‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 512 sur 593 · ACTE I, SCÉiNE VIE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÉiNE VIE

AUGAN.

Et a eu l’cffi'ontcrie de me dire que je ue suis point malade.

niÎLlNE. ...

C’est une impertinente.

AnCAN.

Vous savez, mon cœur, ce qui en est.

CÉI.INE.

Oui, mon cœur; elle a tort.

ARCAN.'

M’amour, cette coquinq-là me fera mourir.

BÉLINE.,

Hé lit, hé là !

Elle est cause' de toute la bile cpic je fais.

BÉLINÉ.

Ne vous fâchez point tant.

ARGAN

Et il y a je ne sais combien que je vous dis de me la chasser.

BÉUNE.

Mon Dieu ! mon fils, il n’y a point de serviteurs et de servantes qui n’aient leurs défauts. On est contraint parfois de souffrir leurs mauvaises qualités, à cause des bonnes. Celle-ci est adroite, soigneuse, diligente, et surtout fidèle ; et vous savez qu’il faut maintenant de grandes précautions pour les gens que l’on prend. Holà! Toinette!

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