SCÈNE V. - MONSIEUR JOURDAIN, DORIMÈNE, DO
RA.NTE; CLÉONTE, habillé en Turc; COVIELLE, déguisé.
MONSIEUR JOURDAIN
Où allez-vous donc? nous ne saurions rien dire sans vous. (Montrant Cléonte.) Dilcs-lui uii peu (|ue monsieur et mnilamc sont des personnes de grande qualité, qui lui viennent faire m. 27
LE BOÜRGEOIS GENTILHOMME.
la révérence , comme mes amis , et l’assurer de leurs services. (ADorimcneeiaDoranie.) Vous allez voir comme il Va répondre.
COVIELLE
Alabala crociam acci boram alabamen.
CLÉONTE
Calalequi lubal ourin soler amalouchan.
MONSIEUR JOURDAIN, à Dorimène el à Doranle.
Voyez-vous?
COVIELLE
11 dit que la pluie des prospérités arrose en tout temps le jardin de votre famille.
MONSIEUR JOURDAIN
Je vous l’avois bien dit, qu’il parle turc.
Cela est admirable.
SCÈNE VI. — LUCILE, CLÉONTE, MONSIEUR JOURD.\IN, DORIMÈNE, DORANTE, COVIELLE.
MONSIEUR JOURDAIN
Venez, ma fille; approchez-vous, et venez donner votre main à monsieur, qui vous fait l’honneur de vous demander en mariage.
LUCILE
Comment! mon père, comme vous voilà fait! est-ce une comédie que vous jouez?
MONSIEUR JOURDAIN
Non, non, ce n’est pas une comédie; c’est une affaire fort sérieuse, et la plus pleine d’honneur pour vous qui sc peut souhaiter. (Monirani ciôoiiic.) Voila le maiû que je vous donne.
LUCILE
A moi, mon père?
MONSIEUR JOURD.AIN
Oui, à vous. Allons, touchez-lui dans la main, et rendez grâces au ciel de votre bonheur.
LUCILE
Je ne veux point me marier.
MONSIEUR JOURDAIN
Je, le veux, moi, (jui suis votre père.