‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 462 sur 593 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

TRISSOTIN

Allez, fripier d’écrils, impudent plagiaire.

VADIÜS.

Allez, cuistre...

l'HILAMINTE.

Eh! messieurs, que prétendez-vous faiie?

TRISSOTIN , à Vadius.

Va , va restituer tous les honteux larcins Que réclament sur toi les Grecs et les Latins

VADIUS

Va , > a-t’en faire amende honorable au Parnasse D’avoir fait à tes vers estropier Horace.

TRISSOTIN

Souviens-toi de ton livre, et de son peu de bruit.

VADIUS

Et toi , de ton libraire à l’hôpital réduit.

TRISSOTIN

Ma gloire est établie ; en vain tu la déchires.

Oui , oui , je te renvoie à l’auteur des Salives.

TRISSOTIN

Je t’y renvoie aussi.

VADIUS

J’ai le contentement

Qu’on voit qu’il m’a traité plus honorablement.

Il me donne en passant une atteinte légère 2 Parmi plusieurs auteurs qu’au Palais on révère ;

•Mais jamais dans ses vers il ne te laisse en paix,

Et 1 on t’y voit partout être en butte à ses traits.

TRISSOTIN

C’est par là que j’y tiens un rang plus honorable.

qii'ils ne servent qu'à envelopper des marchandises. » C'est ainsi qu'on dit pocu des halles. (F.Geuin.)

Ce h. lit porte juste sur Ménage, à qui ses iiorabreux plagiats avaient seuls fait une celelirite. I.e pocte Linière disait qu'il fallait le conduire au pied du Parnasse, et le inarqner sur l’e'paiile.

iloilcan, en elTet, n'a parle qu'une seule fois de Ménage, cl ne lui a i.orté çu une atteinte légère : '

r.liape|pln vent rimer, et c'est là sa folie :

M.ais bien que ses durs vers, d’épilbèles enllés.

Soient des moindres grimands chez Ménage siflle's, etc.

Ces vers de la quatrième satire font allusion à la coterie liltéraiie qui s'as, semblait chez .Ménagé. ,

LES FEMMES SAVANTES

II te met dans la foule ainsi qu’un misérable;

Il croit que c’est assez d’un coup pour t’accabler,

Et ne t’a jamais fait l’honneur de redoubler.

Mais il m’attaque à part comme un noble ad\ersaire Sur qui tout sou effort lui semble nécessaiie ;

Et ses coups, contre moi redoublés en tous lieux. Montrent qu’il iie se croit jamais victorieux.

VADirs.

Ma plume t’apprendra quel homme je puis être

TIUSSOTIN.

Et la mienne saura te faire voir ton maître.

VADIÜS.

Je te délie en vers, prose, grec, et laliii.

TRISSOTIN

Eh bien! nous nous verrons seul à seul chez Barbin

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