‹ Œuvres complètes de Montesquieu (volume 2)Chapitre 239 sur 244 · SS · texte numérisé non relu

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TABLE ANALYTIQUE

Innnir les monnaies idéales, 326, 327 ; crott par une augmentation successive d'argent, et par une nouvelle découverte de terres et de mers, 3âo ; pourquoi ne peut fleurir en Mosco- Tie, 340; le nombre des fêtes, dans le pays qu'il maintient , doit être proportionné à ses besoins , 385 , 386 ; pourquoi la puissance où il élève une nation n'est pas toujours de longue durée, II, 15; le commerce et les arts étaient réputés chez les Romains des occupations servi les, 44^ quand on doit l'interrompre de nation à nation, 235; fleurit à proportion de la population, 262.

Commerce d'économie. Ce que c'est :

dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, I, 275 ; des peuples qui ont fait ce commerce , 277 ; doit souvent sa naissance à la violence et à la vexation, 277 ; il faut quelquefois n'y rien gagner , et même y perdre, pour y gagner beaucoup, 277 ; comment on l'a quelquefois çèné, 278 ; les banques sont un établissement qui lui est propre, 279; on peut, dans les États oii il se fait, établir un port franc. 280.

Comnurcede luxe. Ce que c est : dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, 275; il ne lui faut point de banques , 279 ; il ne doit avoir aucuns privilèges, 279, 280.

Commode. Ses réécrits ne devraient pas se trouver dans le corps des lois romaines, I, ftOO; succède & Marc Aurèle, II, 72.

Commutiauti de bien*. Est plus ou moins utile dans les différents gouvernements, I, 93, 94.

Commune. Il n'en é.tait point question aux assemblées-.de la nation sous les deux premières races de nos rois, 1, 439.

Communion, Était refusée à ceux qui mouraient sans avoir donné une partie de leurs biens à l'figlise, f,

Comnène, Voy. Ândronic Comnine, Alexiê Comnène, Jean Comnène, Manuel Comnène,

Compagnies de nat octanto.Ne conviennent presque jamais dans une monarchie; pas toujoiirii dans les république», I, 279; leur utilité, leur objet, 279; ont avili l'or et l'argent , I, 822.

Compagnont. Ce que Tacite appelle ainsi ches les Germains : c'est dans

les usages et les obligations de ceâ compagnons quMl faut chercher l'urigine du vasselage, I, 503, 5t9.

Compilateurs. Sont de tous les auteurs les plus méprisables : leur occupation, II, 201.

Compositions. Quand on commença à les régler plutôt par les coutumes que par le texte des lois, I, 441 ; ta* rif de celles que les lois barbares avaient établies pour les différents crimes, suivant la qualité des différentes personnes, 433, 452; leur grandeur seule constituait la différence des conditions et des rangs, 433, 526; celles qui étaient en usage chez les Germains sont l'origine des justices seigneuriales, 52s et suiv.; à qui elles appartenaient:

pourquoi on appelait ainsi les satisfactions dues cnez les barbares, par les coupables, à la personne offensée ou a ses parents, 525 ; sont réglées par les lois barbares avec une précision et une finesse admirables.

composition, ou de la refuser et de se reserver sa vengeance : quand on commença à être obligé de la recevoir, 527, 528 ; on en trouve, dans le code des lois barbares, pour les ac»

tions involontaires, 528; celles qnH>n payait aux vassaux du roi étaient plus fortes que celles qu'on payait aux hommes libres, 556.

Comlè. Etait supérieur au seigneur, 1, 456 ; différence entre sa juridiction sous la seconde race et celle de ses officiers, 464; les jugements rendus dans sa cour ne ressortissaient point devant les missi dominici^ 464, 465; renvoyait au jugement du roi les grands <iu'il prévoyait ne pouvoir pas réduire à la raison, 465 ; on était autrefois obligé de réprimer l'ardeur qu'ils avaient de juger et de &ire juger, 465 ; leurs lonctioDs sous les deux premières races, 514, 5is; comment et avec qui ils allaient à la guerre dans les commencements de la monarchie, 520, 521 ; auand menaient les vassaux des leudesàla Suerre, 521 ; juridiction du comie la guerre, 522, 523 ; réunissait snr sa tête la puissance militaire et la juridiction civile, et de là les justices seigneuriales, 523; pourquoi ne menait pas à la guerre les vassaux

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des érèques et des abbés, ni les arrière-vassaux des leudes, 523 ; étymologie de ce mot, 523 ; n'avait pas plus de droit dans ses terres que les autres seigneurs dans la leur, 524; différence entre les comtes et les ducs, 524; quoiqu'ils réunissent sur leur tête les puissances militaire, civile et fiscale, la forme des jugements les empêchait d'être despotiques : quelle était cette forme, 524:

leurs foDciions étaient les mêmes que celles du jgravion et du centenier, 524; combien il leur falloit d'adjoints pour juger, 524; commencèrent des le règne de Clovis à se {)rocurer par argent la perpétuité de eurs offices, qui, par leur nature, n'étaient qu'annuels, 545 ; ne pouvaient dispenser personne d'aller à la guerre, 58i ; quand leurs office»

commencèrent à devenir bérédilaireset attachés à des fiefs, 582.

Comtés. Ne furent pas donnés à perpétuité en même temps que les fiefs, I, 555, 556.

Concina {Le ph'e). A fait une violente sortie contre Montesquieu, II, 516.

Concubinage, Contribue peu à la propagation : pourquoi, 1, 350 ; il est plus uu moins flétri, suivant les divers gouvernements et suivant que la polygamie ou le divorce sont permis ou défendus, 352; les lois romaines ne lui avaient laissé de lieu que dans le . cas d'une très-grande corruption de mœurs, 352.

Condamine (La), Montesquieu le recommande à Cerati et à Niocolini, II,

Condamnation de dépens. N'avait point lieu aiitrefois en France en cuur laie : pourquoi, 1, 473.

Condamnée. Leurs biens étaient consacrés à Rome : pourquoi, I, 67.

Conditions. En quoi consistaient leurs différences chez les Francs, I, 434,

Confeseeure. Sage conseil qu'ils de- ■ vraient bien suivre, 1, 116; les héritiers les aimaient moins qu'ils n'aiment les médecins, II, 190.

Confesseurs des rois. Leur rêle est difficile à soutenir sous un jeune prince, II, 251.

Coîifiscatione. Fort utiles et justes dans les Etats despotiques, pernicieuses et injustes dans les États modérés, I, 56. Voy. Juifs. ^

Confiscations des marchandÎHS, Loi

excellente des Anglais sur cette matière, 1,281.

Confrontation des témoins avec l*accusé. £8t une formalité requise par laloinainrelle, 1,401.

Confucius. Sa religion n'admet point l'immortalité de l'àme et tire de ce faux principe des conséquences ad< mirables pour la société, I, 383,384.

Conjuration contre César, II, 5 1, 52.

Conjurations. Fréquentes dans les commencements du règne d'Auguste, 11, 52; devenues plus difficiles que chez les anciens : pourquoi, 102.

Conquéranti. Causes de la dureté de leur caractère, I, 71 ; leurs droits surlepeupleconcjuis^ ii6; jugement sur la générosité prétendue de quelques-uns, 127. Voy. Conquêtes,

Conquête. Quel en est l'objet, I, 7; lots que doit suivre un conquérant,

116 et suiv. ; quand elle est faite, le conquérant n'a plus droit de tuer :

pourquoi, ii6, ii7; son objet n'est point la servitude, mais la conservation : conséquences de ce principe,

117 : avantages qu'elle peut apporter au peuple conquis, 1 18 ; droit de conquête, sa définition, 119; bel usage qu'en firentle roi Gélon et Alexandre, 119 ; quand et comment les républiques en peuvent faire, 1 1 9; les peuples conquis par une aristocratie sont dans l'état le plus triste, 120; comment on doit traiter le peuple vaincu, 121 ; moyens de la conserver, ii6 ; conduite que doit tenir un État despotique avec le peuple conquis, 137;

Conquêtes. Droit qu'elles donnent. Il, 236; celles des Romains furent lentes dans les commencements, maiscontinues, II, 4, 5; elles sont plus difficiles à conserver qu'à faire, 19.

Conrad^empereur^ Ordonna le premier que la succession des fiefs passerait aux petits -enfants ou aux frères, suivant l'ordre de succession : cette loi s'étendit, peu à peu, pour les successions directes, a l'infini; et pour les collatérales, au septième d^gré, I, 583.

Conscience {Liberté de), II, 226.

Conseil du prince. Ne peut être dé[>ositaire des lois, I, 17; ne doit point juger les affaires, 69.

Conseils. Si ceux de l'Ëvangile éuient des lois, ils seraient contraires à l'esprit des lois évan&;éliques> 1, 377.

Conservation. C'est l'objet général de tous les États, 1, 129.

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moyen de concilier son honneur avec l'obéissance à un ordre Injuste de Henri III, I, 29.

Crimei. Quels sont ceux que les nobles commettent dans une aristocratie, I, 21 ; des crimes suivant les différentes espèces de gouvernement, 22; combien il y avait de sortes de crimes et de tribunaux à Rome, 1 5 1 ; des peines, 158 etsuiv.; combien il yen ade sortes, 1S8; crimes contre l'eiercice delà religion,i58, 159; contre la tranquillité des citoyens, 159; contre la sûreté publique, 159; les paroles doivent-elles être mises au nombre des crimes? i6à ; un doit en les punissant respecter la pudeur, 166; dans quelle religion on ne doit point en admettre d'inexpiables, 379; tarif des sommes que la loi salique imoosait pour punition, 4S2 et suiv.; on s'en purgeait dans les lois barbares autres nue la loi salique, en jurant qu'on n^était pas coupable et en faisant jarer la même chose à des témoins en nombre proportionné à la grandeur du crime, 443; n'étaient punis par les lois baiî>ares que par des peines pécuniaires; il ne fallait point alors de partie publique, 474 ; les Germains n'en connaissaient que deux capitaux, la poltronnerie et la trahison, 525.

Crimes cachés. Quels sont ceux qui doivent être poursuivis. 1, 159.

Crimes capitaux. On en faisait justice ches nos pères par le combat judiciaire qui ne pouvait se terminer par la paix, 1, 456.

Crimes contre Dieu. C'est à lui seul que la vengeance en doit être réservée, I, 150.

Crimes contre la pureté. Comment doivent être punis, I, 150, 151.

Crime contre nature, ii esi horrible, très-souvent obscur, ei trop sévèrement puni : moyens de le prévenir.

I, 162 ; quelle en est la source parmi nous, 162.

Crime de lèse-majesté. Par qui et comment doit èlre Jugé dans une république, l, 87. Voy. Lèse-majesté.

Criminels. Pourquoi il est permis de les faire mourir, I, 203 ; à quels criminels on doit laisser des asiles, 390, 391; les uns sont soumis à la puissance de la loi , les autres à son autorité, 419.

Critique. Préceptes que doivent suivre ceux qui en font profession , et sur-

tout le gazetier ecclésiastique , I , 623 et SOIT.

Croisades. Apportèrent la lèpre dans nos climats : comment on l'empêcha de gagner la masse du peuple, I, 197 ; servirent de prétextes aux ecclésiastiques pour attirer toutes sortes de matières et de personnes à leurs tribunaux, 481; II, 113 et suiv.

Croisée» Font la guerre aux Grecs, et couronnent empereur le comte de Flandre, II, 1 13 ; possèdent Constantinople pendant soixante ans, 113.

Cromwell. Ses succès empêchèrent la démocratie de s'établir en Angleterre, 1,19.

Cuivre. Différentes proportions de la valeur du cuivre à celle de l'aiveni, K 327, 839.

Culte extérieur. Sa magnificence attache à la religion, 1, 389; a beaucoup do rapport avec la magnificence de rÉtat,393; le sein de rendre un culte à Dieu est bien différent de la magniflcence de ce culte, 393.

Culture des terres. N'est pas en raison de la fertilité, mais en raison de la liberté, I, 234; la population est en raison de la culture des terres et des arts , 237 ; suppose des arts , des connaissances et la monnaie, 239.

Cumes. Fausses précautions que prit Aristodème pour se conserver la tyrannie de cette ville, 1, 329: combien les lois criminelles y étaient imparfaites , 1 57.

Curies. Ce que (tétait à Rome; k qui elles donnaient le plus d'autorité, I, 145, 147.

Cynète. Les peuples y étalent plus cruels que dans tout le reste de la Grèce, parce qu'ils ne cultivaient pas la musique,!, 34.

Cynocéphales {Journée (ie ). Philippe y est vaincu par les Etoliens unis aux Romains, II, 22.

Cyrus. Fausses précautions quMl prit pour conserver ses conquêtes , I,

Cgar. il est despotique, II, 183. Toy.

Pierre /•'.

Dagobert. Pourquoi il fnt obligé de se défaire de l'Austrasie en faveur de son fils, !, 551 ; ce que (tétait que sa chaire. S89.

jy Aiguillon. (Lettres de Montesquieu à la duchesse), IT, 539.

TABLE ANALYTIQUE

Dalembert. Montesquieu désire ]e ▼oir arriver à rAcadémie, II, 5S2 ; lettre de Montesquieu à Dalembert, Danois. Conséquences funestes qu'ils tiraient du dogme de IMmmortalitâ de rame, I, 384 ; leurs troupes de terre presque toujours battues par celles de Suède, depuis près de deux siècles, II, 86.

Dafwe. Chez les Romains n'était point un exercice étranger à l'art militaire, H, 7.

Dantxick. Profits aue cette Tille tire du commerce de nié qu'elle fait avec la Pologne, I, 279.

Darius. Ses découvertes maritimes ne lui furent d'aucune utilité puur le commerce, I, 296.

Davila. Mauvaises raisons de cet auteur touchant la majorité de Char« les IX, I, 498.

Débiteurs. Gomment devraient être traités dans une république, I, 172 ; époque de leur affranchissement de la servitude à Rome, 172, 173.

Décadence dé la grandeur romaine :

ses causes, 11^ 39 et suiv.; i» les guerres dans les pays lointains, 39, 40; 2«* la concession du droit de bourgeoisie aux alliés, 40 ; 3» Tinsuffisance des lois, 42; 4» la dépravation des mœurs, 43 ; 5<* Taboliiion des triomphes, 59; 6<* l'invasion des barbares dans l'empire, 77, 78, 90; 7** l'incorporation de barbares auxiliaires dans les armées romaines, 35; comparaison des causes générales de la grandeur de Rome avec celles de sa décadence , 87 ; décar dcnce de Rome imputée par les chrétiens aux païens, et par ceux-ci aux chrétiens, 88, 89-

Décemcirs. Pourquoi établirent des peines capitales contre les auteurs de libelles et contre les poètes, I, 77; leur origine, leur maladresse et leur injustice dans le gouvernement:

causes de leur chute, 146 ; il y a, dans la loi des douze tables, plus d'un endroit qui prouve leur dessein de choquer l'esprit de la démocratie, 172; préjudiciables à l'agrandissement de Rome, II, s.

Décimairea. Voy. Lois décimaires.

Décisionnaires. Leur portrait, II, 2i2.

Déconfès. Ce que c'éuit; étaient punis par la orivaiion de la communion et de la sépulture, 1, 482.

Dicrétales. On en a beaucoup inséré

dans les recueils des canons, 1, 44o, note 1 ; comment elles ont pris lea formes judiciaires plutôt que celles du droit civil, 480, 481 ; sont, à proprement parler, des rescrits de papes, et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi, 500 ; ont pris. en France la place des lois du pvs, II, 242.

Dé faute de droit. Ce que c'était,!, 464; quand, comment et contre qui donnait lieu au combat judiciaire, 464 et suiv.Voy. Appel de dé faute de droit.

Deffand (Lettres de Montesquieu à Mme du)^ II, 523, 524, 525, 531.

Défontaines, C'est chez lui qu'il faut chercher la jurisprudence du combat judiciaire, I, 455 ; passade de cet auteur, mal entendu jusqu^ci , expliqué; 470, note 7 ; pour quelle province il a travaillé, 479; son excellent ouvrage est une des sources des coutumes de France, 487.

Déisme. Réponse à ceux qui accusaient Montesquieu de déisme, 1, 592 et suiv.

Délateurs. Comment, à Venise, ils font parvenir leurs délations, 1, 47 ; ce qui les introduisit à Rome , 70 ; établissement sage, parmi nous, à cet égard, 70, 71. Voy. Âccusatews, Accusations, Accuses.

Délicatesse du goût. Source de celle des courtisans, I, 28.

Délos. Son commerce : sources de ce commerce; époques de sa grandeur et de sa chute, 1, 308.

Déluge, Celui de Noë est-il le seul qui ait dépeuplé l'univers? 11, 257.

Démena*. Origine de la maxime qui impose à celui qui en a reçu un la nécessité de se battre, 1, 453.

Démélrius de Phalère. Dans le dénombrement qu'il fit des citoyens d'Athènes , il en trouve autant dans cette ville esclave, qu'elle en avait lorsqu'elle défendit la Grèce contre les Perses,!, 120.

Démocratie. Ce que c'est, I, 9; quelles en sont les lois fondamentales, 9 et suiv. ; quelles sont les lois qui dérivent de sa nature, 9 et suiv. ; le peu- {tle y doit nommer ses magistrats et e sénat, lO et suiv.; quel est l'état du peuple dans ce gouvernement, 10; d'où dépendent sa durée et sa prospérité, 10 et suiv.; lea sufirages ne doivent pas s'y donner comme dans l'aristocratie, 12 ; les suffrages du peuple y doivent être publiis,

TABLE ANALYTIQUE

ceux da Bénat secrets : pourquoi cette différence, 13 ; comment l'aristocraUe peut s'y trouver mêlée, 13 ; f[uand elle est renfermée dans le corps des nobles, i3 ; la vertu en est le principe, 19 ; pourquoi elle n'a pu s'introduire en Angleterre, 19; pourquoi elle n'a pu revivre à Rome après Sylla, 19; les politiques grecs ont eu sur son principe des vues bien plus justes que les modernes, 20; ce que c'est que la vertu, principe de la démocratie, 22 ; la vertu est singulièrement affectée à ce gouvernement, 31 ; quels sont les alla»

chements qui doivent 7 régner sur le cœur des citoyens, 37 ; comment on y peut établir l'égalité, 38 ; comment on y doit fixer le cens pour maintenirVégalité sociale, 40 ; comment les lois y doivent entretenir la frugalité, 4i ; dans quel cas les fortanes peuvent y être inégales sans inconvénient, 40 ; moyens de favoriser le principe de son gouvernement, 42 ; les aistributions faites au peuple y sont pernicieuses; le luxe y est pernicieux, 83, 84; eauses delà corruption de son principe, 95; point juste de l'égalité qui doit être établie et maintenue, 95 et suiv. ; preuve tirée des Romains, 103 ; un Etat démocratique peut-il faire des conquêtes ? quel usage il doit faire de celles qu'il a faites, 119; le gouvernement y est plus dur que dans une monarchie : conséquences de ce principe, 120; on croit communément que c'est le gouvernement 0(1 le peuple est le plus libre, i29; ce u'est point un Etat libre par sa nature, 129; pourquoi on n'y empêche pas les écrits satiriques, 167; il n'y faut point d'esclaves, 202 ; on y change les lois touchant les bâtards suivant les différentes circonstances, 352.

Deniers. Révolutions que cette mon« naie essuya dans sa valeur à Rome, I, 339.

Deniers publics. Qui, de la puisnance exécutrice ou de la puissance législative, en doit tixer la quotité et en régler la régie dans un Etat libre, I,

Deniers ( Distribution de ) par les triomphateurs. II, 69.

Dénombrement des habitants de Rome comparé avec celui qui fut fait par Démétrius de ceux d'Athènes, II, 11 ; on en infère quels étaient, lors de

ces dénombrements, les forceik de l'une et de l'antre ville ,11.

Dénonciateurs. yoj.AccusateurSjAC' cusations. Accusés^ Délateurs.

Denys. Injustice de ce tyran, I, I6S.

Denys le Petit. Sa collection de canons, i, 440, note 1.

Denrées. En peut-on fixer le prix? I, 328, 329.

Dépens. 11 n'y avait point autrefois de condamnation aux dépens en cour laie, 1, 473.

Dépopulation de Vunivers. Ses causes, 1, 255, 269 ; l. Combat des principes du monde physique, qui occasionne la peste, etc., 256 ; II. Religion mahométane, 287 et suiv. ; i« polygamie, 258 ; 2" le grand nombre des eunuques, 258 ; 3*> le grand nombre de filles esclaves qui servent dans le sérail, 258; 111. Religion chrétienne, 260 et suiv. ; 1* prohibition du divorce, 260 et suiv. ; 2» célibat des prêtres et des religieux de l'un et de l'autre sexe, 262 et suiv. ; lY. Les mines de l'Amérique, 264 ; y. Les opinions des peuples, 364; 10 la croyance que cette vie n'est qu'un passage, 264 ; 2* le droit d'aînesse , 264 ; VI. Manière de vivre des sauvages, 265; i« leur aversion pour la culture de la terre, 265 ; 2« le défaut de commerce entre les différentes bourgades, 265 ; 3» Tavortement volontaire des femmes, 265 ; VU. Les colonies, 266 et suiv. ; VllL La dureté du gouvernement , 268 ; comment on peut y remédier, 370.

Dépôt des lois. Nécessaire dans une monarchie; à qui doit être confié, 1, 17.

Derviches. Pourquoi sont en si grand nombre aux Indes, I, 195.

Descartes. Fait accusé, ainsi que l'auteur de \ Esprit des Lois, d'athéisme, contre lequel il avait fourni les plus fortes armes, I, 627.

Déserteurs. La peine de mort n^en a point diminué le nombre ; ce qu'il y faudrait substituer, I, 73.

Désertions. Pourquoi elles sont communes dans nos armées ; pourquoi elles étaient rares dans celles des Romains, II, 8,9.

Désespoir. Egale la faiblesse à la force, II, 237.

Désirs. Règle sûre pour en faire connaître la légitimité, I, 207.

Despote. L'établissement d'un vizir est pour lui une loi fondamentale, I, is;

TAÈLE ANALYTIQUE.

plus son empire est étendq , moins il s*occu|>e des af&ires, i8; en quoi consiste sa principale force ; pourquoi ne peut pas souffrir qu'il y ait de l'honneur dans ses Etats, 24; quel pouvoir il transmet à ses ministres, 24, 25,26; avec quelle rigueur il doit gouverner, 25, ;26; pourquoi n'est point oblige de tenir son serment, 25: pourquoi ses ordres ne peuvent jamais être révoqués, 25, 26; la religion peut être opposée à ses volontés , 26 ; sa volonté ne doit trouver aucun obstacle, 25, 57, 62 ; est moins heureux qu'un monarque, 49, 50 ; il est les lois , l'Etat et le prince , 52 ; son pouvoir passe tout entier à ceux à qui il le confie, 57; ne peut récompenser ses sujets qu'en argent, 59 ; il peut être juge des crimes de ses sujets, 68; peut réunir sur sa tète le pontificat et l'empire : barrières qui doivent ôire opposées à son pouvoir spirituel, 394; il est moins maître qu'un monarque, Il , 222 ; dangers que son autonté exagérée lui fait courir, 222.

Despotique. S'il v a une puissance qui le soit à tous égards, II, 109.

Despotisme. Le mal qui le limite est un bien, I, I6; loi fondamentale de ce gouvernement, I7f 18 ; pourquoi, dans les Ëtats oh il règne, la religion, a tant de force, 17; comment est exercé par le prince qui en est saisi, 17, 18 ; langueur affreuse dans laquelle il plonge le despote, 17, 18 ; peut se soutenir sans beaucoup de probité, 19; quel en est le principe, 24 et suiv. ; état déplorable oti il réduit les hommes, 25 ; horreur qu'inspire ce gouvernement, 25; ne se soutient souvent qu'à force de répandre du sang, 25; quelle sorte d'obéissance il exige de la part des sujets, 26 ; la volonté du prince y est subordonnée à la religion, 26; quelle doit être l'éducation dans les Ëiats où il règne , 30 ; les sujets d'un État où il rogne n'ont aucune vertu qui leur soit propre, 30; comparé avec l'état monarchique,49, 50, 51 ; comment les lois sont relatives à son principe. Si; portrait de ce gouvernement, du prince qui le tient en main,et des peuples qui y sont soumis, 51 et suiv., 220; pourquoi, tout horrible qu'il est, la plupart des peuples y sont soumis, 55 ; il règne plus dans les climats

chauds qu'ailleurs, 55 ; la cession de biens ne peut y être autorisée, 55, 56 ; l'usure y est comme natura* Usée, 56 ; la misère arrive de toutes

{)art8 dans les États qu'il désole, 56, e péculat y est cx>mme naturel, 56 ; l'autorité du moindre magistrat y doit être absolue, 57 ; la vénalité des charges y est impossible, 6i ; il n'y faut point de censeurs, 62; causes de la simplicité des lois dans les Etats où il règne, 62 et suiv. ; il n'y a point de lois fixes que le juge doive appliquer, 64 ; la sévérité des peines y convient mieux qu'ailleurs, 71; outre tout et ne connaît point de tempérament, 75; désavantajge de ce gouvernement, 80 ; la question ou torture peut convenir dans ce gouvernement, 80 ; la loi du talion y est fort en usage, 80; la clémence y est moins nécessaire qu'ailleurs, 81; le luxe y est nécessaire, 86 ; pourquoi les femmes y doivent être esclaves, 89, 220, 259; les dots d^s femmes y doivent être à peu près nulles, 93 ; la communauté aes biens y serait absurde, 94 ; les çains nuptiaux des fenmies y doivent être très-modiques, 94; c'est un crime contre le genre humain de vouloir l'introduire en Europe, lOO; son principe, même lorsqu'il ne se corrompt pas, est la cause de sa ruine, 101; propriétés distinctives de ce gouvernement, i07; comment les Etats oh il règne pourvoient à leur sûreté, ii2;Tes places fortes sont pernicieuses dans les États despotiques, 112; conduite que doit tenir un État despotique avec le peuple vaincu, 127 ; objetgénéral de cegouvernement, I28,i29,l3l; il ne permet point d'écrits satiriques, 167 ; tributs que le despote doit lever sur les peuples qu'il a rendus esclaves de la glèbe, 180; des lois civiles qui peuvent y mettre un peu de liberté, i83; les tributs y doivent être trè8-légers,le8 marchands y doivent avoir une sauvegarde personnelle, 183; on n'y peut pas augmenter les tributs, 184 et suiv. ; nature des présents que le prince y peut faire à ses sujets; tributs qu'il peut lever, 185; les marchands n'y peuvent pas faire de grosses avances, 185; la régie des impôts y rend les peuples plus heureux que dans les Etats modérés oîi ils sont affermés, 188; les traitants

TABLE ANALYTIQUE

y peuvent être honorér<, mais ils ne \e peuvent être nulle part ailleurs, 189; c'est le gouvernement oii l'esclavage civil est le plus tolérable, 202; pourquoi on y a une grande facilité à se vondie, 202 ; le grand nombre d'esclaves n'y est point dangereux, 209 ; n'avait lieu en Amérique dans les climats situés vers la ligne : pourquoi, 227 ; pourquoi régnait dans l'Asie et dans l'Afrique, 22&; on n'y doit point changer les mœurs et les manières, 257; peut s'allier très-difficilement avec la religion chrétienne, 261 : il n'est pas permis d'y raisonner bien ou mal, 272 ; ce n'est que dans ce gouvernement que Ton peut forcer les enfants à n'avoir d'autre profession que celle de leur père, 284 ; les choses ne représentent jamais la monnaie qui en devrait être le signe, 325; oomment est gêné par le change, 340; la dépopulation qu'il cause est très^difficile à réparer, 37i; s'il est joint à une religion contemplative, tout est perdu, 379; il est difficile d'établir une nouvelle religion dans un grand empire où il règne,399, 400; la tixité de la religion y doit suppléer à l'absence ou à l'instabilité des lois, 401 ; l'inquisition y est destructive comme le gouvernement, 408; les malheurs qu'il cause viennent de ce que tout y est incertain, 4i4; opère

{tlutôt l'oppression des sujets que eur union, II, 42 ; est le tombeau de l'honiieur,232; rapproche les princes de la condition des sujets, 244 ; ses inconvénients, 244; il ne présente aux mécontents qu'une tète à abattre, 246.

Dtijpréaux. Peat être comparé au Dominiquin, II, 459.

ijtttes. Toutes les demandes qui s'en faisaient à Orléans se vidaient par le combat judiciaire, I, 452; il sumsait, du temps de saint Louis , qu'une dette fût de douise deniers poor que le demandeur et le défendeur pussen t terminer leurs différends par le combat judiciaire, 452. Voy. Débiteur$. Lois, République, Rome, Soion.

Dettes de l'Etat. Sont payées par quatre classes de gens : quelle est celle qui doit être la moins ménagée, I, 343 ; il est pernicieux pour un État d'être chargé de dettes envent les particuliers : ineonvénient de ces

B , 343 ; moyens de les payer fouler ni l'État ni les Mrti-

dcttes sans culiers, 343.

Deuteronome. Contient une loi qui ne peut être admise chez beaucoup de peuples,!, 169.

Devins. Leur secret, II, 192.

Dictateurs. Quand ils étaient utiles :

leur autoriié; comment ils l'exerçaient; sur qui elle s'étendait :

quels étaient sa durée et ses effets, 1, 14, 148; comparés aux inquisiteurs d'Etat de Venise, i4, 15.

Dictature. Son établissement, 11,37.

Dictionnaire. On ne doit point chercher celui d'un auteur ailleurs que dans son livre même, I, 628.

Dictionnaire de l'Académief 11,213.

Dieu. Se^ rapports avec l'univers, 1, 4 ; motifs de sa conduite, 4 : la loi qui nous porte vers lui esi la première par son importance, et non la première dans l'ordre des lois, s, 6 ; les lois humaines doivent le faire honorer, et jamais le venger^ 159 ; les raisons humaines sont toujours subordonnées à sa volonté, 3i7; c'est être également impie que de croire qu'il n'existe pas, qu'il ne se mêle point des choses d'ici-bus, ou qu'il s'apaise par des sacriâces,393; il ne demande pas nos trésors, 394 ; ne peut avoir pour agréables les dons des impies, 394 ; ne trouve d'obstacles nulle part oh il veut établir la religion chrétienne, 613; moyens sûrs de lui plaire, \l, 175; ne peut violer ses promesses ni changer l'essence des choses, 209 ; il a des attribut» qui paraissent incompatibles aux yeux de la raison humaine, 209; comment il prévoit les futurs contingents, 210; on se doit point chercher à en connaître la nature, 210; est essentiellenMnt juste, 234 ; fausse idée que quelques docteurs en donnent, 225 ; il n^y » point de succession en lui, 257.

Dieux. Pourquoi on les a représentés avec une figure humaine. II, 193.

Dige.<tte. Epoque de la découverte de cet ouvrage : changement qu'il opéra dans les tribunaux, I, 482, 483.

Dianités. Avec quelles précautions doivent être dispensées dans la monarchie, I, 99.

Dimanche La nécessité de le chftner ne fut d'abord imposée qu'aux habitants des villes, I, 385, 386.

Dttnes ecclésiastiques. Leur établisse-

TABLE ANALYTIQUE

ment sous Cbarlemàgne, I, 564 ; à quelle condition le peuple consentit de les payer, 505.

Dioclétitn. Introduit Tusage d'associer plusieurs princes à l'empire , II, T9.

Directeurs. Leur portrait, II, 178.

Discipline militaire. Les Romains réparaient leurs pertes, en la rétablissant dans toute sa vigueur, II , S ; Adrien la rétablit : Sévère la laissa se relâcher, 76; plusieurs empereurs massacrés, pour avoir tenté de la rétablir, 77; tout à fait anéantie chez les Romains, 86 ; les barbares, incorporés dans les armées romaines, ne veulent pas s'y soumettre, 87; comparaison de son aucienne rigidité avec son rel&chement, 86, Disgrâce. Ne fait perdre en Europe que la faveur du prince : en Asie, elle entraîne presqne toujours la pertedelavie, II, 344.

Disputes. Naturelles aux Grecs, II, 108; opiniâtres en matière de religion, 108: quels égards elles méritent de la part des souverains , t09.

Distinctions. Combien elles sont a£Qi.

géantes dans une aristocratie,!, 14 ; celles des rangs établies parmi nous sont utiles ; celles qui sont établies aux Indes par la religion sont pernicieuses, I, 385.

Distributions faites au peuple. Autant elles sont pernicieuses dans la démocratie , autant elles sont utiles dans l'aristocratie, I, 46.

Divination. Par l'eau d'un bassin, en

usage dana l'empire grec, M, lOi.

Divinité. Voy. Dieu.

Divisions. S'apaisent plus aisément dans un État monarchique que dans un républicain, II, l3; dans Rome, Divorce. Différence entre le divorce et la répudiation, 1,224; les lois des Maldives et celles du Mexique font voir l'usage qu'on en doit faire, 224 et suiv. ; a une grande utilité politique et peu d'utilité civile, 225 ; lois et usages de Reme et d'Athènes sur cette matière, 225 et suiv. ; c'est s'éloigner du principe des lois civiles que de l'autoriser pour cause de vœux en religion, 407, 408 ; favorable à la population, II, 258 ; sa prohibition donne atteinte à la fin du mariage, 258.

Dogmes. Ce n'est point leur vérité ou

leur fausseté qui les rend utiles ou pernicieuses ; c'est l'usage que l'on en fait, 1, 383 ; ce n'est point assez qu'un dogme soit établi par une religion, il faut qu'elle le dirige,

Domaine. Doit être inaliénable : pourquoi,!, 414,555; étaitautrefois le seul revenu des rois : preuves, Si4, 5i5; comment ils le faisaient valoir, 515 ; Louis le Débonnaire s'est perdu parce qu'il l'a dissipé, 573.

Domination. Les hommes n'en auraient pas même l'idée, s'ils n'étaient pM en société, II, 6.

Domination (Esprit de)» Gâte presque toutes les meilleures actions, I,

Domitien. Ses cruautés soulagèrent un peu les peuples, I, 25 ; pourquoi fit arracher les vignes dans la Gaule, SU; cruauté de cet empereur, 11,

Don Quichotte. C'est le seul bon livre des Espagnols^ II, 219.

Donations à cause de nooes. Les différents peuples y ont apposé différentes restrictions, suivant leurs différentes mœurs, 1, 265.

Dots. Quelles elles doivent être dans les (liiférents gouvernements, I, 93,

Douaire. Les questions qu'il faisait naître ne se décidaient point par le combat judiciaire. I, 458.

Douanes. Lorsqu'elles sont en ferme, elles détruisent la liberté du commerce et le commerce même, 1, 280, 281 ; celle de Cadix rend le roi d'Espagne un particulier très-riche dans un État très-pauvre, 323.

Droit. Ses diverses espèces et ses divers rapports, I, 400.

Droit canonique. On ne doit pas régler sur ces principes ce qui est réglé par ceux du droit civil , 406 ; concourt avec le droit civil à abolir les pairs, 484. Voy. Canons, Décrétales.

Droit civil. Ce que c'est, I, 7; gouverne moins les peuples qui ne cultivent point les terres, que le droit des gens, 238, 239, 247 ; de celui qui se pratique chez les peuples qui ne culuvent point les terres, 238; de celui des peuples qui ne connaissent point l'usage de la monnaie, 239;

f gouverne les nations et les particuiers,3i9; cas où l'on peut juger par ses principes en modifiant ceux

TABLE ANALYTIQUE

du droit natnrel, 403 ; les choses réglées par ses principes ne doivent point l'être par ceux du droit canonique ni du droit politique, et rarement par ceux des lois de la religion, 406 et suiv.f 413, 414 et suiT. On ne doit pas suivre ses dispositions générales, quand il s'agit de choses soumises par leur nature à des règles particulières, 419. Voy. Lois civtUs,

Droit coutumier. Contient plusieurs dispositions tirées du droit romain, 1, 48T.

Droit de conquête, B'oh il dérive :

auel en doit être l'esprit, 1, 116; sa éftnition, il 9.

Droit de la guerre, D'oîi il dérive,1,i 15.

Drotl des gens. Quel il est et quel en est le principe, 1, 7 ; les nationâ les plus féroces en ont un, 8; ce que c'est, US; de celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres, 238 ; gouverne plus les peuples qui ne cultivent point les terres, que le droit civil, 248 ; de celui des Tartares : causes de sa cruauté, qui parait contradictoire avec leur caractère, 24 1 ; celui de Carthage était singulier, 304. Lee choses qui lui appartiennent ne doivent pas être décidées par les lois civiles et par les lois politiques. 4i7 ; la violation de ce droit est aujourd'hui le prétexte le plus ordinaire des guerres, 466.

Droit des maris» Ce que c'était à Rome, I, 362.

Droit écrit {Pays de). Dès le temps de redit des Pistes, ils étaient distingués de la France coutumière, I, 436. Voy. Pays de droit écrit.

Droit naturel. 11 est dans les États despotiques, subordonné à la volonté du prince, 1, 25 ; gouverne les nations et les particuliers, Si9; cas oh l'on peut modifier ses principes, en jugeant par ceux du droit civil,

Droit politique. En quoi consiste, I, 8. 11 ne faut point régler par ses principes les choses qui dépendent des principes du droit civil ; et vice versa, 413 et suiv. Soumet tout homme aux tribunaux civils et criminels du pays oh il est : exception en faveur des ambassadeurs, 4i7; la violation de ce droit était un sujet frcouent de guerre, 466.

Droit i^lic. Les auteurs qui en ont truite sont tombes dans de grandes

erreurs : cause de ces erreurs , I , 116; plus connu en Europe qu'en Asie, II, 2S& ; on en a corrompu tous les principes , 235 ; ce que c'est :

comment les peuples doivent l'exercer entre eux,- 235.

Drot'l romain. Pourquoi à ses formes judiciaires Ton substitua celles des décrétales, I, 480, 48i ; sa renaissance, 482etsuiv.; autorité qu'où lui attribua dans les différentes provinces, 483; saint Louis le fit traduire pour l'accréditer dans ses £tats,483; lorsqu'il commença à être enseigné dans les écoles, les seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, 483; on en a inséré beaucoup de dispositions dans nos coutumes, 487. Voy. Lois romaines, Rome. Romains.

Droits honorifiques dans les églises.

Leur origine, l, 566.

Droits seigneuriaux. Ceux qui n'existent plus se sont perdus par négligence ou par les circonstances, I, 485. Ne dérivent point par usurpation de ce cens chimérique que Ion prétend venir de la police générale des Romains : preuves, 5i8.

Drusile. L'empereur Caligula, son frère, lui fait décerner les honneurs divius, 11,67.

Dubos ( L'abbé ) . Fausseté de son système sur l'établissement des Francs dans les Gaules, I, 433; sou ouvrage sut V Etablissement as la monarchie françaite dans les Gaules sembie être une conjuration contre la noblesse, 507, 508; donne aux mots une fausse signification et imagine des faits pour appuyer son faux système, 512, 513; trouve tout ce qu'il veut dans le mot census, et en tire toutes les conséquences qui lui plaisent, 516; idée générale de son livre, 536; tout son livre roule sur un faux système,536 et suiv.; son système sur l'origine de notre noblesse française est faux et injurieux à nos premières familles et aux trois grandes maisons qui ont régné successivement sur nou^i, 539 et suiv. ; fausse interprétation qu'il donne au décret de Childeberl, 54 1 et suiv. ; son éloge et celui de ses autres ouvrages, 544.

Ducange. Erreur de cet auteur relevée, I, 534.

Duclos (Lettres de Montesquieu à) II, soi, 522.

TABLE ANALYTIQUE

Duos. En quoi différaient des comtes :

leurs fonctiODS, I, 534 ; oii on les

f>renait du temps des Germains :

eurs prérogatives, 527; c'éiait en cette qualité que nos premiers rois commandaient les armées, 553.

Duels. Origine de la maxime qui impose la nécessité de tenir sa parole à celui qui a promis de se battre, I, 452 , 453 ; moyen d'en abolir l'usage plus simple que ne sont les peines capitales, 457 ; leur abolition louée : par gui, II, 23i; quel en est le

Î principe, 231 ; ils sont ordonnés par e point d'faonneur et punis par les lois, 231, 232. Voy. Combat judiciaire.

Duillius. 11 gagne une bataille navale sur les Carthaginois, II, 17.

Dupin. Sa critique ne mérite pas une réponse, II, 527.

Duroniue {Le tribun M.). Chassé du sénat, pourquoi, II, 38.

Eau boutllante.Yoy, Preuve par Veau bouillante.

Ecclésiastiques. En soutenant la preuve négative par serment, ils étendirent, malgré eux, la preuve par le combat, I, 448; leurs entreprises sur la juridiction laie, 481 etsuiv. ; moyens par lesquels ils se sont enrichis, 482; vendaient aux nouveaux mariés la permission de coucher ensemble les trois premières nuits de leurs noces, 482; les privilèges dont ils jouissaient autrefois sont la cause de la loi qui ordonne de ne prendre des baillis que parmi les laïques, 485 ; déchiraient , dans les commencements de la monarchie, les rôles des taxes, 5ii; levaient des tributs réglés sur les serfs de leurs domaines, et ces tributs se nommaient census on cens, 5 16 et suiv.; les maux causés par BrunehauU et par Frédégonde ne purent être réparés qu'en rendant aux ecclésiastiques leurs privilèges , 547 ; leur avidité pour les bénéllces, lî, i9t ; agréments et désagréments de leur profession, 195; ils ont un rôle fort difficile à soutenir dans le monde, 195; leur esprit de prosélytisme est sottventdangereux, i95.Voy. Clergé.

Échange. Dans quel cas on commerce par échange, 1, 325.

Échevins. Ce que c'était. Respect qui

était dû à leurs décisions, I, 465; étaient les mêmes que les juçcs et les rathimburges ^ sous différents noms, 524.

fcho. Discours sur sa cause, II, 400.

cole de l'honneur. Oii elle se trouve dans les monarchies, 1, 27.

Éicole militaire des Romains^ II, 7.

Ecrits satiriques. Pourquoi ne sont pas empochés dans les Ëtats démocratiques, I, 167; pourquoi sont punis sévèrement dans les gouvernements aristocratiques, 167; quapd et dans quels gouvernements peuvent être , des crimes de lèse-majesté, 167.

Ecriture. L'usage s'en conserva en Italie, lorsque la barbarie l'avaitbannie de partout ailleurs,!, 441; quand la barbarie en fit perdre l'usage, on oublia le droit romain, les luis barbares et les capitulaires, auxquels on substitua les coutumes, 441 ; dans les sièclé's où l'usage en était ignoré, on était forcé de rendre publiques les procédures criminelles, 472 ; c'est le témoin le plus sûr dont on puisse faire usage, 485.

Écriture sainte. Beaucoup interprétée et fort peu éclaircie, II, 282.

Écrivains mercenaires. Leur lâche lé, , II, 305.

Edifices publics. Ne doivent jamais

être élevés, sur le fonds des parti -

, culiers, sans indemnité, I, 413, 4U.

Edit de Pistes. Par qui, en quelle année il fut donné, son influeuce pour la conservation du droit romain, I, 436.

Edouard (Lettre de Montesquieu au prince) , II, 504.

Éducation. Les lois de l'éducation doivent être relatives au principe du gouvernement, l, 27 ; ce n'est point au collège que se donne la principale éducation dans une monarchie, 27;

auels en sont les trois principes ans une monarchie, 27 ; sur quoi elle se porte dans une mwnarchie, 28 ; doit, dans une monarchie, être conforme aux règles de l'honneur, 28; quelle elle doit être dans les États despotiques, 30; différence de ses effets chez les anciens et parmi nous, 30 ; nous en recevons trois différentes aujourd'hui, 3o; quelle elle doit être dans une république, 3i ; combien il dépend du père qu'elle soit boune ou mauvaise, 31 ; combien les Grecs ont pris de soin pour la diriger du côté de la vertu, 31, 32;

TABLE ANALYTIQUE

comment Aristodème faisait élever les Jeunes gens de Cumes , afin d'énerver leur courage, 122; les Perses avaient sur Téducation un dogme faux, mais fort uiile, 384.

Égalité. Doit être l'objet de la principale passion des citoyens d'une démocratie, I, 37: comment on en inspire Pamour aans une république, 38; personne n'y aspire dans une monarchie, ni dans les États despotiques, 38; comment doit être établie et limitée dans une démocratie, 38, 40, 95 et suiv. ; il y a des lois qui, en cherchant à l'établir, la rendent odieuse, 38,39 ; dans quels cas peut être êtéeavec avantage dans unedémocralie, 40, 4i ; doit être établie et maintenue, dans une aristocratie, entre les familles qui gouvernent ; moyens d'y réussir, 47 ; cesse entre les hommes dès qu'ils sont en so- , ciété, 97.

Égiga, Fit dresser par le clergé le code que nous avons des lois des Visigoths, I, 430, note 4.

Église. A quelle superstition est redevable des fiefs qu'elle acquit autrefois, I, stO; quand et comment commença à avoir des justices territoriales, 532; effet que produit son histoire dans l'esprit de ceux qui la lisent; comment ses biens furent convertis en fiefs, I, 558 ; II, 282, 283. Voy. Clergé.

Église {Gens d') .Méprisent les gens de robe et ceux d'épee, et en sont méprisés, II, 173.

Églises. La piété les fonda, et l'esprit militaire les fit passer entre les mains des gens de guerre, 1 , 559.

Églogues. Pourquoi elles plaisent, même aux gens de qualité, II, 285.

Egypte. Est le principal siège de la peste, 198; est un pays formé par l'industrie des hommes, 235; quand et comment devint le centre de l'univers, 299 ; plan de la navigation de ses rois, 399 et suiv. ; cas où il serait avantageux d'en préférer la route à celle du cap de Bonne-Espérance, 302 ; pourquoi son commerce aux Indes fat moins considérable que celui des Romains, 813; son commerce et sa richesse, après l'affaiblissement des Romains en Orient, 315; c'est le seul pays, avec ses environs , oti une religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, 387;

elle n'a presque plus de peuples, II, 356; idée du gouvernement de ce royaume après la mort d'Alexandre, 23^ 24; mauvaise conduite de ses rois, 25 ; en quoi consistaient leurs

Î principales forces, 25 ; lea Romains es privent des troupes auxiliaires qu'ils tiraient de la Grèce, 35 ; con» quise par Auguste, 81.

Egyptiens, Leur pratique sur la lèpre a servi de modèle aux lois des Juifs touchant cette maladie, I, 197; nature et étendue de son commerce, 291 ; ce qu'ils connaissaient des c6tes orientales de l'Afriqae, du temps de leurs rois grecs, 303; pourquoi avaient consacré certaines familles au sacerdoce, 391, 392; leur stupide superstition, lorsque Cambyse les attaqua, prouve qu'il ne fout point décider par les préceptes delà religion lorsqu'il s'agit de ceux de la loi naturelle, 4o6; épousaient leurs sœurs, en l'honneur dlsis, 4i2; pourquoi le mariage entre le beau-irère et la belle- sœur était permis chez eux, 412; le jugement qu'ils portèrent de Selon, en sa présence, 516; ils étaient soumis aux femmes, en l'honneur d'Isis, II, i69.

Élections, Avantages de celles qui se font par le sort dans les démocraties, I, 12; comment Selon corrigea les défectuosités du sort, 12; pourquoi les rois ont abandonné pendant quelque temps le droit qu'ils ont d'élire les évoques et les abbés, I,

Élection à la couronne de France, Appartenait, sous la seconde race, aux grands du royaume : comment ils en usaient, I, 568.

Élection des papee. Pourquoi abandonnée par les empereurs au peuple de Rome, I, 556.

Éléens, Comme prêtres d'Apollon, jouissaient d'une paix éternelle :

sagesse de cette constitation religieuse, I, 382.

Empereur (L*). Ses possessions sont un des plus puissants États de r£nrope, II, 243.

Empereurs romaint. Les plus mauvais étaient les plus prodigues, I, 59 ; maux qu'ils causèrent quand ils furent juges eux-mêmes, 69; proportionnèrent la rigueur des peines au rang des coupables, 77, 78; n'infligèrent des peines contre le suicide que quand ils furent de-

TABLE ANALYTIQUE

venus aussi avares qu'ils avaient été oniels, 491* 492 ; leurs rescritsn sont une mauvaise sorte de législation, ftoo ; étaient chefs nés des armées, lit S9f 60 ; leur puissance grossitpar défères, 61 ; les plus cruels n'étaient point hais du bas peuple : pourquoi, 66 ; étaient proclamés par les armées romaines ; inconvénient de celte forme d'élection, 68; tâchent en vain de faire respecter l'autorité du sénat, 69; successeurs de Néron, jusqu'à Vesçasien, 69; leur puissance pouvait paraître plus tyrannique que celle des princes de nos jours ; pourquoi, 72 ; souvent étrangers : pourquoi, 73; meurtres de plusieurs empereurs aei>ui s Alexandre jusqu'à Dèce, inclusivement, 77; empereurs qui rétablissent l'empire chancelant, 78 ; leur vie commence à être plus en sûreté, 78 ; mènent une vie plus molle ei moins appli-

?|uée aux affaires, 78 ; veulent se ^re adorer, 80 ; peints de différentes couleurs, suivant les passions de leurs historiens, 82, 83; plusieurs empereurs grecs hais de leurs sujets, pour cause de religion, lOi ; dispositions des peuples à leur égard, lOi ; réveillent les disputes théolc^ques au lieu de les assoupir, 109; laissent tout à fait périr la marine, 114.

Empire (£'). k toujours du rapport avec le sacerdoce, I, 366.

£mpir0 éP Allemagne, Pourquoi sorti de ta maison de Cbariemagne, I, 585; pourquoi électif, 586.

Empire romain. Conquis par les Germains , 1 , 502 ; son établissement, 11^ 60 ; comparé au gouvernement d'Alger, 77 ; inondé par divers peuples barbares, les. repousse et s'en débarrasse, 77, 78; association de plusieurs princes à l'empire, 79 ;^artage de l'empire, 80.

Empire d*Orient. Voy. Ortent.

Emjpire ^Occident. Voy. Occident,

Empire grec. Voy. Grecf.

Empire dee Turcs. Voy. Tura.

Emplois militairee. Doit-on forcer un citoyen d'en accepter un inférieur à celui qu'il occupe ? I. 60 ; sont-ils compatibles sur la même tète avec les emplois civils ? 60.

Emplois publia. Doit-on souffrir que les citoyens les refusent? I, 59, 60.

Émulation, Est funeste dans un Etat despotique, 1,30.

Enchantementi. Dans les combats , I, 454 ; leur origine dans les livres de chevalerie, 454.

Enfants. Comment on leur inspire la vertu, I, 31 ; il n'est pas bon, dans les Etats despotiques, de les forcer à suivre la profession de leur père, 284 ; quand doivent suivre la condition du père, quand doivent suivre celle de la mère, 350; comment se reconnaissent dans les pays où il y a plusieurs ordres de femmes légitimes, 351 ; il n'est point incommode d'en avoir dans un peuple naissant, il l'est d'en avoir dans un peuple formé, 354; privilèges qu'ils donnaien>t,à Rome,àceux qui en avaient un certain nombre,362; lois et usages des Romainssur l'exposition des enfants, 368; les Perses avaient, au sujet de l'éducation de leurs enfants, un dogme faux, mais fort utile, 384; il est contre*la loi de nature de les forcer à se porter accusateurs contre leur père ou leur mère, 402, 403 ; dans quels cas le droit naturel leur impose la loi de nourrir leur père indigent, 403; la loi naturelle les autorise à exiger des aliments de leur père, mais sa succession ne leur est due qu'en vertu du droit civil et politique, 404; l'ordre politiçiue demande souvent , non pas toujours, que les enfants succèdent aux pères. 404 ; pourquoi ne peuvent épouser ni leurs pères ni leurs mères, 410 ; origine de la prohibition des mariages entre parents, 412; dans l'ancienne Rome, ne succédaient point à leur mère, et vice versa : motifs de cette loi, 420 ; pouvaient être vendus, à Rome, par leur père : de là la faculté sans bornes de tester, 421,422; s'ils naissent parfaits à sept mois, est-ce par la raison des nombres de Pythsiigore?

498; ils appartiennent au mari de leur mère, II, 228.

Enquête, L'accusé pouvait arrêter celle qui sepréparait contre lui, en offrant le combat au premier témoin que l'on produirait, I, 459; c'est parla voie des enquêtes que l'on décidait autrefois tontes sortes de questions, tant de fait que de droit, 485.

Enquêtes (C/iam&re«d««). Ne pouvaient autrefois , dans leurs arrets . employer cette forme ; Vapftel au néants Tappel et ce dont a été appelé au néant : pourquoi, I, 473.

TABLE ANALYTIQUE

Entreprises (Les grandes). Plut difficiles à mener parmi nous que chez les anciens t pourquoi, II, 103.

Envie. Montesquieu aime à la désespérer, II, 468.

Envoyés du roi. Voy. Missi Dominici.

Épaminondas. Est une preuve de la supériorité de l'éducation des anciens sur la nôtre, I, 30 ; sa uiort entraîna la ruine de la vertu à Athènes, 99, note 1.

Epée. Les Romains quittent la leur pour en prendre & Tespagnole, II, 9.

Epée (Les gens d*). Méprisent les gens de robe et en sont méprisés, II, i73.

Éphèse. Causes des transports du peuple de cette ville, quand il sut qu'il pouvait appeler la sainte Vierge , Mère de Dteu, I. 389.

Ephores. Moyen de suppléer à cette magistrature tyrannique, I, I3i, 135; vice dans l'institution de ceux , de Lacédémone, 66. 135.

Epicurisme» Introduit à Rome sur la fin de la république, y produit la , corruption des mœurs, II, 43.

Epidamniens. Précautions qu'ils prirent contre la corruption que les barbares auraient pu leur communiquer par la voie du commerce, 1,33.

Epigrammes. C'est le genre de poésie , le plus dangereux. II, 286.

Epitaphe d'up philanthrope exagéré, 11,229.

^Êpoux. Ne pouvaient, à Rome, se faire des dons autrement qu'avant le mariage, I, 26S ; ce qu'ils pouvaient se donner par testament, 363; ce qu'ils pouvaient se donner chez les Visigoihs, et quand pouvaient se donner, 265.

Epreuve par le fer. Quand avait lieu , chez les Ripuaires, 1, 447.

^ques. Peuple belliqueux, II, S.

Equilibre. Ce qui le maintient entre , les puissances de l'Europe, 1, 187.

Equité, Il y a des rapports d'équité antérieurs à la loi positive qui les établit, I, 5.

Erreur. Quelle en est la source la plus féconde, I, 5i6.

Erreurs. On revient de ses erreurs le plus tard qu'on peut, I, 299, 300.

Érudition. Embarras qu'elle cause à ceux chez qui elle est trop vaste, I, 512,513.

Eschine. Pourquoi condamné à l'amende, 1, 171.

Esclavage. Pourquoi plus commun

dans le midi que dans le nord, I, 192 ; erreurs des jurisconsultes romains sur l'oriçiiie de l'esclavage, 202 ; peut-Il dériver des droits de la guerre, 202 ; est contraire au droit naturel et au droit civil, 203 ; raison des Espagnols pour tenir les Américains en esclavage, 204; raisons du droit que nous avons de tenir les nè-

ëres en esclavage, 204, 205; sa véritale origine,205 ; originedecet esclavage très-doux que l'on trouve dans quelques pays, 206; est contre la nature ; mais il y a des pays oti il est fondé sur une raison naturelle, 205, 206; est inutile parmi nous, 206; ceux qui voudraient qu'il put s'établir parmi nous sont bien injustes et ont des vues bien courtes, 207 ; combien il y en a de sortes : le réel et le personnel : leurs définitions, 208; ses abus ,.208; le cri pour l'esclavage est le cri des richesses et de la volupté, 632; raisons pour lesquelles les princes chrétiens l'ont aboli dans un pays et permis dans un autre, II, 2i4. Voy. Esclaves, Servitude.

Esclavage civil. Ce que c'est : il est pernicieux au maître et à l'esclave :

daus quel pays il est le plus tolérable, 1,201,202.

Esclavage de la glèbe» Quels tributs doivent se payer dans un pays où il a Iieu,1, 179, 180 ; quelleen est ordinairement l'origine, 179.

Esclavage dômes tique ^ I, 2i6.

Esclaves. Ne doivent pas être affranchis pour accuser leurs maîtres, I, 168; quelle part doivent avoir dans les accusations, 168; il est absurde qu'on le soit par naissance, 203; leur grand nombre est plus ou moins dangereux, suivant la nature du gouvernement, 209; il est plus oa moins dangereux qu'ils soient armés, suivant la nature du gouvernement, 210; la douceur des lois qui les concernent et des maîtres à qui ils appartiennent est le vrai moyen de les tenir dans le devoir, 211 ; règlements à faire entre leurs maîtres et eux, 212; étaient mis à Rome au niveau des bètes, 2i3;ilestcontre la loi naturelle de les condamner comme parricides , lorsqu'ils tuent un homme libre en se défendant Contre lui, 401 ; hors des sérails, il est absurde que la loi civile leur mette entre les mains le soin de la

TABLE ANALYTIQUE

vengeance publiqae, domestique et particulière, 416 ; ceux des Romains étaient fort utiles à la propagation, 259 ; il vaut mieux des gens payés à la journée, 632. Voy. Esclavage, Servitude.

Esclaves ( Guerre des ). Principale cause de cette guerre attribuée aux traitants, I, 154.

Espagne. Combien le pouvoir du clergé 7 est utile au peuple, 1, 16 : moyens étranges et absurdes qu'elle employa pour conserver sa vaste monarchie, 106, 107; heureuse étendue de ce royaume, 1 1 3 ; 8% situation contribua, vers le milieu du rèfpe de Louis Xiy, à la grandeur relative de la France, 115 ; singularité des lois que les Wisigoths y avaient établie8,200; mauvaise politique de cette monarchie louchant le commerce en temps de guerre. 28 1 ; opinion des anciens sur sesricnesses, 306,307; s'est appauvrie par les richesses de P A mérique, 321 ; n'est qu'un accessoire, dont les Indes sont le principal , 323 ; absurdité de ses lois sur l^mploi de l'or et de l'argent, 323 ; c'est un mauvais tribut pour son roi que celui qu'il tire de la douane de Cadix, 323; pourquoi l'intérêt de l'argent y diminua de moitié aussitôt après la découverte des Indes, 328 ; la liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur goût est moins raisonnable qu'elle ne le serail ailleurs, 353 ; était pleine de petits peuples, et regorgeait d'habitants avant les Romains, 358 ; comment le droit romain s'y est perdu, 437 ; c'est l'ignorance de l'écriture quia fait tomber les lois wisiguthes, 440, 441 ; pourquoi ses lois féodales ne sont pas les mêmes que celles de France, 509 ; est un des plus grands Etats de l'Europe, II, 243; a été originairement peuplée par l'Italie, 278; un 8'y est mal trouvé d'avoir chassé les Maures, 194 ; c'est un royaume vaste et désert, 267 ; elle n'a presque plus de peuple, 255; au lieu d'envoyer des colonies en Amérique, elle devrait avoir recours aux Indiens pour se repeupler, 267 ; elle n'a conservé que l'orgueil de son ancienne puissance, 285 ; sa guerre contre la France sous la régence ; Espagnols. Bien qu'ils pouvaient faire «ux Mexicains; maux qu'ils leur

ont faits, I, 118 et II, 32; raisons pour lesquelles ils ont mis les Américains en esclavage, î, 204; la religion a été le prétexte de tous leurs crimes en Amérique, 204; maux qu'ils font à eux et aux autres par leur orgueil , 255 ; leur caractère comparé avec celui des Chinois, 256; leurs conquêtes et leurs découvertes ; leur différend avec les Portugais, 318; feraient mieux de rendre le commerce des Indes libre aux autres nations, 323; leur tyrannie sur les Indiens, 353, 354; ce n'est pas une absurdité de dire que leur religion vaut mieux pour leur pays que pour le Mexique, 386 ; ont violé cruellement le droit des gens en Amérique, 417, 4i8; ils méprisent toutes les nations et haïssent les Français, II, 217 ; la gravité , Torgneil et la paresse sont leur caractère dominant, 217 ; comment ils traitent l'amour, 2i8; ils souffrent que leurs femmes laissent voir leur gorge et non pas le bout de leurs pieds, 21 8; leur attachement pour l'inquisition, 2i8 ; ils ont du bon sens, mais il n'en faut pas chercher dans leurs livres, 218; leurs découvertes dans le nouveau monde , et leur ignorance de leur propre pays, 21 8; sont un exemple capable de corriger les princes de la fureur des conquêtes lointaines, 267 ; moyen affreux dont ils se sont servis pour conserver les leurs, 267, 268.

Espagnols ou Wisigoths. Motifs de leurs lois au sujet des donations à cause de noces, 1, 265.

Espions. Leur portrait, il ne doit point y en avoir dans la monarchie, 1, 173,

Esprit. On prend toujours celui du corps dont on est membre, II , I88 ; les gens d'esprit comparés avec les hommes médiocres, 304.

Esprit des lois. Ce que c'est, I, 9, 604; ordre de cet ouvrage, 9; l'auteur u cherché à faire aimer la religion, 592 ; est - ce la bulle Uniaenitus qui est la cause occasionuelle de cet ouvrage? 602; cet ouvrage a éié approuve de toute l'Europe. 604 et su;v.

Esprit général d^une nation. Ce que c'est, 1,253; combien il faut être attentif à ne le point changer, 254.

Esprit humain. Il se révolte avec fureur contre les préceptes, II, 103.

TABLE ANALYTIQUE

Esiéem. Sont une preuve qae les lois d'une religion, quelle qu'elle soit , doivent être conformes & celles de la morale, 1,378.

Établissement-le-Riri. Gè que c'était du temps de saint Louis, I, 470. 478, -*7».

Etablùiement de là monarchie françaiêe, Voy. Dubos.

Établitsementê de Philippe Auguête et ceux de saint Louis sont une des sources des coutumes de France , 1, 486.

Etaàlistementa de taint Louit. Révolutions Qu'ils apportèrent dans la jurisprudence, I, 469; pourquoi admis dans des tribunaux et rejetés dans d'autres, 470 ; sont l'origine de la procédure secrète , 473; comment tombèrent dans l'oubli, 476 et suiv.; ne furent point confirmés en parlement, 477 ; le code que nous avons sous ce nom est un ouvrage sur les Établisêemerita^ et non pas les Établissements mâmes , 478 ; par qui a été fait ce code et d'où il a été tiré^ 478 et suiv.

État. Comment les États se sont formés et comment subsistent ,1,8; plus un État est vaste, plus il est facile de le conquérir, ii3: vie des États comparée avec celle des hommes : de cette comparaison dérive le droit de la guerre, ii5 et suiv. ; chaque État, outre la conservation qui est son objet général, en a un particulier, 129 ; de combien de manières un État peut changer, i44; quel est l'instant où il est le plus florissant; sa richesse dépend de celle des particuliers : conduite qu'il doit tenir à cet égard, i80; doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable, un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé, 371 , 372 ; un grand État, devenu accessoire d'un autre, s'affaiblit et affisdblit le principal : conséquences de ce principe au sujet de la succession à la couronne, 418.

État civil. Ce aue c'est, 1, 8.

Etat modéré. Quelles y doivent être . les punitions, 1,71.

Etat politique. De quoi est formé ,

États. Étaient fréquemment assemblés sous les deux premières races ; de qui composés : quel eo était ro]>> jet. I, 439.

États ( Pays éP ). On ne connatt pas assez en France la bonté de leur gouvernement, 1, 183.

États. Chacun estime plus le sien que tous les autres états, II, 173.

Ethiopie. C'est la religion chrétienne qui en a banni le despotisme, I,

Etoliens. Portrait de ce peuple, 11,90; s'unissent avec les Romains contre Philippe, 23 ; s'unissent avec Aatit>- > chus contre les Romains, 38.

Étrangers, Ceux qui arrivaient autrefois en France étaient traités comme des serrs, I, 5i7; ils apprennent à Paris à conserver leur bien, It i92.

Etres. Ont tous leurs lois, I, 4.

Êtres intelligents. Causes de leurs erreurs et de leurs fautes, 1, 4ii.

Étude. Souverain remède contre les dégoûts de la vie, II, 452.

Eucher (Saint), Songe qu'il est ravi dans le paradis, d'où il voit Charles Martel tourmenté dans l'enfer, dès son vivant, parce qu'il entreprit sur le temporel du clergé, I, 56.

Eunuques. Pourquoi on leur confie, en Orient, des magistratures ; pourquoi on y soufire qu'ils se marient, I, 215; il semble qu'ils sont un mal nécessaire en Orient, 315; sont charjgés, en Orient, du gouvernement intérieur de la maison, 223* 224 ; leur devoir dans le sérail, II, 139 et suiv.; leur moindre imperfection est de n'être point hommes, 133; on éteint en eux l'effet des passions, sans en éteindre la cause, 136; leur malheur redouble à la vue d'an homme toujours heureux, 1S5; leur état dans lenr vieillesse, 135 et suiv. : comment regardés par les Orientaux, 150; place qu'ils tiennent entre les deux sexes, 151; leur volonté même est le bien de leur mattre, i5i; leur portrait, 164 ; leurs mariages, 185 et suiv. ; ont moins d'autorité sur leurs femmes que les autres maris, 304 ; ne peuvent inspirer aux fenunes que Vin nocence, 330, 93 1 ; leur grand nombre en Asie est une des causes de sa dépopulation, 359.

Eunuque blanc {Le premier). Soins dont il est charge, dangers qu'il court quand il les n^lige. 11, 150.

Eunuques blancs. Punis de mort lorsqu'on les trouve dans le sérail avec les femmes. II, 149.

Eunuque noir {Le grand).^n histoire.

TABLE ANALYTIQUE

II, 193 et soi?. ; vent obliger un esclare Doir à souffrir la inutUatioD , 171 ; sa mort: désordres qu'elle occasioDDe dans le sérail, 309.

Eurio. C'est lui qui adonné les lois et Ikit rédiger les coutumes des Wisi* goths, I, 430, note l, 434.

Europe. Se gouTerne par les mœurs, d'où il suit que c'est un crime contre le genre humain d'y Toulotr introdntre le despotisme, i, loo ; pourquoi le gouvernement de la plupart des Btats qui la composent est modéré, i3Q, 131 ; pourquoi les peines fiscales y sont plus séTères qu'en Asie, 183; les monarques n'y publient guère d'édits, qui n'affligent avant qu'on les ait vus ; c'est le contraire en Asie, i8tt; la rigueur des tributs que l'on y paye vient de la petitesse des vues des ministres, i86; le grand nombre de troupes qu'elle entretient en temps de paix comme en temps de guerre ruine les princes et les peuples, i87;lemonachisme y est multiplié dans les différents climats en raison de leur chaleur 194, 195 ; sages précautions qu'on y a prises contre la peste, 1 98 ; le climat ne i>ermet guère d'y établir la polygamie, 216, 217; il y natt plus de garçons que de filles : c'est aussi ce qui la rend moins peuplée que d'autres pays, 3i8 ; ses différents climats comparés avec ceux de l'Asie ; conséquences qui en lésulteut, 238 et suiv.; inculte, ne serait pas si fertile que l'Amérique, 237 ; pourquoi est plus commerçante aujourd'hui qu'elle ne l'était autrefois, 288; le commerce y fut détruit avec l'empire d'Occident. 3i4; comniiem le commerce s'y fit jour à travers la barbarie, SisU°fluence delà découverte des^ndes orientales et occidentales, 317 et suiv. ; lois fondamentales de suu commerce, 819 ; quantité prodigieuse d'or qu'elle tire du Brésil, 322; révolutions qu'elle a essuyées par rapport au nombre de ses habitants, 309; ses progrès dans la navigation n'ont point augmenté sa population, 370; a besoin de lois qui favorisent la population , 870 ; ses mœurs , depuis qu'elle est chrétienne, comparées avec celles qu'elle avait auparavant, 315 ; les peuples du midi de l'Europe ont retenu le célibat qui leur est plus difficile à observer qu'à ceux

du Nord, qui Vont refeté; raison de cette bizarrerie, 392; Paris en est la capitale, II, 152; quels en sont les plus poissants Etats, 243; la plupart de ces États sont monarchiques, 244 ; la sûreté de ses princes vient principalement de ce qu'ils se communiquent, t4S ; les mécontents n'y peuvent exciter que de très-légers mouvements, 246 ; elle a gémi longtemps sous le gonveniement militaire, 279.

furopéens. Pourquoi lenr religioii prend si peu dans certains pays, r, 399 , 400 ; ils font tout le commerce des Turcs, 11, 148; sont aussi punis par l'infamie, que les Orientaux par la perte d'un membre, 221.

EutyrMs. Hérésiarque : quelle était . sa doctrine, 11, 101.

EvangiU. Bst l'unique source oti il faut chercher les règles de l'usure et non pas dans les rêveries des sculastiques, 1,315; est-il vrai que l'auteur en regarde les prééepteb comme de simples conseils, 6Q6, 607.

Évéchés. Pourquoi les rois en ont abandonné les élections pendant un temps, II, 565.

Évéqws. Comment ont acquis tant d'autorité dès le commencement de la monarchie, 1 , 252 ; ont refondu les lois des Wisigoths, desquelles viennent toutes les maximes, tous les principes et toutes les vues de l'inquisition, 43l; Charles le Chauve leur défend de s'opi>oserà ses lois sous prétexte du pouvoir qu'ils ont de faire des canons, 439, note 3; parce qu'ils sont évèques, sontils plus croyables que les antres hommes? 497,498; ceux d'autrefois avaient la charité de racheter des captifs, 510; leçons d'économie qu'ils donnent à Louis, frère de Charles le Chauve, afin qu'il n'incommode point les ecclésiastiques 515; menaient anciennement leurs vassaux à la guerre; demandèrent la dispense de les y mener , et se plaignirent quand ils l'eurent obtenue, 521; pourquoi leurs vassaux n'étaient pas menés à la guerre par le comte, 523; furent les principaux auteurs de l'humiliation ae Louis le Débonnaire, principalement ceux

2u'il avait tirés de la servitude, 543; u temps de Chilpéric, leurs richesses les mettaient plus dans la grandeur que le roi même, i^SS ; lettres

TABLE ANALYTIQUE

singulières qu'ils écrivaient à Louis .le Germanique, 561 ; par quel esprit de politiqae Charlema^ne les malti-

{>lia et les rendit si puissants en Alemagne, S70; quand quitièrentles habits mondains et cessèrent d'aller à la guerre, 573; ont deux fonctions opposées, H, 159; lumières de quelques-uns, 343; leur infaillibilité,

EûBclusion de la succeuion à la couronne. Quand peut avoir lieu contre l'héritier présomplif, I, 4ift, 419.

Excommunication. Le& papes en firent usage pour arrêter les progrès du droit romain, I, 483.

Exécutrice, Yoy. Puissance exécutrice.

Exemples, Il y en a de mauvais, d'une

{»lus dangereuse conséquence que escrimes, II, 37, 38. ^ Exercices du corps avilis parmi nous,

quoique très-utiles, II, 7.

Exhéredation. Peut être permise dans une monarchie, !, 48.

Fahiens. Il est assez difficile de croire qu'il n'en échappa qu'un enfant, quand ils furent exterminés par les Yéiens, 1, 359.

Faculté d*emoëcher. Ce que c'est en matière de lois, 1, 134.

Faculté de statuer. Ce que c'est et à qui doit être confiée dans un Etat libre, 1, 134.

Faiblesse, Est le premier sentiment de l'homme dans l'état de nature, 6 ; on doit bien se garder de profiter de celle d'un Etat voisin pour l'écraser, 1, 1 1 5 ; était à Lacédémone le pluR grand des crimes, 491.

Fa^milu. Comment chacune doit être gouvernée, 1, 37 ; la loi qui fixe la famille dans une suite de personnes du même sexe contribue beaucoup à la propagation, 350, 351.

Famille (Noms de). Leur avantage sur les autres noms, I, 351.

Famille régnante. Comment les fa*milles arrivent au trône; comment elles en descendent, I, 88; c'est pour l'Etat, et non pour une famille, qu'est établi l'ordre de succession à la couronne, 414, 4is.

Famines. Sont fréquentes à la Chine; pourquoi y causent des révolutions, 1. 108.

Fat. Son portrait, 183.

Fatalité. Absurde; pourquoi, 1, 4 ; une religion qui admet ce dogme doit être soutenue par des lois civiles très - sévères et très - sévèrement exécutées, 306.

Fausser la cour de son seigneur. Ce que c'était: saint Louis abolit cette procédure dans les tribunaux de ses domaines, et introduisit dans ceux des seigneurs l'usage de fausser sans se battre, 1, 468.

Fausser le jugement. Ce que c'éuit, I,

Fautes. Celles que commettent ceux qui gouvernent sont quelquefois des eflfets nécessaires de la situation des afGhires, 11,85.

Faux monnayeurs. Sont* ils coupables de lèse- majesté, 1, 164.

Faveur. C'est la grande divinité des Français, II, 339.

Fécondité. Plus constante dans les brutes que dans l'espèce humaine; pourquoi, I, 349.

Femmes. Leur caractère, leur influence sur les mœurs, principalement dans un Etat despotique, 1, 88, 89, 33i ; il V a des climats qui les portent si fort à la lubricité qu'elles se livrent aux plus grands désordres, si elles ne sont retenues par une clôture exacte, 330, 33 1, 333; caractère et supériorité des femmes françaises, 333 et suiv.; leur luxe rend le mariage si onéreux qu'il en dégoûte les citoyens, 360; un Romain pensait qu'il est si difficile .

d'être heureux avec elles, qu'il faudrait s'en défaire si l'on pouvait sub* sister sans elles, 360; elles n'attachentconstammentqu'autantqn'eiles sont utiles pour les commodités de la vie intérieure, 338; ne remplissent leurs devoirs qu'autant qu^elles sont séquestrées de la vie des hommes, privées d'amiiiements et éloignées des afi'aires, 33 1; quand elles vivent peu avec les hommes, elles sont modestes comme en Angleterre, 371,373; sont trop faibles pour avoir de rorgueil,89,355;leur faiblesse doit les exclure de la prééminence dans la maison, et cette même faiblesse les rend capables de gouverner un Etat, 94, 95; la faculté que, dans certains pays, on donne aux eunuques de se marier est une preuve du mépris que l'on y fait de ce sexe, 315 ; sont juges très-éclairés sur ane partie des choses qui constituent le

mérite personnel, 4t4; conséquences deTamoar des Temmes, 88; leur désir de plaire et le désir de leur plaire font que les deux sexes se gâtent et perdent leurs qualités distinctives et essentielles, 257; si elles gâtent les mœurs , elles forment le goût, 25S ; leur communication avec les hommes inspire à ceux-ci cette galanterie qui empêche de se jeter dans la débauche, 371* 272; le trop grand nombre de celles qu'on possède conduit à la débauche et au vice contre nature , 219; elles inspirent deux sortes de jalousies, Tune de mœurs, l'autre de passion, 223 ; leur débauche nuit à la profMigation, 3S0; dans quelle proportion elles influent sur la population, 3S4; leur mariage, dans un âge avancé, nuit à la propagation, 363, 364 ; dans les oays où elles sont nubiles dès l'enfance, la beauté et la raison ne se rencontrent jamais en même rtemps, la polygamie s'introduit naturellement, 216; la pudeuc leur est naturelle , parce

Su'elles doivent toujours se défenre, 223, 406; cet état perpétuel de défense les porte à la sobriété, seconde raison qui bannit la S>lygamie des pays froids, 2 1 6, 21 7.— eur influence sur la religion et sur le gouvernement ; la liberté qu'elles doivent avoir de concourir aux assemblées publiques dans les églises nuit à la propagation de la rehgion chrétienne dans certains pays, 261 ; un prince habile, en flattant leur vanité et leurs passions, peut changer en peu de temps les moBurs de sa nation. Exemple tiré de la Moscovie^ 258 ; leur liberté s'unit naturellement avec l'esprit de la monarchie, 89,259; vues que les législateurs doivent se proposer dans les règles qu'ils établissent concernant les mœurs des femmes, 407 ; leur luxe et les dérèglements qu'elles font nattre sont utiles an monarque. Auguste et Tibère en firent usage pour substituer la monarchie à la république, 85: leurs déportements sont des prétextes dans la main des tyrans pour persécuter les grands. Exemple tiré de Tibère, 93; les empereurs romains se sont bornés à jponir leurs criffles sans chercher à établir chez elles la pureté des mœurs, 91 et suiv.; leurs vices sont même qnel-

MOMTISQnUU IX

Suefois utiles à l'Etat, 354 ; l'envie e leur plaire établit les modes et augmente sans cesse les branches du commerce, 255; leur fécondité plus ou moins grande doit être la mesuire du luxe dans un Etat monarchique. Exemple tiré de la Chine, 87 ; loi bizarre de l'île de Formose pour prévenir leur trop grande fécondité, 357 ; leurs vices les rendent fatales au gouvernement républicain, 88; leur pluralité, autorisée par le mahométisme, tenant le prince toujours séparé de ses sujets, lui fait oublier quil est homme et qu'il ne peut pas tout. C'est le contraire dans les Etats chrétiens, 374.'Lot«0t règles faites ou à faire concernant les femmes, 216, 217 ; pour qu'elles n'influent pas sur les mœurs, il faut les tenir séparées des hommes. Exemple tiré de la Chine, 258; ne doivent point participer aux cérémonies reli-

Sieuses qui sont contraires à la pueur. Moyen de concilier ces cérémonies avec la pudeur, 381 ; les lois ne doivent jamais contrarier leur pudeur , 40i , 402; c'est un bon moyen pour les contenir que de rendre publique l'accusation d'adultère, 43; leur esclavage suit naturellement le despotisme du prince. 259 ; leur liberté serait funeste dans ses Etats, 220, 258 ; on ne pourrait pas les tenir en servitude dans une république, 220 ; c'est un bon moyen pour les réduire que de les attaquer par la vanité, 360; on doit, dans une république, faire en sorte qu'elles ne puissent se prévaloir pour le luxe ni de leurs richesses, ni de l'espérance de leurs richesses ; c'est le contraire dans une monar* chie, 428, 429 ; on chercha à Rome à réprimer leur luxe, auquel les premières lois avaient laissé une porte ouverte ; on défendit de les instituer héritières, 424 ; cas où la loi. chez les premiers Romains, les appelait à la succession; cas où elle les en excluait, 421 ; la loi peut, sans blesser la nature, les exclure de la succession de leur père, 404 ; pourquoi et dans quels cas la loi Pappienne, contre la disposition de la loi Voconienne, les rendit capables d'être légataires tant de leurs maris que des étrangers, 427, 428; comment les lois romaines ont mis un frein aux libéralités que la séduction des

TABLE ANALYTIQUE

femmes |x>iirraitirr«cher des maris, 965 ; limitations de ces lois eu faveur de la propagaiion,363; leurs droits successifs chcE les fïermains et ehe^ les Saiiens, 243 et suiv.; sont •0sez portées au mariage, sans qu'il &ille les j exciter par Tappàl des gains nuptiaux, 94; cause de ceUo propeniiiion au muriage, 353; quelles doivent être leurs dots et leurs gains nuptiaux dans les différents gouvernements, 93, 94 ; étaient fort sages dans la Grèce. Circonsumces et règlement qui maioteaaieot cette sagesse, 89; k Rome, elles étaient comptables de leur conduite devant un tribunal domestique, 89 et suiv.; les traitements que les maris peuvent exercer envers elles dépendent de Tesprit du gouvernement , 265 ; étaient à Rome et chez les Germains et sous l'empire des lois saliques dans une tutelle perpétuelle,9i, 345 ; Auguste aiSfrancbit de cette tutelle celles qui ayiuent trois ou quatre enfans, 362; leurs 113 ariages doivent être plue ou moins subordonnés à l'autorité paternelle, suivant les circonstances^ 352; il est contre la nature de leur permettre de se choisir un mari à sept an», 402; il est injuste, contraire au bien public dt à l'iotérAt particulier d'interdine le mariage à celles dont le mari est absent depuis longtemps, quand elles n'en ont aujcune nouvelle, 467 ; le respect qu'elles doivent à leurs mans est une des raisons qui empêchent que les inènes ne puissent épouser leurs ills; leur fécondité prématuré en .est une autre, 410 ; passent dans la famille du mari : le contraire pon- Vait ôtre établi sans inconvénient^ 350 ; il est contre la nature qne lenrs propres enfants soient reçus à les accuser d'aduUère, 402, 4oS ; la loi civile qui, daps les pays où il n'y a pMOint de sérail, les soumet à l'inquisition de leurs esclaves est absurdev 416 ; loi de Justinien qui permet à un mari de refMrendre sa femme condamnée pour adultère, 407 ; il est contre la loi naturelle de les forcer à se porter accusatrices contre leurs maris, 402; doivent, dans les pays où la répudiation est admise, en avoir le droit comme les hommes, 224; il est contre la nature quto le père même puisse obliger sa fitla à répudier son mari, 4Mt ^oocr

qnoi, dans les Iodes, se brlUcat k la mort de leurs maris, 385 ; les lois et la religion, dans certains |HKys. eut établi divers ordres de femmes ïéf^^ limes pour le même homme, 85 i;

Suand on en a plusienra, on leor oit un traitement égal. Exemples tirés des lois de Moïse, de Mahoaaet et des Maldives, 220; doivent, dans les pays où la pol^^mie est pemiss, être séparées d'avec les hommes, 220 ; on doit pourvoir à leur état civil dans les pniys où la ^lygamie est permise, qnaad il s'y intimait nae religion qui la défend, 408 : chaque homme, à la Chine, n'en a qu'âne légitime, à laquelie appartiennent tous les enfiuits des cuucabinesde son mari, 351 ; ponrquoi nne sente peut avoir plusieure maris dans les climats froids de l'Asie, 2i8, 219; sous les lois barbares, on ne les faisait passer par l'épreuve dn feu qse quand elles n'avaient point de champion pour les défendre, 447 ; ne po«- * valent appeler an combat judiciaire sans nommer lenr champion et sans être autorisées de leur mari, maison

f^onvaii les ^peler sans ces foroMités, 458 ; par quel motif la pluralité des femmes est en usave en Orient, Il , 97 ; malheur de celles qni sont enfermées dans les sérails, 182, f 33; façon de penser des hommes à lenr sujet, 138; moments où leur empire a le plus de force, tST ; il est moinsaiw de les humilier que de les anéantir, 1 51 ; la gène dans laquelle elles vivent en Italie parait ua excès de liberflé à un mafaométan, ist; sont d'une création inférieure à Phomme, 1S4; coknparaison d« celles ée France avec celles de Perse, iSS, 157 et suiv.; est-tl plus avantageux de leur ôt^r ta liberté qoe de la lenr laisser, ibS ; la loi naturelle les sonmet-elle aux hommes, i68, i69; il y en a en France dont la vertu seule est un gardien aussi sévère qae les eunnquee qal gardent les orientales, 178; elles voudraient tOnfoure qoe l'on les crût jeunes, i84 et sniv.{ portraitde eeltosqni sont vertneuseit, 189; le jeu n'est ehes elles qa'mi prétexte dans la jeunesse : c'est nne passion dans un ftge pins avancé, 180; moyens qu'elles ont dans les différents âges pour miner leon maris, i89; leur pluralité sauva ds lenr empire^ I9t; tUee sentl'ii

TABLE ANALYTIQUE

Hwnt Atitmé de la MUdté des taommee» IM; on ne peut les bien connaître qu'en fréquentant celles de l'Europe, t§7 ; quel est le talent qui leur plati le plas, 197; c'est par leurs mains que passent toutes les grâces de la cour, et à leur sollicitation que se font toutes les injustices, 250, 251 ; importance et difficulté du rôle d'une Jolie flemme, 353. V07.

Françaisett Orientales j Penanu, Femme» jaunes du Visapour. Font l'ornement des sérails de TAeie, If,

Féodales. Voy, Lois féodales.

Fer chaud, Voy. Preuves.

Fermes et revenus du roi. La régie leur est préférable : elles ruinent le roi, affligent et appauvrissent le peuple, et ne sont utiles qu'aux fermiers qu'elles enrichissent indécemment, I, 198,189.

Fermiers des impdts. Leurs richesses énormes les mettent en quelque sorte au-dessus du législateur, I,

Fermiers génêra/aœ. Portrait de l'un d'entre eut, il, 178.

Fertilité, Rend souvent déserts les pays qu'elle favorise, 1, 234; amollit les hommes, 235.

Festins. Loi qui en bornait les dépenses à Kome , abrogée par le tribun Duronius, II, 38.

Fêtes. Leur nombre doit plutôt être proportionné aux besoins des hommes qu'à la grandeur de Uien, I^

Feu grégeois. Défense par les empereurs grecs d'en donner la connais- Bsnce aux barbares, II, ito.

Fian^ilies. Temps dan« lequel on les pouvait fkire à Rome, I, 363.

Fidéicommis. Pourquoi n'étaient pas permis à Rome avant Auguste, I, 423 ; furent introduits d'abord pour éluder la loi Voconicnne , 426 ; ne peuvent être faits que par des gens d'un bon naturel et confiés qa^ d'honnèies gens. 426, 4^7; dangereux dans un s<iècle corrompu, 426, 42t.

Fidèles, Nos premiers historiens nomment ainsi ceux que nous appelons vassaux, I, Si 9. Voy. Vassauao.

Fiefs. Il en f&ut dans une monarchie ; doivent avoir les mêmes privilèges que les nobles qui les pos^ièdent, I, 49 * sont une des sources de la multiplicité de nos lois et de la variation

dans les jugements de nos tribunaux, 63 ; dans les commencements ils n'étaient point héréditaires^ 246; leur établissement est postérieur à la loi salique, dont il a borné les dispositions, 246; auand la tutelle commença à être aistinguée de ia baillie ou garde, 350 ; le gouvernement féodal est utile à la propagation, 369; c'est peut-être avec raison qu'on a exclu les filles du droit d'y succéder, 404 ; en les rendant héréditaires, on fut obligé d'introduire plusieurs usages, auxquels les lois saliques, ripuaires, etc., n'étaient plus applicables, 439 ; leur multiplicité introduisit en France une dépendance plutôt féodale que politi- 3ue, 439; origine de la règle qui it : Autre ehoie est le fief, autre chose est la justice j 462; causes des révolutions qu'elles ont essuyées, SOI et suiv.; il n'y en avait point d'autre chez les Germains que des chevaux de bataille, des armes et des repas; mais il y avait des vassaux, 503; est-il vrai que les Francs les ont établis en entrant dans la Gaule , 504 , (07 ; leur origine est la même que celle de la servitude de la ([lèbe, 506 et suiv.; par (quelle superstition l'Église en a acquis, 510; ne tirent point leur origine des bénéfices militaires des Romains, Sis ; on en accordait souvent le privilège à des terres possédées par des hommes libres, 5i3 ; différents noms que l'on a donnés à cette espèce de biens dans les différents temps, 519, 520; furent d'abord amovibles : preuves, 520; le fredum et conséquemment la justice ne pouvait appartenir qu'au seigneur du fief^ 534, 535; ne se donnaient originairement qu'aux antru- Btioris et aux nobles, 544; quoique amovibles, ne se donnaient et ne s'ôtaient jms par caprice : comment se donnaient : oh commença à s'en assurer la possession à vie par argent, dès avant le règne de la reine Rrunehault, 545; étaient héréditaires dès le temps de la fin de la première race, -555, 556 ; il ne faut pas confondre ceux qui furent créés par Charles Martel avec ceux qui existaient avant lui, 556; ceux qui les possédaient autrefois s'embarrassaient peu de les dégrader : pour' quoi, S68; n'étaient destinés dans

TABLE ANALYTIQUE

le principe que pour la récomiiense des services : la dévotion en fit un autre usage, 558; conunent les biens de l'Église furent convertis en fiefs, 55S ; les biens de l'Église que Charles Martel donna en fief étaient- ils donnés à vie ou à perpétuité, 566 ; origine des grands fief» d'Allemagne possédés par des ecclésiastiques , StO} quand tout le monde devint capable d'en posséder, 576 , 577 ; quand et comment les fiefs se foiv mèrent des alleux, 577 et suiv.; quand et comment il s'en forma c|yi ne relevaient pas du roi, 579 et suiv.; quand et dans quelles occasions ceux qui les tenaient étaient dispensés d'aller à la guerre, 580, 581 ; quand commencèrent à devenir absolument héréditaires, 582; quand le partage a commencé d'y avoir lieu, 582 ; devinrent sous la seconde race des rois, comme la couronne, électifs et héréditaires en même temps : qui est-ce qui héritait? qui esl-cequi élisait? 583; l'empereur Conrad établit le premier que la succession des fiefs passerait anx petits enfants ou aux frères suivant l'ordre de succession : cette loi s'étendit peuà peu pour les successions directes à l'infini et pour les collatérales au septième degré, 583; dans quel temps vivaient les auteurs du livre des fiefs, 583 ; pourquoi leur constitution primitive s'est plus . longtemps conservée en Allemagne qu'en France, 584; leur hérédité éteignit le gouvernement politique, forma le gouvernement féodal et fit passer la couronne dans la maison de Hugues Capet, 585 ; c'est de leur perpétuité que sont venus le droit d'aînesse, le rachat^ les lods et ventes, etc., 586; origine des lois civiles sur cette matière, 590. Voy. Alletw.

Fiefs de reprise. Ce que nos pères appelaient ainsi, I, 557.

Fiefs (Si les lois des) sont par ellesmêmes préjudiciables à la durée d'un empire, 1, 33.

Filles. Quand commencèrent chez les Francs à ôtre regardées comme capables de succéder; effet de ce changement, I, 243; n'étaient pas généralement exclues de la succession des terres par la loi salique, 245 ; la liberté qu'elles ont en Angleterre, au sujet du mariage, y est

plus tolérable qu'ailleurs, 35S; sont assez portées au mariage : pourquoi, 353 ; leur nombre relatif à «elui des garçons influe sur la propagation, 354; vendues à la Chine par leur père, par raison declinkt, 356, 357; il est contraire à la loi naturelle de les obliger à découvrir leur propre honte, 412; il est contre la loi naturelle de leur permettre de se .choisir un mari à sept ms, 402; c'est peui-ètre avec raison qu'on les a exclues de la succession aux fiefs, 404 ; pourquoi ne peuvent pas épouser leur père, 4i0; pourquoi pouvaient être prétérites dans le testament du père, et que les garçons ne pouvaient pas l'être , 423 , 424 ; pourquoi ne succèdent point à la couronne de France et succèdent à plusieurs autres de l'Europe, 588; celles qui, du temps de saint Louis^ succédaient aux fiet's, ne pouvaient pas se marier sans le con" . inentement de leur seigneur, 590.

Voy. Femme?.

Filles de joie. U v en a beaucoup eo Europe, i90; leur comimerce ne remplit pas l'objet du mariage, 26i.

Fils. Pourquoi ne peuvent épouser leur mère, I, 4iO; pourquoi ne pouvoient pas être prétérits dans le testament de leur père, tandis que les filles pouvaient l'être, 423, 424.

Fils de famille. Pourquoi ne pouvait pas tester, même avec la permission de son père, en la puissance de qui il était, I, 423.

Finances» Causes de leur désordre dans nos États, I, i87; détruisent le commerce, 280, 281 ; elles sont réduites en système dans l'Europe, II,

Financier*. Combien las peuples simples sont éloignés d'imaginer et de comprendre ce que c'est, I, 51 4; leur portrait; leurs richesses, II,

Firmitas. Ce que c'était autrefois en matière féodale, I, S89.

Fisc, Comment les lois romaines en avaient arrêté la rapacité, 1, 509; ce mot 'dans l'ancien langage était synonyme de fief, 532.

Fiscaux. Voy. Bietts fiscaux.

Flamel ( Nicolas ). Passe pour avoir trouvé la pierre philosophale , n,

Florence. Pourquoi cette ville a perdu sa liberté, 1, 167; quel commerce elle

TABLE ANALYTIQUE

faisait» 275; étail an séjour trèsagréable à Montesquieu, 537.

Florins, Monnaie de Hollande : l'auteur explique par cette monnaie ce que c'est que le change, 1, 331.

Flottes. Portaient autrefois un bien plus grand nombre de soldats qu'à présent : pour<iuoi, H, 17; une flotte en éiat de tenir la mer ne se fait pas en peu do temps, 17.

Foë. Son système : ses lois, en se prêtant à la naiure du climat; ont causé mille maux dans les Indes, 1, 194; sa doctrine engage trop dans la vie contemplative, 379; conséquences funestes que les Chinois prêtent au dogme de l'immortalité de Tâme, établi par ce législateur, 383, 384.

Foi et homvMge. Origine de ce droit féodal, 1, 589.

Foi punique. La victoire seule a décidé si l'on devait dire la foi punique ou la foi romaine, I, 306.

Folie. Il y a des choses folles qui sont menées d'une manière fort sage, I,

Fondateurs des smjpires. Ont presque tons ignoré les arts, H, 247.

Fonds de terre. Par qui peuvent être

f possédés, 1. 285 ; c'est une mauvaise oi que celle qui empêche de les vendre, pour en transporter le prix dans les pays étrangers, 341.

Fontenay (Bataille de). Causa la ruine de la monarchie, 581 .

Fontenelle. Comparé au Bernin , H, 459; autant au-dessus des autres hommes par son cœnr qu'au-dessus des hommes de lettres par son esprit, 460.

ForcaUfuier (M. le duc), II, 427.

Force (Eloge du duc de la), II, 441.

Force des Etats, 1, 1 15 et suiv.

Force défensive d'un Etat. Dans quelle proportion elle doit être, I, 1 14; cas oti elle est inférieure à la force offensive, 1 1 4 .

Forcé générale d'un Etat. En quelles maios peut être placée, 1,8.

Force offensive. Par qui doit être réglée, 1, 11&.

Forces particulières d'un Etat. Comment peuvent se réunir, 1,8.

Formalités de justice. Sont nécessaires dans les monarchies et dans les républiques; pernicieuses dans le despotisme, I, 64 et suiv.; fournissaient aux Romains, qui y étalent fort attachés, des prétextes pour éluder les lois, 425 et suiv.; sont

pernicieuses quand il y en a trop,

Forme judiciaire. Elle fait autant de ravages que la forme de la médecine, II, 242, 243.

Formey (Lettres de Montesquieu d), II, 499, 525.

Formose. Dans cette lie, c'est le mari

?|ui entre dans la famille de la emme, ! , 350 ; précepte de religion qui défend aux femmes d'être mères avant trente-cinq ans, 857; la débauche y est autorisée parce que la religion y fait regarder ce qui est nécessaire comme indifférent, et ce qui est indifférent comme nécessaire, 381 ; les mariages entre parents au quatrième degré y sont prohibés •* cette loi n'est point prise ailleurs aue dans la nature, 4ii.

Fortune. L'honneur permet, dans une monarchie, d'en faire cas, et défend d'eu faire aucun de la vie, 1, 29 ; ce n'est pas elle qui décide du sort des empires, II, 86. Voy. Égalité.

Fouet. Est un des châtiments que l'on inflige aux femmes persanes, II,

Fronçât*. Pourquoi ont toujours été chassés de l'Italie, 1, 121, i22; leur portrait, 250, 254; mauvaise loi maritime des Français, 4i9, 420; origine et révolutions de leurs lois civiles, 429 et suiv.; comment les lois saiiques, ripuairea, bourgui-

§ nonnes et wisigothes cessèrent 'être en usage chez les Français, 439; vivacité ae leur démarche opposée à la gravité orientale, II, 152; leur vanité est la source des richesses de leurs rois, 152; ne sont pas indignes de l'estime des étrangers, 177; raisons pour lesquelles ils ne parlent presque jamais de leurs femmes. 188; sort des maris jaloux parmi eux : il y en a peu ; pourquoi, 188 , 189 ; leur inconstance en amour, 189 : tout ce qui est sérieux leur paraît ridicule, 197 ; ont la fureur du bel esprit, 200 ; doivent paraître fous aux yeux d'un Espagnol, 219; leurs lois civiles, 227 et suiv.; semblent faits uniquement pour la société : excès de la philanthropie de quelques-uns d'entre eux : épitaphe d'un de ces philanthropes , 228 et suiv.; la faveur est leur grande divinité, 229; leur inconstance en fait de modes •* plaisanteries à ce sujet, 241, 242; changent de mœurs, sui-

TABLE ANALYTIQUE

vant l'ftge ef le caractère de )eurs rois, 241 ; ont renoncé à leurs propres lois, pour en adopter d'étrangères, 242 ; ils ne sont pas si efféminés qu'ils le paraissent, 249; erâcacité qu'ils attribuent aux ridicules qu'ils jeiient sur ceux qui déplaisent à la nation, 254 ; en adoptant les luis romaines, ils en ont rejeté ce qu'il y avait de plus utile, 220; le système de Law a pendant un temps converti en vices les vertas qui leur sont naturelles, 307; barbarie tant des rois que des peuples de la première race. Voy.

France.

Français croisés. I^eur mauvaise conduite en Orient, II, 1 12.

Françaises. Ne se piquent pas de constance en amour, II, 180 ; leurs modes, 241.

France. Les peines n'y sont pas assez proportionnées aux crimes, I, 79; y doit-on souffrir le luxe, 87 ; heureuse étendue de ce royaume; situation de sa capiiale, 1 13; fut, vers le milieu du régne de Louis XIV, au plus haut point de sa grandeur relative, 114; combien les lois criminelles y étaient imparfaites sous les premiers rois, i57; combien 11 y faut de voix pour condamner un accusé, 158; on y lève mal les impôis sur les boissons, 181, 182; on n'y connatt pas assez la bonté du gouvernement des pays d'états, 184; à quoi elle doit la constance de sa grandeur, 284 ; quelle y est la fortune et la récompense des magistrats, 284; il ne serait pasavaiiiageux à ce royaume que la noblesse y pût faire le commerce, 284 ; c'est elle qui, avec l'Angleterre et la Hollande, fait tout le commerce de l'Europe, S20; les filles ne doivent pas y avoir tant de liberté, sur les mariages, qu'elles en ont en Angleterre, 353; sa constitution actuelle n'est pas favorable à la population, 369, 370 ; nombre de ses habitants sous Charles IX, I, 869 ; combien la religion, du temps de nos pères , y adoucissait les fureurs de la guerre, 882 ; doit sa prospérité à l'exercice des droits d'amortissement et d'indemnité, 393; par quelles lois fut Souvernée pendant la première race e ses rois, 434 ; était, dès le temps de l'édit de Pistes, distinguée en France eoutumière» et en paya de

droit écrit, 436; lea fiefs devenus héréditaires, s'y multiplièrent tellement, qu'elle fut gouvernée plutèt f>ar la dépendance féodale , que par a dépendance politique, 439 ; était autrefois distinguée en pays de Pobéissance-le-roi et en pays hors l'obéissauce-le-roi, 469, 470; comment le droit romain y fut apporté : autorité qu'on lud donna, 482 et suiv.; on y rendait autrefois la justice de deux différentes manières, 483 ; presque tout la petit peuple y était autrefois serf; l'affranchissement de ces serfs est une des souroes de nos coutumes, 486; on y admet la plupart des lois romaines sur les substitutions, quoique les substitutions eussent chez les liomains tout on autre motif que celui qui les a introduites en France, 491; la peine contre les faux témoins y est capitale ; elle ae rest point en Angleterre •* motife de ces deux lois,492; on y punit le receleur de la même peine quele voleur, 493 ; causes des révolutions dans les richesses de sea rois de la première race, 503, 504 ; l'usage où étaient les rois de partager le royaune entre leurs enfants est une des sources de la servitude de la glèbe et des tiefs, 509 ; on n'y élève jamais ceux qui ont vieilli dans des emplois subalternes, II, 179. 180 ; oo s'y est mal trouvé d'avoir fatigué les huguenots, i94;il y arrive de fré-

auentes révolutions dans la fortune es sujets, 240 ; c'est un dea plus )uissant8 Ëtats de l'Europe, 243; es rois y ont le droit de grace,24S:

e nombre de ses habitants n'est rien eu comparaison de ceux de l'ancienne Gaule , 255 ; sa guerre avec l'Espagne, sous la régence, 272; révolutions de l'autorité de ses rois, 285; comment la natioo réforma elle-même le gouvernement civil sous Clotaire II, 550; U couronne y étût élective soua la seconde race, 568; pourquoi lot dévastée par les Normands et les Sarrasins plutôt querailemagne, 584; pourquoi les filles n'y succèdent pas jk la couronne et succèdent à plosieurs autres couronnée de r£ttrope, 588'; le roi de France est un grand magicien, II, 153 ; lea peaples (]|ui l'habitent sont partagés en iruis états, qui se méprisent mutadlement, t79. Voy. Français.

TA6L6 ANALYTIQUE

Franchise. Dans quel sens est esiU

naées dans une monarchie, 1, 38.

FronçottI". C'est par nne sage im-

fwQdence qu'il rerusa la conquête de 'Aaépque, t 322.

Francs. Leur origine : usage et propriétés des terres chez eux, avant qu'ils fussent sortis de la tierojanie, et lorsqu'ils eurent conquis les Gaules, I, 243 et suiv.; en. vertu de la loi salique, tous les enfants roàles succédaient chez eux à la couronne

{)ar portions égales, 247 ; pourquoi eurs rois portaient une longue chevelure, 247; pourquoi leurs rois avaient plusieurs femmes, tandis que les sujets n'en avaient qu'une, 247, 248 ; majorité de leurs rois :

elle ^ vané ; pourquoi, 248; raisons de l'esprit sanguinaire de leurs rois, 250 ; assemblées de la nation, 25 1 ; n'avaient point de rois dans la Germanie avant la conquête des Gaules, 2&1 ; avant et après la conquête des Gaules, ils laissaient aux principaux d'entre eux le droit de délibérer sur les petites choses, et réservaient à toute la nation la délibération des choses importantes, 251 ; n'ont pas pu faire rédiger la loi salique, avant que d'être sortis de la Germanie leur pays, 429, 430; il y en avait deux triLus ; celle des Ripuaires et celle des Saliens : réunies sous Clovis, elles conservèrent chacune leurs usages, 429 ; reconquirent la Germanie, après en être sortis, 430 ; prérogatives que la loi salique leur donnait sur les Romains, tarif de cette différence, 432, 433; comment le droit romain se perdit dans le pays de leur domaine, et se conserva chez les Gotbs, les Bourguignons et les Wisitfotns, 434; la preuve par le combat était en usage chez eux, 448 ; est'il vrai qu'ils aient occupé toutes les terres de la Gaule pour en faire des fiefs, 5Q4 ; occupèrent, dans les Gaules, les pays dont les Wisigoths et les BourguignoDS ne s'étaieut pas emparés : il£ y portèrent les mœurs des Germains ; de là les fiefs dans ces contrées, 504, 505 ; ne payaient point de tributs dans les commencements de Ta monarchie; Tes seuls ItoniaiQs en |>ayaientpour les terres qu'ils possédaient : traits d^histoire et passades qui le prouvent, 5n ; quelles étaient les cnarges de» )lonuùna et des Gaulois dans la uionsf-

cbi« française, 5t3: Tabbé Dubos a tort de croire que les Francs n'entrèrent point dans les Gaules en conquérant!^, 536.

Francs alleux. Leur origine, I, 5i9,

Francs ripuaires. Leur loi suit pas à pas la loi salique, l, 245 ; viennent de la Germanie, 246; en quoi leur loi et celles des autres peuples barbares différaient de la loi salique, 443 et suiv.

Fraude, Ses causes et ses efTets , I , 182; comment punie chez le Mogol et au Japon, 183, 184.

Fred. Ce que signifie ce mot en suédois, I, 529. Vi»y. Fredum.

Freda. Quand on commença aies régler plus par la coutume que par le texte des lois, I, 44i.

Frédégonde^ Pourquoi elle mourut dans son lit, tandfis que Brunebault mourut dans les supplices, I, 546; comparée à Brunehault, 548.

Fredum. Comment ce mot, qui se trouve dans les lois barbares, a été for^é, I, 516; ce que c'était; ce droit est la vraie cause de l'établissement des justices seigneuriales ; cas oh il était exigé ; par qui il l'était, 529; sa grandeur se proportionnait a celle de la protection que recevait celui qui le payait, 530; nom que l'on donna à ce droit sous la seconde race, 530; ne pouvait ap-

{>artenir qu'au seigneur du ffef, k 'exclusion même au roi : de là, la justice ne pouvait appartenir qu'au seigneur du hef, 530.

Frères. Pourquoi il ne leur est pas permis d'épouser leurs sœurs, I, 411 ; peuples chez qui ces mariages étaient autorisés : pourquoi, 4i2.

Frise et Hollande ^ n étaient autrefois ni habitées, ni habitables, II, io3.

Frisons. Quand , et par qui leurs lois furent rédigées, I, 430; simplicité de leurs lois : causes de cette simplicité, 430; leurs lois criminelles étaient faîtes sur le même plan que les lois ripuaires, 443; tarir de leurs compositions, 452. Voy. Ripuaires.

Frondeurs baléares. Autrefois les plus estimés, II, fo.

Frontières de l'empire fortifiées par Justin ien. Il, 99.

Frugalité. Dans une démocratie oh il n'y a plus de vertu, c'est la frugalité et nuo le désir d'avoir, qui passe pour avarice, 1, 20; doit être gêné-

TABLE ANALYTIQUE

raie dans une démocratie : effets admirables qu'elle y prodait, 37 ; ne doit dans une démocratie régner que dans les familles , et non dans 1 Ëtat, 37 ; comment on en inspire l'amour, 38; ne })eul pas régner dans une monarchie, 38 ; combien est nécessaire dans une démocratie : comment les lois doivent Ty entretenir, 4i.

Funérailles» Platon a fait des lois d'épargne sur les funérailles : Cicéron les a adoptées, T, 394 ; la religion ne doit pas encourager les dépenses funéraires, 394.

Fureiière. Son dictionnaire II, 212.

Gabelles. Celles cjui sont établies en France sont injustes, et funestes, I,

Gabinius, Vient demander le triomphe après une guerre qu'il a entreprise malgré le peuple, II, 58.

Gages de batailÙ. Quand ils étaient reçus, on ne pouvait faire la paix, sans le consentement du seigneur, 1,456.

Gains ni^tiauœ. Voy. Dot.

Galanterit. Dans quel sens est permise dans une monarchie, I, 27, suites fâcheuses qu'elle entraîne, 88 ; d'où elle tire sa source : ce que ce n'est point; ce que c'est; comment s'est accrue, 454 ; origine de celle de nos chevaliers errants, 454 ; pourquoi celle de nos chevaliers ne s'est point introduite à Rome ni dans la Grèce, 455; lira une grande importance des tournois, 455.

Qalba (L'empereur), Ne tient l'empire que peu de temps, II, 69.

Gallus, Incursions de barbares sur les terres de l'empire sous son rè- ^e, II, 78 ; pourquoi ils ne s'y étaolirenl pas alors, 91.

Gange. C'est une doctrine pernicieuse que celle des Indiens qui croient que les eaux de ce fleuve sanctifient ceux qui meurent sur ses bords, I,

Gantois. Punis pour avoir mal à propos appelé de défaute de droit le comte de Flandre, 1, 467.

Garçons, Sont moins portés pour le mariage que les filles : pourquoi , I, 353 ; leur nombre, relatif à celui des filles, influe beaucoup sur la propagation, 354, 355.

Garde-noble. Voy. Baillie.

Gardes. Depuis quand les rota da France en ont pris, 11, 245.

Gaule (Gouvernement de la) , tant cisalpine que transklpine, confié à César. II, 48.

Gaules, Pourquoi les vignes y furent arrachées par Domiiien et replantées par Julien, I, 311 ; étaient i)Ieines de petits peuples et regorgeaient d'habitants avant les Romains, 358; ont é(é conquises par des peuples de la Germanie, desquels les Français tirent leur origine, 504; étaient beaucoup plus peuplées que ne l'est actuellement la France, II, 255; elles ont été originairement peuplées par l'Italie, 278, 279.

Gaule méridionale. Les lois romaines y subsistèrent toujours, quoique proscrites par les Wisigoths, 1, 438.

Gctulois, Le commerce corrompit lenrs mœurs, I, 274, note i; quelles étaient leurs charges dans la monar* chie des Francs, 5i3 et sniv.; ceux

2ui, sons la domination française, talent libres marchaient à la guerre

sous les comtes^ 53 1 ; parallèle de ce

peuple avec les Romains, II, 12.

Gazetier ecclésiastique. Voy. rfoutel-

liste ecclésiastique.

Généalogistes^ II, 280, 281 .

Généraux des armées romaines. Camt'

ses de l'accroissement de leur auto

rite, II, 39.

Gènes, Comment le peuple a part au

gouvernement de cette république,

I, 14; édit de cette république pour l'administration de la Corse , 120 ; n'est superbe que par ses bâtiments,

II , 285 ; adieux à Gènes , poésie,

Genève. Belle loi de cette république sur le commerce, 1 , 282.

Gengiskan. S'il eût été chrétien, il n'eût pas été si cruel, 1, 375; pourquoi, approuvant tous les dogmes mahoméians. il méprisa si fort les mosquées, 390; fait fouler l'Alcoran aux pieds de ses chevaux , S90 , note 1 ; trouvait le voyage de la Mecque absurde, 390; plus grand conquérant qu'Alexandre, II, 223.

Génie d'une nation. Ce que c'est, II,

Genre /lumat'n. Révolutions qu'il a essuyées, II, 255, 269: réduit à la dixième partie dece quHl était antrefois, 255. Voy. DépopukUion^

Genséric. Roi des Vandales, II, 93.

TABLE ANALYTIQUE

OentiUhommes. La destruction des.

hôpitaux en Angleterre les a tirés de la paresse oh ils vivaient,!, 372; comment ae battaient en combat judiciaire, 456; comment contre un vilain, 456 ; vidaient leurs différends par la guerre ; et leurs guerres se terminaient souvent par le combat judiciaire, 457,458.

Gêoffrin (Mme). Sa conduite envers l'abbé de Guasco, II, 548.

Geoffroy, duc de Bretagne, Son Assise est la source de la coutume de cette province, I, 485.

Géomètres, Leur portrait, II, 274; convainc[nent avec tyrannie, 283.

Germaine. C'est d'eux que les Francs tirent leur origine, I, 80; ne connaissaient guère d'autres peines que les pécuniaires, 80; les femmes étaient chez eux dans une perpétuelle tutelle, 01 ; simplicité singulière de leurs lois en matière d'insultes faites tant aux honmies qu'aux femmes : cette simplicité provenait du climat, 200 ; ceux qui ont changé de climat ont change de lois et de mœurs, 200 ; quelle sorte d'esclaves ils avaient, T, 208; loi civile de ces peuples, source de la ioisalique^Hl, 243; ce que c'était chez eux que la maison et la terre de la maison, 243; quel était leur patrimoine, et pourquoi il n'appartenait qu'aux mâles, 243; ordre bizarre dans leurs successions, 243 et suiv. ; gradation bizarre qu'ils mettaient dans leur attachement pour leurs parents, 244 ; étaient le seul peuple barbare oU l'on n'eût qu'une femme : les grands en avaient plusieurs, 247 ; austérité de leurs mœurs, 247, 248; ne faisaient aucune affaire publique et particulière sans être armés, 248 ; à quel &ge eux et leurs rois étaient majeurs, 249; différence entre la tutelle et la baillie ou garde, 250; l'adoption se faisait chez eux par les armes, 249; étaient fort libres; pourquoi, 25i; pourquoi le tribunal de Vanis leurparut insupportable, 252, combien ils étaient hospitaliers, 275 ; comment punissaient les crimes, 326; leur monnaie 326; n'exposaient point leurs enfants , 368 ; leurs inimitiés, quoique héréditaires, n'étaient pas éternelles, 382; différents caractères de leurs lois, 429 et suiv. ; éuient divisés en plusieurs nations qui n'avaient

qu'un seul territoire, et chacune de ces nations, quoique confondues, avait ses lois, 432; avaient l'esprit des lois personnelles avant leurs conquêtes, et lesconservèrentaprès, 43'i ; quand rédigèreut leurs usages par écrit pour en faire des codes, 440, 441 ; esquisse de leurs mœurs, 446 ; la façon dont ils terminaient leurs guerres intestines est l'origine du combat judiciaire, 446 ; leurs maximes sur les outrages , 453 ; c'était chez eux une |;rande infamie d'avoir abandonne son bouclier dans le combat, 454 ; de»l dans leurs mœurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales et du vasselage, 502 et suiv.; il y avait chez eux des vassaux, mais il n'y avait point de ûefs , 503 ; leur vie toute

Jastorale, 505 ; ce qui les a arrachés l'état de nature oh ils semblaient être encore du temps de Tacite, 525; pourquoi , étant si pauvres , ils avaient tant de peines pécuniaires, 527 ; entendaient, par rendre la justice , protéger le coupable contre la vengeance de l'offensé, 528; comment punissaient les meurtres involontaires, 528. Voy. Allemande.

Germanicus. Le peuple romain le pleura. II, 64.

Germanie. Est le berceau des Francs, des Francs Ripuaires et des Saxons, 1,246; était pleine de petits peuples et regorgeait d'habitants avant les Romains, 358; fut reconquise par les Francs après qu'ils en furent sortis, 430.

Gladiateurs. On en donnait le spectacle aux soldats romains, pour les accoutumer à voir couler le sang, II, 9-

Glèbe (Seroitude de la). Quelle en fut la plupart du temps l'origine, 1, 502; n^a point été établie par les Francs entrant dans la Gaule, 504; établie dans la Gaule avant l'arrivée des Bourguignons, 507.

Gloire,- Ce que c'est : pourquoi les peuples du nord y sont plus attachés que ceux du midi, II, 230. Voy.

Honneur,

Glossateurs, Peuvent se dispenser d'avoir du bon sens, IT, 283.

Gnide (Le temple de). II, 3i7.

Gondebaud. Loi injuste de ce roi de Bourgogne, I, 402; est un de ceux qui recueillirent les loi s des Bourguignons, 430 ; caractère de sa loi ; son objet; pour qui elle fut faite, 435;

TABLE ANALYTIQUE

' sa loi subsista longtemps cheï les Bourguignons, 436; fameuses dispositions de ce prince contre Tabas du serment, 444,446; loi de ce prince qui permet aux accusés d'appeler au combat les témoins que l'on produisait contre eux, 459.

Oortx(Le baron de). Pourquoi condamné en Suède, II, 273.

Gordiem {Les empereurs). Sont assassinés tous les trois, II, 77.

Goths, Leur exemple, lors de la conquête d'Espagne, prouve que les esclaves armés ne sont pas si dangereux dans une monarchie, I, 2i0 ; la vertu faisait chez eux la majorité , 249; comment le droit romain se conserva dans les pays de leur domination et de celle des Bourguignons, et se perdit dans le domaine des Francs, 434 et sulv. ; la loi salique ne fut jamais reçue chez eux, 435 et suiv. ; la prohibition de leurs mariages avec les Romains fut levée par Recessuinde; pourquoi. 437; persécutés dans la Gaule méridionale par les Sarrasins, se retirèrent en Espagne : effets que celte émigration produisit dans leurs lois, 438 ; reçus par Valens sur les terres de l'empire, 11,83.

Goût. Se forme dans une nation par rinconstance même de cette nation.

I, S55 ; nait de la vanité, 255 ; Essai sur le goût, II, 376.

Gouneme7nent. 11 y en a de trois sortes : quelle est la nature de chacune , I, 9; différence entre sa nature et son principe, 18; quels en sont les divers* principes, i9; ce qui le rend imparfait, 26; ne se conserve qu'autant qu'on l'aime, 31 ; sa corruption commence i}resque toujours par celle des principes, 95 ; quelles sont les révolutions qu'il peu tessuyer sans inconvénient, 100; suites funestes de la corruption de son principe, loi et suiv.; quand le principe en est bon, les lois qui semblent le moins conformes aux vraies règles et aux bonnes mœurs y sont bonnes. Exemples, lOi ; le moindre changement dans sa constitution entraîne la ruine des principes, 104 ; cas oh, de libre et de modéré qu'il était, il devient militaire, 138; liaison du gouvernement domestique avec le politique, 220; ses maximes gouvernent les hommes concurremment avec le climat,

la religion, les loiç, etc.; de Ik natk Vesprit général d'une nation, 2SS, 254 ; sa dureté est un obstacle & la propagation, S54;(tuelest le plus parfait, II, 221; sa aoucettr eontnbae à la propagation de Pespèee, 268.

Gouvernement <0un seul. Me dérive point du gouvernement paternel , I, 8.

Gouvernement gothique. Son origine, ses déftiuts : est la source des bons gouvernements que nous connaissons, 1, 140.

Gouvernement militaire, établi et plus tard, tempéré par les empereurs, I, 77; si le gouvernement militaire est préférable au civil,

Gouvernement modéré. Combien est difficile à former, I, 55 ; le tribut qui

Îr est le plus naturel est l'impôt sur es marchandises, 185; convient dans les pays formés par l'industrie des hommes, 235. Voy. Monarchie, République,

Gouvernement libre. Quel il doit être pour se pouvoir maintenir. If, 39; de Rome : son excellence en ce qifil contenait dans sou système les moyens de corriger les abus, 39; inconvénients d'eu changer la forme totalement, 81.

Grâce. On ne peut pas demander en Perse celle d'un homme que le roi a une fois condamné, I, 25. 26; le droit de la faire aux coupables est le plus bel attribut de la souveraineté d'un monarque : il ne doit donc pas être leur juge, 68.

Gradués. Assesseurs de certains tribunaux, l, 484.

Grammairiens, Peuvent se dispenser d'avoir du bon sens, II, 283.

Grandeur des Romains, Causes de son accroissement, II, i et suiv.; i* les triomphes, i ; 2" l'adoption qu'ils faisaient des useîges étrangers qu'ils jugeaient préférables aux leurs, i ; 3" la capacité de leurs rois,2;4» l*intérèt qu'avaient les consuls de se conduire en gens d'honneur pendant leur consulat, 2, 3 ; 5° la distribution du iiutin aux soldats, et des terres conquises aux citoyens, 3 ; 6» continuité des guerres, 4; 7* leur instance à toute épreuve qui les pré* servait du découra^ment, 17, 18; 8*> leur habileté h détruire leurs ennemis les uns par les autres, 26; 9* l'excellence du gouvcrnemeui

ifmt le plaQ fi>aroi06ait les moyeps de corriger le» abus, 39.

Grandeur de Romt. Est U vraie cause de sa ruine, 11, 42 ; comparaison des causes générales de son accroissement «vec celles de sa décadence, S7.

Grand». I^eur situajLiop dans les Etats despotiquest h 35 ; coimment doivent être punis dan» une monarchie, 81 ; le respect leur est acquis *. ils n'ont 1^0:^01 n que de se rendre aimables, n, 213; ce qui leur reste après leur chute, 230, 247.

Grands seigneurs. Ce que c'est ; différence entre ceujc de France et ceux de Perse, II, 228, 23p.

Gravion. Ses fonctions étaient les mêmes que celles du comie et du ceniepier, I, S24.

Gravure, Utilité de cet art ponr les cartes géographiques, H, 102.

Grec (empire). Quelles sortes d'événements offre son histoire, II, 100 ; hérésies fréquentes dans cet empire, 101; envahi en grande partie par les Latins croisés, ii3; repris par les Greca, ii3 ,* par quelles vuies il se soutint encore après l'attaque des Latins, 113; chute totale de cet empire, 115.

Grèce. Combien elle renfermait de sortes de républiques, I, 42; par quel usage on y avait prévenu le luxe des richesses , si pernicieux dans les républiques, 84; pourquoi les femmed y étaient si sages, 89; non gonvernement fédératii est ce qui la fit fleurir si longtemps, uo; i e qui fut cause de sa perte, 253 ; on n'y pouvait souffrir le gouvernemenld'un seul, 233; description deses richesses, de son commerce, de ses arts, de sa réputation, des biens qu'elle recevait de l'univers et de ceux qu'elle lui faisait, 293 et suiv.; était pleioe de petits peuples et regorgeait d'habitants avant les Romains, 358; pourquoi la galanterie de chevalerie ne 9'y est point introduite, 455; sa constitution demandait que l'on punît ceux qui ne prenaientpasdeparti dans les séditions, 488, 489; vice dans son droit des gens, 489, 490, 495 ; on n'y punissftti pas te suicide par les mêmes motira qu'à Rome, 491 ; on y punissait le receleur comme le voleur , 493 ; état de la Grèce après la conquête de Garthage par les Romains , Il , 20 et

Bi)iv.; elle ne contient pas la centième partie de ce qu'elle avait autrefois d'habitants, 255 ; elle fut d'abord gouvernée par des mnnar^ qiies, 278; comment les républiques s^y éiaolirent, 278.

Grèce (Grande). Portrait des habitants qui la peuplaient, 5.

Grecques {Villes). Les Romains les rendent indépendantes des princes à qui elles avaient appartenu, II, 23 ; assujetties par les Romains à ne faire sans leur consentement ni guerres, ni alliances, 25, 26 ; mettent leur confiance dans Hithridate,

Grecs. Différence entre leur politique et celle d'aujourd'hui, t, 20 ; combien ont fait d'enorts pour diriger l'éducation du côté de la vertu, 206; regardaient le commerce comme indi- Îne d'un ciio^ren, 35 ; la nature de eurs occujmtions leur rendait la musique nécessaire , 35 , 36 ; la crainte des Perses mainiint leurs lois, 99 ; pourquoi se croyaient libres du temps de Gicéron, 128 ; quel était leur gouvernement dans leurs temps héroïques, 14 i;leurâ rois, 1 42;ce qu'ils appelaient police, 142; combien il fallait de voix chez eux pour condamner un accusé, 158; d'où venait leur penchant pour le crime contre nature, 162; la trop grande sévérité avec laquelle ils punissaient les tyrans occasionna diez eux beaucoup de révolutions, 170; la lèpre leur était inconnue, 197 ; loi sage quMls avaient établie en faveur des esclaves. 213; pourquoi leurs navires étaient plus vites que ceux des Indes, 293 ; leur commerce avant et depuis Alexandre, 293 et suiv.; avant Homère, 295; pourquoi firent le commerce des Indes avant les Perses, qui en étaient bien plus à portée. 296; leur commerce aux Indes n'était pas si étendu, mais plus facile que le nôtre, 302; leurs colonies, 308: pourquoi estimaient plus les troupes de terre que celles de mer, 30D; loi qu'ils imposèrent aux Perses, 319; leurs différentes constitutions sur la propagation, suivant le ulus grand ou le plus petit nombre d'habitants, à$7 et suiv.; n'auraient pas commis les massacres et les ravages qu'on leur r^roche s'ils eus-ciit été chrétiens, 375; leurs prêtres d'Apollon jouissaient d'une paix éternelle, 382 ;

TABLE ANALYTIQUE

comment, dans le temps do leur barbarie, ils employèrent la religion pour arrêter les meurtres, 383; les asiles, 390, 89i; ne passaient pas pour religieux observateurs du serment. II, 43 ; nation la plus ennemie des hérétiques qu'il y eût, 101 ; empereurs grecs liais de leurs sujets pour cause de religion, ipl ; ne cessèrent d'embrouiller la re< ligion par des controverses, 107.

Grec» du Bas-Empire. Combien étaient

idiots,!, 161> Grimoald. Ajouta de nouvelles lois à

celles des Lombards, T, 430.

Grosley. Réponses à ses objections

sur VEsprtt des Lois, T, 630.

Guasco {Lettres de Montesquieu d l'abbé de). If, 486, 488, 480, 489, 491, 491, 492, 495, 495, 496, 496, 498, 499, 500, 500, 502, 508, 509, 511, 519, 526, 527, 528, 529, 530, 532, 535, 536, 537, 540, 541, 544, 546, 547, 548, 549, 550, Guasco (Lettres de Montesquieu au

comte de). II, 487.

Guèbres. Leur religion est favorable à la pro()agation, I, 367; elle rendit autrefois le royaume de Perse florissant, parce qu'elle n'est point contemplative : celle de Mahomet Ta détruite, 379; elle ne pouvait convenir que dans la Perse, 387 ; elle ordonne les mariages entre frères et sœurs, 412; II, 202; leur religion est une des plus anciennes du monde , II , 202 et suiv.; ils rendent un culie au soleil, 203, 205; ont conservé leur langue sacrée, 203; n'enfermen t poin t leurs femmes, 204 ; Zoroastre est leur législateur. 205 ; cérémonies de leurs mariages, 206 ; persécutés par les mahométans, passent en foule dans les Indes, 226.

Guerre, Quel en est l'objet, T, 7 ; on ne doit point en entreprendre de lointaines, 1 14 ; dans quel cas on a droit de la faire : d'oti dérive ce droit, ii5 et suiv.; donne-t-elle droit de tuer les captifs, 202; c'est le christianisme qui l'a purgée de presque toutes les cruautés, 375 ; comment la religion peut en adoucir les fureurs, 382; était souvent terminée par le combat judiciaire, 458; avait souvent autrefois pour motif la violation du droit politique, comme celles d'aujourd'hui ont pour cause ou pour prétexte celle du droit des gens, 466; tout le monde du temps de

Gbarlemagne était obli(;é d'y aUer, 580, 581 ; la guerre était perpétuelle sous les rois de Eome, II, i ; agréable au peuple romain par les profits qu'il en retirait, 3 ; avec quelle vivacité les consuls romains la faisaient, 4; presque continuelle aussi sons les consuls, 4 ; effets de cette continuité, 4; peu décisives daus les commencements de Rome : pour' quoi , 4 ; première guerre punique, 14; seconde guerre punique, i?^ elle est terminée par une paix faite à des conditions bien dures pour les Carthaginois, 19, 20; la guerre et l'agriculture étaient les deux seules occupations des Romains, 44 ; guerre de Marins et de Sylla, 45, 46 ; quel en était le principal motif, 45, 46 ; guerres justes et injustes, II, 235.

Guerre civile. N'est pas toujours suivie de révolutions, I, 50; celles qui ravagèrent les Gaules après la conquête des barbares sont la principale source de la servitude de la glèbe et des fiefs, 509.

Guerre (Etat de). Comment les nations se sont trouvées en état de guerre, I, 7 ; comment les particuliers sont parvenus à être en état de guerre les uns vis-ib-vis des autres, 7 ; est la source des lois humaines, 7.

Guinée. Causes de l'extrême lubricité des femmes de ce pays, 1, 222; le roi de la c&te de Guinée croit que son nom doit être porté d'un pôle à l'autre, II, 178 ; les esclaves que l'on en tire ont dû la dépeupler considérablement, 264.

Guriel. Royaume presque désert, II, 255. 256.

Gustaspe. Révéré par les Guèbres, II,

Gymnastique. Ce que c'était : combien il y en avait de sortes ; pourquoi, de très-utiles qu'étaient d'abord ces exercices, ils devinrent dans la suite funestes aux mœurs, 1, 102.

Habit. C'est à lui qu'on doit la plapart des honneurs que l'on reçoit, II,

Babit de religieuse. Doit-il être un obstacle au mariage d^une femme qui Ta pris sans se consacrer, I,

Hali. Gendre de Mahomet, prophète des Persans. Son épée se nommait

TABLE ANALYTIQUE

Zufagafy !r, 145; ét^t le pins beau des hommes, I65.

Hannon, Véritabled motifs du refus

au'il voulait que Ton fit d'envoyer u secours à Aunibal en Italie, I, 119; ses voyages; ses découvertes sur les côtes oe l'Afrique, II, 304 et suiv.; la relation quMl a donnée de ses voyages est un morceau précieux de Tantiquité. Est-elle fabaleuse?

Hardouin (le P.).l\ n'appartient qu'à lui d'exercer un pouvoir arbitraire sur les faits. T, 512.

Harmonie. Nécessaire entre les lois civiles du même pays, I, 380.

Harrington. Cause de M>n erreur sur la liberté, I, i39; jugement sur cet auteur anglais, 501.

Héliogabale.Weui substituer ses dieux à ceux de Rome, II, 73 ; est tué par les soldats, 76.

Hénaut ( Lettre de Montesquieu au président), II, 544.

Henri IL Sa loi contre les filles qui ne déclarent pas leur grossesse au magistrat est contraire à la loi naturelle, I, 403.

HenriVIIy roi d'Angleterre. Augmente le pouvoir des» communes pour avilir les crands, II, 3.

Henri Yill, roi d'Angleterre, Dut vraisemblablement sa mort à une loi trop dure qu'il fit publier contre le crime de lèse-majesté, 165; ce fut par le moyen des commissaires qu'il se défît des pairs qui lui déplaisaient, 173; a établi l'esprit d'industrie et de commerce en Angleterre, en y détruisant les monastères et les hô-

Ï»itaux, 372; en dérendant la conrontation des témoins avec l'accusé, il fit une loi contraire à ta loi naturelle, 401 ; la loi par laquelle il condamnait à mort toute fille qui, ayant eu un mauvais commerce avec quelqu'un, ne le déclarait pas au roi avant d'épouser son amant, était contre la loi naturelle, 401, 402.

Héracliu». Fait mourir Phocas et se met en possession de l'empire, II,

Hercule. Ses travaux prouvent que la Grèce était encore barbare de son temps, I, 383. Voy. Successions,

Hérédité. Inconvénients de l'aristocratie héréditaire, I, 98.

Hérésiarque. C'est l'être que de ne faire consister la religion que dans de petites pratiques, II, 2i8.

Hérésie, Ce crime doit être puni avec beaucoup de circonspection, 1, isi ; combien ce crime est susceptible de distinctions, i6i ; comment les hérésies naissent ; comment elles se terminent, II, 160; abolies en France,

Héritiers. Les cadets, chez les Tartares, en quelques districts de l'Angleterre et dans le duché de Roban, sont héritiers exclusivement aux aines, I, 242 ; il n'y avait & Rome que deux sortes d'héritiers : les héritiers siens et les agnats. D'où venait l'exclusion des cognats, 420 et suiv.; c'était un déshonneur & Rome de mourir sans héritiers : pourquoi,

Héritiers-siens. Ce que c'était, F, 420 ; dans l'ancienne Rome ils étaient tous appelés à la succession, màles et femelles, 421.

Herniques. Peuple belliqueux, II, s.

Bibernois, Chassés de leur pays, viennent disputer en France, II, 166.

Hiérarchie. Pourquoi Luther la conserva dans sa religion, tandis que Calvin la bannit de la sienne, I,

Himilcon, pilote carthaginois , 1 , 307.

Hinpolyte. Éloge de ce rôle dans la Phidre de Racine, I, 403.

Histoire, Les monuments qui nous restent de celle de France sont une mer, et une mer à qui les rivages même manquent, I, 510.

Histoire romaine. Moins fournie de faits depuis les empereurs : par quelle raison, II, 61.

Historiens. Trahissent la vérité dans les États libres, comme dans ceux qni ne le sont pas, 1 , 272, 273 ; doivent-ils juger ae ce gue les hommes ont fait, par ce qu'ils auraient dû faire ? 567 ; source d'une erreur dans laquelle sont tombés ceux de France, 508.

Hobbes. Son erreur sur les premiers sentiments qu'il attribue à l'homme,

I, 6; le nouvelliste ecclésiastique

f»rend pour des preuves d'athéisme es raisonnements que l'Auteur de V Esprit des Lois emploie pour détruire le système de Hobbes et celui de Spinosa, 593.

Hohoraspe (1'). Révéré parles Guèbres,

Hollandais. Profit qu'ils tirent du privilège exclusif qu'ils ont de commercer au Japon et dans quelques

TABLE ANALYTIQUE

autres royaumcw des Indes, 1, 219; font le commerce sar les errements des Portugais, SIS; c'est leur commerce qui ft donné quelque prix à la marchandise des Espagnols, a23.

. Voy. Hollande.

Hollande. Est une république fédérative, et par là regardée en Europe comme éternelle^ I, iio; cette république fédérative est ploa parfaite que celle d'Allema|i;ne : en quoi , 1 10 ; comparée comme république fédérative arec celle de Lycie, 113; ce que doivent faire ceux qui y représentent le peuple , 133 ; pourquoi n'est pas subjuguée par ses propres armées, i38; pourquoi le gouvernement modéré y convient mieux qu'un autre , 235 ; quel est son commerce, 2T5; dut son commerce k la violence et à la vexation.

277; fait tel commerce sur lequel elle perd et qui ne laisse pas de loi 6tre fort utile, 277; pourquoi les vaisseaux n'y sont pas si bons qu'ailleurs, 293; c'est elle qui, avec la France et l'Angleterre, fait tout le commerce de l'Europe, 320; c'est elle qui présentement règle le prix du cbange, 33i ; la douceur de son gouvernement en a fait un des pays les plus peuplés de l'Europe, II, 268 ; sa puissance, 285.

Hollande et Friss. N'étaient autrefois ni habitées, ni habitables, II, 103.

Homère. Quelles étaient de son temps les villes les plus riches de ia Grèce, 1 , 294 ; commerce des Grecs avant luij 295 ; justifié contre les censeurs, qui lui reprochent d'avoir loué ses héros de leur force, de leur adresse ou de leur agilité, II, 8 ; dispute sur ce poète, 169.

Homicides. Doit-il y avoir des asiles pour eux? I, 390, 391.

Hommee, Leur bonheur comparé avec celui des bêtes ,1,5; comme êtres physiques, sujets à des lois invariables; comme êtres intelligents, violent toutes les lois : pourquoi.

Comment rappelés sans cesse à Vubservation des lois, 5,6; quels ils seraient dans l'état de pure nature , 6; pour quelles causes se sont réunis en société. 7 ; changements que l'état de société a opères dans leur caractère, 7 ; leur état relatif à chacun d'eux eii parUcuHer, et relatif aux différents peuples quand ils out été en société, 7, S ; leur situation

déplorable ei vile dans les États despotiques , 25 ; leur vanité augmente a proporttoB au nombre de ceux qui vivent ensemble, S3; leur pen<^ant à abuser de leur pouvoir : aaites fiinesies de cette inclination, 128; «{uelle est la connaissance qui les intéresse le plus, i&8; leurs caractères et leurs passions dépendent des différents climats : raisons |Aysiques, 190 et suiv.; plus les caoses physiques les portent au repos , plus les causes morales doivent les en éloigner, i94 ; naissent tous ^nx :

l'esclavage est donc contre nature, 262 et suiv.; beauté et utilité de leurs ouvrages, 236 ; de leur nombre, dans le rapport avec la manière dont ils se procurent la subsistance, 237; ce qui les gouverne et ce qui forme l'esprit général qui résulte des choses qui les gouvernent, 364 ; leur propagation est troublée en mille manières par les passions, par les fantaisies et par le luxe, 349 et suiv.; oombien vaut un homme en Angleterre. Il y a des pays oh un horamer vaut moins aue rien, 858 ; sont portés à craindre ou à espérer : sont fripons en détail, et en gros de irèshonnêtcs gens; de là le plus oo le moins d'attachement qu'ils ont pour leur religion, 389; aiment, en matière de religion, tout ce qui suppose un effort; comme en matière de morale, tout ce qui suppose de a sévérité, 392; ont sacrifié leur indépendance naturelle aux lois politiques, et la commnnauié* naturelle des biens aux lois dviles : ce qui eo résulte, 4iS; il leur est plus aisé d'être extrèmemeui vertueux que d'être extrêmement sages, kiU; estce être sectateur de la reli^non naturelle que de dire que l'homme pouvait, à tous les instants, oublier son Créateur, et que Dieu l'a rappelé à lui par les lois de la religion 7 600; leur façon de penser sur le compte des femmes, II, t33; ne sont heureux que par la pratique de la vertu, histoire à ce sujet, 138 , 143 : ne savent quand ils doivent s'affliger ou se réjouir, 177; rapportent tout à leurs idées : faits singuliers qui le prouvent, 173 ; ne jugent des choses que par un retour secret qu'ils font sur eux-mêmes, 193; leur jalousie prouve qu'ils sont dans la d^p|eodance des fernooes, i9T ; se croient

TABLE ANALYTIQUE

ttn db)0t importent dans Punivert, 2t$; iuflu«nc« des passions sur ieors jugements, tf24; leur propre sûreté exige (qu'ils pratiquent la iustice : satisfaction qu'ils en re« tarent, Q%i ; la fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend malheureux. 380.

Hommes à bonnêi fortunes. Leur portrait, 11, 180 ; emploi qu'on leur destinerait en Perse, s'il y en avait,

Hommes libres. Qui on appelait ainsi dans les commeocements de la monarchie. Comment et sous qui ils msKbaient à la guerre, I, 520.

Hommes qui sont sotu la foi du roi.

C'est ainsi que la loi salique désigne ceux que nous appelons aujourd hui vassaux, I, 519.

Hongrie. La noblesse de ce royaume a souiaoQ la maison d'Autriche qui avait travaillé sans cesse à l'opprimer, I, 101 ; quelle sorte d'esclavage y est établi, 208 ; ses mines sont utiles , parce qu'elles ne sunt pas abondantes, 323 •

Honnête homme. Le cardinal de Richelieu Texclut de l'administration des affaires dans une monarchie, 1,33; ce qu'on entend par ce mot dans une monarchie, 28.

Honnêtes geiM. Ceux qu'on nomme ainsi tieunent moins aux bonnes maximes que le peuple, 1 , 86 ; portrait de ceux qui méritent ce nom, H, 178.

Honneur. Ce que c'est : il tient lieu de la venu dans les monarchie» . I , 23 , 24 ; quoique faux , il produit dans une monarchie les mêmes effets que s'il était véritable, 24; n'est point le principe des i^.tats despotiques , 24 ; quoique dé]^ndant de son propre caprice, il a des règles fixes dont il ne peut jamais s'écarter, 24;^8t tellement inconnu dans les Etats despotiques, que souvent il n*y a pas de mot pour l'exprimer, 24; serait dangereux dans un Ëtat despotique, 24; met des bornes à la puissance du monarque, 26: c'est dans le monde et non au collège que l'on en apprend les principes, 27; c'est lui qui fixe la qualité des actions dans une monarchie, 37 ; dirige toutes les actions et toutes les façons de penser dans utie monarchie. 28. 29; empêche Crilluu et d'Orte d'obéir à des ordres

injustes du monarque, 30; c'est lui qui conduit les nobles & la guerre ; c'est lui 9ui la leur fait quitter, 29; ses principales règles, 3o ; ses lois ont plus de force dans une monarchie que les lois positives, 30 ; bizarrerie de l'honneur, 50 ; tient lieu de censeur dans une monarchie, 63; c'e^t l'idole à laquelle les Français sacrifient tout, II, 330, 231. Yoy.

Point d'honneur.

Honneurs. C'est ainsi que l'on a nommé quelquefois les fiefs, t, 520.

Honneurs aivins. Quelques empereurs se les arrogent par des édita formels, II, 80.

Honorifiques. Voy. Droits honorifiques.

Honorius. Ce qu'il pensait des paroles criminelles, 1, i66 ; mauvaise loi de ce prince, 496, 497; obligé d'abandonner Rome et de s'eniuir à Ravenue, 11, 92.

Honte. Prévient plus de crimes que les peines atroces, 1 , 73: punit plus le père d'un enfant condamné au supplice , et vice versa, que toute autre peine, I, 8i.

Hôpitaux. Dans quelles circonstances ils sont utiles, usage qu'on en doit faire, I, 371, 372; la richesse d'un Etat n'empêche pas qu'ils ne soient nécessaires; sont perniclcieux dans un Etat pauvre, 372 ; leur destruction en Angleterre a contribué à y établir l'esprit de commerce et d'industrie, 372 ; mettent à Kome tout le monde à son aise, excepté ceux oui ont de l'industrie, qui cultivent les arts et les terres, ou qui font le commerce,

Hormisdas^ prince do Perse. Reçoit de Piocope la dignité de proconsul, 1,61.

Hortensius. Emprunta la femme de Caton, I, 416.

Hospital (Le chancelier de V). Erreur dans laquelle il est tombé, I, 498,

Hospitalité. C'est le commerce qui l'a bannie. I, 274; jusqu'à quel point observée par lès Germains, 275.

Huguenots. On s'est niai trouvé en France de les avoir fatigués, 11, 194.

Hugues Capet. Son avènement à la couronne fut un plus grand chan gement que celui de Pepin, I, 568, comment la couronne de France passa dans sa maison , 585 et suiv.

Humanité. C'est une des principales

TABLE ANALYTIQUE

▼ertuB dans toutes les religions, II, Huru ( les). Passent le Bosphore cimmérien, II, 83; servent les Romains en qualité d'auxiliaires, 95.

Ichthyophagei. Alexandre les avaitil tous subjugués? I, 297.

Iconocloutes, Font la guerre aux ima-

{;es, II, 105 ; accusés de magie par es moines, 105.

Idolâtres. Pourquoi ils donnaient à leurs dieux une figure humaine, II, Idolâtrie, Nous y sommes fort portés, mais nous n'y sommes point attachés^ I, 388 ; est-il vrai que l'auteur ait dit que c'est par orgueil que les hommes l'ont quittée? 614.

Idylles. Pourquoi elles plaisent, même

aux cens de qualité, II. 286.

Ignominie. Etait à Lacéoémone un si grand mal, qu'elle autorisait le suicide de celui qui ne pouvait l'éviter autrement. 1, 491.

Ignorance. Dans les siècles ob elle règne, l'abrégé d'un ouvrage fait tomber l'ouvrage même, I, 440; profonde où le clergé grec plongeait les laïques, II, 106. Ignorants. Croient se mettre au niveau des savants en méprisant les sciences, II, 306.

Iles. Les peuples qui les habitent sont plus portés à la liberté que ceux du continent, I, 235.

Iliade. Voy. Homère.

Illyrie (Rois (f). Extrêmement abattus

par les Romains, H, 2i.

Ilotes. Condamnés chez les Lacédémoniens à ragricullure, comme à une profession servile, I, 35.

Images (Culte des). Poussé à un excès ridicule sous les empereurs grecs, II, 104; effets de ce culte superstitieux, 105; les iconoclastes déclament contre ce culte. 106; Quelques empereurs l'abolissent : rimperatrice Théodora le rétablit, 106.

Imans. CheTsde mosquées, II, i45.

Immaums, II, 146.

Immeubles. Est-ce le genre de biens

le plus commode, II, 280.

Immortalité de l'âme. Ce dogme est utile ou funeste à la société , selon les conséquences que l'on en tire, 1, 383, 384; ce dogme se divise en trois branches, 384, 385.

Immunité. On appela ainsi d'abord le droit qu'acquièrent les ecdésiasii • ques de rendre leur territoire, l, Imfiériaux (Ornements). Plus respectés chez les Grecs, que la personne de l'empereur. II, lOi.

Impôts. Comment et par qui doivent être réglés dans un Etat libre, I, 137; peuvent être mis sur les personnes, sur les terres ou sur les marchandises, ou sur deux de ces choses, ou sur les trois à la fois. Proportions qu'il faut garder dans tous ces cas, i80 et suiv.; onjpeut les rendre moins onéreux en faisant illusion à celui qui les paye : comment on conserve cette illusion, 182 et suiv.; doivent être proportionnés à la valeur intrinsèque de la marchandise sur laquelle on les lève, 182; celui sur le sel est injuste et funeste en France, 182; ceux qui mettent le peuple dans l'uccasion de faire la fraude enrichissent le traitant, qui vexe le peuple et ruine l'Etat, 182; ceux qui se perçoivent sur les différentes clauses des contrats civils sont funestes au peuple et ne sont utiles qu'aux traitants :

ce qu'on y pourrait substituer, 182, 183; l'impôt par tête est plus naturel a la servitude, celui sur la marchandise est plus naturel à la iiberté, 185; pourquoi les Anglais en supportent de si énormes, 208; c'est une absurdité que de dire que plus on est chargé d'impôts, plus oo se met en état de les pa>er , 354 ; rendent le vin fort cher à Paris, II, 163.

Imprimerie. Lumières qu'elle a répandues partout, II, 102.

Impuissance. Au bout de quel temps on doit permettre à une femme de répudier son mariage, I, 498.

Impureté. Comment ce crime doit être puni. Dans quelle classe il doit être rangé, I, 1 59.

Inceste. Raisons de l'horreur que cause ce crime, dans ses différent:; degrés à tous les peuples, I, 410.

Incidents. Ceux des procès tant civils que criminels se décidaient par la voie du combat judiciaire, T, 45 1 .

Incontinence. Ne suit pas les lois de la nature .- elle les viole, 1, 223.

Incontinence publique. Est une suite du luxe, I, 92.

Indemnité. Est due aux particuliers, quand on prend sur leurs fonds

TABLE ANALYTiaUE.

Siour bâtir un édifice public, ou pour aire un grand chemin, I, 4i3 ,

Indemnité (Droit d*). Son utilité. La France lui doit une partie de sa prospérité : il faudrait encore y augmenter ce droit, 1, 393.

Jndts. On s'y trouve très-bien du gouvernement des femmes : cas o(i ou leur défère la couronne à Texclusion des hommes, I, 95; pourquoi les derviches y sont en si çrand nombre, 195; extrême lubricité des femmes indiennes : causes de ce désordre, 322; caractère des différents peuples indiens, 25tf; pourquoi on n'y a jamds commerce, et on n'y commercera jamais qu'avec de l'argent, 289; comment et par où le commerce s'y faisait autrefois, 286 et suiv.; pourquoi les navires indiens étaient moins vîtes que ceux den Grecs et des Romains, 392, 293 ; comment et par où on y faisait le commerce après Alexandre, 299 et suiv., 311 et suiv.; les anciens les croyaient jointes à l'Afrique (Mir une terre inconnue, et ne regardaient la mer des Indes que comme un lac, 304; leur commerce avec les Romains était-il avantageux, 3 12 et

* suiv.; projets proposés par l'auteur sur le commerce qu'on y pourrait faire, 323 ; si on y établissait une religion, il faudrait, quant au nombre des fêtes, se conformer au climat, 386 ; le dogme de la métempsycose y est utile : raisons physiques, 386 ; préceptes de la religion de ce pays, ^ui ne pourraient pas être exécutes ailleurs, 387; jalousie que l'on y a pour la caste : quels y sont les successeurs à la couronne, 405 ; pourquoi les mariages entre oeaufrère et belle-sœar y sont permis, 413; de ce que les femmes s'y brûlent , s'ensuit-il qu'il n'y ait pas de douceur dans le caractère des Indiens, 6ii.

Indiens. Raisons physiques de la force et de la faiblesse qui se trouvent tout à la fois dans le caractère de ces peuples. 1, 198 ; font consister le souverain bien^dans le repos : raisons physiques et inconvénients de ce système , 193 ; conséquences gui résultent pour leurs mariages, de la douceur de leurs lois, 20l ; la croyance où il« sont que les eaux du Gange sanctiQent ceux qui meurent sur ses

bords esttrèft-pemicieuiie, 381 ; conséquences qu'ils tirent du dogme de l'immortalitié de l'àme, 385 ; leur religion inspire de l'horreur aux castes les unes pour les autres, 385 ; raison singulière qui leur fait détester les manométans , 385 ; ceux des pays froids ont moins de divertissements que les autres : raisons physiques ,

Indus, Gomment les anciens ont fait usage de ce fleuve pour le commerce, I, 296, 297.

Industrie, Moyens de l'encourager, I, 195; celle d'une nation vient de sa vanité, 255; c'est le fonds qui rapporte le plus, II, 250.

Infanterie, Dans les armées romaines était, par rapport à la cavalerie, comme de dix à un. Il arrive par la suite tout le contraire, II, 86, 87.

/nformafiotM. Quand commencèrent à devenir secrètes, I, 473.

Inainus. Quelles femmes pouvaient gpouser à Rome, I, 364.

Injures. Méprisées parles sages, 1, 598.

Inquisiteurs. Persécutent les juifs plutôt comme leurs propres ennemis que comme ennemis de la religion, 1, 398. Voy. Inquisition.

Inquisiteurs d'Etat. Leur utilité à Venise, I, 14, 15, 47; durée, compétence de cette magistrature, 15; pourquoi il y en a Venise, i3i; moyen de suppléer à cette magistrature despotique, 132.

Inquisition. A tort de se plaindre de ce qu'au Japon on fait naouiir des chrétiens à petit feu, I« 397 ; son injuste cruauté démontrée dans des remontrances adressées aux inquisiteurs d'Espagne et de Portugal, S97 et suiv.; sa conduite envers les juifs,

397 ; sa violence, S97; fait jouer aux chrétiens le rôle des Dioclétiens et aux juifs celui des chrétiens, 397,

398 ; est contraire à la religion de Jésus-Christ, à l'humanité et & la justice, 397 et suiv. ; nuit aux progrès de la vérité , 398; ne doit pa»

faire brûler les juifs parce qu'ils ne veulent pas feindre une abjuration et profaner nos mystères, 398 ; ne doit pas faire mourir les juifs, parce qu'ils professent une religion que Dieu leur a donnée, et qu'ils croient qu'il leur donne encore. 398 ; déshonore un siècle éclaire comme le nôtre et le fera placer par la postérité au nombre oes siècles barbares,

tàsle analytique.

S9d, S99; par^ dui, cononent établie. Ce tribunal est insopportable dans loute surte de gouveroement, 408; abus injustes de ce tribunal, 408 ; ses lois ont toutes été tirées de celles des Wisigoths, que le cierge avait rédigées et que lea moiaes n*ont fait que copier, 431 ; sa façon de procéder, 11, 160, l6l ; attache ment des Espagnols et des Portugais pour ce tribunal, ai8; elle demande pardon à tous ceux qu'elle eoYoie à laniort^2l8.

hisinvatton. Le droit d'insinuation est funeste aux peuples et n'est utile qu'aux traitants, I. I8'i.

Instilutes. CeUes de Justinien donnent une fausse origine de l'escia- Tag;e, 1,202.

JnsMutiofiê. Règles que doÎTent se prescrire ceux qui en voudront faire de nouvelles, I, 33 ; il v a des cas oit les institutions singulières peuvent être bonnes, 83.

Insulaires. Voy. lUt,

Insulte. Un monarque doit toujours s'en abstenir : preuves par faits, I,

Insurrection. Ce que c'était, et quel avantage en retiraient les Cretois, 101, t02; on s'en sert en Pologne avec bien moins d'avantage que l'on ne faisait en Crète, t02.

Intérêt. Ost le plus grand monarque de la terre, II, 249.

Intérêts. Dans quels cas l'État peut diminuer ceux de Pargent qu'il a emprunté : usage qu'il doit faire du profit de celte diminution, I, 342, 343 ; il est juste que l'argrai prêté en

f produise , 343 et suiv. ; pourquoi es intérêts maritimes sont plus forts que les autres, 4iO; de ceux qui sont stipulée par contrat, 344.

Voy. Usure.

Interprétation des lois. Dans quel gouvernement peut être laissée aux juçes, et dans quel gouvernement doit leur être interdite, I, i6.

Interprètes. M'ont fait qu'embrouiller rFcriture, 11, 282.

Intolérance. Ce dogme donne beaucoup d'atiacbemeot pour une rcli< gion qui ren»ei|B^e, !, 389.

Intolérance polittque. V&r qui intro-

' duite dans le monde, 11,326.

In truste. Explication de celte expression mal entendue par Bignon et Ducange, I. S34.

Invalides {Hétel des). II, 22S.

IwMuiona des barbares du nord dan»

Vtmpire. 11,17, 78, 91 '«causes de ces invasions, 78; pourquoi il ne a'en fait plus, 78.

Irimeiie. Uoyaume presque désert, U, 255, 256.

Irlande. Les mo^reng qu'on y a employés pour rétablksseaient d'une manufacture devraient servir de modèle à tous les autres peuples pour encourager l'industrie, 1, 195; état dans lequel l'Angleterre la contient. 269-

Isaa4i l'Ange. Outra la clémence,!, 8i,

Jsis. C'était eo son honneur que les Êgyptieoa épousaient leurs sœurs, I,

Isménie (Arsace et). Histoire orientale, U, 339.

Ispakan. Aussi grand que Paris , 11, 152: causes de sa dépopulation, 259 ; les colonies n'y ont jamais réussi,

Italie. Sa situation vers le milieu du règne de Louis \1V contribua à la grandeur relative de la France, I, 114, 115; il y a moins de liberté dans ses républiques que dans nos monarchies : pourquoi . 131 ; causes et inconvénients de la multitude des moines, 195; la lèpre y était avant les croisades , f97 ; pourquoi les navires n'y sont pas si bous qu'ailleurs, 292; son commerce fut ruiné par la découverte du cap de Bonne- Espérance, 3i8; loi contraire au bien du commerce dans certains Etats d'Italie, 341; la liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur t;uût y est m<*ins raisonnable qu'ailleurs , 353 ; était pleine de petius peuples, et regorgeait d'habitants avant les Romains, 858; les hommes et les femmes y sont plutôt stériles que dans le Nord, 364; l'usage de l'écriture s'y conserva maigre la barbarie qui le fil perdre partout ailleurs : c'est ce qui empêcha les coutumes de prévaloir s(fr les lois romaines dans les pays de droit écrit, 440, 441 ; Tusage du combat judiciaire y fut porté par les Lombarde, 449, 450; on y suivit le code de Jusiinien dès qu'if fut retrouvé, 482, 483 ; pourquoi ses lois féodales sont différentes de celles de Frauce, 509; poitrail de ses divers hubiiauis , lors de la naissance de Kome, II, 5; dépeuplée par le

TABLE ANALYTIQUE

transport du siège de l'empire en Orieui* SO; mali^ré U rareté du numéraire les empereurs en exigent toujours les mêmes tributs, 81 ; l'armée d'Italie s'approprie le tiers de cette région, 92, 98; la gène dans laquelle les femmes y sont retenues paraît un excès de libwié aux Orientaux, 151 ; la petitesse de la plupart de ses États rend ses princes les martyrs de la souveraineté, 343, 244; leurs pays sont ouverts au premier venu , 243, 244; l'Italie moderne ne présente que les débris de l'ancienne, 255 ; fut originairement peuplée par la Grèce, 278 ; n'a plus des attributs de la souveraineté qu'une vaine politique, 285. Voy. Rome, Romains.

Ivrognwie. Pourquoi les peuples du Nord y sont adonnés, 1, 196 ; elle est partout en rapport avec le froid et l'humidité du climat, 1, 196.

Jacques h'. Pourquoi fit des lois somptuaires en Aragon ; quelles elles turent, I, 86.

Jacques II, roi de Majorque. Paraît être le premier qui ait créé une partie publique, 1, 476.

Jalousie. 11 y en a de deux sortes, 1, 223; singularité de celle des Orientaux, 11, 131 ; celle des bummes prouve combien ils dépendent des femmes, 197.

Jaloux. Leur sort en France ; il y en a peu dans ce pays ; pourquoi, II,

Janicule, Voy. Mont Janiculê.

Jansénistes désignés. Il, 154.

Japhet raconte, par l'ordre de Mahomet, ce qui s'est passé dans l'arche de ^oé, II, 147.

Japon. Les lois y sont impuissantes parce qu'elles sont trop sévères, I, 74 ; exemple des lois atroces de cet empire, 168 ; pourquoi la fraude y est on crime capital, i83, 184; est tyrannisé par les lois, 201; pertes que lui cause sur son commerce le privilège exclusif qu'il a accordé aux Hollandais et aux Chinois, 279; pourquoi le commerce lui est utile, 386; quoiqu'un homme y ait plusieurs femmes, il n'y a que les enfants d'une seule qni soient légitimes, 351 ; il y natt plus de lilles que de garçons : il doit donc être plus peuplé que l'Europe, 354 ; cause phy-

sique de la grande population deoet empire, 355 : sévérité des lois, conséquence de la nullité du dogme, 380; il y a toujours dans son sein un commerce que la guerre ne ruine pas, 382; pourquoi les religions étrangères s'y sontetabliesavec tant de facilité, 389; lors de la persécution du christianisme, on s'y révolta plus contre la cruauté des supplices que contre Is durée des peines, 396; on y est autant autorisé à faire mourir les chrétiens à petit feu que l'inquisition à faire brûler les juifs, 397 ; c^est l'atrocité du caractère des peuples et la soumission rigoureuse que le prince exige à ses volontés qui rendent la religion chrétienne si odieuse dans ce pays, 399; on n'y dispute jamais sur la relifsion : toutes, hors celle des chrétiens, y sont indifférentes,

Japonais. Leur caractère bizarre et atroce; quelles lois il aurait fallu leur donner, I, 75; exemple de la cruauté de ce peuple, 75: ont des BuppUces qui font frémir la pudeur et la nature, 168; l'atrocité ae leur caractère est la cause de la rigueur de leurs lois; détail abrégé de ces lois, 201 ; conséquences funestes qu'ils tirent du dogme de l'immortalité de l'àme, 384 ; tirent leur origine des Tartares. Pourquoi sont tolérants en failde religion, 390. Voy.

Japon.

Jean et Àleœis Comnène. Bepoussent les Turcs jusqu'à PËuphrate, II,

Jésuites. Leur ambition; leur éloge par rapport au Paraguay, I, 32; pensée sur les jésuites , II , 462 ; attaquèrent Montesquieu, 513.

Jeu. Au Japon, un homme qui hasarde de l'argent au jeu est puni de mort, I, 74; il est très en usage en Europe, II, 189 ; ce n'est chez les femmes qu'un prétexte dans leur jeunesse; c'est une passion dans un ftge plus avancé, 190.

Jeu de fief. Origine de cet usage, I, 587, 588.

Jeunesse. Il y a des femmes qui ont l'art de la rétablir sur un visage décrépit, II, 192.

Jiuai de hasard. Pourquoi défendus ches les moAulnians, 190.

Joseph et Arsène se disputent le siège de Constant! nople : opiniâtreté de leurs partisans, II, 109.

TABLE ANALYTIQUE

Joueur. C'est un élat en Europe, II,

Joueuse*. Leur portrait, II, 189.

Journaux;. Flattent la paresse, II, 251 ; devroient parler des livres anciens, aussi bien que des nouveaux, 251; sont ordinairement très-ennuyeux, pourquoi, 252.

Jugements. Comment se prononçaient à Rome , I, 66 ; comment se prononcent en Angleterre, 96; manières dont ils se forment dans les différents gouvernements, 66 et suiv. ; ceux qui sont rendus par le prince sont une source d'abus, 69 ; ne doivent être dans un Etat libre qu'un texte précis de la loi : inconvénients des jugements arbitraires, iS2; détail des différentes espèces de jugements qui étaient en usage à Rome, 149 et suiv. ; ce que c'était que fausser le jugement, 460 et suiv. ; en cas de partage, on prononçait autrefois pour l'accuse ou pour le débiteur, ou jpour le défendeur, 462; quelle en était la formule dans les commencements de la monarchie , 524; ne pouvaient jamais, dans les commencements de la monarchie, être rendus par un homme seul, 524.

Jugement de 2a croto;. Etabli parChariemagne, limité par Louis le Débonnaire, et aboli par Lothaire, I, 450.

Juger. C'était dans les mœurs de nos pères la même chose que combattre, I, 463.

Juger (Puissance de). A qui doit être confiée dans un État libre, I, I3l ; comment peut être adoucie, 131 et suiv.; dans quel cas peut être unie au pouvoir législatif, i36.

Juges. A Rome, la corruption du principe du gouvernement corrompt les juges, I, 103, 149 et suiv.; dans quels corps doivent être pris dans un Etat libre, 131; doivent, dans un Etat libre, être de la condition, de l'accusé, 132; ne doivent point dans un Etat libre avoir le droit de faire emprisonner un citoyen qui peut répondre de sa personne : exception, 132; se battaient, au commencement de la troisième race, contre ceux qui ne s'étaient point soumis. à leurs ordonnances,

451, 452; terminaient les accusations intentées devant eux, en ordonnant aux parties de se battre,

452, 453; quand commencèrent à juger seuls, contre l'usage constam-

ment observé dans la monarcbie , 483, 484 ; ne cherchaient autrefois la vérité que par la voie des enquêtes, 485; étaient les mêmes personnes quelesraUiimburges et leséchevins, 524; leurs occupations; leurs fatigues, II, 208; doivent se défier des embûches que les avocats leur tendent, 208. Yoy. Juger.

Juges de la question. Ce que c'était à Rome, et par qui ils étaient nommés, I, 66.

Juges royaux. Ne pouvaient autrefois entrer dans aucun fief, pour y faire aucunes fonctions, I, 530, 531.

Jugurtha. Les Romains le somment de se livrer lui-même à leur discrétion, II, 31.

Juifs (ancteru). Loi qui maintenait l'éRalité entre eux, I, 89; quel était Pobjet de leurs lois, 129 ; leurs lois sur la lèpre étaient tirées de la pratique des Égyptiens, i97; leurs lois sur la lèpre auraient dû nous servir de modèle pour arrêter la commu- .

nication du mal vénérien, 197, i98 ; la férocité de leur caractère a quelquefois obligé Moïse de s'écarter dans ses lois de la toi naturelle, 2t3 ; comment ceux qui avaient plusieurs femmes devaient se comporter avec elles, 220 ; étendue et durée de leur commerce, 291 ; leur religion encourageait la propagation, 367 ; pourquoi mirent leurs asiles dans des villes, plutôt que dans leurs tabernacles ou dans leur temple, S9i; pourquoi avaient consacré une certaine famille au sacerdoce, 39 1, 392; ce fut une stupidité de leur part , de ne pas vouloir se défendre contre leurs ennemis le jour du sabbat, 405.

Juifs (modernes). Chassés de France bous un faux prétexte, I , I6l ; sont inventeurs des lettres de change,si5, 3i6; l'ordonnance qui, en 1745, les chassaitde Moscovie, prouve que cet Etat ne peut cesser d'être desootique, 340; pourquoi sont si attaches à leur religion, 389 ; réfutation du raisonoement qu'ils emploient pour persister dans leur aveuglement, 397 ; i*inquisition commet une très-grande injustice en les persécutant, 397 et suiv.; leur puissance dans la (iaule méridionale empêcha les lois des Wisigoths de s'y établir, 438 ; traités cruellement par les Wisigoths, 500; lèvent les tributs en Turquie et y sont persécutés par les

TABLE ANALYTIQUE

bacbas. H, 14«; seront menés au grand trot en enfer par les Turcs, 165 ; regardent le lapin comme un animal immonde, 175; 11 yen a partout oh il y a de l'argent , 194 ; sont partout usuriers, et opiniâtrement attachés à leur religion : pourquoi , 194 ; calme dont ils JouisBent actuellement ea Europe, 194; regardent les chrétiens et les mabométans comme des juifs rebelles, i94; leurs livres semblent s^élever contre le dogme de la prescience absolue, 210 ; pourquoi toujours renaissants, quoique toujours exterminés, 264; n*ont pu se relever de leur destruction sous Adrien , 266 ; prêtent une grande vertu aux unulettes et aux talismans, 298; leur religion est la mère du christianisme et du mabomctisme, 194.

Julia (La loi). Établit une peine contre l'adultère, I, 91 ; avait rendu le crime de lèse-majesté arbitraire,

Julien l'Apostat. Par une fausse combinaison, causa une affreuse famine à Antiocbe^ I, 329; on peut, sans se rendre complice de son apostasie, le regarder comme le prince le plus digne de gouverner les hommes , 378 ; à quel motif il attribue la conversion de Constantin, 379 ; homme simple et modeste, Il , 80 ; service que ce prince rendit à l'empire, sous Constantius, 82; son armée poursuivie par les Ar^es : pourquoi, 84.

Julien (Le comte). Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujet?, I, 176; pourquoi entreprit de perdre sa patrie et son roi ,

Julien (Didiûs), proclamé empereur par les soldats, est ensuite abandonné, II, 72.

Jurisconsultes. Ceux de Rome se sont trompés sur l'origine de l'esclavage , 1 , 202 ; leur nombre accablant^ H , 242; ils ont fort peu de justesse dans l'esprit, 242.

Jurisdiction civile. C'était une des maximes fondamentales de la monarchie française , que cette jurisdiction résioait toujours sur la même tête que la puissance militaire: et c'est dans ce double service que l'auteur trouve l'origine des jus* tices seigneariales^ I, 528 et sniv.

Jurisdiction ecclésiastique. Nécessaire

dans une monarchie, I, I6; nous sommes redevables de son établissement aux idées de Constantin sur la perfection, 366; ses entreprises sur la jurisdiction laie, 48i ; flux et reflux de la jurisdiction ecclésiastique et de la jurisdiction laie, 481 et sniv.

Jurisdiction laie, Voy. Jurisdiction ifcclésiastique.

Jurisdiction royale. Comment elle recula les bornes de la jurisdiction ecclésiastigue et de celle des seigneurs ; Dien que causa cette révolution, 481 et suiv.

Jurisprudence, Causes, inconvénients et remèdes de ses variations dans une monarchie,!, 63 ; ses variations sous le seul rè^ne de Justinien, II, 98 ; d'où pouvaient provenir ces variations, 98.

•Jurispruamce française. Consistait toute en procédés au commencement de la troisième race, 451, 452 ; quelle était celle du cumbat judiciaire^ 455 et suiv.; variait du temps de samt Louis, selon la différente nature des tribunaux, 468 et suiv.; comment on en conservait la mémoire, du temps où l'écriture n'était point en usage, 472; comment saint Louis en introduisit une uni-

. forme par tout le royaume, 480 ; lorsau'elle commença à devenir un art, tes seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, 483, 484 ; pourquoi l'auteur n'est pas entré dans le détail des changements insensibles qui en ont formé le corps, 487*

Jurisprudence romaine. Laquelle de celle de la républic[ue ou de celle des empereurs était en usage en France, du temps de saint Louis, I,

Justice. Ses rapports sont antérieurs aux lois, I, 4, S ; il ne doit jamais être permis de se la faire soi-même, 14; les sultans ne l'exercent qu'en l'outrant, 419 ; précaution que doivent prendre les lois qui permettent de se la faire à soi-même, 496 ; nos pères entendaient par rendre la justice, protéger le coupable contre la vengeance de l'offensé, 529 ; ce que nos pères appelaient rendre la justice : ce droit ne pouvait appartenir qu'à celui qui avait le fief, à l'exclusion même du roi ; pourquoi, 530 ; le droit de rendre la justice confié

TABLE ANALYTIQUE

par Tempereur Claude à ses oiBciers, II, 67 ; sa déKnition, 224 ; elle est la même pour tous les êtres, 224; l'intérêt et les passions la cachent

Suelquefois aux hommes, 224; nous evons l'aimer indépendammeni de toutes considérations et de toutes conventions : notre intérêt l'exige, 224, 225 ; celle qui gouverne les nations comparée à celle qui gouveriie les particuliers, 234 et suiv.

Jmtice divine. A deux pactes arec les hommes, !, 409 ; parait incompatible avec la presciehce. Il, 209.

Justice humaine. H*& qu^nn pacte avec les hommes, I, 409.

Jwtices sei§neuriale8. Sont nécessaires dansune monarcliie, 1, 16; dequi ces tribunaux étaient composés :

comment on appelait des jugements (jui s'y rendaient, 460; de quelle qualité que fussent les seigneurs, ils jugeaient en dernier ressort sous la seconde race toutes les matières qui étaient de leur compétence : qnelle était cette compétence, 464 ; ne ressortissaient point aux missi domi' nici, 464, 465; pourquoi n'avaient pas toutes du temps de saint Louis la même jurisprudence, 469, 470; l'auteur en trouve l'origine dans le double service dont les vassaux étaient tenus dans les commencements de la monarchie, 523 et suiv.; justices en usage chez les Germains et chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l'empire romain . 523 et suiv.: ce qu^on appe~ lait ainsi dtt teinps de nos pèi-eS, 529 et suiv. ; d'où vient le principe qui dit qu'elles sont patrimoniales en France , 53î ; ne tirent point leur origine des affranchissements que les rois et les seigneurs firent de leurs serfs, ni de l'usurpation des seigneurs sur les droits de la couronne : preuves , 531, 533 et suiv. ; comment et dans qrtel temps les lïglises commencèrent à en posséder, 532 et suiv.; étaient établies avant la fin de la seconde race, 533 et suiv. ; où trouve-t-on la preuve, au défaut des contrats originaires de concession , qu'elles étaient originairement attachées aux fiefs? 535.

Ju$tinien. UfLux qu'il causa à l'empire en faisant la fonction déjuge, I, 69 ; pourquoi le tribunal quMl établit chez les Laziens leur parut insupportable, 252; coup qu'il porta à la pro-

pagation, 36T ; aH^il raison d^appeler • barbare le droit qu'ont les màies de fluceéder au préjudice des tilles, 404; en permettant au mari de reprendre sa femme , condamnée pour adultère , songea plus à la religion qu'à la pureté des mœurs, 407 ; loi sur les femmes qui se remarient pendant l'absence de leur mari, dont elles n'ont point de nouvelles, 407; en permettant le divorce, pour entrer en religion , s'éloignait entièrement des pnncipes des lois civiles, 407, 40g; s'est trompé sur la nature des testaments fyer œs et libraniy 423; contre l'esprit de tontes les anciennes lois , accorda aux mères la silecession de leurs enfants, 438; ôta jusqu'au moindre vestige du droit ancien touchant les successions, 429 ; temps de la publication de son code, 482, 483; comment son droit fut apporté en France : autorité ' qu'on lui attribua dans les diSérentes provinces, 483 ; la découverte de son Digeste opéra des changements dans les tribunaux, 482, 483 ; loi inutile de ce prince, 498 ; sa compilation n'est pas faite avec assez de choix, SOO ; entreprend de reconquérir sar . les barbares l'Afrique et l'Italie, II, 03, 94 ; emploie utilement les Huns,

95 ; ne peut équiper contre les Vandales que cinquante vaisseaux , 95 ; tableau de son règne, 96 ; ses conquêtes ne font qu'afféfiblir l'empire,

96 ; épouse une femme prostituée : empire qu'elle prend sur lui, 96, 97; idée que nous ea donne Procope, 97, 96; dessein imprudent qu'il conçut d'etterminer tous les hétérodoxes, 98; diirisé de sentiments avec l'impératrice, 98, 99; fait construire une prodigieuse quantité de forts , 99. Yoy. Code,

Kan des Tartares. Comment il est

proclamé ; ce qu'il devient quand il

est vaincu, t, 24 t.

Kouli-Kan, Sa conduite à l'égard de

ses soldats après la conquête des

Indes, II, 19.

Kur. C'est le seul fleuve en Perse qui

soit navigable, I, 387.

LatfiiéfMHB. Sir quel original les lois de œtio république avaient été ce-

TABLE ATfALYTIQUE.

jpiées, I, 31 ; la Mgesse de ses lois la mit en état de résister aux Macédoniens ploB longtemps qae les auiroe ^llea de la Grèce, 3i et^suiv. ; on y pouvait ^Muser aa sœar utérine et non sa soBiir consanguine, 89; tons les vieillards y étaient censeurs, 4S; différence essentielle entre cette république et celle d'Athènes, quant à la subordination aux magistrats, 48; les éphores y maintenaient tous les états dans l'égalité, 47 ; vice essentiel dans la constiintion de cette république, 66 ; ne sufesista longtemps que parce qu'elle n'étendit point son territoire, 105 ; quel était l'objet de son gouvernement, 129 ; prise par les anciens pour une monarchie , 140 ; c'est le seul État où deux rois aienU été supportables , i4i ; excès de liberté et d'esclavage en même temps dans cette répuDlique, 156; pourquoi les esclaves y ébranlèrent legiHivernement, 211; état injuste et cruel des esclaves dans cette république, 213; pourquoi Faristocralie s'y établit plutôt qu'à Athènes, 233 ; les mœurs y donnaient le ton, 2S4; les magistrats seuls y réglaient les maùriages, 362; les ordres du magistrat y étaient totalement absolus , 491 ; rignominie était le pins grand des maltieurs, et la faiblesse le plus gnand des crimes, 491; on y exeriçalt les enfants au larcin ; et l'on ne punissait que ceux qui se laissaient surprendre en flagrant délit, 494, 495; ses usages sur le vol svaient été tirés de Crète, et furent la source des lois romaines s»r \% même matière, 494 et sniv. ; ses Ims sur le vol étaient bonnes pour élte et ne valaient rien ailleurs, 496; état des affaires de cetie république, après la défaite entière des Carthaginois par les Romains, II, 2i ; cette répn - Dliqne ne composait qu'une famille, Ml.

tacédéméniêns. N'augmentent point le tribut des ilotes ; pourquoi, T, 1 79; lexirhameur et leur carsctère étaient oppoiaés & ceux des Athéniens , 2S5 ; •«e n'était pas pour invoquer la peur, que ee peuple belliqueux lui avait élevé un autel, 374.

Lamas. Comment justffletit la loi qui chez eux permet à une fenime d'avoir plusieurs maris, 1, 218. 219.

£aocfctttm. Sa doctrine entraîne trop dans la vie contemplative, I, 379.

Laquais. |.«ur corps est le séminaire des grands seigneurs, H, 240.

Latines (ynUs). Coluiies d'Aibe : par qui fondées, II, 5.

Latins. Peuple belliqueux, II, 5.

Law. Bouleversement que son ignorance pensa causer,!, 17 ; danger de son système, 17; son système fit diminuer le prix de l'argent, 328; la loi par laquelle il défendit d'avoir chez soi au' delà d'une cenaine somme en argent, était injuste et funeste. Celle de césar, qui portait la même défense, était juste et sage, 490; fausse opulence que son système procure à la France : bouleversemenli, qu'il occasionne dans les fortunes , II , 287 ; histoire allégorique de son système, 296 et suiv.

Lasiens. Pourquoi le tribunal que Justinien établit chez eux leur parut insupportable, 1, 2S2.

Légion romaine. Comment elle était armée, II, 6 ; comparée avec la phalange macédonienne, 22; quarantesept légions établies par Sylla, dans divers endroits de l'Italie, 46 ; celles d'Asie toujours vaincues par celles d'Europe, 73; levées dans les provinces : ce qui s'ensuivit , 73 ; retirées par Constantin des bords des grands fleuves, dans l'intérieur des provinces : mauvaises suites de ce changement, 82.

Législateurs. En quoi les plus grands se sont principalement signalés, I, 11 ; doivent conformer le^irs lois au principe du gouvernement, S6; ce qu'ils doivent avoir principalement en vue, 71 ; suites funestes de leur dureté, 73, 74; comment doivent ramener les esprits d'un peuple qud des peines trop rigoureuses ont rendu atroce, 75; comment doivent user des peines pécuniaires et des )[»efnes eorpereiles, SD; ont plus besoin desagesse dans les pays chauds et surtout aux Indes, que dans nos climats , 193 ; les mauvais sont ceux qui ont favorisé le vice du climat; les bMis Sont ceux qui ont lutté eon< tre le climat, 194; belle règle qu'ils doivent suivre, 212; doivent forcei^ la nature du climat, quand il viole la loi naturelle des deux sexes ,223 ; doivent se conformer à l'esprit d'une nation, quand il n'est pas contraire à l'efi)prit du gouvernement, 254; ne doivent point ignorer la difiérence qui ae treuv« entre les vices moraux

eu

TABLE ANALYTIQUE

et les vices politiques, 257 ; règles

2a'ils doivent se prescrire pour un tat despotique, 257 ; comment quelques-uns ont confondu les principes qui gouvernent les hommes, 359 et saiv. ; devraient prendre Selon pour modèle, 263; doivent, par rapporta la propagation , régler leurs vues sur le climat, 356, 357 ; sont obligés de faire des lois qoi combattent les sentiments naturels mêmes , 426 ; comment doivent introduire les lois uiiles qui cho(]uent les préjugés et les usages généraux, 478; de quel esprit doivent être animes, 48S; leurs lois se sentent toujours de leurs passions et de leurs préjugés, SOI ; où ont-ils appris ce qu'il faut prescrire pour gouverner les sociétés avec équité? 601 ; règles qu'ils auraient dû suivre, II, 2i9.

Législateurs romains. Sur quelles maximes ils réglèrent Tusure après la destruction de la république , I , 348, 349.

Législatif (Corps). Doit- il être longtemps sans être assemblé? 1 , 134 :

doit- il être toujours assemblé? i34; doit-il avoir la faculté de s'assembler lui-même? i35; quel doit être son pouvoir vis-à-vis de la puissance exécutrice, 134 et suiv.

Législative (Puissance), Yoy. Puissance législative.

Legs. Pourquoi la loi Yoconienne y mit des bornes, I, 424.

Lenitivum, Il , 302.

Léon, Son entreprise contre les Vandales échoue, II , 95, 96; successeur de Basile, perd par sa faute la Tauroménie et V\\e de Lemnos , i07.

Lépide. L'injustice de ce triumvir est une grande preuve de l'injustice des Romains de son temps, 1, 1 70 ; paraît en armes dans la place publique de Rome, Il , 52; l'un des membres du second triumvirat, 55; exclu du triumvirat par Octave, 56.

Lèpre, Dans quel pays elle s'est éten • due, 1, 197.

Lépreux, Étaient morts civilement par la loi des Lombards, 1, 197.

Lèse-majesté (Crime de). Précautions que Ton doit apporter dans la puni- qi tion de ce crime, 1, 162; lorsqu'il ai est vague, le gouvernement dégénère en despotisme ; exemple des emi)ereurs romains, 163; n'avait point lieu sous les bons empereurs, quand il n'était pas direct, i«4 ; ce que c'est

proprement, suivant Ulpien, 16S ; les pensées ni les paroles ne doivent point être regardées comme faisant partie de ce crime, 165, 166; quand, et dans quels gouvernements les écrits doivent être regardés comme crimes de lèse-majesté, 167 ; calomnie dans ce crime, 1 68 ; il est dangereux de le trop punir dans une république, 169; ce que les Anglais entendent par ce mot. Il , 246u

Lettres anonymes. Sont odieuses et ne méritent attention que quand il s'agit du salut du prince, 1, 174.

Lettres de cha^e. Epoque et auteurs de leur établissement , I, 316, 3i7; c'est & elles que nous sommes redevables de la modération des gouvernements d'aujourd'hui et de 1 anéantissement du machiavélisme, 317 ; ont ramené la probité dans le commerce, 317.

Lettres de Montesquieu, 11, 480.

Lettres de grâce. Leur utilité dans une monarchie,!, 79.

Lettres pers€mBS,\\^ 125.

Lsudes, Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous appelons vassaux : leur origine , 1 , 519 et suiv.; par qui étaient menés à la guerre, et qui ils y menaient , 523 ; pourquoi leurs arrière-vassaux n'étaient pas menés à la guerre par les comtes, 523; étaient des comtes dans leurs seigneuries, 524. Voy.

Vassaux.

Leuvigilde. Corrigea les lois des Wisijgoths, III, 189.

Lévitique. Nous avons conservé ses dispositions sur les biens du clereé, excepté celles qui mettent des bornes à ces biens, 1, 392.

Libelles, Yoy. Écrits,

Liberté, Chacun a attaché à ce mot l'idée qu'il a tirée du gouvernement dans lequel il vit, I, i28 ; on a quelquefois confondu la liberté du peuple avec sa puissance , 128 ; juste idée que l'on doit se faire de la liberté, 128, 129, 4i7; on ne doit pas la confondre avec l'indépendance, 128; elle ne réside pas plus essentiellement dans les républiques au'aillenrs, 128, 129; constitution e gouvernement unique qui peut l'établir et la maintenir, 128, 129 ; elle est plus ou moins étendue, suivant l'onjet particulier que chaque État se propose, iS9v 130 ; existe principalement en Angleterre, 129 ei

TABLE AiSALYTiaUË.

suiv.; il n'y en a point dans les Etats où la puissance législative et la puissance exécutrice sunt dans ki même main , 130; il n'y en a point lorsque la puissance de jut^er est réunie à la législative et à r exécutrice, 130; ce qui la forme dans son rapport avec la constitution de l'État» 156, 157 ; considérée dans le rapport qu'elle a avec le citoyen ; eu quoi elle consiste, 157 ; sur quoi est principalement fondée, iliS; un homme qui dans un pays où l'on suit les meilleures lois criminelles possibles , est condamné à être pendu, et doit l'être le lendemain, est plus libre qu'un bâcha nu l'cJt en Turquie, 158 ; comment on en suspend l'usage dans une république , 170; on doit quelquefois, même dans les États les plus libres, jeter un voile sur la liberté, 170; des choses qui l'attaquent dans la monarchie, 173; ses rapports avec la levée des tributs et la grandeur des revenus publics , 178, 184; est mortellement attaquée en France , par la façon dont on y lève les impôts sur les boissons, 181, 182; l'impôt qu'elle souffre le mieux estcelui sur les marchandises , 185 ; quand on en abuse pour rendre les tributs excessifs, elle dégénère en servitude ; et l'ou est obligé de diminuer les tributs, 186 ; causes physiques qui font qu'il y en a plus en Europe que dans toutes les autres parties du monde, 229; se conserve mieux dans les montagnes qu'ailleurs, 233 ; les terres sont cultivées eu raison de la liberté, et non de leur fertilité , 234 ; se maintient mieux dans les lies que dans le continent, 235; convient dans les >ays formés par l'industrie des lommes, 235; celle dont jouissent es peuples qui ne cultivent point es terres est très-grande, 238, 251; es Tartares sont une exception à la règle précédente: pourquoi, 240; est très-grande chez les peuples qui n'ont pas l'usage de la monnaie, 239; exception à la rèi^le précédente , 240 ; de celle dont jouissent les Arabes, 240 ; est quelquefois insupportable aux peuples qui ne sont pas accoutumés a en jouir : causes et exemples de cette bizarrerie, 253 ; est une partie des coutumes du peuple libre , 265 ; effets bizarres et utiles qu'elle produit en Angleterre,

MONTESQUIEU II

265 et suiv.; facultés que doivent avoir ceux qui en jouissent , 267 ; celle des Anglais se soutient quelquefois par les emprunts de la nation, 268 ; ne s'accommode guère de la politesse, 271 ; rend superbes les nations qui en jouissent : les autres ne sont que vaines, 272; ne rend pas les historiens plus véridiquës que l'esclavage : pourquoi, 272, 273; est naturelle aux peuples du Nord, qui ont besoin de beaucoup d'activité et d'industrie pour se procurer les biens que la nature leur refuse :

elle est comme insupportable aux peuples du midi , auxquels la nature donne plus qu'ils n'ont besoin, 287, 288; est acquise aux hommes par les lois politiques : conséquences qui en résultent, 413; on ne d9it point décider par ces lois ce qui ne doit l'être que par celles qui concernent la propriété : conséquences de ce principe, 4l3; dans les commencements de la monarchie française , les questions sur la liberté des particuliers ne pouvaient être jugées* que dans les placites du comte, et non dans ceux de ses ofBciers, 523; elle fait naître l'opulence et contribue à la population, II, 268.

Liberté civile. Epoque de sa naissance à Rome. I, 173. '

Liberté de sortir du royaume. Devrait être accordée à tous les sujets d'un État despotique, I, 177. 178-

Liberté d'un citoyen. En quoi elle consiste, I, 130, 157 et suiv.; il faut quelquefois priver un citoyen de sa liberté pour conserver celle de tous.

Cela ne se doit faire que par une loi particulière etautheiitique :exem-

ftle tiré de l'Angleterre, 170, 171; ois qui y sont favorables dans la republique, i7i; un citoyen ne la peut vendre, pour devenir esclave d'un autre, 203.

Liberté du commerçant. Est fort çènée dans les États libres , et fort étendue dans ceux où le pouvoir est absolu, I, 280.

Liberté du commerce. Est fort bornée dans les Étals où le pouvoir est absolu, et fort libre dans les autre-^ , T, 280.

Liberté philosophique. En quoi elle consiste, l, 157.

Liberté politique. En quoi elle consiste, 1, 157; époque de sa naissance à Rome, 173.

TABLE ANALYTIQUE

Libre arbitre. Paraît incompatible avec la prescience, II, 210.

lÀeutincMê. Celui du jage représente les anciens prud'hommes, qo*il était obligé de consulter autrefois, I, 4»4.

Ligne de démarcation. Par gui et pourquoi établie ; n'a pas eu heu, I, SIS.

lÀgiiêt contre les Romains ; rares :

pourquoi, II, 26.

limitée posées par la nature même à certains États, II, 23.

IÀ<MM{M. le comte de), président des nouvellistes. II, 277.

Littéralewa. Peu de cas qu'eu font les j>bilosopbes, H, 305.

Ltvius (Le censeur M.). Nota trentequatre tribuns tout à la fois. H, 38.

lÀifbume. Ville la plus florissante de l'Italie, H, 151.

Livres. Immortalisent la sottise de leurs auteurs, II, 201 .

Livrés originaux. Uespect qu'on doit avoir pour eux, 11, 201.

Xods et ventes. Origine de ce droit, I,

Loi Acilia. Les circonstances oh elle a été rendue en font une des plus sages lois qu'il y ait, I, 76.

Loi de Gondebaud. Quel en était le caractère, I, 435.

Loi de Valentinien. Permettant la poly^mie dans l'empire : pourquoi ne réussit pas, 1, 217.

Loi des XII tables. Pourquoi imposait des peines trop sévères, I, 76 ; dans quel cas admettait la loi du talion , 80; changement sage qu'elle apporta dans le pouvoir de juger à Rome, 151; ne contenait aucune disposition touchant Pusure, 346; à qui elle déférait la («uccession, 470 et suiv.; pourquoi permettait à un testateur de se choisir tel ciioyen qu'il jugerait à propos pour son héritier, contre toutes les précautions que l'on avait prises pour empêcher les biens d'une famille de passer dans une autre, 42i; est -il vrai qu'elle ait autorisé le créancier à couper par morceaux le débiteur insolvable? 488; la différence qu'elle mettait entre le voleur manifeste et le voleur non manifeste n'avait aucune liaison avec les autres lois civiles des Romains ; d'où cette disposition avait été tirée, 494 ; comment avait rectifié la disposition par laquelle elle permettait de tuer un

voleur qui se mettait en défense, 496 ; était un modèle de prècisioa,

Zot du Talion. Yoy. Talion.

Loi Gabinienne. Ce que c'était, C, 347.

Loi Oppienne. Pourquoi Caton fit des efforts pour la faire recevoir ; quel était le but de cette loi, I, 424,

Loi Papvienne. Ses dis(K>sitiuns touchant les mariages, 1, 409. 410 ; dans quel temps, par qui et aans quelle vue elle fut faite, 427.

Zot Porcia. Comment rendit sans ap> plication celles qui avaient fixé des peines, 1, 77.

Zot salique. Origine et explication de celle que nous nommons ainsi, I, 242 et suiv.; disposition de cette loi touchant les successions, 242 , 243 ; s'explique par celles des Francs ripuaires et des Saxons, 245; c'est elle qui a affecté la couronne aux mâles exclusivement, 246; c'est en vertu de sa disposition que tous tes frères succédaient également à la couronne, 247; elle ne put être rédigée qu'après que les Francs furent sortis de la Germanie, leur pays, 429; les rois de la première race eu retranchèrent ce qui ne pouvait s'accorder avec le christianisme, et eu laissèrent subsister tout le fùoA, 43t; le clergé n'y a point mis la maiu comme aux autres lois barbares, et elle n'a point admis de peines corporelles, 431 ; tarif des sommes Qu'elle imposait pour la punitiuii es crimes : distinction afnigeaole qu'elle mettait à cet égard entre les Francs et les Romains, 432, 433, 452; ne fut jamais reçue dans le pays de l'établissement des Goihs.

435; différence capitale entre elle et celle des Wisigoths et des Bourgoi-

fpons, 434, 435, 443; n'avait point ieu en Bourgogne : preuve, 435; pourquoi acquit -elle une autorité presque générale dans le pays des Francs , tandis que le droit rooiain s'y perdit peu à peu ? 434 ; comment cessa d'être en usage chez les Français. 439 ; on y ajouta plusieurs capitulaires, 44o; étant persounelle seulement, ou territoriale seulement, ou l'une et l'autre à la fois, suivantles urconstances; c'estcette variation qui est la source de nos coutumes, 442; n'admit point l'usage des preuves négatives, 443; n'admit point la preuve i)ar le corn-

TABLE ANALYTIQUE

bat judiciaire, 444; admettait la preuve par l'eau bouillante : tempérament dont elle usait pour adoucir la rigueur de cette cruelle épreuve, 445; pourquoi tomba duos roubli, 451 ; combien adjugeait de composition à celui à qui on avait reproché d'avoir laissé son bouclier, 454; appelle hommes qui sûntsotu la foi du roi ce que nous appelons vassaux^ 519.

Loi Valérienne. Quelle en fut Toccasion; ce qu'elle cuotenait, I, 72,

Loi Voconienne. Comment on trouva dans les formes judic iaires le moyen de l'éluder, 1, 425 ; par quels degrés ou parvint à l'abolir tout à fait, 428 ; cas oii la loi Pappienne en fit cesser la prohibition en faveur de la propagation , 428 ; sacrifiait le citoyen et l'homme, et ne s'occupait que de la république, 426; était-ce une injustice, dans celte loi, de ne pas permettre d'iiiïitiiucr une femme héritière, pas même sa fille unique,

Lois. Leur définition, I, 4; tous les êtres ont des lois relatives à leur nature, 4, 5; dérivent de la raison primiiive, 4; celles de la création sont les mêmes que celles de la conservation ,4,5; entre celles qui gouvernent les êtres intelligents , il y en a qui sont éternelles, 4, 5; la loi qui prescrit de se conformer à celles de la société dans laquelle on vit est antérieure à la loi positive, 5 ; sont suivies plus constamment par le monde physique que par le monde intelligent : pourç^uoi, 5; les êtres intelligeuis ne suivent pas toujours les leurs, 5, 4i i ; considérées dans le rapport que les peuples ont entre eux. forment le droit des gsns; dans le rapport qu'ont ceux qui gouvernent avec ceux qui sont gouvernés, forment le droit politique; dans le rapport que tous les citoyens ont entre eux, forment le droit civil , 7, 8 ; les rapports qu'elles ont entre elles ,8,9; l^ur rapport avec la force défensive, I, 109; ce que les luis doivent faire par rapport k l'esclavage, 208; diverses sortes de celles qui gouvernent les hommes : i» le droit naturel ; 2» le droit divin ; 3" le droit ecclésiastique ou canonique; 4« le droit des gens; S" le droit po-

litique général : 6» le droit politique particulier ; 7« le droit de conquête ; 8'* le droit civil ; 90 le droit domestique , 400 et SUiv. ; LE SALUT DU

PEUPLE EST LA SUPRÊME LOI : Conséquences qui découlent de cette maxime, 4i8; la définition des lois, telle aue la donne Montesquieu, détruit le système de Spinosa, 592 et suiv ; n'ont jamais plus de force que quand elles secondent la passion dominante de la nation pour qui elles sont faites, II, 14; les lois de Uome ne purent prévenir sa perte : pourquoi, 42 ; plus propres à son agrandissement qu'à sa conservation. 42, 43 ; ont-elles leur application a tous les cas ? 208 ; règles suivant lesquelles elles auraient dft être faites, 219; on doit se déterminer difficilement à les abroger, 220.

Lois agraires. Sont utiles dans une démocratie, I, 84; au défaut d^art, sont utiles à la propagation , 356 ; pourquoi Cicéron les regardait comme funestes, 4i3; par qui faites à Rome, 421 ; pourquoi le peuple ne cessa de les demander à Rome, 422.

Lois barbares. Doivent servir de modèle aux conquérants, I, ii7;lois des Saliens, Ripuaires, Bavarois, Allemands , Thuringiens , Priions , Saxons , Wisigolhs , Bourguignons et Lombards, 429, 430; u'etaieni point attachées à un certain territuire; elles étaient toutes person- Belles, 432; comment on leur substitua les coutumes, 441 ; en quoi diSeraietit de la loi salique , 443 , 444 ; celles qui concernaient les cri-, mes ne pouvaient convenir qu'à des peuples simples, 444; admettaient toutes, excepté la loi salique, la preuve par le combat singulier, 444 ; on y trouve des énigmes à chaouo pas, 452; les peines Qu'elles infligeaient aux criminels étaient toutes pécuniaires , et ne demandaient point de partie publique, 474; pourquoi roulent presque toutes sur les troupeaux. 505 ; pourquoi sont écrites en latin , et dans un latin particulier, 515; pourquoi ont fixé le prix des compositions ; ce prix y est réglé avec une précision et une sagesse admirables, 526, 527.

Lois civiles. Celles d'une nation peuvent diflicilement convenir à une autre, 8; doivent être propres aux peuples pour qui elles sont faites, 8,

TABLE ANALYTIQUE'

et SUIT. ; pourquoi Montesc^uien n'a point séparé les lois civiles des lois politujiaes , 9 ; quelles sont celles qui dérivent de la nature du gou- Ternement, 9 et suiv.; où doivent être déposées dans une monarchie, 17: la noblesse et le conseil da prince sont incapables de ce dépôt, 17; doivent être relatives tant au principe qu'à la nature du gouvernement, 18. 50; différents degrés de simplicité qu'elles doivent avoir dans les différents gouvernements, 62 et suiv.; dans quels gouvernements et dans quels cas on en doit suivre le texte précis dans les jogemens, 66 ; à force d'être sévères , elles deviennent impuissantes : exemple tiré du Japon, 74 ; dans quels cas et pourquoi elles donnent leur confiance aux hommes, 79 ; peuvent régler ce qu'on doit aux autres, non tout ce qu'on se doit à soi-même, 90 ; sont tout à la fois clairvoyantes et aveugles; quand et par qui leur rigidité doit être modérée, 136; les prétextes spécieux que l'on emploie pour faire paraître justes celles qui sont les plus injustes , sont la preuve de la dépravation d'une nation, 170; doivent être différentes chez les différents peuples, suivant qu'ils sont plus ou moins communicatifs , i97; de celles des peuples qui ne cultivent point les terres , 338; celles des peuples qui n'ont pas l'usage de la monnaie , 239 ; anelle est celle des Germains d'où Von a tifé ce que nous appelons la loi salique , 242 et suiv.; celles des Tartares au sujet des successions, 242; considérées dans le rapport qu'elles ont avec les principes qui forment l'esprit général, les mœurs et les manières d'une nation, 250 et suiv.; combien, pour les meilleures lois , il est nécessaire que les esprits soient pré- Earés, I, 252, 253 ; gouvernent les ommes concurremment avec le climat, les mœurs, etc.: de là naît l'es- Srit général d'une nation, 253, 254; ifférence entre leurs effets et ceux des mœurs, 257, 259 ; ce que c'est , 258 ; ce n'est pas par leur moyen que l'on doit changer les mœurs et les manières d'une nation, 258; ce ne sont point les lois qui ont établi les mœurs, 259; comment doivent être relatives aux mœurs et aux

manières , 263 ; comment peavent contribuer à former les mœurs, les manières et le caractère d'une nation , 265 et suiv. ; considérées dans le rapport qu'elles ont avec le nombre des habitants, 357; celles qui fout regarder comme nécessaire ce qui est indifférent, font regarder comme indifférent qui est nécessaire, 380; sont quelquefois obligées de défendre les mœurs contre la religion, 381; rapport qu'elles doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, 400, 418 et suiv.; ne doivent point être contraires à la loi naturelle, exemples, 4oi et suiv.; règlent seules les successions et le partage des biens, 404» 405 ; seules, avec les lois politiques, décident, dans les monarchies flurement électives, dans quels cas a raison veut que la couronne soit déférée aux enfants ou à d'autres, 404, 405 ; seules, avec les lois politiques, règlent les droits des bâtards, 405 ; leur objet, 406 ; dans quels cas doivent être suivies lorsqu'elles permettent, plutôt que celles de la religion qui défendent, 408; cas où elles dépendent des mœurs et des manièi*es, 4i2 ; leurs défenses sont accidentelles, 412; les hommes leur ont sacrifié la communauté naturelle des biens ; conséquences qui en résultent, 413 ; sont te palladium de la propriété, 4i3 ; il est absurde de réclamer celles de ouelque peuple que ce soit, quand il^agit de régler la succession à la couronne, 4i5: il faut examiner si celles qui paraissent se contredire sont du même ordre, 416; ne doivent point décider les choses qui dépendent du droit des gens, 4 17; on est libre quand ce sont elles qui gouvernent, 4i7; leur puissance et leur autorité ne sont pas la même chose, 4i9; il y en a a'un ordre particulier q^ui sont celles de la police, 419; il n'est pas impossible qu'elles n'obtiennent une grande partie de leur objet, quand elles sont telles qu'elles ne forcent que les honnêtes gens à les éluder, 426, 427; de la manière de les composer, 488, 495, soo, soi ; celles qui jpar&lssent s'éloigner des vues du leîg;islateur y sont souvent conformes. 488, 4S9 ; de celles qui choquent les vues du législateur, 489; exemple d'une loi qui est

TABLE ANALYTIQUE

en contradiction avec elle-même, 489 ; celles qui paraissent les mêmes n'ont pas toujours le même effet ni le même motif, 490, 493; nécessité de les bien composer, 490; celles qui paraissent contraires dérivent quelquefois du même esprit, 492; de quelle manière celles qui sont diverses peuvent être comparées, 492; ne doivent point être séparées de Tobjet pour lequel elles sont faites, 494; dépendent des lois politiques : pourquoi, 495; ne doivent point être séparées des circonstances dans lesquelles elles ont été faites, 495; il est bon quelquefois qu'elles se corrigent elles-mêmes, 495; précautions que doiYent|.apporter celles qui piermettent ae se faire justice à soi-même, 496 ; comment doivent être composées quant au style et quant au fond des choses, 496 et suiv.; leur présomption vaut mieux que celle de l'homme, 499; on n'en doit point faire d'inutiles :

exemple tiré de la loi Falcidie, 499 ; c'est une mauvaise manière de les faire par des rescrits comme faisaient les empereurs romains : pourquoi, 500; est-il nécessaire qu'elles soient uniformes dans un État, 500 ; se sentent toujours des passions et des préjugés du législateur, 501.

1,0X9 civiles des Français, Leur origine et leurs révolutions, I, 429 et suiv.

Lois civiles sur les fiefs. Leur origine, I, 590.

Lois (clergé). Bornes qu*elles doivent nietire aux richesses du clergé, 1, 393, 393.

Lois (climat). Doivent exciter les hommes à la culture des terres dans les climats chauds : pourquoi , I , 194; leur rapport avec la nature du climat, 190 et jsuiv.; de celles qui ont rapport aux maladies du climat , 197; la confiance qu'elles ont dans le penple est différente selon les climats , 20i ; comment celles de l'esclavi^e civil ont du rapport avec la nature du climat, 201 et suiv.

Lois (commerce). Des lois dans leur rapport avec le commerce, I, 273- 286 ; de celles qui emportent la confiscation de la marchandise, 2&i ; de celles qui établissent la sûreté du .commerce, 282; des lois dans leur rapport avec les révolutions du com> merce, 286-324 ; des lois du commerce aux Indes, 317 et suiv.; lois

foudamentalesda commerce de l'Europe, 319 et suiv.

Lois (conspiration). Précautions que l'on doit apporter dans les lois qui regardent la révélation des conspirations, 1, 169.

Lois cornéliennes. Leur auteur, leur cruauté, leurs motifs, I, 77.

Lois criminelles. Les différents degrés de simplicité qu'elles doivent avoir dans les différents gouvernements, 1 , 64, 65; combien elles étaient imparfaites à Gumes, à Rome sous les premiers rois, en France sous les premiers rois, 157 ; la liberté du citoyen dépend principalement de leur bonté, 157; un homme qui, dans un £tat où l'on suit les meilleures lois criminelles qui soient possibles, est condamné à être pendu et doit l'être le lendemain, est plus libre qu'un bâcha en Turquie, 158 ; comment on peut parvenir à faire les meilleures qu'il soit possible, 158 ; doivent tirer chaque peine de la nature du crime, 158 et suiv.; ne doivent punir que les actions extérieures, 162 et suiv.; le criminel qu'elles font mourir ne peut réclamer contre elles, puisque c'est parce qu'elles le font mourir qu'elles lui ont sauvé la vie à tous les instants, 203; des lois criminelles en matière de religion , 396; celle qui permet aux enfants d'accuser leur père de vol on d*adultère est contraire à la nature , 402 ; celles qui sont les plus cruelles peuvent-elles être les meilleures?

Lois d'Angleterre, Ont été produites en partie par le climat, 1, 26S et suiv. Voy. Angleterre,

Lois de Crête. Sont l'original sur lequel on a copié celles de Lacédémone, I,

Lois de la Grèce. Celles de Minos, de Lycurgue et de Platon, ne peuvent subsister que dans un petit Etat, I, 33 ; ont puni, ainsi que les lois romaines, l'homicide de soi-même, sans avoir le même objet, 491; source de plusieurs lois abominables de la Grèce, 495.

Lois de la morale. Quel en est le principal effet, I, 6.

Lois de l'éducation. Doivent être relatives aux principes du gouvernement, 1, 27 et suiv.

,Lois de Lycurgue. Leurs contradictions apparentes prouvent la gran-

TABLE ANALYTIQUE

denr de son génie, I, 31 ; ne pouvaient subsister que dans un petit $tat, 33.

Lois de Moue. Leur sagesse au sujet des asiles, t, 39i.

Lois de Penn, Comparées avec celles de Lycurgue, I, 32.

Lois de Platon, Etaient la correction de celles de Lacédémone, I, 3i.

Lois des Bavarois. On y ajouta plusieurs capiiulaires : suites qu'eut cette opération, I, 440.

Lois des Bourguignons. Sont assez judicieuses, I, 432; comment cessèrent d'être en usage chez les Français, 439.

Lois des Germains. Leurs caractères, I, 429 et suiv.

Lois des Lombards. Les changements qu'elles subirent furent plutôt des additions que des changements, I, 430; sont assez judicieuses, 4SI; on y ajouta plusieurs capitulaires :

suites qu'eut celte opération, 440.

Lois ( despotisme). Il n'y a poiat de lois fondamentales dans les États despotic]ues,l, n; quelles sont celles qui dérivent de l'Etat despotique, 17, 18; il en faut un très-petit nombre dans un État despotique, 51 ; la volonté du prince est la seule loi dans les États despotiques, 5l, 52 ; causes de leur simplicité dans les Etats despotiques, 64; celles qui ordonnent aux en&nts de n'avoir d'autre profession que celle de leur père, ne sont bonnes que dans un Etat despotique, 88.

Lots des Saxons. Causes de leur dureté,!, 431.

I/)is des Wisigoths. Furent refondues

{)ar leurs rois et par le clergé. Ce fut e clergé qui y introduisit les peines corporelles, qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbares aujiquelles il ne toucha point, T;43i; c^estde ces lois qu'on t été tirées toutes celles de l'inquisition :

les moines n'ont fait que les copier, 43 1 ; sont frivoles dans le fonds et gigantesques dans le style, 431 ; triomphèrent en Espagne; et le droit romain s'y perdit, 437; une loi des Wisigoths fut transformée en capitulaire par un compilateur, 438; comment cessèrent d'être en usage chez les Français, 439 ; l'ignorance de l'écriture les a fait tomber en Espagne, 441.

Lois divines. Rappellent sans cesse

/ l'homme à Dieu, qu'il aurait oablié à tous les instants, I, 0 ; c^est un grand principe que les lois divines sont d'une autre nature que les lois humaines, 400 ; 1** elles sont invariables ; 2* leur principale force vient de ce qu'on croit la religion, 4oo,

Lois domestiques. On ne doit point décider ce qui est de leur ressort par les lois civiles, I, 416.

Lois du mouvement. Sont invariables, 1,4.

Lois (égalité). Loi singulière qui, en introduisant l'égalité, la rend odieuse, I, 40.

Lois ( esclavage). Comment celles de l'esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat, f, 301 ; ce qu'elles doivent faire, par rapport à l'esclavage, 208; comment celles de l'esclavage domestique ont du rapport avec celles du climat, 216 et soiv.; comment celtes de la servitude politique ont du rapport avec la nature du climat, 227 et suiv.

Lois {Espagne). Absurdité de relies qui ont été faites sur l'emptoi de l'or et de l'argent, I, 322, 323.

Lois féodales. Ont pu avoir des raisons pour appeler les mâles à la succession, à l'exclusion des flties, I, 404; quand la France commenoi à être plutôt gouvernée parles lois féodales que par les lois politiques, 439 ; quand s'établirent, 439; théorie de ces lois, dans le rapport qu'elles ont avec la monarchie, SOI, S44; leurs sources, 502.

Lois {France). Les anciennes lois de France étaient parfaitement dans l'esprit de la monarchie, I. 72 ; ne doivent point en France gêner les manières : elles gêneraient les vertus, 254; quano commencèrent en France à plier sous l'autorité des coutunoes, 442.

Lois (Germains). Leura différents caractères, I. 429.

Lois humaines. Tirent leur principal avantaj^ de leur nouveanté, 1, 401.

Voy. Lois divines.

Lois (Japon). Pourquoi sont si sévères au Japon, T, 74, 201 ; tyrannisent le Japon, 257 ; punissent au Japon la moindre désobéissance ; c'est ce qui a rendu la religion ctarétieniie odieuse, 399.

Lois juliennes. Avaient rendu le crime de lèse-majesté arbitraire, I, 164;

TABLE ANALYTIQUE

ce que c'était, 360; on n'en a pins que d68 fragments : oti se trouvent ces fragments : détail de leurs dispositions contre le célib.>.t, 36 ( Lois (liberté). De celles qui forment la liberté publique, dans son rapport avec la constitution, 1, 128 ; de celles qui forment la liberté politiqne, dans son rapport avec le citoyen, 156 et suiv ; comment forment la liberté du citoyen, 157 ; paradoxe sur la liberté, 158 ; authenticité que doivent avoir celles qui oriveniun seul citoyen de sa liberté, lors même que c'est pour conserver celle de tous, 170, 171 ; de celles qui sont favorables à la liberté des citoyens dans une république, 171 ; de celles qui peuvent mettre un peu de liberté dans les Etats despotiques, 176; n'ont pas pu mettre la liberté des cit(9ens dans le commerce, 203 ; peuvent être telles, que les travaux les plus pénibles soient faits par des hommes libres et heureux , 206 , Lois (mariage). Ont dans certains pays établi divers ordres de femmes légitimes, I, 351 ; dans quels cas il faut suivre les lois civiles, en fait de mariage, plutôt que celles de la religion, 409 etfuiv.; dans auels cas les lois civiles doivent régler les mariages entre parents; dans quels cas ils le doivent être par les lois de la nature, 409 et suiv.; ne peuvent ni nedoiventpermettre les mariages incestueux, 4i2j permettent ou défendent les mariages, selon qu'ils riraissent conformes ou contraires la loi <le nature dans les différents IMiys, 412.

Lois (mœurs). T^s lois touchant la pudicilé sont du droit naturel, I, 'i09,' leur simplicité dépend de la bonté des mœurs du peuple, 263; comment swveni les mœurs , 263 , lois (monarchie). Arrêtent les entreprises tyraniiiquesdes monarques, I, 14; la monarchie a pour base les lois fondamentales de lËtat, 16, 19 ; lofs qui dérivent du gouvernement mo- «aréique, 16 et suiv.; doivent dans une monarchie avoir un dépôt fixe , 17; tiennent lieu de vertu cans une monarchie, 22; jointes à l'honneur, produisent dans une monarchie le même effet que la vertu, 23 ; l'honneur leur donne la vie dans une

monarchie, 24; comment sont relatives à leur principe dans une monarchie, 48 et suiv.; doivent-eiles contraindre les citoyens d'accepter les emplois ? 59 ; le monarque rie peut les enfreindre sans danger, 69; leur exécution dans la monarchie fait la sûreté et le bonhenr du monarque, 173, 174; doivent menacer, et le prince encourager, i?5.

Lois (m oignais). Leur rapport avec l'usage de la monnaie, 1, 854 et suiv.

Loti naturelles. Règles pour les discerner d'avec les autres, 1,6; quelle est la première de ces lois : son importance, 6 ; quelles sont les premières dans rordre de là natnre même, I, 6, 7 ; obligent les pères à nourrir leurs enfants : mais non pas à les faire héritiers, 404 et suiv.; c'est par elles qu'il faut décider, dans les cas qui les regardent, et non par les préceptes de la religion, 405 ; oans quels cas doivent r%ler les mariages entre parents; dans quels cas ils doivent l'être par les lois civiles, 410 et suiv.; ne peuvent être locales, 4i2; leur défense est invariable. 412; est-ce un crime de dire que la première loi de la nature est la paix, et que la plus importante est celle qui prescrit à l'homme ses devoirs envers Dieu.' 599 et suiv.

Lois (Orient), Raisons physiques de leur immutabilité en Oriental, 193.

Lois politiques. Leur principal effet, I, 6; celles des peuplesii qui n'ont

f)oini l'usage de la monnaie, 239; a religion chrétienne veut que les hommes aient les meilleures, qui sont possibles. 373 ; principe fondamental de celles qui concernent la religion. 395 ; elles seules, avec les lois civiles, règlent les successions et le partage des biens, 404 ; seules, avec les lois civiles, décident dans les monarchies purement électives, dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enRinta ou à d'autres, 404, 405; seules, avec les lois civiles règlent les successions des bâtards. 4o5; les hommes leur ont sacrifié leur indépendance naturelle, 4l3 et suiv.; règlent seules la succession à la couronne, 4 14, 415 ; ce n'est point par ces lois que l'on doit décider ce qui est du droit des gens, 417 et suiv.;

TABLE ANALYTIQUE

celle ({uifjpar quelçiue circonstance, détruit rÉtat, doii être changée, 418 et suiv.; les lois ciTîies en dépendent : pourquoi, 495.

Loti positives. Leur origine, I, 7,8; ont moins de force dans une monarchie que les lois de l'honneur.

Lois {religion ). Quel en est l'effet principal, 1,6; quelles sont les principales qui furent faites dans le but de la perfection chrétienne, 366; leur r4>port avec la reli^on établie dans chaque pays, considérée dans »es pratiques et en elle-même, 373 et soiT.; la religion chrétienne yeuc que les hommes aient les meilleures lois civiles qui soient possibles, 373 ; celles d'une religion qui n'ont pas la perfection pour objet, doivent 6tre des conseils et non des préc«ptes,377; celles d'une religion, quelle qu'elle soit, doivent s'accorder avec celles de la morale, 377; comment la force de la religion doit s'appliquer à la force des lois, 380 et

. suiv.; ne peuvent pas réprimer un peuple dont la religion ne promet que des récompenses et point de peines, 381 ; comment corrigent quelquefois les fausses religions, 881 : comment les lois de la religion ont l'efifet des lois civiles, 383 ; du rapport qu'elles ont avec l'établissement de la reli^on de chaque pays, et sa police extérieure^ 388 et suiv.; il faut dans la religion des lois d'épargne, 394 ; comment doivent être dirigées celles d'un Ëtat qui tolère plusieurs religions, 395 ; dans quels cas les lois civiles doivent être suivies lorsqu'elles permettent, plutôt 3ue celles de la religion qui aéfenent, 408 ; quand doit- on, à l'égard des mariages, suivre les lois civiles plutôt que celles de la religion, 409 et suiv.

Lois (république). Celles qui établissent le droit de suffrage dans la démocratie sont fondamentales, 1,9; quelles sont celles qui dérivent du gouvernement républicain, et premièrement de la démocratie, 9 et suiv.; par qui doivent être faites dans une démocratie, 13; quelles sont celles qui dérivent du gouvernement aristocratique,i3 et suiv.; qui sont ceux qui les font et qui les font exécuter dans l'aristocratie, 13 , 14; avec quelle exactitude elles doivent être

maintenues dans une républiqoe, 19 ; modèles de celles qui peuvent maintenir l'égalité dans une démocratie, 38; doivent dans une aristocratie être de nature à forcer les nobles de rendre justice au peuple, 46; de leur cruauté envers les dénitears dans la républic[ue, 172.

Lois ripuaires. Fixaient la majorité & quinze ans, I, 249; les rois de la première race en ôtèrent ce qui ne pouvait s'accorder avec le christianisme et en laissèrent tout le fond, 430 ; le clergé n'y a point mis la main, et elles n'ont point admis de peines corporelles, 430; comment cessèrent d'être en usage chez les Français, 439 et suiv.; se contentaient de la preuve négative : en quoi consistait cette preuve, 448.

Lots romaines. Histoire et causes de leurs révolutions, I, 76 et suiv. ; cel- . les qui avaient pour objet de maintenir les femmes dans la frugalité, 93 ; la dureté des lois romaines contre les esclaves rendit les esclaves plus à craindre^ 21 1 et suiv.; humanité de leurs lois sur les naufraees, 315; comment on éludait celles contre l'usure, 346 et suiv.; me* sures {qu'elles avaient prises pour prévenir le concubinage , S5l ; pour la propagation de l'espèce , 359 et suiv. ; touchant Texpositiott des enfants, 368 et suiv.; sur les successions, 42o et suiv.; sur les testaments, 432, 423; les premières ne restreignant pas assez les richesses de» femmes laissèrent une porte ouverte au luxe : comment on chercha à y remédier, 424; comment se perdirent dans le domaine des Francs et se conservèrent dans celui des Goths et des Bourguignons, 434 et suiv. ; pourquoi sons la première race le clergé continua de se gouverner par elles, tandis que le reste des Francs se gouvernait par la loi sali-

2ue , 434 ; comment se conservèrent ans le domaine des Lombards, 437; comment se perdirent en Espagne, 437 et suiv. ; subsistèrent dans la Gaule méridionale, quoique proscrites par les rois wisigoths : pourquoi, 438; pourquoi, dans les pays de droit écrit, elles ont résisté aux coutumes, 440; révolutions qu'elles ont essuyées dans les pays de droit écrit, 442, 443; comment résistèrent, dans les pays de droit écrit, à

TABLE ANALYTIQUE

l'ignorance qui fit p^rir partout ailleurs les lois personnelles et territoriales, 442, 443 ; pourquoi tombèrent dans l'oubli, 45i etsuiT.; saint Louis les fit traduire : dans quelle vue , 478; motifs de leurs dispositions touchant les substitutions. 491; quand et dans cruels cas elfes ont commencé à punir le suicide, 491 et suiT. ; punissaient par la déportation, on même par la mort, la négligence et l'impériiie des médecins, 495 ; celles du Bas-Empire font parler les princes comme des rhéteurs, 490 ; précaution que doivent prendre ceux qui les lisent, 500; ont pris en France la place de celles du pajfs, II, 242. Voy. Drotc romain, Ro' mains, Rome,

Lois sacrées. Arantages qu'elles procurèrent aux plébéiens à Rome, I,

Lois (sobriété). De celles qui ont rapport à la sobriété des peuples, f, 196 et saiT. ; règles que l'on doit suivre dans celles qui concernent l'ivrognerie, 199.

Lois somptuaires. Quelles elles doivent être dans une démocratie, I, 83 ; dans une aristocratie , 84 ; il n'en faut point dans une monarchie, 85 et suiv. ; dans quels cas sont utiles dans une monarchie, 86 ; règles qu'il faut suivre pour les admettre ou pour les rejeter, 86 ; quelles elles étaient chez les Romains, 93.

Lois {suicide). De celles contre ceux qui se tuent eux-mêmes, 1, 24.

Lots (terrain). Leur rapport avec la nature du terrain , 1 , 233-252 ; lois pour la sûreté du peuple moins nécessaires dans les montagnes qu'ailleurs, 233 ; se conservent plus aisément dans les lies que dans le continent, 235 ; doivent être plus ou moins multipliées dans un Etat, suivant la façon dont les peuples se procurent leur subsistance, 236.

Lombards. Avaient une bonne loi en faveur de la pudeur des femmes esclaves, I, 209; quand et pourquoi firent écrire leurs lois. 430; pourquoi leurs lois perdirent de leur caractère, 430 ; leurs lois reçurent plutôt des ad^tions que des changements, 430 ; comment le droit romain se conserva dans leur territoire, 437 ; on ajouta plusieurs capitulaires à leurs lois : suites qu'eut cette opération , 44o ; leurs lois cri-

minelles étaient faites iur le même plan que les lois ripuaires, 443 ; sniyant leurs lois, quand on s'était défendu par un serment on ne pouvait plus être fatigué par un combat.444; pNortèrent l'usage du combat judi- .ciaire en Italie, 449, 450; leurs lois portaient différentes compositions pour les différentes insultes, 452 ; leurs lois défendaient aux combattants d'avoir sur eux des herbes proftres pour les enchantements, 454 ; oi absurde parmi eux, 497 ; pourquoi augmentèrent en Italie les compositions qu'ils avaient apportées de la Germanie, 526 ; leurs lois sont presque toujours sensées, 528. ' Louis /«r, dit le Débonnaire. Ce qu'il fit de mieux dans tout son règne, 1, 117, 118 ; la fameuse lettre qui lui est adressée par Agobard prouve ^le la loi salique n'était point établie en Bourgogne, 435 ; étendit le combat judiciaire des affaires criminelles aux affaires civiles, 450; permit de choisir pour se battre en duel, entre le bâton et les armes , 458; son hu« miliation fut causée par les évêques, et surtout par ceux qu'il avait tirés de la servitude, 538 ; pourquoi laissa an peuple romain le aroit d'élire les papes, 565; portrait de ce prince, causes de ses disgrâces, 571; son

gouvernement comparé avec ceux de harles Martel, de Pépin et de Charlemagne, 572 ; perdit la monarchie et son autorité, principalement par la dissipation oe ses domaines, 573; causes des troubles qui suivirent sa mort, 574.

Louis Vif dit le Oros. Réforme la coutume où étaient les juges de se battre contre ceux qui refosuent de se soomeitre à leurs ordonnances, I.

Louis' VIT, dit le Jeune. Défendit de se battre pour moins de dnq sous, I,

Louis IX (Saint). Il suffisait de son temps qu'une dette montât à douze deniers , pour que le demandeur et le défendeur terminassent leur querelle par le combat judiciaire. I, 452 ; c'ef.t dans la lecture doses Etablissements qu'il faut puiser la jurisprudence du combat judiciaire, 455; est le premier qui ait contribué a l'abolition du combat judiciaire, 467 et suiv. ; étal et variété de la jurisprudence de son temps, 468; n'a pas

TABLE ANALYTIQUE

pu avoir intention de faire de ses ÉMblisaemmU une loi giénérale )>OHr tout son royaume, 476;conilatent ses Étàblisfementt tombèrent dans l'oubli, 479 et saiv. ; la date de son dépan pour Tunis prouve que le code que nous avons , sous le nom de seBÉiablUsementa^ est plein de fanssetés, 477; sagesse adroite avec laquelle il travailla à rérormei* les abus de la jurisprudence de son temps, 478 et suiv. ; fit traduire les lois romaines, 478 ; comment il fut cause qu'il s'établit une jurisprudence universelle dans le royaume, 480 ; ses Établissements et les ouvrages des habiles praticiens de son temps sont une des sources des coutumes de France, 486, 487.

Louis XI. Comparé avec Tibère, II,

Dmis Xni. Repris en hce par le président Bellièvre, 1,68 ; motif singulier qui le détermina à 60u£frir que les nègres desescolonies fussent esclaves. U04.

Louit XIV, Le projet de la monarchie universelle cpi'on lui attribue sans fondement, ne pouvait réussir sans ruiner l'Europe, ses anciens sujets, lui et sa famille, I, fi4; la France fut, vers le milieu de son règne, au {ilus haut point de sa grandeur relative, IH; son édit en faveur du mariage n'était pas suffisant pour favoriser la population , 370 ; II , 154 ; son portrait^ 167 ; sa mort, événements qui l'ont suivie, 233; son goût pour les femmes jusque dans sa vieilles^se, 251.

Zouta XV. Son portrait, II, 254.

Loyseau. Erreur de cet auteur sur l'origine des justices seigneuriales, I, Lucrèce. Violée par Sextus Tarquin :

suite de cet attentat, 2; ce viol est pourtant moins la cause que l'occasion de l'expulsion des rois. 2.

Lucullus. Chasse Mithridate ae l'Asie,

Lusiade (la), poème. Fait sentir quelque chose des charmes de VOdyssée et de la magnificenee AeVEnéidet I, Luther. Pourquoi conserva une hiérarchie dans sa religion. I, 376; il semble s'être plus conformé à ce que les a[)5tre8 ont fait qu à ce que Jésus-Christ a dit, 1, 376.

Luxe. Il est ou intérieur dans l'Etat,

ou relatif d'un Etat à l'autre, !• 82 et suiv.; n'est pas toujours fondé sur le raffinement de la vanité, mais quelquefois sur celai des besoins réels, 271. Ses causes: i* dans le même Ëtat Tinégalité des fortunes,.

83 ; 2« l'esprit outré d'inégalité dans les conditions, 83;3<*la vanité, 83; 4** la grandeur des villes, 83; 5» l'extrême fécondité du sol, qui donne lieu de naître aux arts frivoles, 87 ; 6' la vie corrompue du souverain qui se plonge dans les délices, 88, 89 ; 7° les riHiiurs et les passions des femmes, 88, 89 ; S<* les gains nuptiaux des femmes trop considérables, 94; 9« l'incontinence publique, 93 ; lO» la polygamie, 2i7; iPles richesses qui sont la suite du commerce, 289. Les peuples qui ne cultivent pas les terres n^ont pas même l'idée du luxe, 247 ; ses proportions. Il se calcule entre les ci toyens du même État par l'inégalité des fortunes, 82 et suiv.; entre les villes sur le nombre pins ou moins grand des habitants, 83 ; entre les différents États il est en raison composée de l'inégalité des fortunes qui est entre les citoyens, et de l'inégalité des richesses des différentsEtats,

82, 83 ; gradation qu'il doit suivre, 85. Biens qu'il procure : i" Augmente le commerce et en est le fondement,

83, 275 ; 2<* entretient l'industrie et le travail, 85 ; 30 perfectionne les arts, 289 ; 4» fait circuler l'argent, 85 ; 50 le luxe relatif enrichit un Etat riche par lui-même, 86 , 286 ; 6** est utile, quand il y a moins d'habitants que le sol n'en peut nourrir, 84; 7" est nécessaire dans les monarchies, il les conserve : gradation qu'il y doit suivre, 85; Auguste et Tibère sentirent que voulant substituer la monarchie à la république, il ne fallait pas le bannir, 85; 8« dédommage de leur servitude les sujets du despote , 86. Maux qu'il occasionne : i" confond les conditions, 83; 2« détruit l'harmonie entre les besoins et les moyens de les satisfaire, 83 ; 3® étouflfô l'amour du bien public, 84; 4*» est contraire à Tes-

{)rit de modération, 84 ; 5<> corrompt es mœurs . 83 , 84 ; 6" entretient la corruption et les vices, 93; 7* rend le mariii^e onéreux, 428, 429; 8** peut occasionner une exportation trop forte des denrées néoes-

TABLE ANALYTIQUE

saires pour en faire entrer de superfîues, 86; 9" le luie relaiif appauvrit un Etat pauvre : exemple tiré de la Pologne, 86, 385 ; lo" pernicieux, quand le sol a peine à fournir la nourriture des habitants, 87; 1 1" détruit toute république, 86; les démocraties, 88 , 84 ; les aristocraties, 84 ; 120 il est même des circon- Htances oti Ton doit le réprimer dans la monarchie : exemples tirés de r Aragon, de la Suède et de la Chine, 86, 87; usage et effets des lois somptuaires pour le réprimer dans les différents Étais, 87 ; fait la puissance des princes, II, 250.

Luxe de la superstition. Doit être réprimé, I, 393, 394.

Lycie. Comparée , comme république fédérative, avec la Hollande : c'est le modèle d'une bonne république fédérative,!, 112.

Lycurgue. Comparé avec Penn, I, 82 ; les coniradiciiuns apparentes qui se trouvent dans ses luis prouvent la grandeur de son génie, 3l, 32; ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit Etat, 33; pourquoi voulut que l'on ne choisti les sénateurs que parmi les vieillards, 43 ; a confondu les lois, les mœurs et les manières ; pourquoi, 2$9; pourquoi avait ordonné que ToD exerçît lea enfants au larcin, 494.

Lydiens. Le traitement qu'ils reçurent de Cyius n'était pas conforme aux vraies maximes de la politique, I, 122 ; furent les premiers qu» trouvèrent l'art de battre la monnaie , 325, cote 2.

Lysandre, Fit éprouver aux Athéniens qu'il faut toujours mettre de la douceur dans la punition, I, 74.

Lysimaque, conte allégorique, H,

Macassar. Conséquences funestes que l'on y lire du dcgme de l'immorialité de l'àme, I, 384.

Macédoine et M<icédoniens. Situation du pays ; caractère de la nation et de ses rois, il, 2i.

Macédoniens (Secte des). Quelle était leur doctrine, H, lOi.

Machiavel, y eat que le peuple, dans une république, juge les crimes de lèse-majesté: inconvénients de cette opinion, 1, 67 ; source de la plupart de SOS erreurs, I, 501.

Machiavélisme» C'est aut lettres de change qu'on en doit l'abolition, I, 316,217.

Machines, Celles dont Tobjet est d'abréger l'art ne sont pas toujours utiles, I, 356.

Machines de guerre. Ignorées en Italie dans les. premières années de Home.

Macute. Ce que c'est que cette moninaie chez les Africains, I, 329.

Mages. Préceptes de leur religion utiles à la propagation. II, 264. Voy.

Guèbres.

Magie. L'accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d'injustices commises suus ce prétexte, I, 160, 161 ; il serait aisé de prouver que ce crime n'existe point, i60,

Magistrat de police. C'est sa faute si ceux qui relèvent de lui tombent dans des excès, I, 419.

Magistrat unique. Dans guel gouvernement il peut y en avoir, I, 70.

Magistrats. Par qui doivent être nommés danb la démocratie, 1, 10 ; comment élus à Athènes : on les examinait avant et après leur magistrature, !2; quelles doivent être dans une république la proportion de leur puissance et la durée de leurs charges, 15; jusqu'à quel point les citoyens leur doivent être subordonnés dans une démocratie, 43; ne doivent recevoir aucun présent, 58 ; ne doivent jamais être dépositaires des trois pouvoirs à là fois, 130, 131 ; ne sont point propres à gouverner une armée : exception pour la Hollande, 138; sont plus formidables aux calomniateurs que le prince, J74; le respect et la considération sont leur unique récompense, 189 ; leur fortune et leur récompense en France, 284; les mariages doiventils dépendre de leur consentement ?

Magistratures. Comment et à qui se donnaient à Athènes,!, 12; comment Solon en éloigna ceux qui en étaient indignes, sans gêner les suffrages , I, 12; ceux qui avaient des en/anis y parvenaient plus facilement à Home, que ceux qui n'en avaient point, I, 362.

Magistratures romaines. Comment, à qui , par qui et pour quel temps elles se conféraient, lors de la république,

TABLE ANALYTIQUE

IT, 46 ; par quelles voies elles s'obtinrent sous les empereurs, 63.

Mahomet. La loi par laquelle il défend de boire du vin est une loi de climat, I, 196; coucha avec sa femme lorsqu'elle n'avait aue huit ans, 2itf, note 1 ; veut que régalité soit entière, à tous égards, entre les quatre femmes qu'il permet, 220; comment rendit les Arabes conquérants, 312; a confondu l'usure avec l'intérêt., 344; sa doctrine sur la spéculation funeste à la société , 379 ; source et effet de sa prédestination , 379 ; ré-

firima les injustices des Arabes par a religion, 382; dans tout autre pays que le sien , il n'aurait pas fait un précepte des fréquentes lotions, 387; l'inquisition met sa religion de pair avec la religion chrétienne, 397 ; sa religion et son empire font des progrès rapides, II, 102, 103; comment il prouve aue la chair de pourceau est immonde, 147; signes qui ont précédé et accompagné sa naissance, 169 et suiv. ; aonne la supériorité aux hommes sur les femmes, 170.

Mahomet. Fils de Sambraêl, appelle 3000 Turcs en Perse, II, 112 ; perd la Perse, ti2.

Mahomet II. Eteint l'empire d'Orient, II, 115.

Mahométans, Furent redevables de l'étrange facilité de leurs conquêtes aux tributs que les empereurs levaient sur leurs peuples, 1, 186 ; sont maîtres de la vie et même de ce qu'on appelle la vertu ou l'honneur de leurs femmes esclaves, 208; sont jaloux par principes de religion , 222, note 1 ; il y a chez eux plusieurs ordres de femmes légitimes, 351 ; pourquoi sont contemplatifs , 379, leur religion est favorable à la propagation , 367 ; raison particulière qui leur fait «retester les Indiens , 385 ; motifs qui les attachent à leur religion, 388; pourquoi Gengis-Kan, approuvant leurs dogmes, méprisa SI fort leurs mosquées, 390 ; sont les seuls Orientaux intolérants en fait de religion, 399; croient que le voyage de la Mecque les purifie des souillures qu'ils contractent parmi les chrétiens, 11, 144; en quoi, ils font consister la souillure, 145 ; leur surprise en entrant pour la première fois dans une ville chrétienne, 152 pourquoi ils ont en horreur la ville -

de Venise, 162; leurs princes, malgré la défense, font plus d'excès de vin que les princes chrétiens, 1 63; ne connaissent leurs femmes avant de les épouser, que sur le rapport des femmes qui les ont vues dans leur enfance, 21O; leur loi leur permet de renvoyer une femme qu'ils croient n'avoir pas trouvée viei^e, 21 1 ; paraissent plus persuadés de leur religion que les chrétiens, 214; pourquoi il y a des paye dout ils ne veulent pas faire la conquête, 214 ; l'idée qu'ils ont de la vie future nuit chez eux à la propagation et à tout établissement utile , 264 ; prêtent une grande vertu aux amulettes et aux talismans, 299.

Mahométisme. Maxime funeste de cette religion , 1 , 54 ; pourquoi a trouvé tant de facilité à s'établir en Asie, et si peu en Europe. 217 ; le despotisme lui convient mieux que le gouvernement modéré, 374, 37S ; maux qu'il cause comparés avec les biens que cause le christianisme, 374, 375 ; il semble que le climat lui prescrit des bornes, 388; comparé au christianisme, II, I66; cette reliliçion est une fille de la religion juive, 194; ne donne aux femmes aucune espérance au delà 4e cette vie, 274 ; n'a ^té établi que par la voie de conquête, et non par celle de la persuasion , 205 ; défavorable à la population, 258.

Maine (Le duc du). Fait prisonnier,

Mainmortables. Comment les terres, de libres, sont devenues mainmortables^ 1, 510.

Mainmortes. Yoy. Clergé, Monastères.

Maires du palais. Leur autorité et leur perpétuité commença à s'établir sous Clotairell, I, 546; de maires du roi ils devinrent maires du royaume, 550 et suiv. ; c'est dans les mœurs des Germains, qu'il faut chercher la raison de leur autorité et de la faiblesse du roi, 552; comment les maires parvinrent au commandement des armées, 553 et suivantes; il étuit de leur intérêt de laisser les grands offices de la couronne inamovibles , comme ils les avaient trouvés, 555 ; la royauté et la mairie furent confondues à Tavénement de Pépin à la couronne, 566 et suiv.

Maîtres des sciences. La plupart ont le

TABLE ANALYTIQUE

talent «renseigner ce qu'ils ne ssr TentpaSf 11,193.

Mattresies de» rois, IT, 250, 251.

Majesté (Loi de lise-). Son objet : application qu'en fait Tibère, II, 63, 64 ; accusations de ce crime supprimées par Caligula, 65.

Majorais. Pernicieux dans une aristocratie, I, 47.

Majorité. Doit être plus avancée dans les climats chauds et dans les États despotiques qu'ailleurs, 1, 55 ; à guel ftge les Germains et leurs rois étaient majeurs, 249 ; s'acquérait, chez les Germains, par les armes, 249 ; par la vertu chez les Golhs, 250; fixée par la loi des Ripnaires et celle des Bourguignons à quinze ans , 249 ; Tàge oîi elle était acquise chez les Francs a varié, 249.

Mal v^érien, D'oh il nous est venu ; comment on aurait dû en arrêter la communication, I, 197, 198; danger auquel il a exposé le genre humain, II , 357.

Malabar. Motifs de la loi qui y permet à une seule femme d'avoir plusieurs maris, 1, 2i8, 319.

Maladies de l'esprit. Pour l'ordinaire incurables, II, lOl.

Malais. Causes de la fureur de ceux qui , chez eux., sont coupables d'un homicide, 1 , 383.

Maldives. Excellente coutume prati-

3uée dans ces lies, 1 , 177; l'égalité oit être entière entre les trois femmes qu'on v peut épouser, 220 ; on y mane les nlles à dix et onze ans 223 , note 2 ; on y peut reprendre une femme qu'on a répudiée , 214 , 225; les mariages entre parents au quatrième degré y sont prohibés ,

Malheureux (Les hommes les plus) ne laissent pas d'être encore susceptibles de craintes, II, 64.

Malte (l^A chevaliers de). Fatiguent l'empire ottoman, II, 148.

Mallâte. C'est un art qui ne se montre que quand les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts, 1 . 51 1 ; cet art n'entre point dans les idées d'un peuple simple, 5i4.

Maltôtiers. Portraits, Il , 240; chambre de justice établie contre eux ,

Mamslus. Leur exemple ne prouve pas que le grand nombre d'esclaves est dangereux dans un État despotique, I, 210.

Mandarins chinois. Leurs brigandages, 1, 107.

Mandements. Combien Ils coûtent de peine à faire à quelques évêques, II, 143.

Manières. Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois. etc. De là nait l'esprit général a'uDe nation , I , 252 et suiv.; gouvernent les Chinois, 254; changent chez un peuple à mesure qu'il est sociable, 255; celles d'un État despotique ne doivent jamais être changées : pourquoi, I, 257; différence qu'il y a entre les mœurs et les manières, 259; comment celles d'une nation peuvent être formées par les lois, 266 et suiv.; cas oh les lois en dépendent, 265 et suiv.

Manlius Capitolinus. Moyens qu'il employait pour réussir dans ses desseins ambitieux, I, 172.

Manlius Torquatus. Fait mourir son fils , pour avoir vaincu sans son ordre, H, 8.

Mansus. Ce que signifie ce mot dans le langage des capitulaires, I, 514 , note S.

Manuel Comnène. Injustices commises sous son règne, sous prétexte de magie, 1, 161 ; néglige la Biarine, II, 114.

Manufactures. Sont nécessaires dans nos gouvernements : doit-on chercher a en simplifier les machines , I, 356.

Marc Àntonin. Sénatus -consulte qu'il fit prononcer touchant les mariages, 1,410.

Jfarc AurèU. Éloge de cet empereur,

Marchandises. Les impôts que l'on met sur les msrchandises sont les plus commodes et les moins onéreux , 1 , 181 ; ne doivent point être confisquées, même en temps de guerre , si ce n'est par représailles , 1, 381; en peut-on fixer le prix?

328, 329; comment on en fixe le prix dans la variation des richesses de signe, 338; leur quantité croit par une augmentation ae commerce,

Marchands. 11 est bon , dans les gouvernements despotiques, qu'ils aient une sauvegarde personnelle , 1 , 183 ; leurs fonctions et leur utilité dans un État modéré, 185; ne doivent point être gênés jpar les difficultés

TABLE ANALYTIQUE

(jies fermiers, 380, 381 ; les Romains Tes rangeaient dans la classe des plus vils babiiants, 3io; II, 192.

Marculfe. ï>a formule qu'il rapporte, et qui traité d'împie la coutume qui

f^rive les filles de la succession de eurs pères, est-elle juste? I, 404 ; appelle antrustions au roi ce qlie nous appelons ses vassatt , 1 , 519.

Marcus. Ses rèprésentatiofis aux Ho- ' mains, sur ce qu'ils faisaient dépendre de Pompée toutes leurs ressources, Il , 47.

Mariage, Pourquoi celui du pi as proche parent avec Vhêfitîère est ordonné chez (quelques peuples, 1, 39 ; il était permis, a Athènes, d'épouser sa sœur oonsanguine et non pas sa sœur utérine : espritde eette loi, 39 ; c'étaitle contraire k Lacédémone, 39; à Alexandrie, on pouvait éjpouser sa sœur, soit consanguine, sou utérine, 40 ; comment se faisait chez les Satnnites, 94 ; utilité des mariages entre le peuple vainqueur et le peupld vaincu, 135 ; le mariage des peuples qui ne cuUivent pas les terres n*est point Indissoluble, 338, 347, '348 ; è été établi par lanécessité qu'il y a de trouver un père aux enfants pour les nourrir, les élever, 350; est-il juste que les mariages des enfants dépendent des pères, 353; étaient réglés à Lacédémone parles seuls magistrats, 353; la liberté dés enfants , à l'égard dés mariages , doit être plus gênée dans les pays où le monachisme est établi qu'ailleurs, 353; les filles y sont plus portées que les garç -ns : pourquoi, 353 ; motifs qui y déterminent, 353, 354; détail aes lois romaines sur cette matière, 359 et suiv.; était rtéfendu à Rome , entre gens trop âgés pour faire des enfants, 363, 3&4; était défendu, à Rome, entre gens de conditions trop inégales;

aoand a commencé d'y être toléré; 'oh vient notre fatale liberté à cet égard, 364 ; plus les mariages sont rares dans nn État, plus il y a d'adultères, 367, 368 ;.il est contre la nature de permettre aux filles de se choisir nn mari à sept ans, 403; il est injuste, contraire au bien public, et à Vintérêt particulier, d'inîterdire le mariage aux femmes dont les maris sont absents depuis longtemps, quand elles n'en ont point eu de nouvelles, 407; Justmien

n^avait point de vues justes snr cette association, 407, 408 ; est-il bon que le consentement des deax époux d'entrer dans un monastère soit une cause de divorce, 407, 408; dans quels cas il faut suivre, & l'égard des mariages, les lois de la religion, et dans quels cas il faut suivre les lois civiles , 410 ; dans quels cas les

. mariages entre parents doivent se régler par les lois de la nature, dans quels cas ils doivent se régler par les lois civiles, 4iO; ponrauoi le mariage entre la mère et le fils répugne plus à la nature que le mariage entre le père et la fille, 4i0; les idées de religion en font contracter d'incestueux à certains peuples, 411, 413; le prinéipe q«i le fait défendre entre les pères et les enfants, les frères et les sœurs, sert à découvrir k quel deijrré la loi natnrelle le défend , 413; est permis ou défendu par la loi civile dans les difllÉrents pays, selon qu'il paraît conforme ou contraire à la loi de la nature, 412 ; pourquoi permis entre le beau-frèrè et la belle-sœur, chez des peuples, et défendu par d'autres, 41^; doit-il être interdit à une femme qui a pris l'habit de religieuse «ans êftre consacrée? 497; toutes les fois qu'on en parle , doiton parler de la révélation ? 615 ; tous les enfants qui naissent pendant le mariage, appartiennent au mari, II, 338 ; la prohibition du divorce a donné atteinte à sa fin, 260 et suiv.; celui des chrétiens est un mystère, 363; sa sainteté parait contradictoire avec celle du célibat, 363.

Marine. Pourquoi celle des Anglais est supérieure à celle des autres nations. 1, 369; du génie des Romains pour la marine, 3o9; celle des Carthaginois était meilleure que celle des Romains ; Tune et l'autre furent toujours assez mauvaises, II, 16;

Eerfectionnée par l'invention de la oussole, 17.

Maris. On les nommait autrefois barons, ï , 458.

Marifts. Coup mortel qu'il porta à la république, I, 153; détourne des fieuves dans son expédition contre les Ctmbres et les Teutons, II, 8; rival de Sylla, 45.

Maroc. Causes des guerres civiles qui affligent ce royaume à chaque vacance du trône, T, 54; le roi de ce

TABLE ANALYTIQUE

])ays a dans son sérail des femmes de toutes tes couleurs, 21 9.

Uars {Champ de), II , 7.

Marseille, pourquoi cette république n'éprouva jamais les passages de l'abaissement à la grandeur, 1 , 99 ; quel ét&it l'objet du gouvernement de cette république, 139,277; quelle sorte de commerce un y faisait, 275 ; était rivale de Carthage, 308 ; pour* quoi si constamment Adèle aux Rom&ins, 308 ; la ruine de Carthage et de Corinthe augmenta sa gloire, 308.

Martyr. Ce moi, dans l'esprit des magistrats japonais, signi liait rebelle :

c'est ce qui a rendu la religion chrétienne odieuse au Japon, 999;

Massinisse. Tenait son royaume des Bomains, IT, 28 ; protégé par les Romains , pour tenir les Carthaginois en respect, 29; et pour subjuguer "Philippe et Antiochus, 29.

Matelots. Les obligations civiles qu'ils contractent dans les navires, entre eux, doivent-elles être regardées comoie nulles, I, 4i9, 420.

Matérialistes. Leur syfstème de la fatalité est absurde : pourquoi, I, 4.

Maupertuis (lettres de Montesquieu d), If, 494, 501.

Mau^'es. Comment trafiquent avec les n5gre3, 1, 324 ; on s'est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés, II, 1 94 ; leur expulsion a dépeuplé ce pays, 266.

Maurice , empereur, exagère la clémence, I, 81; injustice faite sous son règne, sous prétexte de ma^ie, 161; lui et ses enfants sont misa mort par Phocas. II, lOO.

Maximtn. Sa cruauté, 1 , 78.

Mazarin. Ses ennemis croyaient le perdre en le chargeant de ridicules, II. 2S4.

Méaco. Est une ville sainte au Japon , qui entretient toujours le commerce dans cet empire, malgré les fureurs de la guerre, I, 382.

Mecque (La), Gengiskan en trouvait le pèlerinage absurde, I, 390; les musulmans croient s'y purifier des souillures qu'ils contractent parmi les chrétiens, II, i44.

Médailles fourrées. Ce que c'est, 1, 340.

Médecine. Ses formes sont aussi pernicieuses que les formes judiciaires, 11,343.

Médecine (Livres de). Effrayent et consolent tout à la fois, II, 283.

Médecins. Pourquoi étaient punis de

mort k Rome pour négligence ou pour impéritie, et ne te sont pas parmi nous, 1 , 495 ; préférés aux confesseurs par les héritiers, H, 190; recettes singulières d'un médecin de province, 300 et suiv.

Médiocrité d'esprit. Plus uiile que la supériorité, II, 304.

Mendiants. Pourquoi ont beaucoup d'enfants : pourquoi se multiplient dans les pays nches 00 superstitieux,!, 354.

Mensonges. Ceux qui se font au Japon, devant les magistrats, sont p^nis de mort. Cette loi est-elle bonne? 1, 74.

Mer Antiocfiide. Ce que Ton appelait ainsi, I, 299.

Mer Caspienne. Pourquoi les anciens se sont si fort obstinés à croire que c'était une partie de FOcéan, 1 , 299.

Mer des Indes. Sa découverte, I, 291.

Mer Rouge. Les Egyptiens en abandonnaient le commerce à tous les petits peuples qui y avaient des ports, 1, 291 ; quand et comment on en fil la découverte, 298, 3oi et suiv.

Mer Séleucide. Ce que l'on appelait ainsi, I, 299.

Hl^ercator (Isidore). Sa collection de canons, 1, 440, note 1.

Mères. II est contre nature qpu'elles puissent être accusées d'adultère par leurs enfants, I, 403; pourquoi une mère ne peut pas épouser son fils, 410; dans Tancienne Rome ne succédaient point à leurs enfants, et leurs enfants ne leur succédaient point : quand et pourquoi cette disposition fut abolie, 1, 420 et suiv.

Mérovingiens. Leur chute du trône ne fut point une révolution, I, 566, 567.

Mesures. Rst-il nécessaire de les rendre uniformes dans toutes les provinces du royaume, I, 500.

Métal. C'est la matière la plus propre pour la monnaie, I, 326.

Métaphysiciens. Objet principal de leur science, IL 283.

Metellus Numidicus. Regardait les femmes comme un mal nécessaire , I, 360.

Metellus. Rétablit la discipline militaire, II , 8.

Métempsycose, Ce do^e est utile ou funeste , quelquefois l'un et l'autre en même temps, suivant qu'il est dirigé, T . 384 , 385 ; est utile aux Indes : raisons physiquef , 386.

Métier. Les enfants k qui leur nèrc n'en a point donné pour gagner leur

TABLE' ANALYTIQUE

▼ie, soDt-ils obligés par le droit naturel, de le nourrir quand il est tombé dans IMndigencç? I], 403.

Metius SuffettuB. Supplice auquel il fut condamné, I, 76, 77.

Métropoles. Gomment doivent com^ mercer entre elles et avec les colonies, I, 318, Sitf.

Meurtres. Punition de ceux qui étaient involontaires cbez les Germains, I, 539; les meurtres et les confiscations sont moins communs parmi nous que sous les empereurs romains, II, 69.

Mexicains, Biens qui pouvaient leur revenir d'avoir éié conquis par les Espagnols : maux quMls en ont reçus, 1,118.

Mexique. On ne pouvait pas sous peine de la vie y reprendre une femme qu'on avait répudiée : cette loi est plus sensée que celle des Maldives, I. 225; ce n'est point une absurdité de dire que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays et n'est pas bonne pour le Mexique ,

Michel-Ânge. Met partout 4ans ses travaux de la grandeur et de la noblesse, II, 391.

Michel Païéologue, Plan de sou gouvernement, II , 107.

Midi. Raisons physiaues des passions et de la faiblesse au corps des peu-

8 les du Midi, 1 , 190 et suiv.; contraictions dans les caractères de certains peuples du Midi, 192 et suiv.; il y a aans les pays du Midi une inégalité entre les deux sexes : conséquences tirées de cette vérité touchant la liberté qu'on y doit accorder aux femmes, 216 et suiv.; ce qui rend son commerce nécessaire avec le Nord . 287 ; pourquoi le catholicisme s'y est maintenu contre le protestantisme , plutôt que dans le Nord, 376.

Milice. Il y en avait de trois sortes dans les commencements de la monarchie, 1 , 522.

Milice romaine, II, 39; à charge à rÈUt, 85.

Militaire (Àrf^. Se perfectionne cbez les Romains, II, 6 ; application continuelle des Romains i cet art, 9, 10.

Militcsire (Gouvernement). Les empereurs mêmes qui l'avaient établi, cherchèrent à le tempérer, 1 , 77 ; s'il est préférable au gouvernement civil, II. 7i.

Militaires. Leur fortune et leurs récompenses en France , 1 , 284 ; portrait de ceux qui ont vieilli dans les emplois subalternes, II, 179.

Militaires {Emplois). Doivent-ils être mis sur la même tèie que les emplois civils? I, 60.

Mine de pierres précieuses. Pourquoi fermée à la Chine aussitôt que trouvée, 1 , 87.

Mines. Vaut-il mieux les faire exploiter par des esclaves que par des hommes libres , 1 , 206, 207 ; y en avait-il en Espagne autant qu'Âristote le dit, 306 ; celles d'or et d'argent, quand elles sont trop abondantes , appauvrissent la puissance qui les exploite , 320 et suiv.; celles d'Allemagne et de Hongrie sont utiles, parce qu'elles ne sont pas abondantes, 323; les mines sont en partie cause de la dépopulation de l'Amérique, II, 264.

Mimares, Nom donné aux Argonautes pt à la ville d'Orcomène, I, 295.

Ministère. La bonne foi en est Tâme, II, 306.

Ministres. Sont plus rompus aux affaires dans une monarchie que dans un Ëtat despotique, 1, 26 ; ne doivent point être jugés dans une monarchie. 69 ; sont coupables de lèse-majesté au premier chef, quand ils corrompent le principe de la monarchie^ pour le tourner au despotisme, 100; quand ils doivent entreprendre la euerre, ii6 ; ceux qui conseillent mal leur mattre doivent être recherchés et punis, 135; est-ce un crime de lèse-majesté que d'attenter contre eux? 163; portrait des ministres malhabiles, 175; leur nonchalance en Asie est avantageuse aux peuples:

la petitesse de leurs vues en Europe est cause de la rigueur des tributs

2ue l'on y paye, 186 ; fausse grandeur e certain s ministres, 186 ; le respect et la considération sont leur récompense, 189; pourquoi ceux d'Angleterre sont plus honnêtes gens que ceux des autres nations , 270 ; ceux qui ôtent aux peuples la confiance ae leurs rois méritent mille morts, II , 273 ; sont toujours la cause de la méchanceté de leurs maîtres , 273 ; incertitude de leur état, 287; leur mauvaise foi les déshonore à la face de tout l'Etat : celle des particuliers les déshonore devant un petit nombre de gens seulement^ 307; les

TABLE ANALYTIQUE

mauvais exemples qu'ils dounent sont le plus grand mal qu'ils puissent faire, 307.

Minorité. Pourquoi si longue à Rome :

devrait-elle l'être au tant parmi nous ? 1,44.

Minos. Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit Êlat, 33; ses succès, sa puissance, 293-

Miracles, On ne doit pas attribuer à des causes surnaturelles ce qui peut être produit par cent mille causes naturelles, II, 300.

Miraculum Chimicum ,11^ 302.

jlfmt dominici. Quand et pourquoi on cessa de les envoyer dans les provinces, I, 439; leur juridiction, 465 ; époque de leur extinction, 476.

Missionnaires, Causes de leurs erreurs touchant le gouvernement de la Chine, I, 107; fatales disputes entre eux, 399, 400.

Mithridate. Regardé comme le libérateur de l'Asie, 1 , 156; profitait de la disposition des esprits, pour reprocher aux Romains dans ses harangues les formalités de leur justice, 252 ; source de sa grandeur, de ses forces et de sa chute, 308 et suiv.; ses guerres contre les Romains iniéressanies par le grand nombre de révolutions dont elles présentent le spectacle. H, 33 et suiv.; vaincu à plusieurs reprises, 34 ; trahi par son fils Maccharès et par Pharnace, son autre fils, il meurt en roi , 35.

Mobilier. Les effets mobiliers appartenaient à tout l'univers, T, 285.

Mode. Ses caprices : plaisanteries à ce sujet, II, 241.

Modération. De quel temps on parle, quand ou dit que les Romains étaient le peuple qui aimait le plus la modération dans les peines, 1, 77; est une vertu bien rare, 482 ; c'est de cette vertu que doit principalement être animé un législateur, 487.

Modération dans le gouvernement.

Combien il y en a de sortes : est l'àme du gouvernement aristocratique, I, 21; en quoi consiste dans une aristocratie, 44.

Modernes. Ridicule de la qaerelle sur .les anciens et les modernes, II, 166.

Modes. Sont fort utiles au commerce d'une nation , 1 , 255 ; tirent leur source de la vanité, 255.

Modestie, Ses avantages sur la vanité, 11,303.

Mœurs. Doivent dans une monarchie avoir une certaine franchise, 1, 27; par combien de causes elles se corrompent , 74 ; crimes contre les mœurs, i58 et suiv.; peuvent mettre un peu de liberté dans les Etats despotiques. 175; raisons physiques de leur immutabilité en Orient, 193; sont différentes, suivant les différents besoins, dans les différents climats, 194 et suiv.; ce sont elles plutôt que les lois qui gouvernent les peuples chez qui le partage des terres n'a pas lieu , 238 ; gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, de là natt l'esprit général d'une nation^ 253, 254 ; aonnaient le ton à Lacédemone, 254 ; on ne doit point changer celles d'un Etat despotique, 257 ; différence entre leurs effets et ceux des lois, 257 ; manière de chaneer celles d'une nation, 258 ; ce que c'est que les mœurs des nations , 259 ; différence entre les mœurs ei les lois, 259; différence entre les mœurs et les manières, 259 ; combien elles influent sur les lois, 263 ; comment celles d'une nation peuvent être formées par les lois, 265 et suiv. ; le commerce les adoucit et les corrompt, 274 ; pour les conserver, il ne faut pas renverser la nature, de laquelle elles tirent leur origine, 403 ; la pureté des mœurs que les parents aoivent inspirer à leurs enfants est la source de la prohibition des mariages entre proches, 410 ; cas où les lois en dépendent, 412; de celles qui étaient relatives aux combats, 454; description de celles de la France, lors de la réformation des coutumes ,

Mœurs romaines. Dépravées par l'épicurisme, II, 43; par la richesse des particuliers, 44.

Mogot. Comment il s'assure la couronne, I, 54 ; ne reçoit aucune requête si elle n'est accompagnée d'un présent, 58 ; comment la traude est punie dans ses Etats, 183; plus il estmatériel, plus ses sujets le croient capable de raire leur bonheur, II, 171 : histoire plaisante d'uue femme de ce pays qui voulait se brûler sur le corps de son reari, 271.

Moines. Sont attachés k leur ordre par l'endroit qui le leur rend insupportable, I, 37 ; cause de la dureté de

TABLE ANALYTIQUE

leur caractère. 71 ; de Tasage da poisson à l'exclasion de la viande :.

chassés d'Angleterre par Henri VIll, 372 ; ils ont formé l'inquisition, 408 ; maximes injustes qu'ils y ont introduites, 408; n*oni Fait que copier, f)uur l'inquisition contre les Juifs, es lois faites autrefois par les évêques pour les Wisigotns, 43i; la «charité de ceux drautrefois leur faisait racheter des captifs, siO; ne cessent de louer la dévotion de Pépin, à cause des libéralités que sa politique lui fit faire aux églises, 559 ; leur nombre, leurs vœux ; comment ils les observent, II, 190; leur titre de pauvres les empêche de l'être, 190.

Moines grecs. Accusent les iconoclastes de magie, II, 105, 106 ; pourquoi ils prenaient un intérêt si vif au culte des images, i05, i06 ; abusent le peuple et oppriment le clergé séculier , 106 ; s'immiscent dans les affaires du siècle, 106, 107.

Mots». On aurait dû pour arrêter la communication du mal vénérien , prendre pour modèle les lois de Mo\se sur la lèpre, 1, 198; le caractère des Juifs Pa souvent forcé dans ses lois de se relâcher de la loi naturelle, lZi3 ; avait réglé qu'aucun Hébreu ne pourrait être esclave que six ans, 21 4; polygamie chez les Juifs, 220; apologie de lois, 263; sagesse de ses lois au sujet des asiles, 391; pourquoi a permis le mariage entre le beau-nrère et la bellesœur, 4i3 ; H, 210.

Mollacks. N'entendent rien à expliquer la morale, II, 137.

Mollesse» Incompatible avec les arts, II, 249.

Monachisme. Plus multiplié et plus dangereux dans les pays chauds qu'ailleurs, I, i94 ; doit dans les pays od il est établi gêner la liberté des enfants sur le mariage, 353; voy.

Moines ; il coniribae à la dépopulation, II, 262 : ses abus. 263.

Monarchie. Quelles sont les lois qui en dérivent, 1, i6; ce que c'est, et ce qui en constitue la nature, 16; qnelle en est la maxime fondamentale, 16, 17; les justices seigneuriales et ecclésiastiques y sont néce5(saires, 16; les pouvoirs intermédiaires sont essentiels à sa constitution, i6, 19 et 8uiv.;ildoityavoirundépÂt pour les lois : à qui doit-il être confié, 1 7; peut

se soutenir san s beancoap de probité, 19; la vertu n'est point le principe de ce gouvernement, 22 et soiv.; combien il subsiste, 22 et sniv.; les crimes publics y sont pins privés que dans une république, 22 ; comment on y supplée à la verin, 22 ; l'ambition y est fort utile : ponniuoi, 23 et suiv.; illusion qui y est utile, et à laquelle on doit se prêter, 23, 24; pourquoi les mœurs n'y sont

Jamais si pures que dans une réputlique, 27; les mœurs ▼ doivent avoir une certaine francnise, 28; dans quel sens on y fait cas de la vérité. 28 ; la politesse qui y est easentieile, 28; l'honneur y dirige toutes les feiçons de penser et toutes les actions, 28, 29 ; l'honneur y met des bornes à l'obéissance due au souverain, 29; Péducation y doit être conforme aux règles de l'honneur, 28 ; comment les lois y sont relatives au gouvernement, 48 ; les tributs y doivent être levés sans exaction, 49; les affaires y doiventelles être exécutées prompiemeni ?

49 ; ses avantages sur fétat républicain, 49; sur le despotique, 49 ; son excellence, 49, 50; la sûreté du prince y est attachée, dans les secousses , à llncorrup^biUté des différents ordres de l^tat , 50 ; comparée avec le despotisme, 49, 50, 51 ; le prince y retient plus de pouvoir qu'il n'en communiqne à ses officiers, 57; y doit-on sonfffir que les citoyens refusent les emplois publics? 59, 60; les emplois militaires n'y doivent pas être réunis avec les civils, 60; la vénalité des charges y est utile, 6i ; il n'y faut point de censeurs, 62 ; les lois y sont nécessairement multipliées, 63 et suiv.; causes de la multiplicité et de la variation des jugements qui s'y rendent, 63, 64; les formalités dé Jasticte y sont nécessaires, 65; comment s'y forment les jugements, 63 ; la puissance de juger y doit. être confiée aux ma^strats, à l'exclusion même des ministres, 68 et suiv.; la clémence y est plus nécessaire qu'ailleurs, 81 ; il n'V faut point de lois somptuàirea : dans quel cas elles y sont utiles, 85, 86 ; finit par la pauvreté, 86; pourquoi les femmes V ont peu de retenue, 89 ; n'a pas la bonté des mœurs pour principe, 9S ; les dots des femmes y doivent être

TABLE ANALYTIQUE

considérables, 93 ; la communanté des biens entre maris et femmes y est utile, 93; les gains nuptiaux des femmes y sont inutiles, 94 ; ce qui fait sa gloire et sa sûreté, 98 ; danger de la corruption de son principe, 100 ; ne peut subsister dans un Ëtat fîoriipusé d'une seule ville, 105 ; propriétés distinctives de ce gouvernement, 106; moyen unique, mais funeste, pour la conserver quand elle est trop étendue, 106; esprit de ce gouvernement , 106 ; comment il pourvoit à sa sûreté, 112; quand doit faire des conquêtes, 121 ; précautions à prendre pour conserver une monarchie conquise, 121 , 120; objet principal de ce gouvernement, 128, 129; tableau raccourci de celles que nous connaissons, 139; pourquoi les anciens n'avaient pas une niée claire de ce gouvernement , 1 39 ; de la monarchie chez les barbares qui conquirent l'empire romain, 140; les monarchies des temps héroïques, comparées avec celles d'aiijounrhul, 141 ; quelle éiait la nature de celle de Rome sous ses rois , 142 ; pourquoi peut apporter plus de modération qu'une république dans le gouvernement des peuples conquis, 155 ; les écrits satiriques ne doivent pas y être punis sévèrement :

ils y opt leur utilité , 167 ; mesure que l'on doit y garder dans les lois qui concernent la rêvé' lation des conspirations, 169 ; des choses qui y attaquent la liberté, 173; il ne doit point y avoir d'espions, 173; comment doit être gouvernée, 175; en quoi y consiste la félicité des peuples, 17S ; quel est le point de perfection dans le gouvernement monarchique, 175 ; le prince y doit être accessible, 175; tons les sujets d'un Ëtat monarchique doivent-ils avoir la liberté d'en sortir? 178, note 1 : tributs qu'on y doit lever sur les peimtes que Ton arendusesclaves de la glèbe, 186; on peut y augmenter les tributs, 185; quel iropôty est le plus naturel, 185 ; tout est perdu quand la profession des traitants y est honorée, 189 ; il n'y faut point d'esclaves, 202 ; quand il y a des esclaves la pudeur des femmes esclaves doit être à couvert de l'incontinence de leurs maîtres, 209; le grand nombre d'esclaves y est dangereux, 209 ; il est moins dangereux

d'y armer les esclaves que dans une république, 210; s'établit plus facilement dans les pays fertiles qu'ailleurs, 233, 234; dans les plaines, 233 ; s'unit naturellement avec la liberté des femmes , 259 ; s'allie très-facilement avec la religion chrétienne, 261 ; le commerce de luxe y convient mieux que celui d'économie, 275; les fonds d'une banque n'y sont pas en sûreté, non plus que les trésors trop considérables des particuliers, 279 ; on n'y doit point établir de ports francs, 280 ; il n'est pas utile au monarque que la noblesse y puisse faire le commerce, 283 ; comment doit acquitter ses dettes, 343; les bàurds y doivent être moins odieux que dans une république, 352 ; deux sophismes dangereux aux monarchies. Quels sont ces sophismes, 354; s'aicommode mieux de la religion catholique que de la protestante , 376 ; le

{pontificat y doit être séparé de 'empire, 394 ; l'inquisition n'y pteut faire autre chose que des délateurs et des traîtres, 408 ; l'ordre de succession à la couronne y doit être fixé, 414; on y doit encourager les mariages , 429 ; on y doit punir ceux qui prennent parti dans les séditions, 489 ; c'est le gouvernement dominant en Europe, II. 244 ; y a-t-il jamais eu des États vraiment monarchiques? 244; c'est la première espèce de gouvernement connue, 265.

Monarchie romaine. Remplacée par un gouvernement aristocratique, II,

Monarchique (Etat). Sujet à moins d'inconvénients, même quand les lois fondamentales en sont violées, que l'Etat républicain en pareil cas, II , 13 ; les divisions s'y apaisent plus aisément, 13; excite moins l'ambitieuse jalousie des particuliers, 36.

Monarque, Comment doit gouverner, quelle doit être la règle de ses volontés, l, 16, 19; ce qui arrête le monarque qui marche au despotisme, 16; rhonneur met des bornes à sa puissance, 26 ; son pouvoir dans le fonds est le même que celui du despote, 26 ; est plus heureux qu'un despote, 50 ; ne doit récompenser ses sujets qu'en honneurs qui conduisent à la fortune, 59 ; ne peut être

TABLE ANALYTIQUE

jage des crimes de ses sujets : pourquoi, 68 : quand il enfreint les lois, il travaille pour les séductears contre lui-même, 69 ; combien la clémence lui est utile, 8i ; ce qu'il doit éviter pour gouverner sagement et heureusement, 99, lOO; en quoi consiste sa puissance, et ce qu'il doit faire pour la oonserver. l is ; il faut un monarque dans un Etat vraiment libre, 134; comment, dans un Etat libre, il doit prendre part à la puissance législative, 137; les anciens n'ont imaginé que de faux moyens pour tempérer son pouvoir, 140; quelle est sa vraie fonction, i4i ; il a toujours plus Tespnt de probité que les commissaires qu'il nomme pour juger ses sujets, 173; un roi est juste s'il l^sse les lois dans leur force, 174; on ne s'en prend jamais à lui des calamités- publiques , 174 ; comment doit manier la {missance, 175; doit encourager, et es lois doivent menacer, 175; doit être accessible, 175; ses mœurs, sa conduite avec ses sujets , i75, 176; égards qu'il leur doit, i76; pourquoi ceux d'Europe moins absolus que les sultans, II, 264.

Monastères. Comment entretenaient la paresse en Angleterre : leur destruction y a contribué à établir l'esprit de commerce et d'industrie, T, 372; ceux qui vendent leurs fonds à vie, ou qui font des emprunts à vie, jouent contre le peuple, mais tiennent la banque contre lui, 393.

Monde. Causes de sa dépopulation, II, 255; n'a pas à présent la dixième partie des habitants qu'il contenait autrefois, 256. Voy. Dépopulation; a-i-il eu un commencement, 257.

Moncrif {Lettre de Montesquieu à)^ II,

Monde physique. Ses lois sont nécessairement invariables, I, 5; mieux gouverne que le monde intelligent,

Monluc {Jean de). Auteur du registre Olim, î, 480.

Monnaie. Est, comme les figures de géométrie, un signe certain que le pays où Ton en trouve est habité par un peuple policé, 1, 239; lois civiles des peuples qui ne la connaissent point, 239; est la source de presque toutes les lois civiles, 239 ; est la destructrice de la liberté^ 240 ; raison de son usage, 324 etsuiv.; dans

quel cas est nécessaire, 324; quelle en doit être la nature et la forme, 335 et suiv.; les Lydiens sont les

Eremiers qui aient trouvé l'art de la attre, 325, note 2; ouelle était ori- Sinairement celle des Athéniens, es Romains : ses inconvénients, 325, 326 ; dans quel rapport elle doit être pour la prospérité de l'Etat avec les choses qu'elle représente, 325; était autrefois représentée en Angleterre par tous les biens d'un Anglais, 326; chez les Germains elle devenait bétail, marchandise ou denrée, et ces choses devenaient monnaie, 326 ; est un signe des choses et un signe de la monnaie même, 326; combien il y en a de sortes, 326 ; augmenta chez les nattons policées, et diminua chez les nations barbares, 327 ; il serait utile qu'elle fût rare, 337; c'est en raison de sa quantité que le prix de l'usure diminue, 328; comment, dans sa variation, le prix des choses se Axe, 328; les AfMcains en ont une sans en avoir aucune. 329; preuves par calcul qu'il est dangereux à un Etat de hausser ou baisser la monnaie, 332 et suiv.; quand les Romains tirent des changements à la leur pendant les guerres puniques, ce fut un coup de sagesse qui ne doit point être imité parmi nou«, 337 et suiv.; a hausse ou baissé à Rome à mesure que l'or et l'argent y sont devenus plus ou moinscommuns, 338 etsuiv.; époque et progression de l'altération qu'elle éprouva sous les empereurs romains, 349; le change empêche qu'on ne la puisse altérer jusqu'à un certain point, S4o.

Monnaie idéale. Ce que c'est, I, 326.

Monnaie réelle. Ce que c'est, I, 326; pour le bien du commerce, on ne devrait se servir que de monnaie réelle, 326.

Monnayeurs (Fa/uaf). La loi qui les déclarait coupables de lèse-majesté était une mauvaise loi, I, 164.

Monothélites, hérétiques. Quelle était leur doctrine, II, lOi.

Montagnes. La liberté s'y conserve mieux qu'ailleurs, 1, 234.

Montagnes S argent. Ce que l'on appelait ainsi, 1, 307.

Montestmieu. Vingt ans avant la publication de YËsprit des Lois avait composé UD petit ouvrage qui y est confondu, I, 320, note 2; pea

TABLE ANALYTIQUE

Gi5

impoVte que ce soit lui ou d'ancieng ei célèbres jurisconsultes qui disent des vérités, pourvu que ce soient des ▼ériiés, 436; promet un ouvrage particulier sur la monarchie des Ostrogoths, Si2; preuves qu'il n'est ni déiste, ni spinoeiste^ 592 et suiv.; admet une religion révélée : 595 et suiv.; n'aime point à dire des injures, 598 , 603 ; n'a pas dû parler de la grâce^ qui n'était point de son sujet, 601 ; est-il vrai qu'il regarde les préceptes de l'Evangile comme des conseils , 606 , 607 ; se peint dans la personne d'Usbek, II, i77 ; son portrait par lui-même , 451*

Montézuma. Ne disait ]>as une absur^* dite quand il soutenait que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays, et celle du Mexique pour le Mexique, I, 386.

Montfort. Les coutumes de ce comté tirent leur origine des lois du comte Simon, I, 486.

Mont Janicule. Pourquoi le peuple de Rome s'y retira : ce qui en résulta,

Montpensier (La duchesse de). Les malheurs qu'elle attira sur Henri III prouvent qu'un monarque ne doit jamais insulter ses sujets, 1, 176.

Mont sacré. Pourquoi le peuple de Rome s'y retira, 1, 173.

Morale, Ses lois empêchent à chaque instant l'homme de s'oublier luimême, I, 6; ses règles doivent être celles de toutes lesrausses religions, 377 ; on est attaché à une religion à proportion de la pureté de sa morale, 389; nous aimons spécnlativement en matière de morale tout ce qui porte le caractère de la sévérité, 393 ; il ne suffit pas d'en persuader les vérités, il faut les faire sentir,

Morale {Livres de). Plus utiles que les livres ascétiques. II, 382.

Mort civile. Etait encourue chez les Lombards pour la lèpre, f, 197.

Moscovie. Les empereurs même y travaillent à détruire le despotisme, T, 52; le czar y choisit qui il veut pour son successeur, 79; le défaut de proportion dans les peines v cause beaucoup d'assassinats, 79; robscurité où elle avait toujours été dans l'Europe contribua à la grandeur relative de la France sous Louis XIV, 1 1 5 ; loi de Pierre I" , 180 ; ses lois sont contraires au commerce et aux

opérations du ckange, 340 ; seul Etat chrétien dont les intérêts soient mêlés avec ceux de la Perse, II, i83; son étendue, 183.

Moscovites. Us sont tous esclaves^ à la réserve de quatre familles, II, i83; pays ob Ton exile les grands, 1 83 ; le vin défendu aux Moscovites. 183; accueil qu'ils font à leurs notes, 183 ; les femmes moscovites aiment à être battues par leurs maris • 183, 184; ne peuvent sortir de l'empire, 184 ; leur attachement pour leur barbe, 184 ; idée plaisante qu'ils avaient de la liberté, I. 128; combien sont insensibles à la douleur :

raison physique de cette insensibilité. 191, 193; pourquoi se vendent si facilement, 305; pourquoi ont changé si facilement de mœurs et de manières, 258.

Mosquéeê. Pourquoi Gengiskan les méprisa si fort, quoiqu'il approuv&t tous les dogmes des mahometans, I,

Moulins. Il serait peut-être utile qu'ils n'eussent point été inventés, I, 356.

JlfoiMJons. Ce que c'est ; temps oh ils régnent : leurs effets, 1, 301.

Mouvement. Ses variations même sont constantes, 1,4; ses lois sont tout le système de la nature, II, 238-

Muet. Pourquoi ne peut pas tester, T,

Multiplication, Est beaucoup plus grande chez les peuples naissantsque chez les peuples formés^ I, 353.

Multitude {La), Fait la force de nos armées : la force des soldats faisait celle des armées romaines. IF, 9.

Mummolus. L'abus qu'il lit de la confiance de son père prouve que les comtes, à force d'argent, rendaient perpétuels leurs offices qui n'étaient qu'annuels, I, 545.

Musique. Les anciens la regardaient comme une science nécessaire aux bonnes mœurs, I, 34 ; différence des effets qu'elle produit en Angleterre et en Italie. Raisons phvsiques de cette différence tirées de la différence des climats, 192.

Musulman». Voy. Mahometans.

Mustapha. Gomment il fut élevé à l'empire, II, 222.

Mutius Scévola. Punit les traitants pour rappeler les bonnes mœurs, I,

Mystiques, Leurs extases sont le délire de la dévotion, II, 282.

TABLE ANALYTIQUE

JV**'. Ses plaisanteries sur les maltôtiers que la cli ambre de justice faisait regorger, II, 240 ; cherche à rétablir les ÛDance8,2S7.

Naïres. Ce que c'est dans le Malabar,

Naissance. Les registres sont la meilleure voie pour la prouver, I, 485.

Narbonnaisc. Le combat judiciaire s'y maintint, malgré toutes les lois qui TabolissaienL, 1, 449.

Narsès {L'eunuque). §on exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, 1, 176; favori de Justinien, II, 96-

Natchès. Leur superstition, leur esclavage , 1240.

Nations. Comment doivent se traiter mutuellement, tant en paix qu'en guerre, I, 7 ; ont toutes , même les plus féroces, un droit des f^ens, 8; celle qui est libre peut avoir un libérateur ^ celle qui est subjuguée ne peut avoir qu'un oppresseur, 267 ; comparées aux particuliers : quel droit lea gouverne, 3i9 ; les ressources de quelques nations d'Europe sont faibles par elles- inèraes,

II, 111; leur droit public n'est qu'une espèce de droit civil universel, 23& ; comment elles doivent l'exercer entre elles , 235.

"Nature. Les sentiments qu'elle inspire sont subordonnés dans les Ëiats despotiques aux volontés du prince, 1, 35 ; douceur et grandeur des délices qu'elle prépare à ceux qui écoutent sa voix, 162; elle compense avec justesse les biens et les maux, 179; les mesures qu'elle a prises pour assurer la nourriture aux enfants détruisent toutes les raisons sur lesquelles on fonde l'esclavage de naissance, 203 ; c'est elle qui entretient les commodités aue les hommes ne tiennent que de l*art, 236 ; c'est elle presque seule avec le climat qui gouverne les sauvages, 254 ; sa voix est la plus douce de toutes les voix, 403; ses lois ne peuvent être locales et variables, 4i2.

Nature du gouvernement. Ce que c'est; en quoi diffère du principe du gouvernement. 1, 18.

Naufrage (Droit de). Époque de l'établissement de ce droit insensé :

tort qu'il fit au commerce, I, SU.

Navigation. Effets d'une grande na-

vigation, t, 277; combien l^imperfection de celle des anciens etoit utile au commerce des Tyriens, 290 ; pourauoi celle des anciens était plus lenie que la nôtre, 290, 291: comment fut perfectionnée par les anciens, 301 ; n'a point contribué à la population de l'Europe , 370 ; défendue sur les fleuves par les Guèbres ; cette loi, qui partout ailleurs auroitété funeste, n'avait nul inconvénient chez eux, 387.

Navires. Pourquoi leur capacité se mesurait-elle autrefois par muids de blé, et se mesure- t-elle aujourd'hui par tonneaux de liqueurs? I, 288 ; causes physiques de leurs différents degrés de vitesse, suivant leurs différentes grandeurs et leurs différentes formes , 292, 293 ; pourquoi les nôtres vont presque a tous vents, et ceux des anciens n'alloieni presque qu'à un seul, 292 ; comment ou mesure la charge qu'ils peuvent porter, 293; les obligations civiles que les matelots y passent entre eux, doivent-elles être regardées comme nulles? 419.

NéQodants. Dans quel gouvernement ils peuvent foire de plus grandes entreprises, 275 et suiv.; il est bon qu'ils puissent acquérir la noblesse, 284; ont quelque pari dans les affaires d'État, 11, 102.

Négociants (Compagnies de). Ne conviennent jamais clans le gouvernement d'un »eul et rarement dans les autres, I, 279.

Nègres. Motif singulier qui détermina Louis XII l à souffrir que ceux de ses colonies fussent esclaves, l, 204;fondement du droit que nous avons de les rendre esclaves, 204. 305 ; cornment trafiquent avec les Maures,

â24; monnaie de ceux des cous 'Afrique , 329 ; pourquoi leurs dieux sont noirs, et leur diaUe blanc, II, 193.

Néron. Pourquoi ne voulut pas faire les fonctions de juge, I, 69; loi adroite et utile de cet empereur, 181; dans les beaux jours de son empire, il voulut détruire les fermiers et les traitants, 189 ; comment il éluda de faire une loi touchant les affranchis, 2i4; distribue de l'aident aux troupes, même en paix, II, 69.

Nerva (l'Empereur), Adopte Tnyan, II, 69, 70.

TABLE ANALYTIQUE

N9êtoriani*me. Quelle était la doctrine de celte secte, If, lOi.

Ntneux Sont regardés aax Inde»

comme les enfants de leurs oncles ; de là le mariage entre le beau-frère et la belle-sœur y est permis, I,

Niccolini (Lettres de Montesquieu à), II, 484, S4S.

Nitard. Témoignage que cet historien, témoin oculaire, nous rend du règne de Louis le Débonnaire, I, 573.

Nwemoia (Lettres de Montesquieu au duc de), II, 514.

Noble». Sont l'objet de l'enTie dans l'aristocratie, I, 14; leur rôle dans une démocratie , 14 , 44 ; répriment facilement le peu|)le dans une aristocratie, et se répriment difficilement eux-mêmes , 21 ; doivent être tous égaux dans une aristocratie, 47; ne doivent, dans une aristocratie, être ni trop pauvres ni trop riches , 47; n'y doivent poiat avoir de contestations, 47 ; comment punis autrefois en France, 72; quelle est leur unique dépense à Venise, 84 ; quelle part ils doivent avoir dans an État libre aux trois pouvoirs, 1 33; doivent dans un État libre être jugés par leurs pairs, 130; cas oh dans un Etat libre ils duiveut être des citoyens de tout étage , iS6 ; les nobles de Home ne se laissent pas entamer par le bas peuple , comme les patriciens , Il , 87 ; comment s'introduisit dans les Gaules la distinction de nobles et de roturiers, 88.

Noblesse. Doit naturellement dans une monarchie être dépositaire du pouvoir intermédiaire. 1, 18; son ignorance l'empécbe dans une monarchie d« pouvoir être dépositaire des lois, 17; sa profession est la guerre , 29 ; l'honneur en est l'enfant et le père, 48, 189; doit être soutenue dans une munarcbie, 48', doit seule posséder les ftefb dans une monarchie, 48; causes des diflérences dans les ^rtages iles biens qui lui sont destinés, 63 ; est toujours portée à défendiele trône, 100,101; doit dans un État libre former un corps distingué, qui ait part à la législation; doit y être héréditaire, i33 ; le commerce lui doit-il être permis dans unemonarehie? 273; est-il utileqa'on la puisse acquérir à prix d'argent 7

284; celle de robe comparée avec celle d'épée, 284 ; quand commença à quitter, même à mépriser la fonction de juge, 483, 484.

Noblesse française. 1^ système de l'abbé Dubos réfuté, f, 539 et suiv.; quand et dans quelle occasion elle commença à reruser de suivre les rois dans toutes sortes de guerres, 580, S8I.

Noces (Secondes). Prescrites par les anciennes lois romaines, contraires à l'esprit du christianisme, I, 363 et suiv.

Noirs. Voy. Nègres.

Noms. Contribuent beaucoup à *a propagation, 1,351.

Nord. Raisons physiques de la force de corps, du courage, de la franchise, etc. des peuples du Nord, I, 190 et suiv.; les peuples y sont fort peu sensibles k rameur, 192; raisons physiques de la sagesse avec laquelle ces peuples se maintinrent contre la puissance romaine, 193; les passions des femmes y sont fort tranquilles, 222 ; est toujours habité, parce qu'il est presque inhabitable, 284; ce qui rend son commerce nécessaire avec le Midi, 287, 288 ; les femmes et les hommes y sont plus longtemps propres à la génération qu'en Italie, 364 ; pourquoi le protestantisme y a été mieux reçu que dans le midi, 376; loin d'être en état d'envoyer, comme autrefois, des colonies, ces pays sont dépeuplés, II, 355 ; les peuples y étaient libres : on a pris pour des rois ce qui n'était que des généraux d'armée, 279.

Nord {Invcuion des peuples du). Voy.

Invasions.

Normandie. Les coutumes de cette province ont été accordées par le duc Raoul, 1. 486.

Normands. Leurs ravages causèrent une telle barbarie que l'on perdit toutes les lois , auxquelles on substitua les coutumes, I, 44i; pourquoi persécutaient surtout les prêtres et les moines, 560; terminèrent les querelles que le clergé faisait aux rois et au peuple pour son temporel, 563, 575; Charles le Chauve, qui aurait pu les détruke, les laissa aller pour de l'argent, 574 ; pourquoi dévastèrent la France et non pas l'Allemagne, 584; leurs ravages ont fait passer la couronne sur la tête de Hugues Capet, 585; les anciens Nor-

TABLE AiNALYTlQUE.

mands comparés aux barbares qui désolèrent l'empire romain, II, 9i.

Notoriété de fait. Suffisait autrefois , sans autre preuve ni procédure , pour asseoir uu jugement, I, 457.

Nouvelles ecclésiastique». Leurs calomnies contre l'auteur de V Esprit des lois^ I, 592 et suiv.

Nouvelliste ecclésiastiaue. M'entend janiais le sens des cnoses, I, 594, 595, 600, 602 et suiv.; indulgence de l'auteur, 603 ; pourquoi % déclamé contre VEsprit des lois^ 60«elsuiv.; sa mauvaise foi, 606, 607, 614, 621, 622 et suiv.

NouoelUstes. Leur portrait. Deux lettres plaisantes à ce sujet, 11,275,

Novelles de Justinien. Sont trop diffuses, T, 496.

Numa. Fit des lois d'épargne sur les sacrifices, 1, 394;ses luis sur le partage des terres furent rétablies par Sorvius Tullius, 421.

Numide (Cavalerie). Autrefois la plus renommée, II, 9 ; des corps de cavalerie numide passent au service des Romains, 16.

Numidie, Les frères du roi succédaient à la couronne, & l'exclusion de ses enfants, I, 4o4 ; les soldats romains y passent sous le joug, II, 8.

Obéissance. Différence entre celle qui est due dans les Etats modérés, et celle qui est due dans les États despotiques. 1 , 25 et suiv. ; l'honneur met des bornes à celle qui est due au souverain dans une monarchie,

Obligations. Celles que les matelots contractententre eux dans un navire, doivent-elles être regardées comme nulles? I, 419.

Occident ^Pourquoi Vempire d*) fut le premier abattu, II, 92 ; point secouru par celui d'Orient, 92; lesWisigotbs l'inondent, 92; trait de bonne politique de la part de ceux qui le gouvernaient, 92 ; sa chute totale. 93.

Octave. Flatte Cicéron et le consulte , II, 54 ; le sénat se met en devoir de l'abaisser, S5; Octave' et Antoine poursuivent Bruius et Cas8iu8,55; défait Sextus Pompce,S6; exclatLépide du triumvirat, 56 ; gagne l'affection des soldats, sans être brave, 56; surnommé Auguste. Yoy. Auguste,

Odenat. Prince de Palmyre, chasse iê»

Perses de l'Asie. Il, 78.

Odoacer. Porte le dernier coupa l'eni-

Jrire d'Occident, II, 93.

yssée. Le plus beau poëme da monde après Vliade^ 1, 290.

0/Kces. Les maires du palais contribuèrent de tout leur pouvoir à les rendre inamovibles : pourquoi , I , 555 ; quand les grands commencèrent k devenir héréditaires, 583.

OfRciers généraux. Pourquoi, dans les États monarchiques, ils ne se sont attachés à aucun coy)s de milice, I, 57 ; pourquoi il n'y en a point en titre dans les Etats despotiques,

Offrande. Raison physique de la maxime religieuse d'Athènes, qui disait qu'une petite offrande honorait plus les dieux que le sacrifice d'un boeuf, I, 386, 387 ; on n'y doit rien admettre de ce qui approche du luxe, 394.

Olim. Ce que c'est, I, 480.

Oncles. Sont regardés aux Indes comme les pères de leurs neveux :

c'est ce qui fait que les mariages entre beau-f^èreet belle-sœur y sont permis, 1,413.

Opéra. Il, 158.

Oppienne. Yoy. Loi Oppienne.

Oppression totale de Rome. II, 50.

Ùps ( Temple d'). César y avait déposé des sommes immenses, II. 53.

Opulence. Est toujours compagne de la liberté, II, 268.

Or, Plus il y en a dans un Etat, plus cet Etat est nauvre, I, 321, 322; la loi qui défena en Espagne de l'employer eu superfluites est absurde, 323; cause de la quantité plus ou moins grande de l'ur ou de l'argent, 327 ; dans quel sens il serait utile qu'il y en eût beaucoup ; et dans quel sens il serait utile qu'il jpen eût peu; 327 : de sa rareté relative à celle de l'arsent, 330; signe des valeurs : il ne doit pas être très-aboodant, II,

Or (Côte d'). Si les Carthaginois avaient pénétré jusque-là, ils y auraient fait un commerce bien plus important que celui que Ton y fait aujourd'hui, I, 306.

Oracles. A quoi Plutarque attribue leur cessation. I, 358, 359.

Oraisons funèbres. Appréciées à leur juste valeur, II, i7l.

Orange {Le prince «T). Sa proscription, I, 499.

TABLE ANALYTIQUE

Orateurs. En quoi conaistent leurs talents, II, 283.

Orchomènt. A été une des villes les plud opulentes de la Grèce : pourquoi, M, 294; sous quel autre nom cette ville est connue, 295.

Ordonnance de 1387. C'est à tort qu'on la regarde comme le titre de création des baillis; elle porte seulement qu'ils seront pris parmi les laïques, I, 485.

Ordonnance de 1670. Faute que Tauleur attribue à ceux qui l'ont rédigée, 1, 497.

Ordonnances. Les barons , du temps do saint Louis, n'étaient soumis qu'à celles qui s'étaient faites de concert avec eux, I, 469.

Ordres. Ceux du despote ne peuvent être ni contredits, ni éludés, 1, 25.

Orgueil. Est la source ordinaire de notre politesse, 1,28; source de celui des courtisans, ses différents degrés, 28, 29; est pernicieux dans une nation, 255 ; est toujours accompagné de la gravité et de la paresse , 255 et suiv. ; peut être utile, quand il est joint à d'autres qualités morales, comme chez les Romains, 256.

Orient. Il semble que les eunuques y sont un mal nécessaire, I, 215; une des raisons qui a fait que le gouvernement populaire y a toujours été difficile à établir, est que le climat demande que les hommes y aient un. empire absolu sur les femmes, 220; principe de la morale orientale, 221 et suiv ; les femmes n'y ont pas le . gouvernement intérieur do la maison ; ce que sont les eunuques, 223, 224 ; il n'y est point question d'enfants adultérins, 351.

Orient (Empire d'). Son état lors de la ruine des Carthaginois , II , 20 ; cet empire subsiste encore après celui d'Occident : pourquoi, 92, no et suiv.; les conquêtes de Juslinien ne font qu'avancer sa perte, 96 ; pourquoi de tout temps la pluralité des femmes y a été en usage, 96, 97 ; ce qui le soutenait malgré la faiblesse de son gouvernement, ni; chute totale dé cet empire, 1 15.

Orientales. Pourquoi moins gaies que les Européennes, II, 177.

Orientaux. Absurdité d'un de leurs supplices, 1, 167; raisons physiques de Pimmulabilitéde leur re]u}ion,de leurs mœurs, de leurs manières et de leurs lois, 19S; tous, excepté les

KOiNTESQUIEU n

mahométans, croient que toutes les religions sont indifférentes en ellesmêmes, 399; le sérail est le tombeau de leurs désirs : singularité de leur Jalousie, II, 131 ; comment ils bannissent le chagrin, 163 ; le peu de commerce qu'il y a entre eux est la cause de leur gravité, 164; vices de leur éducation, 164, 165 ; ne sont pas plus punis par la perte de quelque membre, que les Européens le sont parlMnfamie seule, 221 ; l'autorité outrée de leurs princes les rapproche de la condition de leurs sujets , 244 ; précaution que leurs princes sont obligés de prendre pour mettre leur vie en sûreté, 244 ; en se rendant invisibles , ils font respecter la royauté et non pas le roi, 245; leurs poésies , leurs romans, 285.

Orléans. Le combat judiciaire y était en usage dans toutes les demandes pourdettes, I. 452.

Orose. Répond a la lettre de Symmaque. II, 89.

Orphelins. Comment un État bien policé pourvoit à leur subsistance, I,

Orphitien. Voy. Sénatus -consulte.

Osman. Comment il fut déposé, II,

Osmanlins. Voy. Turcs.

Osroéniens. Excellents hommes de trait. II, 103.

Ostracisme. Prouve la douceur du gouvernement, populaire qui l'employait, I, 415; pourquoi nous le regardons comme une peine, tandis qu'il couvrait d'une nouvelle gloire celui qui y était condamné, 4i5, 416; on cessa de l'employer, dès qu'on en eut abusé coutre un homme sans mérite, 415, 4i6; fit mille maux à Syracuse, et fut une chose admirable à Athènes, 490.

Ostrogoths. Les femmes chez eux succédaient à la couronne et pouvaient régner par elles-mêmes , 1 , 247 ;

, Théodoric abolit chez eux l'usage du combat judiciaire, 449 ; Monteiiquieu promet un ouvrage particulier sur leur monarchie, 512.

Oihon {L'empereur). Ne tient l'empire Que peu de temps, II, 69, 70.

Otiions. Autorisèrent le combat judiciaire, d'abord dans les afihires criminelles, ensuite dans les affaires civiles, 1, 450.

Ouvriers. On doit chercher à en aug-

TABLE AKALYTiaUË.

menter, non pM à en diminuer le BOmbre, SM; laissent plus de bien à leurs enfants que ceux qui ne yi- ▼ent que du produit de leurs terres, 0xu8. Pourquoi ce fleuve ne se jette plus duns la mer Caspienne, I» 289.

PagcmisTM. Pourquoi il y avait et il pouvait f avoir dans cette religion des crimes inexpiables, 1, 879.

Païens. De ce qu'ils élevaient des autels aux vices , s'ensuit-il qu'ils aimaient les vices, 1, 374.

pairs, Henri VIII se défit de ceux qui lui déplaisaient par le moyen oes commissaii-es , I, 17S; étaient les vassaux d'un même seigneur, qui l'assistaient dans les jugements qu'il rendait pour ou contre chacun d'eux, 460 ; afin d'éviter le crime de félonie, on les appelait de faux jugement, et non pas le seigneur, 460, 461 : leur devoir était de combattre et de juger, 462, 463 ; comment rendaient la justice, 483, 484; quand ils commencèrent à ne plus être assemblés par le seigneur pour juger, 484; ce n'est point une loi qui a aboli les fonctions des pairs dans les cours des seigneurs ; cela s'est fait peu à peu, 484, 486.

Paix. Est la première loi naturelle de l'homme qui ne serait point en so** ciéte, I, 6; est l'efifet naturel du commerce, 274 ; ne s'achète point avec de l'argent : pourquoi^ 11, 84 ; inconvénients d'une conduite contraire à cette maxime, 84, 85.

Paladins, Quelle était leur occupation, I, 454.

Palais (Lé) Ses mœurs, II, 227.

PaUologns, Voy. ÀndroniCf Ui' chel, etc.

Palsstine. C'est le seul çays, et ses environs, oii nne religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, t, 887.

Paps, Les paçes employèrent les ex-

. communications, pour empêcher que le droit romain ne s'accréditât, au préjudice de leurs canons, 1,483; les décrétales sont à proprement parler leurs réécrits ; et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation: pourqnoi,600; pourquoi Louis le Débonnaire abandonna leur élection au peuple romain, 566; ploi

grand magidenqaele roi de France, II, 153; son autorité, ses richesses, 159; effet, que leur histoire produit dans l'esprit des lecteurs,

Papier. Un impôt sur le papier destiné à écrire les actes, serait pins commode que celui qui se prend sur les diverses clauses, 1, 183.

Papiers circulante. Combien il y en a de sortes : quels sont ceux qu'il est utile à un fitat de faire circuler, I,

Papiriuê. Son crime, qui ne doit pas être confondu avec celui de Piai«tius, fut uUle à la liberté, I, i72,

Paradis, Chaque religion diffère sur les joies qu^n doit y goftter, II,

Paraguay. Sagesse des lois que les jésuites y ont établies • I, 32 ; pourquoi les peuples y sont si fort attachés à la religion chrétienne, tandis que les autres sauvages le sont si peu à la leur, 890.

Pareêse. Dédommage les peuples des maux que leur fdit souffrir le pouvoir arbitraire, I. 179; celle d'une nation vient de son orgueil, 255.

Paris. Siège de l'empire de l'Europe, II, 152 ; embafras de ceux qui j arrivent, 152 ; contient plusieurs villes bâties en Pair, 1 52 ; embarras de ses rues, 152 ; différents moyens d'y attraper de l'argent, i92 ; chacun n'y vit que de son industrie, i92 ; rend les étrangers plus précautionnés , 192; tous les Etats y sont confondus • 229 ; c'est la ville la plus voluptueuse, et Mlle oii la vie est la plus dure, 249.

Parisiens. Leur curiosité ridicule, II,

Parlement, Ne devrait jamais frapper ni sur la juridiction des seigneurs, ni sur la juridiction ecclésiastique, 1, 16; il en faut dans une monarchie, 17 ; plus il délibère sur les ordres du prince, mieux il lui obât, 49; a souvent par sa fermeté préservé le royaume de sa chute , 49 ; son attachement aux lois est la sûreté du prince dans les mouvements de la monarchie, 49, 50 ; la manière de prononcer des enquêtes, dans la temps de leur création , n'était pas la même que celle de la grand*cbambre : pourquoi, 472 ; ses jugements avaient autrefois plus de rap-

TABLE ANALYTIQUE

port à l'ordre politique qu'à Pordre civil ; quand et commeot il descendit dans le détail civil, 480; reudu sédentiûre, il fut divisé en plusieurs classes, 480; a réformé les abus intolérables de la Juridiction ecclésiastique, 481 ; a mis par un arrêt des bornes à la cupidité des ecclésiastiques, 483; ce que c'est, II, 233; matières qui y sont le plus souvent agitées, 227. 228; on y prend les voix à la majeure, 228 ; querelle importante qu*il décide, 252; relégué à Pon toise •* pourquoi, 288. Voy. Corps législatif.

Paroles. Quana sont crimes et quand ne le sont pas, 1, i65, 166.

Parricides. Quelle était leur peine du temps de Henri !•', I, 475.

Partage. Quand il a commencé à s'établir en matière de flefs, I, 582.

Partage de l'empire romain , Il , 80 ; en cause la ruine : pourquoi, 82.

Partage des successions. Est réglé par les seules lois civiles ou politiques, I, 404?

Partage des terres. Quand et comment doit se faire; précautions nécessaires pour en maintenir l'égalité, I, 38 et suiv.; celui que fit Romulus est la source de toutes les lois romaines sur les successions»

420 et suiv.; celui qui se fit entre les barbares et les Romains, lors de la conquête des Gaules, prouve que les Romains ne furent pas tous mis en servitude, et que ce n'esi point dans cette prétendue servitude générale qu'il faut chercher l'oriKuie des serfs et l'origine des fiefs, S05 et suiv. Voy. Terres.

Parthes. Uaflabilité deMithridate leur rendit ce roi n supportable : cause de cette bizarrerie, I, 252, 253; révolution que leurs guerres avec les Romains apportèrent dans le commerce, 312; vainqueurs de Rome:

Ïiourquoi, II, 23, 24; guerre contre es Parthes , projetée par César^ 53 ; exécutée par Trajan , 70 ; difficultés de cette guerre, 70. 71 ; apprennent des Romains réfugiés sous Sévère, l'art militaire, et s'en servent dans la suite contre Rome, 73.

Partie publiaue. Il ne pouvait y en avoir sous les lois barbares , 1 , 474.

Passions. Les pères peuvent plus aisément donner à leurs enfanta leurs passions que leurs connaissances; parti que les républiques doivent ti-

rer de cette règle, I, Si ; moins nous pouvons donner carrière à nos passions particulières , plus nous nous livrons aux générales ; de là l'attachement des moines pour leur ordre, 37.

Pasteurs. Mœurs et lois des peuples pasteurs, 1, 238.

Patane. Combien la lubricité des femmes y est grande : causes, 222.

Patriarches de Constantinople. Leur pouvoir immense, II, 107, 108; souvent chassés de leur siège par les empereurs, 108.

Patrtdens. Gomment leurs prérogatives influaient sur la tranquillité de Rome; nécessaires sous les rois, inutiles pendant la république, 1, 143; dans quelles assemblées du peuple ils avaient le plus de pouvoir, 145, 146 ; comment ils devinrent subordonnés aux plébéiens, 147; leur prééminence, II, 35; à quoi le temps la réduisit, 36, 37.

Patrie {Amour de la). C'est ce que l'auteur appelle vertu, 1 , 3i ; ses effets, 37; était ches les Romains une espèce de sentiment religieux , II ,

Pâturages. Les pays oii il y en a beaucoup sont peu peuplés,!. 355.

Paul. Raisonnement absurde de ce jurisconsulte, I, 498.

Pauvreté. Fait finir les monarchies.

efifets funestes de celle

.1 Wî

d'un pays; 179; celle des peuples

peut avoir deux causes : leurs différents efi'ets, 275; c'est une absurdité de dire qu'elle est favorable à la propagation, 354 ; ne vient pa» du défaut de propriété, mais du défaut de travail, 371.

Paye. En quel temps les Romains commencèrent à l'accorder aux soldats, II, 6 ; quelle elle était dans les différents gouvernements de Rome, 74 et suiv.

Pays de droit écrit. Pourquoi les coutumesii'ont pu y prévaloir sur les lois romaines, 1, 440, 441; révolutions que les lois romaines y ont essuyées, 442.

Pays formés par Vindustrie des hommes. liS liberté y convient, 1, 235

Paysans. Lorsqu'ils sont à leur aise, la nature du gouvernement leur est indifférente,!, 238; lorsqu'ils sont dans la misère , leur population est inutile à l'Etat, 11, 269.

Péché originel. L'auteur était-il obligé

TABLE ANALYTIQUE

d*en parier dans son chapitre v*? T,

Piculat, Ce crime est naturel dans les États despotiques,!, 56 ;la peine dont on le punit à Rome, quand il ▼ parutj prouve que les lois suivent les mœurs. 264.

Pécule, Celui que les Romains laissaient à lears esclaves animait les arts et l'industrie, 11, 360.

Pédaliens. N'avaient point de prêtres et étalent barbares, I, 391.

Pc'donfsrte. Serait-il bon d'en introduire l'esprit en France? I, 254.

Pigu, Comment les successions y sont réglées, I, 53, note 3 ; un roi de ce pays pensa étouffer de rire en apprenant qu'il n'y avait point de roi à Venise. 253; les points principaux de la religion de ses habitants sont la pratique des principales vertus morales et la tolérance de toutes les autres religions, 377, 378.

Peine de mort. Dans quel cas est juste, I, 160.

Peine du talion. Dérive d'une loi antérieure aux lois positives, 1, 5.

Peines, Doivent être plus ou moins sévères, suivant la nature du gouvernement, I, 71 et suiv. ; augmentent ou diminuent à mesure qu'on s'ap-

E roche ou qu'on s'éloigne de la lierté, 71 ; tout ce que la loi appelle peine dans un État modéré en est une : exemple singulier, 72 ; comment on doit ménager l'empire qu'elles ont sur les esprits, 73; quand elles sont outrées, elles corrompent le despotisme même, 73 ; le sénat de Rome préférait celles qui sont modérées : exemple, 76; les empereurs romains en proportionnèrent la rigueur au rang des coupables, 77, 78 ; doivent être dans une juste proportion avec les crimes :

la hberte dépend de cette proportion, 78, 157 et suiv.; c'est un grand mal, en France, qu'elles ne soient pas proportionnées aux crises, 79 ; pourc|uoi celles, que les empereurs romains avaient prononcées contre l'adultère ne furent pas suivies, 92; doivent être tirées de la nature de chaque crime, i58; quelles doivent être celles des sacrilèges. 159 ; des crimes qui sont contre les mœurs ou contre la pureté, i59, 160; des crimes contre la police, 1 69; des crimes qui troublent la tranquillité des citoyens sans en attaquer la sûreté,

1 59;des crimes qui attaqnentla sftreté publi(]ue, 159, 160; on ne doit point en faire subir qui violent la pudeur, 167 ; on en doit faire usage pour arrêter les crimes, et non pour fûre changer les manières d'une nation, 258, 259 ; imposées par les lois romaines contre les célibataires, 362, 363; une religion qui n'en annoncerait point pour l'autre vie n'attacherait pas beaucoup, 389 ; celles des lois barbares étaient toutes pécuniaires, ce qui rendait la partie public|ue inutile, 474 ; pourquoi il y en avait tant de pécuniaires chez les Germains, qui étaient si pauvres, 527 ; les peines contre les soldats lâches, renouvelées par les empereurs Julien et Valentinien, II, 87; elles doivent être modérées, pourquoi , 221; leur proportion avec les crimes fait la sûreté des princes de l'Europe ; leur disproportion met à chaque instant la vie des princes asiatiques en danger, 244.

Peines ^cales. Pourquoi plus grandes en Europe qu'en Asie, I, i83.

Peines pêcunxaire*. Sont préférables aux autres, I, 80 ; on peut les aggraver par l'infamie, 80.

Pèlerinage de la Mecque, II, i44; de Saint'Jacques en Galice, 160.

Pénestes. Peuple vaincu par les Thessaliens; étaient condamnés à exercer l'agriculture, regardée comme une profession servile, I, 35.

Pénitences. Règles de bon sens pour les pénitences, 1, 379.

Penn, Comparé k Lycurgue, I, 32.

Pensées. Ne doivent point être punies, 1, 165.

Péonius. La perfidie qu'il lit à son père prouve que les offices des comtes étaient annuels et qu'ils devenaient perpétuels à force d'argent, I, 545.

Pépin d'HéristaL Comment samuson devint nuissante : attachement singulier ne la nation pour elle, I, 555:

se rendit maitre de la monarchie en protégeant le clergé, 550.

Pépin (Le roi). Fit rédiger les lois des Frisons, I, 430 ; constitution de ce prince qui ordonne de suivre la coutume partout oh il n'y a pas de loi, mais de ne pas préférer la coutume à la loi, 441, 44i, 442 ; précautions qu'il prit pour faire rentrer les ecclésiastiques dans leurs biens, 562; précautions qu'il prit pour assurer

TABLE ANALYTIQUE

à ses deux fi]s la couronne alors élective, 568 ; la foi et hommage at-elle commencé à s'établir de son temps ? S90.

Pères. Doivent -ils être punis pour leurs enfants? T, 80, 81 ; c'est le comble du despotisme que leur dis-

Î^ràce entraîne celle de leurs enànts et de leurs femmes, 177; sont dans Tobli galion naturelle d'élever et de nourrir leurs enfants, 350; est -il juste que le mariage de leurs enfants dépende de leur consentement? 352 ;il est contre la nature qu'un père puisse obliger sa fille à répudier son mari, surtout s'il a consenti au mariage, 402; dans quels cas sont autorisés par le droit naturel à exiger de leurs enfants qu'ils les nourrissent, 403, 404; sont-ils obligés par le droit naturel de donner à leurs enfants un métier ponrgagner leur vie ? 4o3, 404 ; la loi naturelle leur ordonne de nourrir leurs enfants , mais non pas de les faire héritiers, 4o4 ; poar-

2uoi ne peuvent pas épouser leurs lies, 410 ; pouvaient vendre leurs enfants: delà la faculté sans bornes que les Romains avaient de tester, 421,422; pourquoi le père de famille ne pouvait pas permettre à son fils, qui était en sa puissance, de tester, I, 423 ; la force du naturel leur faisait souffrir, à Rome, d'être confondus dans la sixième classe, pour éluder la loi Yoconienne en faveur de leurs enfants, 426.

Pères de l'Église. Le zèle avec lequel ils ont combattu les lois juliennes est pieux, mais mal entendu, 1, 361 .

Peryavfie. Origine de ce royaume, II, 23.

Périéciens. Peuple vaincu par les Cretois ; étaient condamnés à exercer l'agriculture, regardée comme une profession servile, I, 35.

Persanes. Elles obéissent et commandent en même temps à leurs eunuques, II, 129 ; moyens qu'elles emploient pour obtenir la primauté dans ie8érail,i30;on ne leur permet pas de privautés, même avec les personnes de leur sexe, 176, 308 ; ne voient jamais qu*un seul homme en leur vie, 132 ; sont plus étroitement gardées que les femmes turques et indiennes, 132; flux et reflux d'empire et de soumission dans les sérails, entre elles et les eunuques, 136; tout commerce avec les eunuques blancs.

leur est interdit, 149: opini&treté avec laauelle elles défendent leur

fmdeur clans les commencements de eur mariage, 155, 181, I88; leur façon de voyager : on tue tous les nommes qui approchent leurs voitures de trop près, 166 ; on les laisserait plutôt périr que de les sauver, si pour le faire il fallait les exposer aux regards des hommes, 177; à quel âge on les enferme dans le sérail, 196 ; leurs caractères sont tous uniformes parce qu'ils sont forcées, 199; dissensions qui régnent entre elles, 198 ; en quoi consiste leur félicité, 212 ; forcées de déguiser toutes leurs passions, 237 ; c'est un crime pour elles que de paraître à visage découvert, 308 ; le fouet est un des châtiments qu'on leur inflige, 3lS.

Persans. Il y en a peu qui toyagent, II, 129 ; leur haine contre les Turcs, 132 ; cachent avec beaucoup de soin le titre de mari d'une jolie femme, 189 ; leur autorité sur leurs femmes, 200 ; idée de leurs contes, 289 et suiv.

Perse. Les ordres du roi y sont irrévocables, 1, 25, 26 ; comment le prince s'y assure la couronne, 54 ; bonne coutume de cet Etat, qui permet à qui veut de sortir du royaume, 177, 178; les peuplesy sont heureux parce que les tributsy sont en régie, 189 ; la polygamie, du temps de Justinien, n'y empêchait pas les adultères, 219; les femmes n'y sont pas même chargées du soin de leurs nabi llemeots, 224; la religion des Gucbres à rendu ce royaume florissant ; celle de Mahomet le détruit :

pourquoi, 379; c'est le seul pays où ta religion des Guèbres puisse convenir, 387 ; le roi y est chef de la religion ; l'Alcoran borne son pouvoir spirituel, 394 ; il eiitaisé, en suivant la méthode de l'abbé Dubos, de prouver qu'elle ne futpoint conquise par Alexandre, mais qu'il y fut appelé par les peuples, 539; à quel à^e on y enferme les filles dans le sérail, 11,196; perte qu'ils ont faite en persécutant les Guebres, 226 ; quels sont ceux que l'on y regarde comme grand 229; ambassade de Perse auprès de Louis XIV, 232; ce royaume est gouverné par deux ou trois femmes, 251 ; elle n'a plus qu'une très-petite partie des habitants qu'elle avait du temps des Darius et des Xerxès,

TABLI-: AISALYTiaUE,

25S; p6u de peraonnes y Iravaillent à la culluro des terres. 259; pourquoi elle était si peuplée autrefois, 264 ; est gouveroee par l'astrologie judiciaire, 284; on y lève aujourd'hui les tributs de la Taçon dont on les y a toujours levés, 287.

Perses, Leur empire était despotique, et les anciens le prenaient pour une monarchie, I, 139 ; coutume excellente chez eux pour encourager TagricuUure, 195 ; comment vinrent à Beat de rendre leur pays fertile et agréable, 236 ; étendue de leur empire : en surent-ils profiter pour le commerce? 296 et suiv.; préjugé qui les a toujours empêchés de faire le commerce des Indes , 296 et suiv. ; pourquoi ne profitèrent pas de la conquête de PÊgypte pour leur commerce, 298 ; avaient des dogmeç faux, mais très-utiles, 384 ; pourquoi avaient consacré certaines familles au sacerdoce, 391, 392; épousaient leur mère, en conséquence d u précepte de Zoroastre, 4 1 1 , 4 1 2 ; enlèvent la Syrie aux Romains, II, 78; prennent Valérien prisonnier, 78 ; Odénai, prince de Palmyre, les chasse de l'Asie, 78 ; situation avantageuse de leur pays, 99 ; n'avaient de guerres que contre les Romains, 100; aussi bons négociateurs que bons soldats, 100.

Personnes. Dans quelles proportions doivent être taxées, 1, 180.

Pertinax {V empereur). Succède à Commode, II, 72.

Pesaniewr. Discours sur sa cause, II,

Peato. L'Egypte en est le siège principal ; sages précautions prises en Europe peur en empêcher la communication, 1,198; pourquoi les Turcs prennent si peu de précautions contre cette maladie, 198.

Petites- Maisons. Ce n'est pas assez d'un lieu de cette nature en France, II, 214>.

Petits-enfants. Succédaient, dans l'ancienne Rome, à l'ateul paternel et non à l'afeul maternel : raisons de cette disposition, 1, 421.

Petits-Maîtres, II, 1S8, 22S.

Peuple. Quand il est souverain, comment peut oser de sa souveraineté, 1,9, 10; ce qu'il doit faire par luimême ^uand il est souverain ; ce <fW\\ doit faire par ses ministres, lo, 1 1 ; doit, quand il a la souveraineté,

nommer ses ministres et son sénat, 10 ; son discernement dans le choix des généraux et des magistrats, lo; quand il est souverain, par qui doit être conduit, lO ; son incapacité dans la conduite de certaines affaires, to, de quelle importance il est aue , dans les États populaires, la division aue l'on en fait par classes soit bien faite, ii ; ses sufirages doivent être publics, 13; son caractère, 13; doit faire des lois dans une démocratie, 13; quel est son état dans Tarisiocratie, 15; il est difficile que, dans une monarchie, il soit ce que l'auteur appelle vertueux : pourquoi, 22, 23; ce qui fait sa sûreté dans les États despotiques, 24, 25; la cruauté du souverain le soulage quelquefois, 25; pourquoi on méprise sa franchise dans une monarchie, 28 ; tient longtemps aux bonnes maximes qu'il a une fois embrassées, 36, 37 ; les distributions faites au {)euple sont utiles dans une aristocratie, 46; les lois doivent être telles, dans une aristocratie, que les nobles soient contraints de lui rendre justice, 46; les distributions faites au peuple dans les Etats démocratiques y sont pernicieuses, 46; peut-il, dans une république, être juge des crimes de lèse-majesté?

67 et suiv. ; les lois doivent mettre un frein à la cupidité qui le guiderait dans les jugements des crimes de lèse-majesté, 67 et soiv. ; cause de sa corruption. 73, 96, 97 ; ne doit pas, dans un État libre, avoir la puissance législative : à qui il doit la confier, 132 et suiv,; son attachement pour les bons monarques, 174; jusqu'à quel point on doit le char-

f^er d'impdts, i8l, 182; veut qu'où ui fasse illusion dans la levée des impôts, 182 ; est plus heureux sous un gouvernement barbare que sous un gouvernement corrompu, 186; son salut est la première loi. 418.

Peuple d'Athènes, Comment Ait aivisé par Selon. 1, 12.

Peuple de tiome. Son pouvoir aons les cinq premiers rois, 1, i42 ; comment il établit sa liberté, 143 et suiv. ; sa trop grande puissance était cause de l'enormiie de l'nsurei 344 et suiv. ; comment fut divisé par Servins Tullius, il ; comment était divisé du temps de la république, et comment s^assemblait, i45; veut

TABLE analytique:

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