ACTE I, SCENE IIl
MERCURE
Quand je ne serai plus Sosie, Sois-le, j'en demeure d'accord ; Mais, tant que je le suis, je te garantis mort, Si tu prends cette fantaisie.
SOSIE
Tout cet embarras met mon esprit sur les dents.
Et la raison & ce qu'on voit s'oppose. Mais il faut terminer enfin par quelque chose ; Et le plus court pour moi, c'est d'entrer là-dedans.
Ah ! tu prends donc, pendard, goût à la bastonnade?
SOSIE, battn par M ercnre.
Ah ! qu'est-ce ci, grands dieux I il frappe un ton plus fort, Et mon dos pour un mois en doit être malade. Laissons ce diable d'homme, et retournons au port. 0 juste ciell j'ai fait une belle ambassade!
MERCURE, seul.
Enfin je l'ai fait fuir, et, sous ce traitement, De beaucoup d'actions il a reçu la peine ; Mais je vois Jupiter, que fort civilement Reconduit l'amoureuse ÂIcmène.