcian.» Les éditeurs de 1682 ont fait entrer dans leur texte ce oui so disoità la représentation. - « Je prierai soir cl matin Mahomet pour Jourdain > Je veux faire de Jourdain un paladin. Je iui donnerai turban cl sabre avec » Ralerc el brigantin, pour dcfeiidre la Palestine. Je prierai soir el malin Mahomet pour Jourdain. (Aui Turcs.) Jourdain e.-l-il bon Turc? » (Auger ) Comme on la vu plus l.aul, Hi Valla. ou plniôt El Valtah stuM e en urc: Oui par Dieu. Ces syllahcs, ainsi délachéel, «’oiil ucu sts M t ’ en Icsrapprnclianl, el en réel, fiant ce qu’elles ont d’incorrect on en orme ment ce» mois: AHa/i, baba, hou, Allah, baba, qui sont vcrilahlcmenl turcs Cl qui g„, fient : Dieu, mon père j Dieu, Dion, mon père. SerV ’
LE BOURGEOIS GENTILHOMME