‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 1092 sur 1159 · AU CHEVALIER D’AYDIES · texte numérisé non relu

AU CHEVALIER D’AYDIES

Vous êtes, mon cher chevalier, mes éternelles amours ; et il n’y a en moi d’inconstance que parce que j’aime tantôt votre esprit , tantôt votre cœur. Quant à ce pays-ci , nous sommes tous...; le riche fait pitié , le pauvre fait verser des larmes , et tout cela avec le découragement que l’on a dans une ville assiégée : pour moi, qui ne me connais d’autre bien que l’épaisseur des murs de mon château , j’v reste , je rêve à la Suisse , et je vous aime.

La Brède , ce Ier juin 1751.

Mes respects, je vous prie, à l’hôtel de Forcalquier, à madame du Châtel , à madame du Deffand , et à nos amis.

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