‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 227 sur 244 · XCI. — A H. l'auditkor Bbrtolini*, A Ftofânee · texte numérisé non relu

XCI. — A H. l'auditkor Bbrtolini*, A Ftofânee

De la Brède, le 5 décembre 4754.

Je finis la lecture des deux morceaux de votre préface , monsieur, et je prends la plume pour vous dire que j'en ai été enchanté; et quoique je ne l'aie vue qu'au travers de mon amour-

4. Irlandoise, concierge de Thôtel Montesquieu , à Paris, fort zélée pour le prétendant.

2. Magistrat éclairé de Florence, auteur d'un ouvrage dans lequel U prouve que les principes de V Esprit des Lois sont ceux des meilleurs écrivains de l'antiquité.

propre, parce que je m'y trouve paré comme dans un jour de fête, je ne crois pas que j'eusse pu y trouver tant de beautés si elles n'y étoient pas. Il y a un endroit que je vous supplie de retrancher : c'est l'article qui concerne les Angloisi, et où vous dites que j*ai fait mieux sentir la beauté de leur gouvernement que leurs auteurs mêmes. Si les Ânglois trouvent que cela soit ainsi , eux qui connoissent mieux leurs livres que nous, on peut être sûr qu'ils auront la générosité de le dire; ainsi renvoyons- leur cette question. Je ne puis m'empêcher , monsieur , de vous dire combien j'ai été étonné de voir un étranger posséder si bien notre langue; et j'ai encore des remerctmens à vous faire sur mon apologie que vous faites , vous qui m'entendez si bien , contre des gens qui m'ont si mal entendu , qu'on pourroit gager qu'ils ne m'ont pas seulement lu. D'ailleurs je dois me féliciter de ce que quelques endroits de mon livre vous ont fourni une occasion de faire l'éloge de la grande reine ^. J'ai , monsieur, l'honneur d'être, avec des sentimens remplis de respect et de considération....

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