Voy. Pline , liv. XXXVII , art
4. Les Garihaginois, dit Diodore , surent très-bien l'art d*en profiter, et les Romains, celui d'empêcher que les autres n'en profitassent.
LoMquë te gotitetnement â une forme dèpûld longtenips étftbtie^ et que les choses se sont mises dans ^me eertaine situation , il est presque toujours de la prudence de les y laisser, parce que les raisons, souvent copipliqu^s et inconnues, qui font qu'an pareil état a subsisté, font qu'il se maintiendra encore; mais, quand on chan^ le système total , on ne peut remédier qu'aux inconyéniens qui se présentent dans la théorie , et on en laisse d'autres que la pratique seule peut faire découvrir.
Ainsi , quoique l*empire ne fût déjà que trop grand , la division qu'on en fit le ruina , parce que toutes les parties de ce grand corps, depuis longtemps ensemble, s'étoient pour ainsi dire ajustées pour y rester et dépendre les unes des autres.
Constantin*, après avoir affoibli la capitale, frappa un autre coup sur les frontières; il dta les légions qui étoient sur le bord des grands fleuves, et les dispersa dans les provinces; ce qui produisit deux maux : l'un, que la barrière qui eontenoit tant de nations fut ôtée; et l'autre , que les soldats' Técurent et s'amollirent dans le cirque et dans les théâtres 3.
Lorsque Constantius envoya Julien dans les Gaules, il trouva que cinquante villes le long du Rhin * avoient été prises par les barbares; que les provinces avoiênt été saccagées; qu'il n'y avoit plus que l'ombre d'une armée romaine, que le seul nom des ennemis foisoit fuir.
Ce prince, par sa sagesse, sa constance, son économie, sa conduite, sa valeur, et une suite continuelle d'actions héroïques, rechassa les barbares * ; et la terreur de son nom les contint tant qu'il vécut*.
La brièveté des règnes, les divers partis politiques, les différentes religions, les sectes particulières de ces religions, ont fait que le caractère des empereurs est venu à nous extrêmement défiguré. Je n'en donnerai que deux exemples. Cet Alexandre, â lAdie
4 . Dans ce qu'on dit de Gonslentin on ne choque point les auteurs ecclésiastiques, qui déclarent qu'ils n'entendent parler que des actions de ce prince qui ont du rapport à la piété, et non de celles qui en ont au gouvernemen de l'État. (Eusèbe, Fie de Constantin^ liv. I, chap. ix ; Socrate, liv. 1, chap. i.)