AU CHEVALIER D’AYDIES
Vous êtes, mon cher chevalier, mes éternelles amours ; et il n’y a en moi d’inconstance que parce que j’aime tantôt votre esprit , tantôt votre cœur. Quant à ce pays-ci , nous sommes tous...; le riche fait pitié , le pauvre fait verser des larmes , et tout cela avec le découragement que l’on a dans une ville assiégée : pour moi, qui ne me connais d’autre bien que l’épaisseur des murs de mon château , j’v reste , je rêve à la Suisse , et je vous aime.
La Brède , ce Ier juin 1751.
Mes respects, je vous prie, à l’hôtel de Forcalquier, à madame du Châtel , à madame du Deffand , et à nos amis.