‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 194 sur 244 · LIV. — A l'abbé de Guasco · texte numérisé non relu

LIV. — A l'abbé de Guasco

De Paris, le 5 décembre 4760.

Mop cher abbé, il est bon d'avoir l'esprit bien fait, mais il ne faut pas être la dupe de l'esprit des autres. M. l'intendant peut dire ce qu'il lui plaît : il ne sauroit se justifier d'avoir manqué de parole à l'Académie, et de l'avoir induite en erreur par de fausses promesses. Je ne suis pas surpris que , sentant ses torts, il cherche à se justifier; mais vous, qui avez été témoin de tout, ne devez point vous laisser surprendre par des excuses qui ne valent pas mieux que

tesquieu en ces termes : « Si une âme aussi grande se fût trouvée dans le sénat laiin, la liberté romaine vivroit encore à la honte des tyrans. Son nom surpassera la durée du roc tarpéien; et sa gloire ne périra point, tant que Thémis dictera ses oracles sur les bancs françois, et que les dieux conserveront à Vhomme le don de la pensée. »

4 , Le censeur royal qui fut persécuté pour avoir approuvé le livre de l'£sprit. Il étoit premier commis des affaires étrangères.

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