CHAPITRE XXIII
les Turcs, inondant tout ce qui restoit à l'empire grec en Asie, les habitai» qui purent leur échapper fuirent devant eux jusqu'au Bosphore; et ceux qui trouvèrent des vaisseaux se réAigièrent dans la partie de l'empire qui étoit en Europe : ce qui augmenta considérablement le nombre de ses habltans. Mais U diminua bientôt. Il y eut des guerres civiles si furieuses que les deux factions appelèrent divers sultans turcs, sous cette condition % aussi eitraragante que barbare, que tous les habitans qulls prendroient dans les pays du parti contraire seroient menés en esclavage , et chacun, dans la vue de ruiner ses ennemis , concourut à détruire la nation.
Bajazet ayant soumis tous les autres sultans, les Turcs auroient fait pour lors ce qu'ils firent depuis sous Mahomet II , s^ils n'avoient pas été eux-mêmes sur le point d*ètre exterminés par les Tartares.
Je n'ai pas le courage de parler des misères qui suivirent ; je dirai seulement que , sous les derniers empereurs l'empire , réduit aux faubourgs de Gonstantinople, finit comme le Rhin, qui n'est plus qu'on ruisseau lorsqu'il se perd dans l'Océan.
4. Voy. V Butoir e des emfereurs Jean Palêologue et Jean Cantaeuzhte, ^riie par Cantacnxèoeu
FIN DE LA GBANDEUR ET DéCADENGE DES ROMAINS.