AU GRAND-PRIEUR DE SOLAR
A TUEIPr,
Votre excellence a beau dire , je ne trouve pas les excuses que vous m'apportez de la rareté de vos lettres assez bonnes pour vous la pardonner; et c'est parce que je ne trouve pas vos raisons
assez bonnes que je vous éoris en cérémapie pour me venger.
Je vous dirai pour nouyelle <|ijie F^n v'ieoX cVe^iler ud consoler de liotre parlement parce 'qu'il a prêté da plume à coucher les remontrauces que le corpë a cru devoir faire au roi ; et» ce qu'il y a de plu$ iilorôyabie encore ^ est que l'exil a été ordonné sans ^u'on ait même lu les remontrances^
X'abbé de Ouaseo est de retourne son voyage de Londres, dont il est fo^t content II se loue beaucoup de M. et de M""*" de Mirepoix ^ à qui vous l'aviez- recommandé ; il dit qu'iU sont fort aimés dati$ ce pays - là. Notre abbé^ enthousiasmé des succès de l'inoculation ^ dont il s'est donné la peine de faire un cours à Londtes , s'est avisé de la prôner un jour en présence de madame la duchesse du Maine à Sceaux ; mais il en a été traité comme les apôtres qui prêchent des vériïés incoimues. Hadamé la dûChesse SB mit en fureur , et lui dit «qu'on voyoit bien qu'il avoit contracté la férocité des Angldis, et qu'il étoit honteux qu'un homme dé soil caractère soutînt une thèse aussi contraire à l'humanité. Je crois que son apostolat ne fera pas fortune à Paris*. En effet, comment se persuader qu'un,
* Ce ne fut en effet qu'après le voyage que M. de La CoU'^ damine fit à Londres, peu d'années après qu'on vit à Paris les premiers essais de l'inoculation. Cet académicien ne se borna pas à £iiire verbalement des rapports de ses obser-
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usage asiatique, qui a passé en Europe par les mains des Anglois , et nous est prêché par un étranger , puisse être cru bon chez nous , qui avons le droit exclusif du ton et des modes ? L'abbé compte faire un voyage en Italie au printemps prochain ; il me charge de vous dire qu'il se fait d'avance un grand plaisir de vous trouver à Turin. Je voudroisbien pouvoir me flatter de le partager avec lui : mais je crois que mon vieux château et mon cuvier me rappelleront bientôt dans ma province; car depuis la paix, mon vin fait encore plus de fortune en Angleterre que n'en a fait mon livre. Je vous prie de dire les choses les plus tendres de ma part à M. le marquis de Breil , et de me donner bientôt des nouvelles des deux personnes que j'aime et que je respecte le plus à Turin.
De Paris y le......
vations sur cette pratique ; m$iê il les mit par ^crit , et le* communiqua au public , le mettant par Ik en état d'y réfléchir, et de se persuader de la réalité des avantages qu'on retireroit de cette pratique , néanmoins encore combattue par la déraison du préjugé et la cabale de bien des mé^ decins.
FAMILIÈRES. Mi