II
566 GEORGE DANDIN
montres un digne rejeton de la maison de Sotenville. Viens çà ; approche-toi, que je t'embrasse.
MADAME DE SOTENVILLE.
'Eml>rasse-inoi aussi, ma fille. I^as ! je pleure de joie, ei je reooiinois mon sang aui choses que tu viens de faire.
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Mon gendre, que vous devez être ravi ! et que cette aventure est pour vous pleine de douceurs! Vous aviez un juste sujet de vous alarmer; mais vos soupçons se trouvent dissipés le plus avantageusement du monde.
MADAME DE SOTENVILLE.
Sans doute, notre gendre, et vous devez maintenant être le plus content des boounes.
CLAUDINE
Assurément. Voilà une femme, celle-là ! Vous éles trop heureux de l'avoir, et vous devriez baiser les pas où elle passe.
GEORGE DANDIN, à part.
Euh , traîtresse !
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Qu^est-ce, mon gendre? Que ne remerciez-vous un peu voire femme de Tamitié que vous voyez qu'elle montre pour vous?
ANGÉLIQUE
Non, non, mon père; il n est pas nécessaire. 11 ne m'a aucune obligation de ce qu'il vient de voir; et tout ce que j'en fais n est que pour Tamour de moi-même.
MONSIEUR DE SOTENVILLE.
Où allez-vous, ma fille?
ANGÉUQUE.
Je me retire, mon père, pour ne me voir point obligée de recevoir ses compliments.
CLAUDINE, a George Dandiu.
Elle a raison d'être en colère. G'esl une femme qui mérite d'être adorée , et vous ne la traitez pas comme vous devriez.
GEORGE DANDIN, à part.
Scélérate !