ACTE m, SCÈNE V. 5T
Ma liberté est la seule maîtresse à qui je consacre mes vœux ; et qiiaad le ciel emploieroit ses soins à composer une beauté parfaite, quand il assembleroit en elle tous les dons les plus merveilleuii et du corps et de Tame, enfin quand il expose* roit à mes yeux un miracle d'esprit, d'adresse et de beauté, et que cette personne m'aiuieroit avec toutes les tendresses imaginables, je tous Favoue franchement, je ne Taimerois pas.
LA PBINCESSE, à part.
A-t-on jamais rien vu de tel!
MORON , à la princesRe.
Peste soit du petit brutal ! i'aurois bien envie de lui bailler un coup de poing.
LA PRINCESSE, à part.
Cet orgueil me confond, et j'ai un tel dépit, que je ne me sens pas.
MORON , bas, au prince.
Bon courage, seigneur. Voilà qui va le mieux du monde.
EURTALE, bas à Moron.
Ah ! Moron, je n'en puis plusl et je me suis fait des efforts étranges.
LA PRINCESSE, à Eiiryale.
C'est avoir une insensibilité bien grande , que de parler conime yous faites.
EURTALE.
Le ciel ne m*a pas fait d'une autre humeur. Mais, madame, j^interromps votre promenade, et mon respect doit m'a ver tir que vous aimez la solitude.