LETTRE XXXIX
A MONSEIGNEUR CERATL
Je vous supplie. Monseigneur, d'agréer que j'aie l'honneur de vous recommander M. Fortbis, pro-
fesseur à l'université d'Edimbourg, qui est extrêmement recommandable par son savoir et ses beaux ouvrages , entre autres par celui qu'il a donné sur l'éducation. M. le professeur a beaucoup de bonté pour moi , et m'honore de son amitié ; ainsi je vous prie d'agréer que je le recommande à la vôtre. Je vous prie de faire connoître cet habile homme à l'abbé Niccolini, que j'embrasse. Nous avons perdu cet excellent homme , M. Gendron : j'en suis très-affligé , et je suis sûr que vous le serez aussi ; c'étoit une bonde tête physique et morale ; et je me souviens qu'il en sôrtoit de très-bonnes choses. Je vous supplie de m'aimer, s'il sepeut, autant que je vous aime, et, s'il se peut autant que je vous honore et que je vous adriiire. Notre ami l'abbé de Guasco, devenu célèbre voyageur, est dans ma chambre , et me charge de vous faire mille compliments : il arrive d'Angleterre.
De Paris, le a3 octoBre lySo.