Dioclétien diminue leur puissance : par quels moyens
168. T— Ses grandes armées, tant de terre que de mer, plus embarrassantes que propres à faire réussir une entreprise,
Arméniens. Ne mangent que du poisson , 30. — Transportés dans la province de Guillan, ils y périrent presque tous, 82.
Armes. Les soldats romains se lassent des leurs, 172. — Un soldat romain était puni de mort pour tes avoir abandon-
TABLE ANALYTIQUE
nées , 172 — C’est à leur changement que l’on doit l’origine de bien des usages , 452.
Armes à feu ( port des ). Puni trop rigoureusement à Venise : pourquoi , 433.
Armes enchantées. D’où est venue l’opinion qu’il y en avait ,
Arrêt qui permet à tous les Français de prononcer la lettre Q comme ils le jugeront à propos, 74.
Arrêts. Doivent être recueillis et appris dans une monarchie : causes de leur multiplicité et de leur variété, 226. — Origine de la formule de ceux qui se prononcent sur les appels, 46 1 , 462. — Quand on a commencé à en faire des compilations,
Arribas , roi d’Épire. Se trompa dans le choix des moyens qu’il employa pour tempérer le pouvoir monarchique , 27 1.
Arrière-fiefs. Comment se sont formés, 522 et suiv. — Leur établissement fit passer la couronne , de la maison des Carlovingiens dans celle des Capétiens , 525, 526.
Arrière-vassaux. Étaient tenus au service militaire en conséquence de leurs fiefs , 490.
Arnère-vasselage. Ce que c’était dans les commencements : comment est parvenu à l’état où nous le voyons , 522 , 523.
Arsace et Isménie. Histoire orientale, 598 et suiv.
Arcène et Joseph se disputent le siège de Constantinople, acharnement de leurs partisans, 184.
Artaxerxès. Pourquoi il fit mourir tous ses enfants, 221.
Artisans. Ne doivent point, dans une bonne démocratie, avoir le droit de cité , 209.
Arts. Sont-ils utiles ou pernicieux ? 7 1. — Incompatibles avec la mollesse et l’oisiveté , 72. — Sont tous dans la dépendance les uns des autres, 73. — Comment ils se sont introduits chez les différents peuples, 130. — Et le commerce étaient réputés, chez les Romains, des occupations serviles, 149. — Les Grecs, dans les temps héroïques, élevaient au pouvoir suprême ceux qui les avaient inventés ,271. — C’est la vanité qui les perfectionne, 338. — Leurs causes et leurs effets, 358. — Dans nos États ils sont nécessaires à la population , 396.
As. Révolution que cette monnaie essuya à Rome dans sa valeur, 386.
Ascétiques. Livres moins utiles que ceux de morale, 91.
Asiatiques. D’où vient leur penchant pour le crime contre nature, 283, 284. — Regardent comme autant de faveurs les insultes qu’ils reçoivent de leur prince , 292.
Asie. Beaucoup moins peuplée qu’autrefois , 76. Elle a toujours été accablée sous le despotisme, 89.— Région que n’ont jamais quittée le luxe et la mollesse, 138. — Pourquoi les peines fiscales y sont moins sévères qu’en Europe , 296. — On n’y publie guère d’édits que pour le bien et le soulagement des peuples : c’est le contraire en Europe ’ 297. — Pourquoi les derviches y sont en si grand nombre , 303. — C’est le climat qui y a introduit et qui y maintient la polygamie , 317. — Il y naît beaucoup plus de filles que de garçons : la polygamie peut donc y avoir lieu, ibid. Pourquoi dans les climats froids de ce pays une femme peut avoir plusieurs hommes, ibid. — Causes physiques du despotisme qui la désole , 223 et suiv. — Ses différents climats comparés avec ceux de l’Europe, causes physiques de leurs différences .-conséquences qui résultent de cette comparaison pour les mœurs et le gouvernement de ses différentes nations : raisonnements de l’auteur confirmés à cet égard par l’histoire : observations historiques, ibid. et suiv. — Quel était autrefois son commerce, comment et par où il se faisait, 358. — Époques et causes de sa ruine , 369. — Quand et par qui elle fut découverte dans ses parties intérieures : comment on y fit le commerce , 374 et suiv.
Asie mineure. N’a plus que deux ou trois de ses anciennes villes , 76. — Était pleine de petits peuples , et regorgeait d’habitants avant les Romains , 397.
Asile. La maison d’un sujet fidèle aux lois et au prince doit être un asile contre l’espionnage , 290.
Asiles. Leur origine : les Grecs en prirent plus naturellement l’idée que les autres peuples : cet établissement, qui était sage d’abord, dégénéra en abus et devint pernicieux, 416.
— Pour quels criminels ils doivent être ouverts , ibid. —
Ceux queMoïse établit étaient très-sages : pourquoi 4*16 417. ’
Assemblées de la nation chez les Francs , 336. — Étaient fréquentes sous les deux premières races : de qui composées : quel en était l’objet, 444.
Assemblées du peuple. Le nombre des citoyens qui y ont voix doit être fixé dans la démocratie, 193. — Exemple célèbre des malheurs qu’entraine ce défaut de précautions , ibid. — Pourquoi à Rome on ne pouvait pas faire de testament ailleurs, 434, 435.
Assignations. Ne pouvaient à Rome se donner dans la maison du défendeur: en France, ne peuvent pas se donner ailleurs. Ces deux lois, qui sont contraires, dérivent du même esprit, 473.
Assises. Peines de ceux qui y avaient été jugés , et qui ayant demandé de l’être une seconde fois , succombaient , 458.
Association de plusieurs princes à l’empire romain, 168. — Regardée par les chrétiens comme une des causes de l’affaiblissement de l’empire , 173.
Associations de villes. De plusieurs villes grecques, 136. — Plus nécessaire autrefois qu’aujourd’hui : pourquoi, 254.
Assuérus. Donna l’ordre d’exterminer les Juifs , 203.
Assyriens. Conjectures sur la source de leur puissance et de leurs grandes richesses, 358. — Sur leur communication avec les parties de l’Orient et de l’Occident les plus reculées, ibid.
— Ils épousaient leurs mères par respect pour Sémiramis ,
Astrologie judiciaire. Méprisée aujourd’hui en Europe , gouverne la Perse , 92. — Fort en vogue dans l’empire grec ,
Astronomes. Regardent avec pitié les événements qui se passent sur la terre, 91.
Athamancs. Ravagés par les forces de la Macédoine et de l’Étolie, 136.
Athées. Parlent toujours de religion, parce qu’ils la craignent,
Athéisme. S’il vaut mieux pour la société que l’idolâtrie , 406.
— N’est pas la même chose que la religion naturelle , puisqu’elle fournit les principes pour combattre l’athéisme, 635,
Athènes. Les étrangers que l’on y trouvait mêlés dans les assemblées du peuple étaient punis de mort : pourquoi, 193. — Le bas peuple n’y demanda jamais à être élevé aux grandes dignités , quoiqu’il en eût le droit : raisons de cette retenue , 194. — Comment le peuple y fut divisé par Solon , ibid. — Sagesse de sa constitution, 195. — Pourquoi cette république était la meilleure aristocratie possible, 196. — Avait autant de citoyens du temps de son esclavage que lors de ses succès contre les Perses, 200. — En perdant la vertu, elle perdit sa liberté sans perdre ses forces , ibid. — Description et causes des révolutions qu’elle a essuyées , ibid. — Source de ses dépenses publiques ,211. — On y pouvait épouser sa sœur consanguine , et non sa sœur utérine : esprit de cette loi , 212. — Contradiction dans ses lois touchant l’égalité des biens , ibid. — Le sénat n’y était pas la même chose que l’aréopage, 214. — Il y avait dans cette ville un magistrat particulier pour veiller sur la conduite des femmes, 242 , not. 2. — La victoire de Salamine corrompit cette république, 246. —Son ambition ne porta nul préjudice à la Grèce, parce qu’elle cherchait , non la domination , mais la prééminence sur les autres républiques , 250. — Comment on y punissait les accusateurs qui n’avaient pas pour eux la cinquième partie des suffrages , 289.— Les lois y permettaient à l’accusé de se retirer avant le jugement, ibid. — L’abus de vendre les débiteurs y fut aboli par Solon, ibid. — Comment on y avait fixé les impôts sur les personnes, 294. — Pourquoi les esclaves n’y causèrent jamais de trouble, 313. — Loisjus tes et favorables établies par cette république en faveur des esclaves , 314. — La faculté de répudier y était respective entre le mari et la femme , 321. — Son commerce, 350. — Solon y abolit la contrainte par corps : la trop grande généralité de cette loi n’était pas bonne, 354. — Eut l’empire d«>
TABLE ANALYTIQUE
la mer; elle n’en profita pas : pourquoi, 361. -*■ Son commerce fut plus borné qu’il n’aurait dû l’être , ïbid. — Les bâtards tantôt y étaient citoyens , et tantôt ne l’étaient pas , 394. — Il y avait trop de fêtes , 413. — Raisons physiques de la maxime reçue à Athènes , par laquelle on croyait honorer davantage les dieux en leur offrant de petits présents qu’en immolant des bœufs, 414. — Dans quel cas les enfants y étaient obligés de nourrir leurs pères tombés dans l’indigence : justice et injustice de cette loi , 423 , 424. — Avant Solon , aucun citoyen n’y pouvait faire de testament ; comparaison des lois de cette république, à cet égard, avec celles de Rome , 434. — L’ostracisme y était une chose admirable , tandis qu’il fit mille maux à Syracuse , 472.— Il y avait une loi qui voulait qu’on fit mourir, quand la ville était assiégée, tous les gens inutiles. Cette loi abominable était la suite d’un abominable droit des gens, 475. — L’auteur a-t-il fait une faute , en disant que le plus petit nombre y fut exclu du cens fixé par Antipater? 549 et 550.
Athéniens. État de leurs affaires après les guerres puniques , 136. — Pourquoi ils pouvaient s’affranchir de tout impôt , 296. — Leur humeur et leur caractère étaient à peu près semblables à celui des Français , 338. — Quelle était originairement leur monnaie : ses inconvénients , 378.
Attila. Soumet tout le Nord , et rend les deux empires tributaires , 173 et suiv. — Si ce fut par modération qu’il laissa subsister les Romains, 174. — Dans quel asservissement il tenait les deux empires , ibid. — Son portrait , ïbid. — Son union avec Genséric, 175. — Son empire fut divisé, parce qu’il était trop grand pour une monarchie ,251. — En épousant sa fille, il fit une chose permise par les lois Scythes, 428, note I.
Attique. Pourquoi la démocratie s’y établit plutôt qu’à Lacédémone, 326.
Atualpa , inca. Traitement cruel que lui firent les Espagnols,
Aubaine. Époque de l’établissement de ce droit insensé : tort qu’il fit au commerce, 372.
Auguste. Commence à établir une forme de gouvernement nouvelle, 156. — Ses motifs secrets, et le plan de son gouvernement., 157.— Parallèle de sa conduite avec celle de César, ibid. — S’il a jamais eu véritablement le dessein de se démettre de l’empire, ibid— Parallèle d’Auguste et de Sylla, ibid. —Est très-réservé à accorder le droit de bourgeoisie, ibid.— Met un gouverneur et une garnison dans Rome, 158.— Assigne des fonds pour le payement des troupes de terre et de mer, ibid. — Avait ôté au peuple la puissance de faire des lois, 159.— Se donna bien de garde de détruire le luxe; il fondait une monarchie , et dissolvait une république, 239.— Quand et comment il faisait valoir les lois faites contre l’adultère, 243.— Attacha aux écrits la peine du crime de lèsemajesté ; et cette loi acheva de porter le coup fatal à la liberté, 286. —Loi tyrannique de ce prince, 287.— La crainte d’être regardé comme tyran l’empêcha de se faire appeler Romulus , 337.— Fut souffert, parce que, quoiqu’il eût la puissance d’un roi, il n’en affectait point le faste, ibid.— Avait indisposé les Romains par des lois trop dures; se les réconcilia en leur rendant un comédien qui avait été chassé : raisons de cette bizarrerie , ibid.— Entreprend la conquête de l’Arabie, prend des villes, gagne des batailles,- et perd son armée , 371. — Moyens qu’il employa pour multiplier les mariages, 399. —Belle harangue qu’il fit aux chevaliers romains, qui lui demandaient la révocation des lois contre le célibat, ibid.— Comment il opposa les lois civiles aux cérémonies impures de la religion, 4H.— Fut le premier qui autorisa les lidéicommis , 435 , not. 5.
Augustin ( saint). Réfute la lettre de Symmaque, 173. — Se trompe en trouvant injuste la loi qui ôte aux femmes la faculté de pouvoir être instituées héritières, 424.
Aumônes. Celles qui se font dans les rues ne remplissent pas les obligations de l’État envers les pauvres ; quelles sont ces obligations, 405.
ÀURÉlien. Rétablit l’empire romain près de périr, 168. Aureng-Zeb. Se trompait en croyant que, s’il rendait son État riche, il n’aurait pas besoin d’hôpitaux , 405.
Auteurs. La plupart ne font qu’apprendre à la postérité qu’ils ont ete des sots, 44. La plupart mesurent leur gloire à la grosseur de leurs volumes, 74. - La plupart craignent plus la critique que les coups de bâton , ibid.- Ceux qui sont célèbres, et qui font de mauvais ouvrages, reculent prodigieusement le progrès des sciences , '489.
Authentiques. Hodie quantiscumque est une loi mal entendue, 426.— Quod hodie est contraire aux principes des lois civiles, ibid.
Auto-da-fé. Ce que c’est : combien celte cruelle exécution est injuste et ridicule , 420 et suiv.
Autorité. Il n’en est pas de plus absolue que celle d’un prince qui succède à une république, 162.
Autorité royale. Dans les mains d’un habile homme, s’étend ou se resserre , suivant les circonstances. Elle doit encourager, et laisser aux lois le soin de menacer, 29 1.
Autriche (la maison d’). Faux principe de sa conduite en Hongrie, 248.— Fortune prodigieuse de cette maison, 374.— Pourquoi elle possède l’empire depuis si longtemps, 526.
Avares (les) Attaquent l’empire d’Orient, 179.
Avarice. Dans une démocratie où il n’y a plus de vertu , c’est la frugalité et non le désir d’avoir qui y est regardée comme avarice, 200.— Pourquoi elle garde l’or et l’argent, et l’or plutôt que l’argent , 381.
Aveugles. Mauvaise raison que donne la loi romaine qui leur interdit la faculté de plaider, 476.
Avocats. Les juges doivent se défier des embûches qu’ils leur tendent , 49.— Exhortations aux avocats, 577 et suiv.
Avortement. Les Américaines se le procuraient pour ne pas fournir des sujets à la barbarie , 395.
Avoués. Menaient à la guerre les vassaux des évêques et des abbés , 490.
Avoués de la partie publique. Il ne faut pas les confondre avec ce que nous appelons aujourd’hui partie publique : leurs fonctions , 463.— Époque de leur extinction , 464.
Aydies (Lettres au chevalier d’) , 649 , 650 , 652, 660 , 663 , 66#,
Babyloniens . Ils étaient soumis à leurs femmes , en l’honneur de Sémiramis , 26.
Bachas. Leur tyrannie ; leur avarice, 14.— Pourquoi leur tête est toujours exposée, tandis que celle du dernier sujet est toujours en sûreté , 203.— Pourquoi absolus dans leurs gouvernements, 223.— Terminent les procès en faisant distribuer à leur fantaisie des coups de bâton aux plaideurs, 227.— Sont moins libres en Turquie qu’un homme qui, dans un pays ou l’on suit les meilleures lois criminelles possibles , est condamné à être pendu , et doit l’être le lendemain , 281.
Bactriens. Alexandre abolit un usage barbare de ce peuple , 258. '
Baillie ou garde. Quand elle a commencé à être distinguée de la tutelle , 336.
Baillis. Quand ont commencé à être ajournés sur l’appel de leurs jugements; et quand cet usage a cessé, 461. — Comment rendaient la justice , 468. — Quand et comment leur juridiction commença à s’étendre, ibid.—lSe jugeaient pas d’abord; faisaient seulement l’instruction, et prononçaient le jugement fait par les prud’hommes : quand commencèrent àjuger eux-mêmes, et même seuls, ibid.— Ce n’est point par une loi qu’ils ont été créés, et qu’ils ont eu le droit de juger, ibid. — L’ordonnance de 1287 , que l’on regarde comme le titre de leur création , n’en dit rien : elle ordonne seulement qu’ils seront pris parmi les laïques : preuves, 468, 469.
B aj azet. Manque la conquête de l’empire d’Orient : par quelle raison, 187.
Balbi. Pensa faire étouffer de rire le roi de Pégu, en lui apprenant qu’il n’y avait point de roi à Venise , 337.
Baléares (les). Passaient pour d’excellents frondeurs, 130.
Baleine. La pêche de ce poisson ne rend presque jamais ce qu’elle coûte : elle est cependant utile aux Hollandais ,351,
Balli. Ville sainte où les Guèbres honoraient le soleil , 47.
TABLE ANALYTIQUE
Baluze. Erreur de cet auteur prouvée et redressée , 506.
Ban. Ce que c’était dans le commencement de la monarchie ,
Banque de Saint- George. L’influence qu’elle donne au peuple de Gènes dans le gouvernement , fait toute la prospérité de cet Etat, 196.
Banques. Sont un établissement propre aux États qui font le commerce d’économie : c’est trop en risquer les fonds , que d’en établir dans une monarchie , 352. — Ont avili l’or et l’argent, 377.
Banquiers. En quoi consiste leur art et leur habileté, 384.— Sont les seuls qui gagnent lorsqu’un État hausse ou baisse sa monnaie , ibid. et suiv.— Comment peuvent être utiles à un État, 387 et suiv.
Bantam. Comment les successions y sont réglées, 221— Il y a dix femmes pour un homme : c’est un cas bien particulier de la polygamie , 317.— On y marie les tilles à treize et quatorze ans , pour prévenir leurs débauches , 319 , not. I. — Il y nait trop de tilles pour que la propagation y puisse être proportionnée à leur nombre, 395.
Barbares. Pour se conserver la conquête d’un peuple policé , ils ont été obligés de cultiver les arts, 72.— Gouvernement de ceux qui ont détruit l’empire romain, 89 et suiv. -Devenus redoutables aux Romains, 168 et 1 74. -Incursions des barbares sur les terres de l’empire romain, sous Gallus, 168. —Et sur celui d’Allemagne, qui lui a succédé , ibid.— Rome les repousse, ibid.— Leurs irruptions sous Constantius, 170. —Les empereurs les éloignent quelquefois avec de l’argent , 171. — Épuisaient ainsi les richesses des Romains , ibid. — Employés dans les armées romaines à titre d’auxiliaires, ibid. —Ne veulent passe soumettre à la discipline romaine, 172. Obtiennent en Occident- des terres aux extrémités de l’empire , 175.— Auraient pu devenir Romains , ibid.— S’entre-détruisent la plupart, ibid. — En devenant chrétiens, embrassent l’arianisme, 176.— Leur politique, leurs mœurs , ibid. —Différentes manières de combattre des diverses n ations barbares , ibid. — Ce ne furent pas les plus forts qui firent les meilleurs établissements, 177. — Une fois établis, en devenaient moins redoutables, 177 et 185 — C’est de ceux qui ont conquis l’empire romain , et apporté l’ignorance dans l’Europe , que nous vient la meilleure espèce de gouvernement que l’homme ait pu imaginer, 270. — Différence entre les barbares et les sauvages , 328. — Leur conduite , après la conquête des provinces romaines , doit servir de modèle aux conquérants , 357 , 358. — Les Romains ne voulaient point de commerce avec eux , 470. — Ce sont eux qui ont dépeuplé la terre, 403.— Pourquoi tiennent peu à leur religion , 415. — Pourquoi ils embrassèrent si facilement le christianisme, 416 , — Furent appelés à l’esprit d’équité par l’esprit de liberté : faisaient les grands chemins aux dépens de ceux à qui ils étaient utiles , 429.— Leurs lois n’étaient point attachées à un certain territoire : elles étaient toutes personnelles, 439, 440.— Chaque particulier suivait la loi de la personne à laquelle la nature l’avait subordonné , 440.— Étaient sortis de la Germanie : c’est dans leurs mœurs qu’il faut chercher les sources des lois féodales, 479. - Est-il vrai qu’après la conquête des Gaules, ils tirent un règlement général pour établir partout la servitude de la glèbe ? 480.— Pourquoi leurs lois sont écrites en latin : pourquoi on y donne aux mots latins un sens qu’ils n’avaient pas originairement : pourquoi on y en a forgé de nouveaux, 487.
Barlaam et Acyndine. Leur querelle contre les moines grecs,
Barons. C’est ainsi que l’on nommait autrefois les maris nobles , 454.
Bàrtholin (Gaspard). Son opinion sur les glandes rénales, 563.
Bas (le). Est le sublime du peuple, 596.
Basile, empereur. Laisse perdre la Sicile par sa faute , 183. Porphyrogénète. Extinction de la puissance des Arabes en Perse, sous son règne, 186 — Bizarreries des punitions qu’il faisait subir, 235.
Bataille. La terreur panique d’un seul soldat peut en décider,
Bataille perdue. Plus funeste parle découragement qu’elle occasionne que par la perte réelle qu’elle cause, 134.
Batailles navales. Dépendent plus à présent des gens de mer que des soldats, 134.
Bâtards. 11 n’y en a point à la Chine : pourquoi, 393. — Sont plus ou moins odieux , suivant les divers gouvernements , suivant que la polygamie ou le divorce sont permis ou défendus , ou autres circonstances , 393 , 394. — Leurs droits aux successions dans les différents pays sont réglés par les lois civiles ou politiques , 425.
Bâton. C’a été pendant quelque temps la seule arme permise dans les duels ; ensuite on a permis le choix du bâton ou des armes; enfin la qualité des combattants a décidé, 451. — Pourquoi encore aujourd’hui regardé comme l’instrument des outrages , ibid.
Battuecas (les). Nation espagnole inconnue dans son propre pays , 55.
Baudouin , comte de Flandres , couronné empereur par les Latins, 186.
Bavarois. Quand et par qui leurs lois furent rédigées , 438. — Simplicité de leurs lois. Causes de cette simplicité , ibid. — On ajoute plusieurs capitulaires à leurs lois : suites qu’eut cette opération , 444. — Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, 446. Voyez Ripuaires. — Leurs lois permettaient aux accusés d’appeler au combat les témoins que l’on produisait contre eux , 455.
Bayle. Paradoxes de cet auteur, 406 , 408. — Est-ce un crime de dire que c’est un grand homme , et est-on obligé de dire que c’était un homme abominable? 532 , 533.
Béatitude éternelle. Ce dogme mal entendu est contraire à la propagation, 80.
Beau-fils. Pourquoi il ne peut épouser sa belle-mère , 428.
B eau manoir. Son livre nous apprend- que les barbares qui conquirent l’empire romain exercèrent avec modération les droits les plus barbares , 429. — En quel temps il vivait ,451. — C’est chez lui qu’il faut chercher la jurisprudence du combat judiciaire , 423.— Pour quelles provinces il a travaillé, 465.— Son excellent ouvrage est une des sources des coutumes de France , 469.
Beau-père. Pourquoi ne peut épouser sa belle-fille , 428.
Beauvau (prince de). 11 y a en lui plus d’étoffe qu’il n’en faut pour faire un grand homme, 649.
Beaux esprits. Leur portrait; leur manège , 37 , 51, 57.
Beaux-frères. Pays où il doit leur être permis d’épouser leur belle-sœur, 429.
Beiram. Voyez Sérail.
I Bel esprit. C’est la fureur des Français , 44.
Bélisaire. A quoi il attribue ses succès, 176.— Débarque en Afrique pour attaquer les Vandales , n’ayant crue cinq mille soldats , — 177. Ses exploits et ses victoires. Portrait de ce général , ibid.
' Belle-fille. Pourquoi ne peut épouser son beau-père , 428.
Belle-mère. Pourquoi ne peut épouser son beau-fils , 428.
Belles-sœurs. Pays où il doit leur être permis d’épouser leur beau-frère, 429.
Bellièvre (le président de). Son discours à Louis XIII , lorsqu’on jugeait devant ce prince le duc de la Valette, 229, 230.
Bénéfices. La loi qui , en cas de mort de l’un des deux contendants, adjuge le bénéfice au survivant, fait que les ecclésiastiques se battent, comme des dogues anglais, jusqu’à la mort,
Bénéfices. C’est ainsi que l’on nommait autrefois les fiefs et tout ce qui se donnait en usufruit , 489.— Ce que c’était que se recommander pour un bénéfice , 497.
Bénéfices militaires. Les fiefs ne tirent point leur origine de cet établissement des Romains, 485.— Il ne s’en trouve plus du temps de Charles-Martel; ce qui prouve que le domaine n’était pas alors inaliénable , 509.
Bengale (golfe de). Comment découvert, 364.
Benoît XIV est le pape des savants , 67 1.
Benoît-Lévite. Bévue de ce malheureux compilateur des capitulaires , 443.
Béotiens. Portrait de ce peuple , 136.
Bertolini. A trouvé le livre de Montesquieu assez bon pour
TABLE ANALYTIQUE
le rendre meilleur, 670. — Est prié de retrancher un passage de sa préface, 674. — Lettre à , ibid.
Berwick (maréchal de). Ébauche desofi éloge historique, 614. — Passe de l’Irlande en France , ibid. — Est envoyé en Angleterre , à Rome et en Espagne , 615.— Est fait maréchal de France, et envoyé- à l’armée d’Espagne, 616. — Reçoit en présent les villes de Liria et Xerica , ibid.— Sa campagne de Flandre, ibid. — Couvre le Dauphiné , 617.— Traits de son caractère , ibid.— Pourquoi il n’a pas pris part à l’expédition d’Écosse, 618.
Besoins. Comment un État bien policé doit soulager et prévenir ceux des pauvres, 405.
Bêtes. Sont-elles gouvernées par les lois générales du mouvement, ou par une motion particulière, 191.— Quelle sorte de rapport elles ont avec Dieu : comment elles conservent leur individu , leur espèce : quelles sont leurs lois : les suivent-elles invariablement? ibid. — Leurs avantages et leurs désavantages comparés aux nôtres , ibid.
Bélis. Combien les mines d’or qui étaient à la source de ce fleuve produisirent aux Romains , 368.
Bible. Il ne faut pas la traduire suivant les délicatesses modernes , 654.
Bibliothèque. Examen des différents livres qui la composent, 91 et suiv.
Bien. Il est mille fois plus aisé de faire le bien que de le bien faire , 467.
Bien {gens de). Il est difficile que les inférieurs le soient quand la plupart des grands d’un État sont malhonnêtes gens, 201. —Sont fort rares dans les monarchies : ce qu’il faut avoir pour l’être, 202.
Bien particulier. C’est un paralogisme de dire qu’il doit céder au bien public, 429.
Bien public. Il n’est vrai qu’il doit l’emporter sur le bien par ticulier que quand il s’agit de la liberté du citoyen , et non quand il s’agit de la propriété des biens , 429.
Biens. Il n’y a point d’inconvénient , dans une monarchie , qu’ils soient inégalement partagés entre les enfants, 217. — Combien il y en a de sortes parmi nous : la variété dans leurs espèces , est une des sources de la multiplicité de nos lois, et de la variation dans les jugements de nos tribunaux , 226.
Biens {cessions de). Voyez Cessions de biens.
Biens ecclésiastiques. Voyez Clergé; Évêques.
Biens fiscaux. C’est ainsi que l’on nommait autrefois les fiefs , 4S9.
Bienséances. Celui qui ne s’y conforme pas se rend incapable défaire aucun bien dans la société : pourquoi, 205.
Bignon. Erreur de cet auteur, 497 , 498.
Bigotisme. Énerve le courage des Grecs, 181. — Effets contraires du bigotisme et du fanatisme , 182.
Billon. Son établissement à Rome prouve que le commerce de l’Arabie et des Indes n’était pas avantageux aux Romains, 37 1 .
Bills d’attainder. Ce que c’est en Angleterre : comparés à l’ostracisme d’Athènes, aux lois qui se faisaient à Rome contre des citoyens particuliers , 289.
Bithynie. Origine de ce royaume, 137.
Blé. Distribution dans les siècles de la république , et sous les empereurs, 169. — C’était la branche la plus considérable du commerce intérieur des Romains, 372. — Les terres fertiles en blé sont fort peuplées : pourquoi, 395, 396.
Bleus et verts. Factions qui divisaient l’empire d’Orient, 177 et suiv. — Justinien favorise les bleus, 178.
Bohême. Quelle sorte d’esclavage y est établi, 31 1.
Boissons. On lève mieux en Angleterre les impôts sur les boissons qu’en France, 295.
Bolingbrore. Est attaqué et défendu au parlement anglais, 631 — A beaucoup de chaleur, qu’il emploie ordinairement contre les choses , 672.
Bombes. — Leur invention a fait perdre la liberté à tous les peuples de l’Europe, 71.
Bonheui. Il faut s’en faire un qui nous suive dans tous les âges, 579.
Bonne compagnie. Ce que c’est, 31 , 32.
Bonne-Espérance. Voyez Cap.
Bonne foi. Doit être l’âme du ministère , 105.
Bon sens. Celui des particuliers consiste beaucoup dans la médiocrité de leurs talents, 2ii.
Bonzes. Leur inutilité pour le bien public a fait fermer une infinité de leurs monastères à la Chine , 240.
Bordeaux (discours de réception à l'Académie de), 553. — Discours au parlement de , 574.
Borromèes {lies). Sont le séjour du monde le plus enchanté,
Bouclier. C’était chez les Germains une grande infamie de l’abandonner dans le combat, et une grande insulte de reprocher à quelqu’un de l’avoir fait : pourquoi cette insulte devint moins grande , 452.
Boulainvilliers (le, comte de). A manqué le point capital de son système sur l’origine des fiefs : jugement sur son ouvrage : éloge de cet auteur, 482.
Boulangers. C’est une injustice outrée que d’empaler ceux qui sont pris en fraude , 433.
Bourbon {île de), Salubrité de son air, 82.
Bourgeois. Depuis quand la garde des villes ne leur est plus confiée , 70.
Bourgeoisie romaine {le droit de). Accordé à tous les alliés de Rome, 147. — Inconvénients qui en résultent, ibid.
Bourguignons, . Leur loi excluait les filles de la concurrence avec leurs frères à la succession des terres et de la couronne, 333 et suiv. — Pourquoi leurs rois portaient une longue chevelure, 334- — Leur majorité était fixée à quinze ans , 335.
— Quand et pour qui firent écrire leurs lois, 438. — Par qui elles furent recueillies 439. — Pourquoi elles perdirent de leur caractère , ibid. — Elles sont assez judicieuses, ibid. — Différences essentielles entre leurs lois et les lois saliques , 440 et suiv. — Comment le droit romain se conserva dans les pays de leur domaine et de celui des Goths , tandis qu’il se perdit dans celui des Francs, 441 et suiv. — Conservèrent longtemps la loi de Gondebaud , 442. — Comment leurs lois cessèrent d’être en usage, 443 et suiv. — Leurs lois criminel les étaient faites sur le même plan que les loisripuaires, 446.
— Voyez Ripuaires. — Époque de l’usage du combat judiciaire chez eux , 449. — Leur loi permettait aux accusés d’appeler au combat les témoins que l’on produisait contre eux, 455. — S’établirent dans la partie orientale de la Gaule, y portèrent les mœurs germaines : de là les fiefs dans ces contrées, 480 et suiv.
Boussole. A quoi a servi son invention , 71. — A porté la marine aune grande perfection, 133. On ne pouvait, avant son invention, naviguer que près des côtes , 359. — C’est par son moyen qu’on a découvert le cap de Bonne-Espérance , 365 , 366. — Les Carthaginois en avaient-ils l’usage ? 368. — Découvertes qu’ou lui doit , 374.
Brachmanes. Admettent la métempsycose, 30. — Conséquences qu’ils en tirent, ibid.
Brède {La) est un lieu fort agréable , au château près , 666.
Brésil. Quantité prodigieuse d’or qu’il fournit à l’Europe, 376.
Bretagne. Les successions dans le duché de Rohan appartiennent au dernier des mâles : raison de cette loi ,331 — Les coutumes de ce duché tirent leur origine des assises du duc Geoffroy , 469.
Brigue. Introduite à Rome , surtout pendant les guerres civi les, 156, 157.
Bpigues. Sont nécessaires dans un État populaire, 195. — Dangereuses dans le sénat, dans un corps de nobles, nullement dans le peuple, ibid. — Sagesse avec laquelle le sénat de Rome les prévint , 234.
Broglie ( de ). Bon mot au sujet de son cordon bleu saisi , 633.
Brunehault. Son éloge ; ses malheurs : il en faut chercher la cause dans l’abus qu’elle faisait de la disposition des fiefs et autres biens des nobles, 504. — Comparée avec Frédégonde , 505 — Son supplice est l’époque de la grandeur des maires du palais , 508 et suiv.
Brutus. Par quelle autorité il condamna ses propres enfants , 277. — Quelle part eut, dans la procédure contre les enfants de ce consul, l’esclave qui découvrit leur conspiration pour Tarquin , 288. — Brutus et Cassius font une faute funeste à la république , 152. — Se donnent tous deux la mort , 155.
TABLE ANALYTIQUE
Buffon. On trouve de belles choses dans son Histoire naturelle, 652.
Bulle Unigenitus. Est-elle la cause occasionelle de Y Esprit des Lois P 535.
Butin. Comment il se partageait chez les Romains , 126.
Cabalisles, 40.
Cadavres. Peine chez les Germains contre ceux qui les ex . humaient, 493.
Cadhisja , femme de Mahomet. Coucha avec lui n’étant âgée que de huit ans, 516, not. I.
Café. Description des endroits où l’on s’assemble pour en prendre, 24.
Calicut. Royaume de la côte de Coromandel. On y regarde comme unê maxime d’État que toute religion est bonne, 421.
Caligula. Portrait de cet empereur. Il rétablit les comices , igo. Supprime les accusations du crime de lèse-majesté , ibid. Bizarrerie dans sa cruauté, ibid. etsuiv. - Il est tué; Claude lui succède, 162.
Callinique. Inventeur du feu grégeois , 185.
Calmouks. Peuples de la grande Tartarie. Se font une affaire de conscience de souffrir chez eux toutes sortes de religions,
Calomniateurs. Maux qu’ils causent lorsque le prince fait luimême la fonction de juge , 230. — Pourquoi accusent plutôt devant le prince que devant les magistrats, 291.
Calvin. Pourquoi il bannit la hiérarchie de sa religion , 408.
Calvinisme. Semble être plus conforme à ce que Jésus-Christ a dit qu’à ce que les apôtres ont fait , 408.
Calvinistes. Ont beaucoup diminué les richesses du clergé , 512.
Cambyse. Comment profita de la superstition des Égyptiens ,
Camoens (le). Beautés de son poème, 374.
Campagne. Il y faut moins de fêtes que dans les villes , 413.
Campanie. Portrait des peuples qui l’habitaient, 127.
Canada. Les habitants de ce pays brûlent ou s’associent leurs prisonniers , suivant les circonstances , 397.
Cananéens. Pourquoi détruits si facilement , 253.
Candeur. Nécessaire dans les lois , 477.
Cannes ( bataille de) , perdue par les Romains contre les Carthaginois, 134. — Fermeté du sénat romain, malgré cette perte, ibid.
Canons. Différents recueils qui en ont été faits : ce qu’on inséra dans ces différents recueils : ceux qui ont été en usage en France , 444. — Le pouvoir qu’ont les évêques d’en faire était pour eux un prétexte de ne pas se soumettre aux capitulaires, ibid.
Cap de Bonne-Espérance. Cas où il serait plus avantageux d’aller aux Indes par l’Égypte que par ce cap, 365. — Sa découverte était le point capital pour faire le tour de l’Afrique : ce qui empêchait de le découvrir, ibid. — Découvert par les Portugais, 374.
Capétiens. Leur avènement à la couronne, comparé avec celui des Carlovingiens , 515, 516. — Comment la couronne de France passa dans leur maison , 525 et suiv.
Capitale. Celle d’un grand empire est mieux placée au nord qu’au midi de l’empire , 325.
Capitulaires. Ce malheureux compilateur, Benoit Lévite, n lit-il pas transformé une loi wisigothe en capitulaire? 443. — Ce que nous nommons ainsi , 444. — Pourquoi n’en fut plus question sous la troisième race, ibid. — De combien d’espèces il y en avait : on négligea le corps des capitulaires, parce qu’on en avait ajouté plusieurs aux lois des barbares , ibid. — Comment on leur substitua les coutumes , 445. — Pourquoi tombèrent dans l’oubli, 450.
Capouans, peuple oisif et voluptueux , 127.
Cappadocc. Origine de ce royaume, 137.
Cappadociens. Se croyaient plus libres dans l’état monarchique que dans l’état républicain, 264, not. 3.
Captifs. Le vainqueur a-t-il droit de les tuer? 308.
Capucins. Description de leur habillement, 33. — Leur zèle pour former des établissements dans les pays étrangers, ibid.
Cabacalla. Caractère et conduite de cet empereur, 165. — Augmente la paye des soldats , Ibid. — Met Géta son frère , qu’il a tué, au rang des dieux , ibid. — Il est mis aussi au rang des dieux par l’empereur Macrin, son successeur et son meurtrier, 166. — Effet des profusions de cet empereur, ibid
— Les soldats le regrettent, ioid. — Ses rescrits ne devraient pas se trouver dans le corps des lois romaines , 478.
Caractère. Comment celui d’une nation peut «ître formé par les lois , 344 et suiv.
Caravane d’Alep. Sommes immenses qu’elle porte en Arabie, 371.
Carlovingiens. Leur avènement à la couronne fut naturel, et ne fut point une révolution, 515. —Leur avènement àla couronne comparé avec celui des Capétiens, 515,516. — La couronne, de leur temps, était tout à la fois élective et héréditaire : preuves, 516. — Causes de la chute de cette maison , 518. — Causes principales de leur affaiblissement, 521 etsuiv.
— Perdirent leur couronne parce qu’ils se trouvèrent dé-
pouillés de tous leurs domaines, 525. — Comment la couronne passa de leur maison dans celle des Capétiens, 525. 526. ’
Carthage. C’est la seule république qui ait existé dans l’Afrique 89. — La succession de ses princes, depuis Didon, n’est point connue, ibid.— Portrait de cette république, lors’ de la première guerre punique, 132. — Parallèle de cette république avec celle de Rome, 132 et suiv. — N’avait que des soldats empruntés, ibid. — Son établissement moins solide que celui de Rome. ibid. — Sa mauvaise conduite dans la guerre ibid et suiv. — Son gouvernement dur, 133. — La fondation d’Alexandrie nuit à son commerce , ibid. — Reçoit la paix des Romains , après la seconde guerre punique ,*à de dures conditions, 135. Une des causes de la ruine de cette république, 146. — La perte de sa vertu la conduisit à sa ruine , 200. — Époques des différentes gradations de la coruption de cette république, 250. — Véritables motifs du refus que cette république fit d’envoyer des secours à Annibal , 259. — Était perdue si Ànnibal avait pris Rome , ibid. — A qui le pouvoir de juger y fut confié , 278. — Nature de son commerce, 350-— Son commerce, ses découvertes sur les côtes d’Afrique , 366 , 367. — Ses précautions pour empêcher les Romains de négocier sur mer, 368.— Sa ruine augmenta celle de Marseille , 369.
Carthaginois. Avaient découvert l’Amérique, 82. — Pourquoi ils abandonnèrent le commerce, ibid. — plus faciles à vaincre chez eux qu’ailleurs : pourquoi, 255. — La loi qui leur défendait de boire du vin était une loi du climat, 303. — Ne réussirent pas à faire le tour de l’Afrique, 365. — Trait d’histoire qui prouve leur zèle pour leur commerce, 368.— Avaient-ils l’usage de la boussole? ibid. — Bornes qu’ils imposèrent au commerce des Romains : comment tinrent les Sardes et les Corses dans la dépendance , 375.
Carvilius rüga. Est-il bien vrai qu’il soit le premier qui ait osé à Rome répudier sa femme? 321.
Caspienne. Voyez Mer.
Cassitérides. Quelles sont les îles que l’on nommait ainsi, 368.
Cassius. Pourquoi ses enfants ne furent-ils pas punis pour raison de la conspiration de leur père? 288.
Cassius et brutus font une faute funeste à la république, 152. — Se donnent tous deux la mort, 155.
Caste. Jalousie des Indiens pour la leur, 425.
Castille. Le clergé y a tout envahi , parce que les droits d’indemnité et d’amortissement n’y sont point connus , 418. —
Casuistes. Dangers que court continuellement leur innocence, 91. — Leurs vaines subtilités, 391.
Catalogne [États de). Expédient dont on s’avisa pour y terminer une querelle d’étiquette , 74.
Catholicisme. Moins favorable à la propagation que le protestantisme, 70, 80. — Pourquoi haï en Angleterre : quelle sorte de persécution il y souffre , 347. — Il s’accommode mieux d’une monarchie que d’une république, 407, 408.
— Les pays où il domine peuvent supporter un plus grand nombre de fêtes que les pays protestants, 4 13.
Catholiques. Pourquoi sont plus attachés à leur religion que les protestants ,415.
TABLE ANALYTIQUE
C.vtin vt ( maréchal de) A soutenu la victoire avec modestie , et la disgrâce avec majesté, 624.
Caton Y Ancien. Contribua de tout son pouvoir pour faire recevoir à Rome les lois Yoconienne et Oppienne : pourquoi ,
Caton d 'Clique. Mot sur le premier triumvirat , 151. — Conseillait, après la bataille de Pharsale, de traîner la guerre en longueur, 152. — Parallèle de Caton avec Cicéron , 154, 155 JT prêta sa femme à Hortensius , 43 1.
Causes majeures. Ce que c’était autrefois parmi nous : elles étaient réservées au roi , 458.
Cavalerie romaine devenue aussi bonne qu’aucune autre, l30. Lors de la guerre contre les Carthaginois', elle était inférieure à celle de cette nation, 133. — Numide ’, passe au serv ice des Romains, ibid . — Romaine , n’était d’abord que la onzième partie de chaque légion :’multipliée dans la suite, 172. — A moins besoin d’être disciplinée que l’infanterie,
ïtod. Romaine , exercée à tirer de l’arc, 176. — D 'Asie,
était meilleure que celle d’Europe, 181.
Célibat. C’est la vertu par excellence dans la religion catholique, 80. — Sa sainteté parait contradictoire avec celle que les chrétiens attribuent au mariage, ibid. — Était puni à Rome, ibid. — Comment César et Auguste entreprirent de le détruire à Rome, 399. — Comment les lois romaines le proscrivirent, 399 et suiv. — Comment et quand les lois romaines contre le célibat furent énervées, 401. —Le christianisme le rappela, 402. L’auteur ne blâme point celui qui a été adopté par la religion, mais celui qui a formé le libertinage ,J 403. — Combien il a fallu de lois pour le faire observer à de certaines gens , quand , de conseil qu’il était , on en fit un précepte , 408. Pourquoi il a été plus agréable aux peuples à qui il semblait convenir le moins, 417. — Il n’est pas mauvais en lui-même ; il ne l’est que dans le cas où il serait trop étendu, ibid. — Dans quel esprit l’auteur a traité cette matière : a-t-il eu tort de blâmer celui qui a le libertinage pour principe? et a-t-il en cela rejeté sur la religion des désordres qu’elle déteste? 541.
Cens. Comment doit être fixé dans une démocratie, pour y conserver l’égalité morale entre les citoyens, 213. — Quiconque n’y était pas inscrit, à Rome, était au nombre des esclav es : comment se faisait-il qu’il y eût des citoyens qui n’y fussent pas inscrits? 436.
Cens. Voyez Census.
Censeurs. Quel était le pouvoir de ces magistrats, 145. — Ne pouvaient pas destituer un magistrat , ibid. — Leurs fonctions par rapport au cens, ibid. et suiv. — Nommaient à Rome les nouveaux sénateurs : utilité de cet usage. 196. — Quelles sont leurs fonctions dans une démocratie ,214,215.
— Sagesse de leur établissement à Rome , 216. — Dans quels gouvernements ils sont nécessaires, 225. — Leur pouvoir; utilité de ce pouvoir à Rome, 275. — Avaient toujours , à Rome , l’œil sur les mariages pour les multiplier , 398. *
Censives. Leur origine : leur établissement est une des sources des coutumes de France , 469 , 470.
Censure. Qui l’exerçait à Lacédémone, 214. — A Rome , ibid.
— Sa force ou sa faiblesse dépendait , à Rome, du plus ou du moins de corruption , 250. — Époque de son extinction totale , ibid. — Fut détruite à Rome par la corruption des mœurs, 398.
Census ou Cens. Ce que c’était dans les commencements de la monarchie française , et sur qui se levait , 487 et suiv. — Ce mot est d’un usage si arbitraire dans les lois barbares, que les auteurs des systèmes particuliers sur l’état ancien de notre monarchie , entre autres l’abbé Dubos , y ont trouvé tout ce qui favorisait leurs idées, ibid. — Ce qu’on appelait ainsi dans les commencements de la monarchie était des droits économiques, et non pas fiscaux, 488. — Était , indépendamment de l’abus que l’on a fait de ce mot , un droit particulier levé sur les serfs par les maîtres : preuves, ibid , —Il n’y en avait point autrefois de général dans la monarchie qui dérivât de la police générale des Romains ; et ce n’est point de ce cens chimérique que dérivent les droits seingeuriaux : preuves , ibid. et suiv.
Centeniers. Étaient autrefois des officiers militaires : par qui MONTESQUIEU.
et pourquoi furent établis , 490. — Leurs fonctions étaient les mêmes que celles du comte et du gravion, 492. — Leur territoire n’était pas le même que celui des fidèles, 497. Centumvirs. Quelle était leur compétence à Rome , 277. Centuries. Servius Tullius divise le peuple romain par centuries, 145, 194. — Ce que c’était; à qui elles procuraient toute l’autorité, 274.
Céphise et l’Amour, 122, 123.
CEKATI (le P.) Lettres à, 635, 640, 645, 648, 652, 657, 673 Cérémonies religieuses. N’ont point un degré de bonté par elles-mêmes, 30. — Comment multipliées, 417.
Cérites( tables des). Dernière classe du peuple romain, 436 Cerné. Cette côte est au milieu des voyages que fit Hannon sur les côtes occidentales d’Afrique , 367.
César ( parallèle de ) avec Auguste ,15. — Opprime la liberté de Rome, 99. — Parallèle avec Pompée et Crassus, 151.
— Donne du dessous à Pompée, ibid. — Ce qui le met en état d’entreprendre sur la liberté de sa patrie , ibid. —Effraye autant Rome qu’avait fait Annibal, ibid. — Ses grandes qualités firent plus pour son élévation que sa fortune tant vantée, ibid. —Poursuit Pompée en Grèce, 152. — Si sa clémence mérite de grands éloges , ibid. — Si l’on a eu raison de vanter sa diligence , ibid. — Tente de se faire mettre le diadème sur la tête , ibid. — Méprise le sénat , et fait lui-même des sénatus-consultes , 153. — Conspiration contre lui. ibid. — Si l’assassinat de César fut un vrai crime, ibid. — Tous les actes qu’il avait faits, confirmés parle sénat, après sa mort , 1 5 1 . — Ses obsèques , ibid. — Ses meurtriers finissent presque tous leur vie malheureusement, 155. — Extinction totale de sa maison, 162. — Enchérit sur la rigueur des lois portées par Sylla, 235. — Comparé à Alexandre, 263. — Fut souffert parce que, quoiqu’il eût la puissance d’un roi, il n’en affectait point le faste, 337. — Par une loi sage, il fit que les choses qui représentaient la monnaie devinrent monnaie comme la monnaie même, 378, 379.
— Par quelle loi il multiplia les mariages , 399. — La loi par laquelle il défendit de garder chez soi plus de soixante sesterces était sage et juste : celle de Law, qui portait la même défense, était injuste et funeste, 472. — Décrit les mœurs des Germains en quelques pages : ces pages sont des volumes ; on y trouve les codes des lois barbares , 479.
Césars. Ne sont point auteurs des lois qu’ils publièrent pour favoriser la calomnie , 288.
Cession de biens. Ne peut avoir lieu dans les États despotiques ; utiles dans les États modérés, 222. — Avantages qu’elle aurait procurés à Rome], si elle eût été établie du temps de la république, ibid.
Ceylan. Un homme y vit pour dix sous par mois : la polygamie y est donc en sa place, 316, nôt. 3.
Chaindasuinde. Fut un des réformateurs des lois des Wisigoths, 439. — Proscrivit les lois romaines, 443. — Veut inutilement abolir le combat judiciaire , 449.
Chambre de justice , 67.
Champ de Mars, 128.
Champagne. Les coutumes de cette province ont été accordées par le roi Thibaut , 469.
Champions. Chacun en louait un pour un certain temps, pour combattre dans ses affaires, 451. — Peines que l’on infligeait à ceux qui ne se battaient pas de bonne foi , 453.
Change. Variations dans le change; on en tire des inductions, 180. — Répand l’argent partout où il a lieu, 38 1. — Ce qui le forme. — Sa définition; ses variations; causes de ses variations : comment il attire les richesses d’un État dans un autre; ses différentes positions et ses différents effets, ibid. et suiv. — Est un obstacle aux coups d’autorité que les princes pourraient faire sur le titre des monnaies, 387. — Comment gêne les États despotiques, ibid. Voyez Lettres de change.
Chansons satiriques. Effet qu’elles font sur les Français , 75. Chantilly. Montesquieu y fait maigre par politesse, 627. Chapelain mis au-dessous d’Albert Durer , 624.
Chapelets , 21.
Charbon de terre. Les pays qui en produisent sont plus peuplés que d’autres , 396.
TABLE ANALYTIQUE
Charges. Doivent-elles être vénales? 225.
Charité. C’est une des principales vertus dans toutes les religions, 30.
Charlatans de plusieurs espèces, 39, 40.
Charlemagne. Son empire fut divisé , parce qu’il était trop grand pour une monarchie, 25 1. — Sa conduite envers les Saxons , 258. — Est le premier qui donna aux Saxons la foi que nous avons , 438.— Faux capitulaire qu’on lui a attribué , 443. - Quelle collection de canons il introduisit en France , 444 , not. I. — Les règnes malheureux qui suivirent le sien firent perdre jusqu’à l’usage de l’écriture , et oublier les lois romaines , les lois barbares et les capitulaires , auxquels on substitua les coutumes , 445. — Rétablit le combat judiciaire , 449. — Étendit le combat judiciaire des affaires criminelles aux affaires civiles , 449 , 450. — Comment il veut que les querelles qui pourraient naître entre ses enfants soient vidées , 450. - Veut que ceux à qui le duel est permis se servent du bâton : pourquoi, 451. — Réforme un point de la loi salique : pourquoi , 452. — Compté parmi les grands esprits , 478. — N’avait d’autre revenu que son domaine : preuves, 487. — Accorda aux évêques la grâce qu’ils lui demandèrent de ne plus mener eux-mêmes leurs vassaux à la guerre : ils se plaignirent quand ils l’eurent obtenue , 490. — Les justices seigneuriales existaient de son temps , 497.— Était le prince le plus vigilant et le plus attentif que nous ayons eu , 510. — C’est à lui que les ecclésiastiques sont redevables de l’établissement des dîmes, 513
- Sagesse et motifs de la division qu’il fit des dîmes ecclésiastiques, 514. — Éloge de ce grand prince-; tableau admirable de sa vie, de ses mœurs , de sa sagesse, de sa bonté, de sa grandeur d’âme, de la vaste étendue de ses vues, et de sa sagesse dans l’exécution de ses desseins, 516 etsuiv. — Par quel esprit de politique il fonda tant de grands évêchés en Allemagne, 517. — Après lui, on ne trouve plus de rois dans sa race, 518. — La force qu’il avait mise dans la nation subsista sous Louis le Débonnaire , qui perdait son autorité au dedans, sans que la puissance parût diminuée au dehors, 519. — Comment l’empire sortit de sa maison, 526.
Charles-Martel. C’est lui qui fit rédiger les lois des Frisons , 438. —Les nouveaux fiefs qu’il fonda prouvent que le domaine des rois n’était pas alors inaliénable, 509. — Opprima par politique le clergé , que Pépin , son père , avait protégé par politique, 511. — Entreprit de dépouiller le clergé dans les circonstances les plus heureuses : la politique lui attachait le pape et l’attachait au pape , 512. — Donna les biens de l’Église indifféremment en fiefs et en aïeux : pourquoi , 515. — Trouva l’État épuisé en parvenant à la mairie, 519.
— A-t-il rendu le comté de Toulouse héréditaire, 523, not. 5.
Charles II , dit le Chauve. Défend aux évêques de s’opposer
à ses lois, et de les négliger, sous prétexte du pouvoir qu’ils ont de faire des canons , 444 , not. 3. — Trouva le fisc si pauvre , qu’il donnait et faisait tout pour de l’argent ; il laissa même échapper pour de l’argent les Normands , qu’il pouvait détruire , 519. — A rendu héréditaires les grands offices , les fiefs et les comtés : combien ce changement affaiblit la monarchie , 523 et suiv , — Les fiefs et les grands offices devinrent après lui , comme la couronne était sous la seconde race, électifs et héréditaires en même temps, 524.
Charles IV, dit le Bel. Est auteur d’une ordonnance générale concernant les dépens , 463.
Charles VII. Est le premier roi qui ait fait rédiger par écrit les coutumes de France ; comment on y procéda , 470. — Loi de ce prince, inutile parce qu’elle était mal rédigée, 476.
Charles VIII. Connut toutes les vanités de la jeunesse dans la première jeunesse même , 624.
Charles IX. II y avait, sous son règne, vingt millions d’hommes en France, 404. — Davila s’est trompé dans la raison qu’il donne de la majorité de ce princç à quatorze ans commencés , 477.
Charles II, roi d’Angleterre. Bon mot de ce prince, 235.
Charles XII, roi de Suède , Sa mort. 86. — Son projet de conquête était extravagant : cause de sa chute : comparé avec Alexandre ,460, 4ei. — Étonne, et n’est pas grand dans l’histoire écrite par Voltaire , 623.
Charles-Quint. Sa grandeur , sa fortune , 374.
Charondas. Ce fut lui qui trouva le premier le moyen de réprimer les faux témoins, 281.
Chartres. Celles des premiers rois de la troisième race, et celles de leurs grands vassaux , sont une des sources de nos coutumes , 469 et suiv.
Chartres d’affranchissement. Celles que les seigneurs donnèrent à leurs serfs sont une des sources de nos coutumes, 469 et suiv.
Chartreux. Leur silence rigoureux , 57.
Chasse. Son influence sur les mœurs , 2lo.
Chat. Pourquoi immonde suivant la tradition musulmane , 13, 14.
Chatel Tannegi^y ( du ). Quitta les emplois en cédant à la voix publique , 624.
Châtelet ( Madame du ). Remarque sur son goût pour la philosophie ,.626.
Chaulieu. Comparé au Parmesan , 624.
Chemins. On ne doit jamais les construire aux dépens du fonds des particuliers, sans les indemniser, 429. — Du temps de Beaumanoir, on les faisait aux dépens de ceux à qui ils étaient utiles , ibid.
Chemins publics. Bien entretenus chez les Romains', 129.
Chéréa. Son exemple prouve qu’un prince ne doit jamais insulter ses sujets , 292.
Chevalerie. Origine de tout le merveilleux qui se trouve dans les romans qui en parlent , 452.
Chevaliers romains. Perdirent la république quand ils quittèrent leurs fonctions naturelles pour devenir juges et financiers en même temps , 278.
Chevaux. On en élève en beaucoup d’endroits qui n’en avaient pas, 181 .
Chicane. Belle description de celle qui est aujourd’hui en usage ; elle a forcé d’introduire la condamnation aux dépens , 462 , 463.
Childebert. Pourquoi il égorgea ses neveux, 335. — A établi les centeniers : pourquoi, 490 — Son fameux décret mal interprété par l’abbé Dubos , 502.
Childebert II. Fut déclaré majeur à quinze ans, 335. — Comment il fut adopté par Gontran , ibid.
Childéric. Pourquoi fut expulsé du trône, 334.
Chilpéric. Se plaint que les évêques seuls étaient dans la grandeur, tandis que lui roi n’y était plus, 51 1.
Chimie. Ses ravages, 7b
Chimistes. Demeures qui leur sont propres , 92.
Chine. Cause de sa population, 81. — Établissement qui parait contraire au principe du gouvernement de cet empire , 226. -r-Comment on y punit les assassinats, 235.— On y punit les pères pour les fautes de leurs enfants : abus dans cet Usage , 236. — On y a fermé une mine de pierres précieuses , aussitôt qu’elle a été trouvée : pourquoi , 240. — Le luxe en doit être banni : est la cause des différentes révolutions de cet empire : détail de ces révolutions, 24o, 24b — Fécondité prodigieuse des femmes : elle y cause quelquefois des révolutions : pourquoi , 240 , 252. — L’honneur n’est point le principe du gouvernement de cet empire : preuves , 251 et suiv. — Cet empire est gouverné par les lois et par le despotisme en même temps , explication de ce paradoxe , 252 , 253. — Son gouvernement est un modèle de conduite pour les conquérants d’un grand État, 263. — Quel est l’objet de ses lois , 264. — Tyrannie injuste qui s’y exerce, sous prétexte du crime de lèse-majesté , 284. — L’idée qu’on y a du prince y met peu de liberté , 292. — On n’y ouvre point les ballots "de ceux qui ne sont pas marchands , 296 — Les peuples y sont heureux , parce que les trjbuts y sont en régie, 299. — Sagesse de ses lois, qui combattent la nature du climat, 302. — Coutume admirable de cet empire pour encourager l’agriculture, 303. — Les lois n’y peuvent pas venir à bout de bannir les eunuques des emplois civils et militaires, 315. — Pourquoi les mahométans y font tant de progrès, et les chrétiens si peu, 316. — Ce qu’on y regarde comme un prodige de vertu, 318. — Les peuples y sont plus ou moins courageux , à mesure qu’ils approchent plus ou moins du midi , 323. — Causes de la sagesse de ses lois ;
pourquoi on n’y sent point les horreurs qui accompagnent la trop grande étendue d’un empire, 327.— Les législateurs y ont confondu la religion, les'lois,les mœurs et les manières : pourquoi, 34i. — Les principes qui regardent ces quatre points font ce que l’on appelle les rites, ibid. — Avantage qu’y produit la façon composée d’écrire , ibid. — Pourquoi les "conquérants de la Chine sont obligés de prendre ses mœurs ; et pourquoi elle ne peut pas prendre les mœurs des conquérants , 342. — Il ri’est presque pas possible que le christianisme s’y établisse jamais : pourquoi, ibid.— Comment les choses qui paraissent de simples minuties de politesse y tiennent avec la constitution fondamentale du gouvernement, 342, 343. — Le vol y est défendu; la friponnerie y est permise : pourquoi , 343. — Tous fes enfants d’un même homme , quoique nés de diverses femmes , sont censés n’appartenir qu’à une seule : ainsi point de bâtards , 393. — Il n’y est point question d’enfants adultérins , ibid. Causes physiques de la grande population de cet empire , 395. C’est le physique du climat qui fait que les pères y vendent leurs filles , et y exposent leurs enfants , 396. — L’empereur y est le souverain pontife; mais il doit se conformer aux livres de la religion : il entreprendrait en vain de les abolir, 419. — Il y eut des dynasties où les frères de l’empereur lui succédaient, à l’exclusion de ses enfants : raisons de cet ordre, 424. — Il n’y a point d’État plus tranquille , quoiqu’il renferme dans son sein deux peuples dont le cérémonial et la religion sont différents , 478.
Chinois. Sont gouvernés par les manières, 337, 338.— Leur caractère comparé avec celui des Espagnols : leur infidélité dans le commerce leur a conservé celui du Japon : profils qu’ils tirent du privilège exclusif de ce commerce , 339. — Pourquoi ne changent jamais de manières, 340. —Leur religion est favorable à la propagation , 402. — Conséquences funestes qu’ils tirent de la doctrine de l’immortalité de l’âmè établie par la religion de Foé, 412.
Chrétiens. Cultivent les terres en Turquie, et y sont persécutés par les bachas , 14. —La plupart d’entre eux ne veulent gagner le paradis qu’au meilleur marché qu’il est possible : de là l’origine des casuistes , 39. — Commencent à se défaire de l’esprit d’intolérance, 41.— Ne paraissent pas si persuadés de leur religion que les musulmans, 52. — Leur mariage est un mystère, 79. — Opinion où l’on était dans l’empire grec qu’il ne fallait pas verser le sang des chrétiens, 180. — Un Etat composé de vrais chrétiens pourrait fort bien subsister, quoi qu’en dise Bayle, 408. — Leur système sur l’immortalité de l’àme, 413.
Christianisme. Comparé avec le mahométisme, 24. — Cette religion est une fille de la religion juive , 4o. — N’est pas favorable à la propagation, 77, 402.— Ce qui facilita son établissement dans l’empire romain, 165. — Les païens le regardaient comme la cause de la chute de l’empire romain , 173. — Fait place au mahométisme dans une partie de l’Asie et de l’Afrique, 180.— Pourquoi Dieu permit qu’il s’éteignit dans tant d’endroits, 181. — Nous a ramené l’âge de Saturne, 310.— — Pourquoi s’est maintenu en Europe , et a été détruit en Asie , 316. — A donné son esprit à la jurisprudence , 402. — Acheva de mettre en crédit dans l’empire le célibat , que la philosophie y avaitdéjà introduit, ibid. — Ses principes, bien gravés dans le cœur, feraient beaucoup plus d’effet que l’honneur des monarchies, la vertu des républiques, et la crainte des États despotiques, 408. — Beau tableau de cette religion , 410.— A dirigé admirablement bien pour la société des dogmes de l’immortalité de l’âme et de la résurrection des corps, 412.— Il semble , humainement parlant, que le climat lui a prescrit des bornes , 4ï5. — Il est plein de bon sens dans les lois qui concernent les pratiques de culte : il peut se modifier suivant les climats , ibid. — Pourquoi il fut si facilement embrassé par les barbares qui conquirent l’empire romain , 416. — La fermeté qu’il inspire, quand il s’agit de renoncer à la foi , est ce qui l*a rendu odieux au Japon , 420. —Il changea les règlements et les lois que les hommes avaient faits pour conserver les mœurs des femmes , 426. — Effet qu’il produisit sur l’esprit féroce des premiers rois de France, 505. —Est la perfection de la religion naturelle : il y a donc des
choses qu’on peut , sans impiété , expliquer sur les principes de la religion naturelle , 535 , 536. 1
Christine , reine de Suède. Abdique la couronne 95. Christophe Colomr. Voyez Colomb.
Cicéron. Sa conduite après la mort de César, 154. — Travaille à l’élévation d’Octave , ibid.— Parallèle de Cicéron avec Ca ton, 155. — Regarde comme une des principales causes de la chute de la république les lois qui rendirent les suffrages secrets, 195. — Voulait que l’on abolit l’usage de faire des lois touchant les simples particuliers, 289. — Quels étaient selon lui les meilleurs sacrifices , 41 8. — A adopté les lois d’épargne faites par Platon sur les funérailles , ibid. Pourquoi regardait les lois agraires comme funestes , 429.
— Trouve ridicule de vouloir décider des droits des royaumes par les lois qui décident du droit d’une gouttière , 430.
— Blâme Verrès d’avoir suivi l’esprit plutôt que la lettre de la loi Voconienne , 436. — Croit qu’il est contre l’équité de ne pas rendre un fidéicommis , ibid. — Jugement sur
Cinq-Mars. Prétexte injuste de sa condamnation , 284.
Circassie. Royaume presque désert , 76.
Circassiennes. Précautions que prennent les eunuques en les achetant pour leurs maitres , 56.
Circonstances. Rendent les lois ou justes et sages, ou injustes et funestes , 472 et suiv.
Citation en justice. Ne pouvait pas se faire à Rome dans la maison du citoyen ; en France elle ne peut pas se faire ailleurs : ces lois , qui sont contraires , partent du même esprit, 473.
Citoyen. Revêtu subitement d’une autorité exorbitante, devient monarque ou despote , 196. — Quand il peut sans danger être élevé dans une république à un pouvoir exorbitant, ibid.
Citoyens. Il ne peut y en avoir dans un État despotique , 206 — Doivent-ils être autorisés à refuser les emplois publics ? 224. — Comment doivent se conduire dans le cas de la défense naturelle, 257. — Cas où, de quelque naissance qu’ils soient , ils doivent être jugés par les nobles , 268. — Cas dans lesquels ils sont libres de fait , et non de droit , et vice versa 280.— Ce qui attaque le plus leur sûreté, 281.— Ne peuvent vendre leur liberté pour devenir esclaves , 308. — Sont en droit d’exiger de l’État une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable , et un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé : moyens que l’État peut employer pour remplir ces obligations , 495. — Ne satisfont pas aux lois en se contentant de ne pas troubler le corps de l’État : il faut encore qu’ils ne troublent pas quelque citoyen que ce soit, 419.
Citoyen romain. Par quel privilège il était à l’abri de la tyrannie des gouverneurs de province, 279. — Pour l’être, il fallait être inscrit dans le cens : comment se faisait-il qu’il y en eût qui n’v fussent pas inscrits? 436.
Civiles ( les guerres) de Rome n’empêchèrent point son agrandissement, 152. — En général , elles rendent un peuple plus belliqueux et plus formidable à ses voisins , ibid. — De deux sortes en France, 156 .
Civilité. S’affranchir des règles de la civilité , c’est chercher le moyen de mettre ses défauts plus à l’aise, 34 1. — En quoi elle diffère de la politesse : elle est, chez les Chinois, pratiquée dans tous les états ; à Lacédémone, elle ne l’était nulle part; pourquoi cette différence, ibid.
Classes. Combien il est important que celles dans lesquelles on distribue le peuple, dans les États populaires , soient bien faites, 194, 195. — Il y en avait six à Rome : distinction entre ceux qui étaient dans les cinq premières et ceux qui étaient dans la dernière : comment on abusa de cette distinction pour éluder la loi Voconienne , 436.
Claude, empereur. Donne à ses officiers le droit d’administrer la justice, 162. — Se fait juge de toutes les affaires , et occasionne par là quantité de rapines , 230. —Fut le premier qui accorda à la mère la succession de ses enfants , 437 , 438.
Clémence. Fut outrée par les empereurs grecs , ibid. — Si celle d’un usurpateur heureux mérite de grands éloges, 153. —
Quel est le gouvernement où elle est le plus nécessaire , 237. Cléopâtre. Fuit à la bataille d’Actium, 156. — Avait sans doute en vue de gagner le cœur d’Octave , ibid.
Clergé. Point de vue sous lequel on doit envisager sa juridiction en France. Son pouvoir est convenable dans une monarchie ; il est dangereux dans une république, 197. — Son pouvoir arrête le monarque dans la route du despotisme, ibid. — Son autorité sous la première race, 336. — Pourquoi les membres de celui d’Angleterre sont plus citoyens qu’ailleurs : pourquoi leurs mœurs sont plus régulières : pourquoi ils font de meilleurs ouvrages pour prouver la révélation et la Providence : pourquoi on aime mieux lui laisser ses abus que de souffrir qu’il devienne-réformateur, 347. — Ses privilèges exclusifs dépeuplent un Étal ; et cette dépopulation est très-diflicile à réparer, 404 , 405. — La religion lui sert de prétexte pour s’enrichir aux dépens du peuple ; et la misère qui résulte de cette injustice est un motif qui attache le peuple à la religion, 416. — Comment on est venu à en faire un corps séparé : comment il a établi ses prérogatives , 417 , 418 , 444. — Cas où il serait dangereux qu’il formât un corps trop étendu, 417, 418. — Bornes que les lois doivent mettre à ses richesses , ibid. — Pour l’empêcher d’acquérir, il ne faut pas lui défendre les acquisitions , mais l’en dégoûter : moyens d’y parvenir, 418. — Son ancien domaine doit être sacré et inviolable; mais le nouveau doit sortir de ses mains , ibid. — La maxime qui dit qu’il doit contribuer aux charges de l’État est regardée à Rome comme une maxime de maltôte, et contraire à l’Écriture , ibid. — Refondit les lois des Wisigoths , et y introduisit les peines corporelles qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbai es auxquelles il ne toucha point , 439. — C’est des lois des Wisigoths qu’il a tiré en Espagne toutes celles de l’inquisition, ibid. — Pourquoi continua de se gouverner par le droit romain sous la première race de nos rois, tandis que la loi salique gouvernait le reste des sujets, 441. — Par quelles lois ses biens étaient gouvernés sous les deux premières races , 444. — Il se soumit aux décrétales , et ne voulut pas se soumettre aux capitulaires : pourquoi, ibid. — La roideur avec laquelle il soutint la preuve négative par serment, sans autre raison que parce qu’elle se faisait dans l’Église , preuve qui faisait commettre mille parjures , fit étendre la preuve par le combat particulier, contre lequel il se déchaînait, 448, 449. — C’est peut-être par ménagement pour lui que Charlemagne voulut que le bâton fût la seule arme dont on pùt se servir dans les duels, 4SI. — Exemple de modération de sa part , 467. — Moyens par lesquels il s’est enrichi , ibid. — Tous les biens du royaume lui ont été donnés plusieurs fois : révolutions dans sa fortune ; quelles en sont les causes, 51 1 et suiv. — Repousse les entreprises contre son temporel par des révélations de rois damnés, 512. — Les troubles qu’il causa pour son temporel furent terminés par les Normands , 513, 520. — Assemblé à Francfort pour déterminer le peuple à payer la dime, raconte comment le diable avait dévoré les épis de blé lors de la dernière famine, parce qu’on ne l’avait pas payée, 514. — Troubles qu’il causa après la mort de Louis le Débonnaire , à l’occasion de son temporel, 519 et suiv. — Ne peut réparer, sous Charles le Chauve , les maux qu’il avait faits sous ses prédécesseurs, 520, 521.
Clermont (le comte de). Pourquoi faisait suivre les Établissements de saint Louis son père dans ses justices, pendant que ses vassaux ne les faisaient pas suivre dans les leurs , 460, 461.
Climat. Forme la différence des caractères et des passions des hommes : raisons physiques , 300. — Raisons physiques des contradictions singulières qu’il met dans le caractère des Indiens , 302. — Les bons législateurs sont ceux qui s’opposent à ses vices, ibid. — Les lois doivent avoir du rapport aux maladies qu’il cause, 305. — Effets qui résultent de celui d Angleterre : il a formé en partie les lois et les mœurs de Ct .’ 305 et 345- ~* Détails curieux de quelques-uns de ces c i feients effets, 306. — Rend les femmes nubiles plus tôt ou plus tard : c’est donc de lui que dépend leur esclavage ou leur liberté , 3t6. - Il y en a où le physique a tant
de force que le moral n’y peut presque rien , 318. — Jusqu’à quel point ses vices peuvent porter le désordre : exemples , 319. — Comment il influe sur le caractère des femmes , ibid — Influe sur le courage des hommes et sur leur liberté preuves par faits , 323. — C’est le climat presque seul , avec la nature, qui gouverne les sauvages, 337. — Gouverne les hommes concurremment avec la religion, les lois, les mœurs, etc. De là nait l’esprit général d’une nation , ibid. — C’est lui qui fait qu’une nation aime à se communiquer ; qu’elle aime par conséquent à changer, et, par la même conséquence, qu’elle se forme le goût , 338. — Il doit régler les vues du législateur au sujet de la propagation , 396. — Influe beaucoup sur le nombre et la qualité des divertissements des peuples : raison physique, 413, 414. — Rend la religion susceptible de lois locales relatives à sa nature, et aux productions qu’il fait naître ,414. — Semble , humainement parlant, avoir mis des bornes au christianisme et au mahométisme, 415. — L’auteur ne pouvait pas en parler autrement qu’il n’a fait , sans courir les risques d’être regardé comme un homme stupide , 539 , 540.
Climats chauds. Les esprits et les tempéraments y sont plus avancés et plus tôt épuisés qu’ailleurs : conséquence qui en résulte dans l’ordre législatif, 222. — On y a moins de besoins, il en coûte moins pour vivre; on y peut donc avoir un plus grand nombre de femmes, 316.
Clodomir. Pourquoi ses enfants furent égorgés avant leur majorité, 335.
Clotaire Ier. Pourquoi égorgea ses neveux, 335. — A établi les centeniers : pourquoi , 490.
Clotaire II. Pourquoi persécuta Brunehault, 504. C’est sous son règne que les maires devinrent perpétuels et si puissants, ibid. — Ne peut réparer les maux faits par Brunehault et Frédégonde qu’en laissant la possession des fiefs à vie, et en rendant aux ecclésiastiques les privilèges qu’on leur avait ôtés , ibid. et suiv. — Comment réforma le gouvernement civil de la France , 506. — Pourquoi on ne lui donna point de maire du palais , ibid. — Fausse interprétation que les ecclésiastiques donnent à sa constitution , pour prouver l’ancienneté de leur dime, 513.
Clovis. Comment il devint si puissant et si cruel, 335, 336. — Pourquoi lui et ses successeurs furent si cruels contre leur propre maison, 336. — Réunit les deux tribus de Francs, les Saliens et les Ripuaires , et chacune conserva ses usages, 538. — Toutes les preuves qu’apporte l’abbé Dubos, pour prouver qu’il n’entra point dans les Gaules en conquérant , sont ridicules et démenties par l’histoire , 499 et suiv. — A-t-il été fait proconsul , comme le prétend l’abbé Dubos ? 499 , 500. — La perpétuité des offices de comte , qui n’étaient qu’annuels , commença à s’acheter peu après son règne : exemple à ce sujet de la perfidie d’un fils envers son père, 503.
Clotilde , aïeule des enfants de Clodomir, gouvernait l’État .
Cobentzel. Des ministres comme lui ranimeront le goût des lettres en Autriche , 669.
Cochon. Pourquoi immonde suivant la tradition musulmane, 13. — Une religion qui en défend l’usage ne peut convenir que dans les pays où il est rare , et dont le climat rend le peuple susceptible des maladies de la peau, 414.
Code civil. C’est le partage des terres qui le grossit : il est donc fort mince chez les peuples où ce partage n’a point lieu ,
Code des établissements de saint Louis. Il fit tomber l’usage d’assembler les pairs dans les justices seigneuriales pour juger, 468.
Code de Justinien. Comment il a pris la place du code Théodosien dans les provinces de droit écrit, 446. — Temps de la publication de ce code , 467. — N’est pas fait avec choix ,
Code des lois barbares. Roule presque entièrement sur les troupeaux ; pourquoi ,481.
Code Théodosien. De quoi est composé , 402. — Gouverna , avec les lois barbares , les peuples qui habitaient la France sous la première race , 44i. — Alaric en fit faire une compi-
TABLE ANALYTIQUE
lotion pour régler les différends qui naissaient entre les Romains de ses États , 44 1 . — Pourquoi il fut connu en France avant celui de Justinien, 467.
Cœur ( le). Est citoyen de tous les pays, 45.
Cognats. Ce que c’était : pourquoi exclus de la succession ,
CoiNTE (le P. ta). Le raisonnement de cet historien en faveur du pape Zacharie détruirait l’histoire , s’il était adopté ,
Colchide. Pourquoi était autrefois si riche et si commerçante , et est aujourd’hui si pauvre et si déserte , 358.
Coligny, amiral. Ne put être puni que par un grand crime,
Collège. Ce n’est point là que, dans les monarchies, on reçoit la principale éducation , 204.
Colomb (Christophe). Découvre l’Amérique., 374. — François Ier eut-ii tort ou raison de le rebuter? 376.
Colonies. Ne sont point favorables à la population , 82. — Celles que les Romains envoyaient en Sardaigne y périssaient, ibid. N’ont jamais réussi à Constantinople ni à Ispahan , ibid. Comment l’Angleterre gouverne les siennes , 346.
— Leur utilité , leur objet ; en quoi les nôtres diffèrent de celles des anciens .-comment on doit les tenir dans la dépendance , 374 , 375. — Nous tenons les nôtres dans la même dépendance que les Carthaginois tenaient les leurs , sans leur imposçr des lois aussi dures , 375.
Colonies romaines , 132.
Combat judiciaire. Était admis comme une preuve par les lois barbares ,. excepté par la loi salique, 446. — La loi qui l’admettait comme preuve était la suite et le'remède de celle qui établissait les preuves négatives, ibid. — On ne pouvait plus, suivant la loi des Lombards, l’exiger de celui qui s’était purgé par serment , 447. — La preuve que nos pères en tiraient dans les affaires criminelles n’était pas si imparfaite qu’on le pense, ibid. et suiv. — Son origine : pourquoi devint une preuve juridique : cette preuve avait quelques raisons fondées sur l’expérience , 448. — L’entêtement du clergé pour un autre usage aussi pernicieux le fit autoriser, ibid. et suiv. — Comment il fut une suite de la preuve négative , 449. — Fut porté en Italie par les Lombards , ibid.
— Charlemagne, Louis le Débonnaire, et les Othons, l’étendirent des affaires criminelles aux affaires civiles , 449 , 450. — Sa grande extension est la principale cause qui fit perdre aux lois saliques, aux lois ripuaires, aux lois romaines et aux capitulaires , leur autorité , 450. — C’était l’unique vpie par laquelle nos pères jugeaient toutes les actions civiles et criminelles , les incidents et les interlocutoires , ibid. — Avait lieu pour une demande de douze deniers. 451 ,
— Quelles armes on y employait, ibid. — Mœurs qui lui étaient relatives, 452. — Était fondé sur un corps de jurisprudence, 453. — Auteurs à consulter pour en bien connaître la jurisprudence , 453. — Règles juridiques qui s’y observaient, ibid. et1 suiv. — Précautions que l’on prenait pour maintenir l’égalité éntre les combattants , ibid. — Il y avait des gens qui ne pouvaient l’offrir ni le recevoir : on leur donnait des champions , ibid. — Détail des cas où il ne pouvait avoir lieu, 454. — Ne laissait, pas d’avoir de grands avantages, même dans l’ordre civil, ibid. — Les femmes ne pouvaient l’offrir à personne sans nommer leur champion ; mais on pouvait les y appeler sans ces formalités, ibid .
— A quel âgeon pouvait y appeler et y être appelé , ibid. — L’accusé pouvait éluder le témoignage du second témoin de l’enquête, en offrant de se battre contre le premier, ibid. et suiv. — De celui entre une partie et un des pairs du seigneur, 455. — Quand , comment et contre qui il avait lieu , en cas de défaut de droit, 457, et suiv. — Saint Louis est celui qui a commencé à l’abolir, 459. — Époque du temps où l’on a commencé à s’en passer dans les jugements, 460. Quand il avait pour cause l’appel de faux jugements , il ne faisait qu’anéantir le jugement, sans décider la question, 461, 462. — Lorsqu’il était en usage, il n’y avait point de condamnation de dépens, 462. — Répugnait à l’idée d’une partie publique, 463. — Cette façon déjuger demandait trèspeu de suffisance dans ceux qui jugeaient, 468.
Comédie. Point de vue sous lequel ce spectacle s’est présenté à Rica, 19, 20. — En quoi consiste son grand art, 698.
Comédiennes. Il était défendu à Rome aux ingénus de les épouser, 401.
Comices par tribus. Devenus tumultueux , 147 Leur origine : ce que c’était à Rome, 275.
Commentateurs. Peuvent se dispenser d’avoir du bon sens, 92.
Commerce. Quand on doit l’interrompre de nation à nation , 64, 65. — Fleurit à proportion de la population, 8o. — Raisons pourquoi la puissance où il élève une nation n’est pas toujours de longue durée , 133.— Et les arts étaient réputés , chez les Romains, des occupations serviles, 149. — Comment une nation vertueuse le doit faire, pour ne pas se corrompre par la fréquentation des étrangers , 208. — Les Grecs regardaient la profession de tout bas commerce comme infâme, et par conséquent comme indigne du citoyen , 209.
— Vertus qu’il inspire au peuple qui s’y adonne : comment on en peut maintenir l’esprit dans une démocratie, 213, 214.
— Doit être interdit aux nobles dans une aristocratie, 216. — Doit être favorisé dans une monarchie ; mais il est contre l’espritde ce gouvernement que les nobles le fassent ; il suffit que les commerçants puissent espérer de devenir nobles , 217, 355. — Est nécessairement borné dans un État despotique, 222. -Est-il diminué par le trop grand nombre d’habitants dans la capitale? 238. — Causes, économie et esprit de celui d’Angleterre , 346 , 347 , 352.— Adoucit et corrompt les mœurs, 349.— Dans les pays où il règne, tout, jusqu’aux actions humaines et aux vertus morales, se trafique. Il détruit le brigandage, mais il entretient l’esprit d’intérêt, 349.— Entretient la paix entre les nations, mais n’entretient pas l’union entre les particuliers , ibid.— Sa nature doit être réglée, ou même se règle d’elle-même par celle du gouvernement, 350.— Il y en a de deux sortes ; et celui de luxe et celui d’économie : à quelle nature de gouvernement chacune de ces espèces de commerce convient le mieux, ibid.— Le commerce d’économie force le peuple qui le fait à être vertueux. Exemple tiré de Marseille, 351 . — Le commerce d’économie a fondé des Élats composés de fugitifs persécutés, ibid.— Il y a des cas où celui qui Ue donne rien, celui même qui est désavantageux, est utile, ibid. — Ses intérêts doivent l’emporter sur les intérêts politiques , 352.— Moyens propres à abaisser les États qui font le commerce d’économie. Est-il bon d’en faire usage? ibid. — On ne doit, sans de grandes raisons , exclure aucune nation de son commerce , encore moins s’assujettir à ne commercer qu’avec une seule nation , ibid. — L’établissement des banques est bon pour le commerce d’économie seulement , ibid. — L’établissement des compagnies de négociants ne convient point dans la monarchie, souvent même ne convient pas dans les États libres, 353. — Ses intérêts ne sont point opposés à l’établissement d’un port franc dans les États libres. C’est le contraire dans les monarchies , 353. — Il ne faut pas ; confondre la liberté du commerce avec celle du commerçant : celle du commerçant est fort gênée dans les États libres, et fort étendue dans les États soumis à un pouvoir absolu, ibid. — Quel en est l’objet, ibid. — Est-il bon de confisquer les marchandises prises sur les ennemis , et de rompre tout commerce , soit passif, soit actif, avec eux? ibid. — La liberté en est détruite par les douanes, quand elles sont affermées, ibid. — Il est bon que la contrainte par corps ait lieu dans les affaires qui le concernent, 854. — Des lois qui en établissent la sûreté, ibid. — Des juges pour le commerce, 355. — Dans les villes où il est établi, il faut beaucoup de lois, et peu déjugés, ibid. — Il ne doit point être fait par le prince , ibid. — Celui des Portugais et des Castillans, dans les Indes orientales, fut ruiné quand leurs princes s’en emparèrent, ibid. — Il est avantageux aux nations qui n’ont besoin de rien, et onéreux à celles qui ont besoin de tout , 356 , 357. — Avantages qu’en peuvent tirer les peuples qui sont en état de supporter une grande exportation et une grande importation en même temps , ibid. — Pourquoi celui des Indes se fait et rte se fera jamais qu’avec de l’argent, 357. — Rend utiles les choses superflues , et les choses utiles nécessaires , ibid. — Considéré dans les révolutions qu’il a eues dans le monde, ibid.— Pour-
TABLE ANALYTIQUE
quoi, malgré les révolutions auxquelles il est sujet, sa nature est irrévocablement fixée dans certains États , comme aux Indes , ibid. — Pourquoi celui qui se fait en Afrique est et sera toujours avantageux, 357. —Raisons physiques des causes qui en maintiennent la balance entre les peuples du nord et ceux du midi, ibid. — Différence entre celui des anciens et celui d’aujourd’hui, 358. — Fuit l’oppression et cherche la liberté : c’est une des principales causes des différences qu’on trouve entre celui des anciens et le nôtre , ibid. — Sa cause et ses effets, ibid. — Celui des anciens, ibid. — Comment et par ou il se faisait autrefois dans les Indes, ibid. —Quel était autrefois celui de l’Asie : comment et par où il se faisait, ibid. et suiv. — Nature et étendue de celui des Tyriens , 359. — Combien celui des Tyriens tirait d’avantages de l’imperfection de la navigation des anciens, ibid. — Étendue et durée de celui des Juifs, ibid. — Nature et étendue de celui des Égyptiens , ibid. — De celui des Phéniciens , ibid. — Nature dè celui des Grecs avant et depuis Alexandre , 361 . — Celui d’Athènes fut plus borné qu’il n’aurait dû l’être, ibid. — De Corinthe, ibid. — De la Grèce avant Homère, ibid. — Révolution que lui occasionna la conquête d’Alexandre, 362. — Préjugé singulier qui empêchait et qui empêche encore les Perses de faire celui des Indes, ibid. — De celui qu’Alexandre avait projeté d’établir, ibid. — De celui des rois grecs après Alexandre, 363 et suiv. — Comment et par où on le lit aux Indes, après Alexandre, 364. — Celui des Grecs et des Romains aux Indes n’était pas si étendu , mais était plus facile que le nôtre, 365. — Celui de Carthage, 367 et suiv.— La constitution politique, le droit civil , le droit des gens , et l’esprit de la nation , chez les Romains , étaient opposés au commerce, 370. — Celui des Romains avec l’Arabie et les Indes, 371. — Révolution qu’y causa la mort d’Alexandre , 371, 372. — Intérieur des Romains , 372. — De celui de l’Europe , après la destruction des Romains en Occident, ibid. — Loi des Wisigoths, contraire au commerce, ibid. — Autre loi du même peuple, favorable au commerce, ibid. — Comment se fit jour en Europe à travers la barbarie , 373 et suiv. — Sa chute , et les malheurs qui l’accompagnèrent dans les temps de barbarie , eurent pour cause la philosophie d’Aristote et les rêveries des scolastiques, ibid.-— Ce qu’il devint depuis l’établissement des Romains en Orient, ibid. — Les lettres de change l’ont arraché des bras de la mauvaise foi pour le faire rentrer dans le sein de la probité , ibid. — A qui l’on doit cet avantage , 374. — Lois fondamentales de celui de l’Europe, 375.— Projets proposés par l’auteur sur ce lui des Indes , 377. — Dans quel cas il se fait par échange , 378. — Dans quelle proportion il se fait, suivant les différentes positions des peuples qui le font ensemble , ibid. — On en devrait bannir les monnaies idéales , 379. — Croit par une augmentation successive d’argent, et par de nouvelles découvertes de terres et de mers 381. — Pourquoi ne peut fleurir en Moscovie , 387. — Le nombre des fêtes , dans les pays qu’il maintient, doit être proportionné à ses besoins, 413.
Commerce d'économie. Ce que c’est : dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, 350. — Des peuples qui ont fait ce commerce, 351. — Doit souvent sa naissance à la violence et à la vexation , ibid. — Il faut quelquefois n’y rien gagner, et même y perdre , pour y gagner beaucoup , ibid. — Comment on l’a quelquefois gêné , 352. — Les banques sont un établissement qui lui est propre , ibid. — On peut, dans les États où il se fait, établir un port franc, 353.
Commerce de luxe. Ce que c’est : dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux , 350. — Il ne lui faut point de banques , 352. — Il ne doit avoir aucuns privilèges , 353.
Commissaires. Ceux qui sont nommés pour juger les particuliers ne sont d’aucune utilité au monarque , sont injustes et funestes à la liberté des sujets , 290.
Commode. Succède à Marc-Aurèle , 164. — Ses rescrits ne devraient pas se trouver dans le corps des lois romaines , 478.
communauté de biens. Est plus ou moins utile dans les différents gouvernements, 244
Communes. Il n’en était point question aux assemblées de la nation sous les deux premières races de nos rois , 444. Communion. Était refusée à ceux qui mouraient sans avoir donné une partie de leurs biens à l’Église, 467.
Comnène (Andronic). Voyez Andronic. — (Alexis). Voye* AleSis. — (Jean). Voyez Jean. — (Manuel). Voyez Manuel.
Compagnies de négociants. Ne conviennent presque jamais dans une monarchie ; pas toujours dans les républiques 353. — Leur utilité , leur objet , ibid. — Ont avili l’or et l’argent, 377.
Compagnon. Ce que Tacite appelle ainsi chez les Germains : c’est dans les usages et les obligations de ces compagnons qu’il faut chercher l’origine du vasselage, 479 , 489. ■Compilateurs. Sont, de tous les auteurs, les plus méprisables leurs occupations , 44 , 45.
Compositions. Tarif de celles que les lois barbares avaieni établies pour les différents crimes , suivant la qualité 'des différentes personnes, 440, 451. — Leur grandeur seule constituait la différence des conditions et des rangs, 44o, 492 et suiv. — Quand on commença à les régler plutôt par les coutumes que par le texte des lois, 445. — L’auteur entre dans le détail de la nature de celles qui étaient en usage chez les Germains, chez les peuples sortis de Germanie pour conquérir l’empire romain , afin de nous conduire par la main à l’origine des justices seigneuriales, 492 et suiv. — A qui elles appartenaient : pourquoi on appelait ainsi les satisfactions dues , chez les barbares , par les coupables, à la personne offensée ou à ses parents , ibid. — Les rédacteurs des lois barbares crurent en devoir fixer le prix, et le firent avec une précision et une finesse admirables , 493. — Ces règlements ont commencé à tirer les Germains de l’état de pure nature, ibid. — Étaient réglées suivant la qualité de l’offensé, ibid. — Formaient, sur la tète de ceux en faveur de qui elles étaient établies , une prérogative proportionnée au prix dont le tort qu’ils éprouvaient devait être réparé, ibid. — En quelles espèces on les payait, ibid. — L’offensé était le maître , chez les Germains , de recevoir la composition ou de la refuser, et de se réserver sa vengeance : quand on commença à être obligé de la recevoir, 495. — On en trouve , dans le code des lois barbares , pour les actions involontaires, ibid. — Celles qu’on payait aux vassaux du roi étaient plus fortes que celles qu’on payait aux hommes libres, 5 10.
Comte. Était supérieur au seigneur, 453. — Différence entre sa juridiction, sous la seconde race, et celles de ses officiers, 457, 458. — Les jugements rendus dans sa cour ne ressortissaient point devant les missi dominici, 458. — Renvoyait au jugement du roi les grands qu’il prévoyait ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid. — On était autrefois obligé de réprimer l’ardeur qu’ils avaient déjuger et de faire juger, ibid. — Leurs fonctions sous les deux premières races, 486. — Comment et avec qui ils allaient à la guerre dans les commencements de la monarchie, 490 et suiv. — Quand menait les vassaux des leudes à la guerre , 490. — Sa juridiction à la guerre , 491.'— C’était un principe fondamental de la monarchie , que le comte réunit sur sa tête et la puissance militaire et la juridiction civile; et c’est dans ce double pouvoir que l’auteur trouve l’origine des justices seigneuriales , ibid et suiv. — Pourquoi ne menait pas à la guerre les vassaux des évêques et des abbés , ni les arrière-vassaux des leudes , ibid. — Étymologie de ce mot , ibid. — N’avaient pas plus de droit dans leurs terres que les autres seigneurs dans la leur, ibid. — Différence entre eux et les ducs , 492. — Quoiqu’ils réunissent sur leur tête les puissances militaire, civile et fiscale , la forme des jugements les empêchait d’être despotiques ; quelle était cette forme , ibid. — Leurs fonctions étaient les mêmes que celles du gravion et du centenier, ibid. — Combien il lui fallait d’adjoints pour juger, ibid. — Commencèrent peu après le règne de Clovis à se procurer par argent la perpétuité de leurs offices , qui , par leur nature, n’étaient qu’annuels : exemple de la perfidie d’un fils envers son père , 503 , 504. — Quand leurs offices com-
TABLE ANALYTIQUE
mencèrent à devenir héréditaires et attachés à des liefs , 523, 524.
Comtés. Ne furent pas donnés à perpétuité en meme temps que les liefs , 509.
Concina (le P.). A fait une violente sortie contre Montesquieu,
Concubinage. Contribue peu à la propagation : pourquoi, 393. — H est plus ou moins flétri, suivant les divers gouvernements , et suivant que la polygamie ou le divorce sont permis ou, défendus , 393 , 394. — Les lois romaines ne lui avaient laissé de lieu que dans le cas d’une très-grande corruption de mœurs, ,364.
Condamine (LA) , recommandé à Cerati et Niccolini , 673.
Condamnation de dépens. N’avait point lieu autrefois en France en cour laie : pourquoi, 452.
Condamnés. Leurs biens étaient consacrés à Rome : pourquoi,
Conditions. En quoi consistaient leurs différences chez les Francs, 441.
■Confesseurs. Les héritiers les aiment moins qu’ils rt’aiment les médecins, 39. — Des rois. Leur rôle est difficile à soutenir sous un jeune prince, 73. — Sage conseil qu’ils devraient bien suivre , 256.
Confiscations. Fort utiles et justes dans les États despotiques : pernicieuses et injustes dans les États modérés , 222. — Voyez Juifs.
Confiscation des matxhandises. Loi excellente des Anglais sur cette matière , 353.
Confrontation des témoins avec l’accusé. Est une formalité requise par la loi naturelle, 423.
•Coneücius. Sa religion n’admet point l’immortalité de l’âme, et tire de ce faux principe des conséquences admirables pour la société, 412.
Conjuration contre César, 153 et suiv.
Conjurations fréquentes dans les commencements du règne d’Auguste, 152, 153.
Conquérants. Causes de la dureté de leur caractère, 231. — Leurs droits sur le peuple conquis, 256, 257. — Voyez Conquêtes. — Jugement surlagénérosité.prétendue de quelquesuns, 263.
■Conquêtes. Droit qu’elles donnent , 65. — Des Romains , lentes dans les commencements , mais continues , 127. — Plus difficiles à conserver qu’à faire, 135. — Quel en est l’objet, 292. — Lois que doit suivre un conquérant, 256 et suiv. — Erreurs dans lesquelles sont tombés nos auteurs sur le droit public, touchant cet objet. Ils ont admis un principe aussi faux qu’il est terrible, et en ont tiré des conséquences encore plus terribles , 257. — Quand elle est faite, le conquérant n’a plus droit de tuer : pourquoi, ibid. — Son objet n’est point la servitude, mais la conservation : conséquences de ce principe, ibid. — Avantages qu’elle peut apporter au peuple conquis, 258. — (Droit de). Sa définition, ibid. — Bel usage qu’en firent le roi Gélon et Alexandre , ibid. — Quand et comment les républiques en peuvent faire , 259. — Les peuples conquis par une république sont dans l’état le plus triste , ibid. — Comment on doit traiter le peuple vaincu r ibid. et suiv. — Moyens de la conserver, 263. — Conduite que doit tenir un État despotique avec le peuple conquis , ibid.
Conrad, empereur. Ordonna le premier que la succession des fiefs passerait aux petits-enfants ou aux frères, suivant l’ordre de succession : cette loi s’étendit peu à peu pour les successions directes à l’infini , et pour les collatérales au septième degré, 524, 525.
Conscience ( liberté de), 68.
Conseil du prince. Ne peut être dépositaire des lois, 198. — Ne doit point juger les affaires contentieuses : pourquoi, 230.
Conseils. Si ceux de l’Évangile étaient des lois, ils seraient contraires à l’esprit des lois évangéliques, 408.
Conservation. C’est l’objet général de tous les États , 264.
Conspirations. Devenues plus difficiles qu’elles ne l’étaient chez les anciens : pourquoi,' 180, 1 81.— Précautions que doivent apporter les législateurs dans les lois pour la révélation des conspirations , 288.
Constance. Belle loi de cet empereur, 291.
Constant, petit-fils d’Héraclius, tué en Sicile, 181.
Constantin. Transporte le siège de l’empire en Orient, 169. — Distribue du blé à Constantinople et à Rome, ibid. — Retire les légions romaines placées sur les frontières, dans l’intérieur des provinces : suite de cette innovation, 169, 170. — Changement qu’il apporta dans la nature du gouvernement , 235, — Abrogea presque toutes les lois contre le célibat, 401 et suiv. — C’est à ses idées sur la perfection que nous sommes redevables de la juridiction ecclésiastique , 402. — A quels motifs Zozime attribue sa conversion , 410. — Il n’imposa qu’aux habitants des villes la nécessité de chômer le dimanche, 413. — Respect ridicule de ce prince pour les évêques,
Constantin, fils d’Héraclius. Empoisonné, 181.
Constantin Ducas.(1o faux). Punition singulière de ses crimes,
Constantin le barbu , fils de Constant. Succède à son pèré , I8J.
Constantinople. Causes de sa dépopulation, 78. — Les colonies n’y ont jamais réussi , 82. — Ainsi nommée du nom de Constantin, 169. — Divisée en deux factions , 177 et suiv. — Pouvoir immense de ses patriarches, 183. — Se soutenait , sous les derniers empereurs grecs, par son commerce , 185. — Prise par les croisés , 186. — Reprise par les Grecs, ibid. — Son commerce ruiné , 187. — Il y a des sérails où il ne se trouve pas une seule femme, 318.
Constantius. Envoie Julien dans les Gaules, 170.
Constitution. Comment reçue en France, 17 et 68
Consuls. Nécessité de ces juges pour le commerce, 355.
Consuls romains. Leur établissement, 126. — Par qui et pourquoi leur autorité fut démembrée, 273 et suiv. — Leur autorité et leurs fonctions. 276. — Quelle était leur compétence dans les jugements , ibid. — Avantage de celui qui avait des enfants sur celui qui n’en avait point, 400.
Contades. Bas courtisan , même à la mort , 426.
Conte persan, 94.
Contemplation. Il n’est pas bon pour la société que la religion donne aux hommes une vie trop comtemplative , 409.
Continence. C’est une vertu qui ne doit être pratiquée que par peu de personnes , 402.
Continence publique. Est nécessaire dans un État populaire ,
Contrainte par corps. Il est bon qu’elle n’ait pas lieu dans les affaires civiles; il est bon qu’elle ait lieu dans les affaires de Commerce , 354.
Contrastes. Plaisent à l’âme , 591. — Il faut en mettre dâns le* attitudes, ibid.
Contumace. Comment était punie dans les premiers temps do la monarchie , 510.
Copies. Les Saxons appelaient ainsi ce que nos pères appelaient Comtes, 49 i.
Corinthe. Son heureuse situation, son commerce, sa richesse : la religion y corrompit les mœurs. Fut le séminaire de s courtisanes, 361. — Sa ruine augmenta la gloire de Marseille,
Coriolan. Sur quel ton le sénat traite avec lui, 134.
Corneille. Différence entre ce poète et Racine , 629.
Cornéliennes. Voyez Lois cornéliennes.
Corps. Sur la cause de leur pesanteur, 565 et suiv. — Sur la cause de leur transparence , 667.
Corps législatif. Quand, pendant combien de temps, par qui doit être assemblé , prorogé et renvoyé , dans un État libre,
Corps ( les grands ). S’attachent trop aux minuties, 74.
Corruption. De combien il y en a de sortes, 233. — Combien elle a de sources dans une démocratie : quelles sont ces sources , 245. — Ses effets funestes , 249.
Cosmes. Magistrats de Crète. Vice dans leur institution, 268. Coucy (le sire de). Ce qu’il pensait de la force des Anglais,
Cotips de bâton. Comment punis par les lois barbares, 451.
Cour. On ne peut pas y être sincère impunément ,5,6.
Courage guerrier. Sa définition, 130.
TABLE ANALYTIQUE
Couronne. Les lois et les usages des différents pays en règlent différemment la succession ; et ces usages, qui paraissent injustesàceux qui nejugent que sur les idées de leur pays, sont fondés en raison, 424. — Ce n’est pas pour la famille régnante qu’on y a fixé la succession, mais pour l’intérêt de l’État, 430.
— Son droit ne se règle pas comme les droits des particuliers : elle est soumise au droit politique ; les droits des particuliers le sont au droit civil , ibid. — On en peut changer l’ordre de succession, si celui qui est établi détruit le corps politique pour lequel il a été établi , 432. — La nation a droit d’en exclure , et d’y faire renoncer, ibid.
Couronne de France. C’est par la loi salique qu’elle est affectée aux mâles exclusivement , 533. — Il est ridicule de citer sa ligure ronde pour fonder quelque droit du roi, 476 , 477.
— Était élective sous la seconde race , 515. — Le droit d’ainesse ne s’y est établi que quand il s’est établi dans les fiefs , après qu’ils sont devenus perpétuels , 526. — Pourquoi les filles en sont exclues, tandis qu’elles ont droit à celle de plusieurs autres royaumes , 527.
Courouc. Ordre qui se publie en Perse pour empêcher qu’aucun homme ne se trouve sur le passage des femmes de qualité, 30.
Cours des princes. Combien ont été corrompues dans tous les temps, 201.
Courtisans. Leur avidité, 84. — Les pensions qu’ils obtiennent sont onéreuses aux peuples, ibid. — Ordonnance plaisante à ce sujet, ibid. — Peinture admirable de leur caractère, 201.
— En quoi , dans une monarchie , consiste leur politesse : cause de la délicatesse de leur goût, 205. — Différence essentielle entre eux et les peuples , 292.
Courtisanes. Il n’y a qu’elles qui puissent dépenser sans danger à Venise, 239. — Corinthe en était le séminaire, 361. — Leurs enfants sont-ils obligés , par le droit naturel , de nourrir leurs pères indigents? 423 , 424.
Cousins germains. Pourquoi le mariage entre eux n’est pas permis , 428. — Étaient autrefois regardés et se regardaient eux-mêmes comme frères, ibid. — Pourquoi et quand le mariage fut permis entre eux à Rome, ibid. not 5. — Chez quels peuples leurs mariages doivent être regardés comme incestueux, 429.
Coutumes. Celles des différentes provinces de France sont tirées, en partie, du droit romain ; leur multiplicité, 68. — Anciennes. Combien il est important pour les mœurs de les conserver, 214. — De France. L’ignorance de l’écriture , sous les règnes qui suivirent celui de Charlemagne, lit oublier les lois barbares , le droit romain et les capitulaires , auxquels on substitua les coutumes , 444 , 44fe. — Pourquoi ne prévalurent pas sur le droit romain dans les provinces voisines de l’Italie , 445. — Il y en avait dès la première et la seconde race; elles n’étaient pas la même chose que les lois des peuples barbares, preuves : leur véritable origine, ibid. — Quand commencèrent à faire plier les lois sous leur autorité , ibid. — Ce serait une chose inconsidérée de les vouloir toutes réduire en une générale , 464. — Leur origine ; les différentes sources où elles ont été puisées : comment , de particulières qu’elles étaient pour chaque seigneurie , sont devenues générales pour chaque province : quand et comment ont été rédigées par écrit et ensuite réformées , 469 et suiv. — Contiennent beaucoup de dispositions tirées du droit romain , 470.
Coutumes de Bretagne. Tirent leur source des assises de Geoffroi, duc de cette province, 469.
Coutumes de Champagne. Ont été accordées par le roi Thibaut , 469.
Coutumes de Montfort. Tirent leur origine des lois du comte Simon , 469.
Coutumes de Normandie. Ont été accordées par le duc Raoul.
Crafstman. Journal anglais, 629.
Crainte. Est un des premiers sentiments de l’homme en état de nature , 191. — A fait rapprocher les hommes , et a formé les sociétés, I9i, 192. — Est le principe du gouvernement despotique, 202, 203, 220. v
Crassus s unit d interèts-avec Pompée et César, 151.
Créanciers. Quand commencèrent à être plutôt poursuivis» t Rome par leurs débiteurs , qu’ils ne poursuivaient leurs debiteurs, 289, 290.
Création. Est soumise à des lois invariables, 190. — Ce que l’auteur en dit prouve-t-il qu’il est athée? 530.
Créature. La soumission qu’elle doit au créateur dérive d’une loi antérieure aux lois positives , 190.
Crébillon. Le seul qui sache bien exciter la véritable passion de la tragédie, 623.— Comparé au Guerchin, 624.
Crédit. Moyens de conserver celui d’un État, ou de lui en procurer un , s’il n’en a pas , 388 , 389.
Crémutiüs Cordus. Injustement condamné , sous prétexte de crime de lèse-majesté , 286.
Crète. Ses monuments antiques, 1 17. — Ses lois ont servi d’original à celles de Lacédémone , 207. La sagesse de ses lois la mit en état de résister longtemps aux efforts des Romains , ibid. — Les Lacédémoniens avaient tiré de la Crète leurs usages sur le vol , 475.
Crétois. Moyen singulier dont ils usaient avec succès pour maintenir le principe de leur gouvernement : leur amour pour la patrie, 248. — Moyen infâme qu’ils employaient pour empêcher la trop grande population , 397. — Leurs lois sur le vol étaient bonnes à Lacédémone , et ne valaient rien à. Rome , 475.
Crillon. Sa bravoure lui inspire le moyen de concilier son honneur avec l’obéissance à un ordre injuste de Henri III,
Crimes. Quels sont ceux que les nobles commettent dans une aristocratie, 201. — Quoique tous publics de leur nature, sont néanmoins distingués relativement aux différentes espèces de gouvernement, ibid. — Combien de sortes on en distinguait à Rome, et par qui ils étaient jugés, 276 et suiv. — Peines qui doivent être infligées à chaque nature de crime , 281 , 282. — Combien il y en a de sortes , 282. — Ceux qui ne font que troubler l’exercice de la religion doivent être renvoyés dans la classe de ceux qui sont contre la police r ibid. — Ceux qui choquent la tranquillité des citoyens sans en attaquer la sûreté ; comment doivent être punis , ibid. — Peines contre ceux qui attaquent la sûreté publique, ibid. — Les paroles doivent-elles être mises au nombre des crimes? 285. — On doit en les punissant respecter la pudeur, 286. — Dans quelle religion on n’en doit point admettre d’inexpiables , 410. — Tarif que la loi salique imposait pour leur punition , 440. — On s’en purgeait, dans les lois barbares autres que la loi salique , en jurant qu’on n’était pas coupable , et en faisant jurer la même chose à des témoins en nombre proportionné à la grandeur du crime , 446. — N’étaient punis par les lois barbares que par des peines pécuniaires ; il ne fallait point alors de partie publique , 463 et suiv. — Les Germains n’en connaissaient que deux capitaux, la poltronnerie , et la trahison , 492.
Crimes cachés. Quels sont ceux qui doivent être poursuivis ,
Crimes capitaux. On en faisait justice chez nos pères par le combat judiciaire , qui ne pouvait se terminer par la paix ,
Crimes contre Dieu. C’est à lui seul que la vengeance en doit être réservée , 282.
Crimes contre la pureté. Comment doivent être punis , 282.
Crime contre nature. Il est horrible , très-souvent obscur, et trop sévèrement puni : moyens de le prévenir, 283 , 284. — Quelle en est la source parmi nous, ibid.
Crime de lèse-majesté. Par qui et comment doit étrejugé dans une république, 229. — Voyez Lèse-majesté.
Criminels. Pourquoi il est permis de les faire mourir, 308. — A quels criminels on doit laisser des asiles ,416,417.— Les uns sont soumis à la puissance de la loi , les autres à son autorité, 432.
Critique. Préceptes que doivent suivre ceux qui en font profession, et surtout le gazetier ecclésiastique , 546 et suiv.—
Croisades (origine des), 186. —Apportèrent la lèpre dans nos climats. Comment on l’empêcha de gagner la masse du peuple , 304. — Servirent de prétexte aux ecclésiastiques pour
TABLE ANALYTIQUE
attirer toutes sortes de matières et de personnes à leurs tribunaux , 466 , not. 5.
Croisés. Font la guerre aux Grecs , et couronnent empereur le comte de Flandre, 186. —Possèdent Constantinople pendant soixante ans, 187.
Cromwell. Ses succès empêchèrent la démocratie de s’établir en Angleterre, 199. . ,
Cuivre. Différentes proportions de la valeur du cuivre a celle de l’argent, 380, 386, 387.
Culte. Sa magnificence attache à la religion , 416. — Le soin de rendre un culte à Dieu est bien différent de la magnificence de ce culte , 418. — A beaucoup de rapport à la constitution de l’État, ibid.
Culture des terres. N’est pas en raison de la fertilité , mais en raison de la liberté , 326. — La population est en raison de la culture des terres et des arts , 328. — Suppose des arts , des connaissances, et la monnaie, 329.
Cumes. Fausses précautions que prit Aristodème pour se conserver la tyrannie de cette ville, 260. — Combien les lois criminelles y étaient imparfaites, 281.
Curies. Ce que c’était à Rome ; à qui elles donnaient le plus d’autorité , 274.
Cyn'ete. Les peuples y étaient plus cruels que dans tout le reste de la Grèce , parce qu’ils ne cultivaient pas la musique , 209 ,
Cynocéphales (journée des). Où Philippe est vaincu par les Étoliens unis aux Romains, 137.
Cyrus. Fausses précautions qu’il prit pour conserver ses conquêtes , 260.
Czar. Est despotique, 34. Voyez Pierre Ier.
Czarine (la feue). Injustice qu’elle commit sous prétexte du crime de lèse-majesté , 286.
Dagobert. Pourquoi fut obligé de se défaire de l’Austrasie en faveur de son fils , 507. — Ce que c’était que sa chaire , 528.
D’Aiguillon (duchesse). Lettres à , 670.
D’Alembert. Montesquieu a envie de le voir de l’académie, 66 1 ,
— Lettres à , 669.
Dames {les). Ne se souviennent pas de tous les chevaliers, 669.
Danois. Leurs troupes de terre , presque toujours battues par celles de Suède, depuis près de deux siècles, 172. — Conséquences funestes qu’ils tiraient du dogme de l’immortalité de l’âme, 412.
Danse. Chez les Romains n’était point un exercice étranger à l’art militaire, 128.
Dantzick. Profits que cette ville tire du commerce de blé qu’elle fait avec la Pologne, 352.
Darius. Ses découvertes maritimes ne lui furent d’aucune utilité pour le commerce , 362.
Davila. Mauvaise raison de cet auteur touchant la majorité de Charles IX, 477.
Débiteurs. Comment devraient être traités dans une république, 289 et 'suiv. — Époque de leur affranchissement de la servitude à Rome : révolution qui en pensa résulter, 290.
Décadence. De la grandeur romaine : ses causes , 146 et suiv.
— 1° Les guerres dans les pays lointains , ibid. et suiv. — 2° La concession du droit de bourgeoisie romaine à tous les alliés, 447. — 3° L’influence de ses lois dans son état de grandeur, 148. — 4° Dépravation des mœurs, ibid. et suiv. — 5° L’abolition des triomphes ,157. — 6° Invasion des barbares dans l’empire, 167 et suiv. — 7° Troupes de barbares auxiliaires incorporées en trop grand nombre dans les armées romaines, ni et suiv. — Comparaison des causes générales de la grandeur de Rome avec celles de sa décadence, ibid. et suiv. — De Rome : imputée par les chrétiens aux païens , et par ceux-ci aux chrétiens ,173.
Dèce, empereur. Périt par la trahison de Gallus, 167.
Décemvirs. Préjudiciables a l’agrandissement de Rome , 127.
— Pourquoi établirent des peines capitales contre les auteurs de libelles et contre les poètes , 234. — Leur origine , ieur maladresse et leur injustice dans le gouvernement :
causes de leur chute, 274 et suiv. — Il > a, dans la loi des Douze Tables, plus d’un endroit qui prouve leur dessein de choquer l’esprit de la démocratie, 289, 290.
Décimaircs. Voyez Lois décimaires.
Décisionnaires. Leur portrait, 51.
Déconfès. Ce que c’était : étaient punis par la privation de la communion et de la sépulture, 467.
Décrétales. Ont pris , en France , la place des lois du pays . 68.
— On en a beaucoup inséré dans les recueils des canons, 444 not. I. — Comment on en prit les formes judiciaires plutôt que celles du droit romain 466. — Sont, à proprement parler, des rescrits des papes, et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi , 477.
Défaute de droit. Ce que c’était , 457. — Quand , comment et contre qui donnait lieu au combat judiciaire, 458, 459. — Voyez Appel de défaute de droit.
Deffand (la marquise du). Lettres à, 660 , 661 , 665.
Défontaines. C’est chez lui qu’il faut chercher la jurisprudence du combat judiciaire, 453. — Passage de cet auteur, mal entendu jusqu’ici, expliqué, 461, not. 6. — Pour quelles provinces il a travaillé, 465. — Son excellent ouvrage est une des sources des coutumes de France , 470.
Déisme. Quoiqu’il soit incompatible avec le spinosisme, le gazetier ecclésiastique ne laisse pas de les cumuler sans cesse sur la tète de l’auteur f preuve qu’il n’est ni déiste, ni athée, 529 et suiv.
Délateurs. Commenta Venise ils font parvenir leurs délations, 216. — Ce qui donna naissance , à Rome , à ce genre d’hommes funestes, 23 1. — Établissement sage , parmi nous , à cet égard, ibid. — Voyez Accusateurs , Accusés , Accusations.
Délicatesse de goût. Source de celle des courtisans, 205.
Délos. Son commerce : sources de ce commerce : époques de sa grandeur et de sa chute, 369.
Déluge. Celui de Noé est-il le seul qui ait dépeuplé l’univers, 77.
Démen ti. Origine de la maxime qui impose, à celui qui en a reçu un, la nécessité de se battre, 45 1 .
Démétrius de Piialère. Dans le dénombrement qu’il fit des citoyens d’Athènes , en trouve autant dans cette ville esclave, qu’elle en avait lorsqu’elle défendit la Grèce contre les Perses , 200.
Démocratie. Quelles sont les lois qui dérivent de sa nature, 1 93.
— Ce que c’est, ibid. — Quelles en sont les lois fondamentales, ibid. — • Quel est l’état du peuple dans ce gouvernement , ibid. — Le peuple y doit nommer ses magistrats et le sénat , 194. — D’où dépend sa durée et sa prospérité, ibid. — Les suffrages ne doivent pas s’y donner comme dans l’aristocratie, ibid. — Les suffrages du peuple y doivent être publics, ceux du sénat secrets : pourquoi cette différence, 195.
— Comment l’aristocratie peut s’y trouver mêlée , ibid. — Quand elle est renfermée dans le corps des nobles , ibid. — La vertu en est le principe , 1 99. — Pourquoi n’a pu s’introduire en Angleterre , ibid. — Pourquoi n’a pu revivre à Rome, après Svlla, 200. — Les politiques grecs ont eu sur son principe des vues bien plus justes que les modernes, ibid. — Ce que c’est que cette vertu, 201. — La vertu est singulièrement affectée à ce gouvernement, 206 , 207. — La vertu doit y être le principal objet de l’éducation : manière de l’inspirer aux enfants, 207. — Quels sont les attachements qui doivent y régner sur le cœur des citoyens, 21 1 . — Comment on y peut établir l’égalité, ibid. — Comment on y doit fixer le cens, pour conserver l’égalité morale, 213. — Comment les lois y doivent entretenir la frugalité, ibid. — Dans quel cas les fortunes peuvent y être inégales sans inconvénient , ibid. — Moyens de favoriser le principe de ce gouvernement, 214. — Les distributions faites au peuple y sont pernicieuses , 216. — Le luxe y est pernicieux , 238. — Causes de la corruption de son principe, 245. — Point juste de l’égalité qui doit y être introduite et maintenue , ibid. et suiv. — Preuve tirée des Romains, 249. — Un État démocratique peut-il faire des conquêtes? quel usage il doit faire de celles qu’il a faites, 258, 259. — Le gouvernement y est plus dur que dans une monarchie : conséquences de ce principe. 259. — On croit communément que c’est le gouvernement ou le peuple est le plus libre, 264. — Ce n’est point un État libre
par sa nature, 264. — Pourquoi on n’y empêche pas les écrits satiriques , 286. — Il n’y faut point d’esclaves , 307.— On y change les lois touchant les bâtards, suivant les différentes circonstances , 394.
Denham (lady). Son aventure au bal , 630.
Denier. Révolutions que cette monnaie essuya dans sa valeur à Rome, 386.
Deniers. Distributions par les triomphateurs, 162, 163. — Publics. Qui , de la puissance exécutrice ou de la puissance législative , en doit fixer la quotité et en régler la régie dans un État libre? 269.
Dénombrement des habitants de Rome, comparé avec celui qui fut fait par Démétrius de ceux d’Athènes, 130. — On en infère quelles étaient , lors de ces dénombrements , les forces de l’une et de l’autre Aille , ibid.
Dénonciateurs. Voyez Accusateurs, Accusés, Accusations , Délateurs.
Denys. Injustice de ce tyran, 285.
Denys le Petit. Sa collection des canons, 444, not. I. Denrées. En peut-on fixer le prix ? 380.
Dépens. Il n’y avait point autrefois de condamnation de dépens en cour laie , 462.
Dépopulation de V univers. Ses causes, 75 et suiv. — I. Combat des principes du monde physique, qui occasionne la peste, etc. 76 et suiv. — II. Religion mahométane, 77. — 1° Polygamie, ibid. — 2° Le grand nombre des ennuques, 78.— 3° Le grand nombre dessilles esclaves qui servent dans les sérails, ibid. — III. Religion chrétienne, 79. — ^Prohibition du divorce , ibid. et suiv. — 2° Célibat des prêtres et des religieux de l’un et de l’autre sexe, 80. — IV. Les mines de l’Amérique, 81. — V. Les opinions des peuples , ibid. — 1° La croyance que cette vie n’est qu’un passage, ibid. — 2° Le droit d’ainesse, ibid. — VI. Manière de vivre des sauvages, 81, 82. — 1° Leur aversion pour la culture de la terre, 81 et suiv. — 2° Le défaut de commerce entre les différentes bourgades , ibid. — 3° L’avortement volontaire des femmes, ibid — VII. Les colonies, 82 et suiv.— VIII. La dureté du gouvernement, 83. — Comment on peut y remédier, 404.
Dépôt des lois. Nécessaire dans une monarchie; à qui doit être confié, 198.
Derviches. Pourquoi sont en si grand nombre aux Indes , 303. Descartes. Fut accusé, ainsi que l’auteur de V Esprit des Lois, d’athéisme , contre lequel il avait fourni les plus fortes armes, 549.
Déserteurs. La peine de mort n’en a point diminué le nombre ;
ce qu’il y faudrait substituer, 232.
Désertions. Pourquoi elles sont communes dans nos armées : Pourquoi elles étaient rares dans celles des Romains, 129. Désespoir. Égale la faiblesse à la force, 65.
Désirs. Règle sûre pour en faire connaître la légitimité, 311. Despote. Il est moins maitre qu’un monarque , 5G. — Dangers que son autorité outrée lui fait eourir, 57. — L’établissement d’un vizir est pour lui une loi fondamentale, 198. — Plus son empire est étendu, moins il s'occupe des affaires, ibid. — En quoi consiste sa principale force : pourquoi ne peut pas souffrir qu’il y ait de l’honneur dans ses États , 202. — Quel pouvoir il transmet à ses ministres , 203. — Avec quelle rigueur il doit gouverner, ibid. — Pourquoi n’est point obligé de tenir son serment , ibid. — Pourquoi ses ordres ne peuvent jamais être révoqués , ibid. — La religion peut être opposée à ses volontés , ibid. — Sa volonté ne doit trouver aucun obstacle, ibid. 223 , 226. — Est moins heureux qu’un monarque , 218. — Il est les lois , l’État et le prince ,219 — Son pouvoir passe tout entier à ceux à qui il le confie , 222. — Ne peut récompenser ses sujets qu’en argent, 224. — II peut être juge des crimes de ses sujets , 229. — Peut réunir sur sa tête le pontificat et l’empire : barrières qui doivent être opposées à son pouvoir spirituel , 419.
Despotique. S’il y a une puissance qui le soit à tous égards, 184. Despotisme. Est le tombeau de l’honneur, 61, 62. — Rapproche les princes de la condition des sujets, 69. — Ses inconvénients, 69 et suiv. — il ne présente aux mécontents qu’une tête à abattre , 70. — Opère plutôt l’oppression des sujets que leur union ,148. — Le mal qui le limite est un bien , 197. — Loi
fondamentale de ce gouvernement, 198 — Pourquoi, dan* les États où il règne, la religion a tant de force, ibid. — Comment est exercé par le prince qui en est saisi , ibid. — Langueur affreuse dans laquelle il plonge le despote , ibid.
— Peut se soutenir sans beaucoup de probité, 199. — Quei en est le principe, 202 et suiv. —État déplorable où il réduit les hommes , 203. — Horreur qu’inspire ce gouvernement ibid. — Ne se soutient souvent qu’à force de répandre du sang, ibid. — Quelle sorte d’obéissance il exige de la part des sujets , ibid. — La volonté du prince y est subordonnée à la religion, ibid. — Quelle doit être l’éducation dans les États où il règne, 206. — L’autorité du despote et l’obéissance aveugle du sujet supposent de l’ignorance dans l’un et dans l’autre, ibid. — Les sujets d’un État où il règne n’ont aucune vertu qui leur soit propre , ibid. — Comparé avec l’État monarchique, 218. — La magnanimité en est bannie : description de ce gouvernement, 219 — Comment les lois sont relatives à ses principes, ibid. —Portrait hideux et fidèle de ce gouvernement, du prince qui le tient en main, et des peuples qui y sont soumis, 219 et suiv. 318. — Pourquoi, tout horrible qu’il est, la plupart des peuples y sont soumis , 221.
— Il règne plus dans les climats chauds qu’ailleurs , 222. — La cession de biens ne peut y être autorisée , ibid.— L’usure y est comme naturalisée, ibid. — La misère arrive de toutes parts dans les États qu’il désole , ibid. — Le péculat y est comme naturel, ibid. — L’autorité du moindre magistrat y doit être absolue , ibid. — La vénalité des charges y est impossible, 225. — 11 n’y faut point de censeurs, 226. — Cause* de la simplicité des lois dans les États où il règne, ibid. — n n’y a point de lois fixes que le juge doive appliquer, 227. — La sévérité des peines y convient mieux qu’ailleurs , 231. — Outre tout , et ne connaît point de tempérament , 233. — Désavantage de ce gouvernement, 236. — La question ou torture peut convonir dans ce gouvernement, ibid. — La loi du talion y est fort en usage, ibid. — La clémence y est moins nécessaire qu’ailleurs, 237. — Le luxe y est nécessaire, 239. — Pourquoi les femmes y doivent être esclaves, 241 , 318 , 341.
— Les dots des femmes y doivent être à peu près nulles, 244.
— La communauté des biens y serait absurde , ibid. — Les gains nuptiaux des femmes y doivent être très-modiques , ibid. — C’est un crime contre le genre humain de vouloir l’introduire en Europe, 248. — Son principe même, lorsqu’il ne se corrompt pas , est la cause de sa ruine , ibid. — Propriétés distinctives de ce gouvernement, 251. — Comment les États où il règne pourvoient à leur sûreté , 254. — Les places fortes sont pernicieuses dans les États despotiques , ibid.
— Conduite que doit tenir un État despotique avec le peuple vaincu, 263. — Objet général de ce gouvernement, 264.
— Moyens d’y parvenir, 265. — Il n’y a pomt d’écrits satiriques dans les États où il règne : pourquoi, 286. — Tributs que le despote doit lever sur les peuples qu’il a rendus esclaves de la glèbe , 294. — Des lois civiles qui peuvent y mettre un peu de liberté , 296. — Les tributs y doivent être très-légers : les marchands y doivent avoir une sauvegarde personnelle, ibid. — On n’y peut pas augmenter les tributs, ibid. et suiv. — Nature des présents que le prince y peut faire à ses sujets; tributs qu’il peut lever, 297. — Les marchands n’y peuvent pas faire de grosses avances, ibid. — La régie des impôts y rend les peuples plus heureux que dans les États modères où ils sont affermés, 299. — Les traitants y peuvent être honorés, mais ils ne le doivent être nulle part ailleurs, ibid. — C’est le gouvernement où l’esclavage civil est le plus tolérable, 307. — Pourquoi on y a une grande facilité à se vendre, ibid. — Le grand nombre d’esclaves n’y est point dangereux, 312. — N’avait lieu en Amérique que dans les climats situés vers la ligne : pourquoi , 322 , 323. — Pourquoi règne dans l’Asie et dans l’Afrique, 323. — On n’y voit point changer les mœurs et les manières, 339. —Peut s’allier très-difficilement avec la religion chrétienne , très-bien avec la mahométane, 342. — Il n’est pas permis d’y raisonner bien ou mal, 348. — Ce n’est que dans ce gouvernement que l’on peut forcer les enfants à n’avoir d’autre profession que celle de leur père , 355. — Les choses n’y représentent jamais la monnaie qui en devrait être le signe, 378.
TABLE ANALYTIQUE
— Comment est gêné par le change, 387. — La dépopulation qu’il cause est-très difficile à réparer, 404. — S’il est joint à une religion contemplative, tout est perdu , 409. Il est difficile d’établir une nouvelle religion dans un grand empire où il règne, 421 , 422. — Les lois n’y sont rien, ou ne sont qu’une volonté capricieuse et transitoire du souverain : il y faut donc quelque chose de fixe ; et c’est la religion qui est quelque chose de üxe, 422. — L’inquisition y est destructive comme le gouvernement , 426 — Les malheurs qu’il cause viennent de ce que tout y est incertain , 430.
Despréaux. Comparé au Dominiquin ,624. *
Dettes. Toutes les demandes qui s’en faisaient à Orléans se vidaient par le combat judiciaire, 451 . — Il suffisait , du temps de saint Louis , qu’une dette fût de douze deniers pour que le demandeur et le défenseur pussent terminer leurs différends par le combat judiciaire, ibid. — Voyez Débiteurs, Lois, République, Rome, SOLON.
Dettes de V État. Sont payées par quatre classes de gens ; quelle est celle qui doit être la moins ménagée , 388 , 389.
Dettes publiques. Il est pernicieux pour un État d’ètre chargé de dettes envers les particuliers : inconvénient de ces dettes, 388. Moyens de les payer, sans fouler ni l’État ni les particuliers, ibid.
Deutéronome. Contient une loi qui ne peut être admise chez beaucoup de peuples, 288.
Devins. Leur secret, 39.
Dictateurs. Quand ils étaient utiles : leur autorité comment ils l’exerçaient; sur qui elle s’étendait ; quelle était sa durée et ses effets, 196, 275. — Comparés aux inquisiteurs d’État de Venise, 196.
Dictature. Son établissement, 145.
Dictionnaires. De l’Académie, 51. — On ne doit point chercher celui d’un auteur ailleurs que dans son livre même ,
Dieu. Moyens sûrs dé lui plaire, 30. — Ne peut violer ses promesses, ni changer l’essence des choses , 49. — Il a des attributs qui paraissent incompatibles aux yeux de la raison humaine, ibid. — Comment il prévoit les futurs contingents, 50. — On ne doit point chercher à en connaître Ta nature , ibid. — Est essentiellement juste, 58. — Fausse idée que quelques docteurs en donnent , ibid. — Il n’y a point de succession dans lui, 77. — Ses rapports avec l’univers, 190.
— Motifs de sa conduite, ibid. — La loi qui nous porte vers lui est la première par son importance, et non la première dans l’ordre des lois , 191. — Les lois humaines doivent le faire honorer, et jamais le venger, 282. — Les raisons humaines sont toujours subordonnées à sa volonté, 316. — C’est être également impie que de croire qu’il n’existe pas , qu’il ne se mêle point des choses d’ici-bas, ou qu’il s’apaise par des sacrifices, 418. — Veut que nous méprisions les richesses : nous ne devons donc pas lui prouver que nous les estimons, en lui offrant nos trésors , ibid. — Ne peut avoir pour agréable les dons des impies , ibid. — Ne trouve d’obstacles nulle part où il veut établir la religion chrétienne, 540, 541.
Dieux. Pourquoi on les a représentés avec une figure humaine, 40.
Digeste. Époque de la découverte de cet ouvrage : changements qu’il opéra dans les tribunaux, 467.
Dignités. Avec quelles précautions doivent être dispensées dans la monarchie , 247.
Dimanche. La nécessité de le chômer ne fut d’abord imposée qu’aux habitants des villes , 413.
Dîmes ecclésiastiques. Pépin en jeta les fondements , mais leur établissement ne remonte pas plus haut que Charlemagne , 513, 514. — A quelle condition le peuple consentit de les payer, 514.
Dioclétien. Introduit l’usage d’associer plusieurs princes à l’empire, 168.
Directeurs. Leur portrait, 31 , 32.
Discipline militaire. Les Romains réparaient leurs pertes en la rétablissant dans toute sa rigueur, 129. — Sylla la ruine, 149. — Adrien la rétablit : Sévère la laisse se relâcher, 166. — Plusieurs empereurs massacrés pour avoir tenté de la rétablir, 166, 167. — Tout à fait anéantie chez les Romains,
172. — Les barbares incorporés dans les armées romaines ne veulent pas s’y soumettre , ibid. — Comparaison de son ancienne rigidité avec son relâchement, ibid.
Disgrâce. Ne fait perdre en Europe que la faveur du prince ; en Asie, elle entraîne presque toujours la perte de la viev 69, 70.
Disputes. Naturelles aux Grecs, 183 et suiv. — Opiniâtres en matière de religion , 184. — Quels égards elles méritent de la part des souverains , ibid.
Distinctions. Celles des rangs établies parmi nous sont utiles; celles qui sont établies aux Indes par la religion sont pernicieuses, 413.
Distributions faites au peuple. Autant elles sont pernicieuses dans la démocratie , autant elles sont utiles dans l’aristocratie, 216.
Divination par l’eau d’un bassin, en usage dans l’empire grec,
Divinité. Voyez Dieu.
Division du peuple en classes. Combien il esî, important qu’elle soit bien faite dans les États populaires, 194.
Divisions. S’apaisent plus aisément dans un État monarchique que dans un républicain, 132. — Dans Rome, 144 et suiv. Divorce. Favorable à la population, 77. — Sa prohibition donne atteinte à la fin du mariage, 79. — Différence entre le divorce et la répudiation , 320. — Les lois des Maldives et celles du Mexique font voir l’usage qu’on en doit faire, 321.
— A une grande utilité politique et peu d’utilité civile , ibid.
— Lois et usages de Rome et d’Athènes sur cette matière , ibid. et suiv. — N’est conforme à la nature que quand les deux parties, ou l’une d’elles, y consentent, 423. — C’est s’éloigner des principes des lois civiles que de l’&utoriser pour cause de vœux en religion , 426.
Dogmes. Ce n’est point leur vérité ou leur fausseté qui les rend utiles ou pernicieux ; c’est l’usage ou l’abus que l’on en fait , 412. — Ce n’est point assez qu’un dogme soit établi par une religion, il faut qu’elle le dirige, ibid.
Domaine. Doit être inaliénable : pourquoi, 429. — Était autrefois le seul revenu des rois : preuves , 487. — Comment ils le faisaient valoir, ibid.— On était bien éloigné autrefois de le regarder comme inaliénable , 509. — Louis le Débonnaire s’est perdu parce qu’il l’a dissipé , 519.
Domat (M.). Il est vrai que l’auteur a commencé son livre autrement que M. Domat n’a commencé le sien , 533. Domination. Les hommes n’en auraient même pas l’idée s’ils n’étaient pas en société, I9I. — ( Esprit de). Gâte presque toutes les meilleures actions , 467.
Domitien. Monstre de cruauté, 163. — Ses cruautés soulagèrent un peu les peuples , 203. — Pourquoi fit arracher les vignes dans la Gaule , 370.
Donations à cause de noces. Les différents peuples y ont apposé différentes restrictions, suivant leurs différentes mœurs,
Don Quichotte. C’est le seul bon livre des Espagnols , 55. Dots. Quelles elles doivent être dans les différents gouvernements , 244.
Douaire. Les questions qu’il faisait naître ne se décidaient point par le combat judiciaire , 454. — Voyez Gains nup- ' tiaux.
Douanes. Lorsqu’elles sont en ferme, elles détruisent la liberté du commerce et le commerce même, 353. — Celle de Cadix rend le roi d’Espagne un particulier très-riche dans un État très-pauvre, 377.
Droit. Diverses classes détaillées de celui qu\ gouverne les hommes : c’est dans ce détail qu’il faut trouver les rapports que les lois doivent avoir avec l’ordre des choses sur lesquelles elles statuent, 422.
Droit canonique. On ne doit pas régler sur ses principes ce qui est réglé par ceux du droit civil, 425. — Concourt avec le droit civil à abolir les pairs, 468.
Droit civil. Ce que c’est, 192. — Gouverne moins les peuples qui ne cultivent point les terres , que le droit des gens , 329 , 330 , 334. — De celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres , 329. — Gouverne les nations et les particuliers , 375. — Cas où l’on peut juger par ses prin-
TABLE ANALYTIQUE
cipes , en modifiant ceux du droit naturel , 423 , 424. — Les choses réglées par ses principes ne doivent point l’être par ceux du droit canonique, et rarement par les principes des lois de la religion ; elles ne doivent point l’être non plus par celles du droit politique , 425 et suiv. 429 , 430. — On ne doit pas suivre ses dispositions générales , quand il s’agit de choses soumises à des règles particulières tirées de leur propre nature , 433. ,
Droit coutumier. Contient plusieurs dispositions tirees du droit romain, 470.
Droit de conquête. D’où il dérive, quel en doit être l’esprit, 256 , 257 — Sa définition , ibid.
Droit de la guerre. D’où il dérive , 257.
Droit des gens. Quel il est, et quel en est le principe, 192. — Les nations les plus féroces en ont un , ibid. — Ce que c’est , 256. — De celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres , 329. — Gouverne plus les peuples qui ne cultivent point les terres que le droit civil , 334.
De celui des Tartares : causes de sa cruauté, qui parait contradictoire avec leur caractère, 330. — Celui de Carthage était singulier, 366. — Les choses qui lui appartiennent ne doivent pas être décidées par les lois civiles et par les lois politiques, 431 , 432. — La violation de ce droit est aujourd’hui le prétexte le plus ordinaire des guerres, 458.
Droit des maris. Ce que c’était à Rome , 400.
Droit écrit (pays de). Dès le temps de l’édit de Pistes, ils étaient distingués de la France coutumière, 442. — Voyez Pays de droit écrit.
Droit naturel. 11 est , dans les pays despotiques , subordonné à la volonté du prince , 203 , 204. — Gouverne les nations et les particuliers , 375. — Cas où l’on peut modifier ses principes , en jugeant par ceux du droit civil , 424.
Droit politique. En quoi consiste , 192. — Il ne faut point régler par ses principes les choses qui dépendent des principes du droit civil, et vice versa, 429. — Soumet tout homme aux tribunaux civils et criminels du pays où il est : exception en faveur des ambassadeurs , 431 , 432. — La violation de ce droit était un sujet fréquent de guerres, 458.
Droit public. Plus connu en Europe qu’en Asie , 64. — On en a corrompu tous les principes , ibid. — Ce que c’est , comment les peuples doivent l’exercer entre eux , ibid. — Les auteurs qui en ont traité sont tombés dans de grandes erreurs : causes de ces erreurs , 257.
Droit romain. Pourquoi à ses formes judiciaires on substitua celles des décrétales, 466. — Sa renaissance et ce qui en résulta : changements qu’il opéra dans les tribunaux , 467 et suiv. — Comment fut apporté en France : autorité qu’on lui attribua dans les différentes provinces , ibid. — Saint Louis le fit traduire , pour l’accréditer dans ses États : en fit beaucoup usage dans ses Établissements , 468. — Lorsqu’il commença à être enseigné dans les écoles, les seigneurs perdirent l’usage d’assembler leurs pairs pour juger, ibid. — On en a inséré beaucoup de dispositions dans nos coutumes, 470. — Voyez Lois romaines , Rome , Romains.
Droits honorifiques dans les églises. Leur origine, 515.
Droits seigneuriaux. Ceux qui existaient autrefois , et qui n’existent plus , n’ont point été abolis comme des usurpations , mais se sont perdus par négligence ou par les circonstances , 469. — Ne dérivent point , par usurpation , de ce cens chimérique que l’on prétend venir de la police générale des Romains : preuves , 489.
Drusilla. L’empereur Caligula , son frère , lui fait décerner les honneurs divins, 16 1.
Dubos (l’abbé). Fausseté de son système sur l’établissement des Francs dans les Gaules : causes de cette fausseté ,441. — Son ouvrage sur Y Établissement de la monarchie française dans les Gaules semble être une conjuration contre la noblesse, 482, 483. — Donne aux mots une fausse signification, et imagine des faits pour appuyer son système, 485. — Abuse des capitulaires , de l’histoire et des lois , pour établir son faux système , ibid. — Trouve tout ce qu’il veut dans le mot census, et en tire toutes les conséquences qui lui plaisent, générale de son livre : pourquoi, étant mauvais , il a séduit beaucoup de gens : pourauoi il est si gros , 498 ,
499. — Tout son livre roule sur un faux système : réfutation de ce système , 498 et suiv. — Son système sur l’origine de notre noblesse française est faux et injurieux au sang de nos premières familles , et aux trois grandes maisons qui ont régné successivement sur nous , 500 et suiv. — Fausse interprétation qu’il donne au décret de Childebert , 502 . — Son éloge et celui de ses autres ouvrages , 503.
Duc ange. Erreur de cet auteur relevée, 498.
Duclos (Lettres à) , 649 , 659.
Ducs. En quoi différaient des comtes : leurs fonctions , 492. — Où on les prénait du temps des Germains : leurs prérogatives , 493. — C’était en cette qualité, plutôt qu’en qualité de rois, que nos premiers monarques commandaient les armées , 508.
Duels. Leur abolition louée : par qui , 40. — Quel en est le principe, 62. — Ils sont ordonnés par le point d’honneur, et punis par les lois , ibid. — Origine de la maxime qui impose la nécessité de tenir sa parole à celui qui a promis de se battre, 451. — Moyen plus simple d’en abolir l’usage, que ne sont les peines capitales, 453. — Voyez Combat judiciaire. !
Duilliüs (le consul) gagne une bataille navale sur les Carthaginois, 134.
Dupin , fermier général , est pesant , et sa critique n’a pas assezde poids pour mériter une réponse, 662.
Duronius (le tribun M.) chassé du sénat; pourquoi , 145.
Eau bouillante. Voyez Preuve par Veau bouillante.
Ecclésiastiques. Agréments et désagréments de leur profession, 41. — Ils ont un rôle fort difficile à soutenir dans le monde, ibid. — Leur esprit de prosélytisme est souvent dangereux, 41 et suiv. — Voyez Clergé, Roi de France, Seigneurs. — La roideur avec laquelle ils soutinrent la preuve négative par serment, par la seule raison qu’elle se faisait dans les églises , fit étendre la preuve par le combat, contre laquelle ils étaient déchaînés , 448 et suiv. — Leurs entreprises sur la juridiction laie, 467. — Moyens par lesquels ils se sont. enrichis, ibid. — Vendaient aux nouveaux mariés la permission de coucher ensemble les trois premières nuits des noces. Pourquoi ils s’étaient réservé ces trois nuits plutôt que d’autres, ibid. — Les privilèges dont ils jouissaient autrefois sont la cause de la loi qui ordonne de ne prendre des baillis que parmi les laïques , 469. — Loi sur les bénéfices qui les fait se battre entre eux , comme des dogues anglais, jusqu’à la mort, 471. — Déchiraient, dans les commencements de la monarchie , les rôles des taxes, 484. — Levaient des tributs réglés sur les serfs de leurs domaines , et ces tributs se nommaient census, ou cens , 488. — Les maux causés par Brunehault et par Frédégonde ne purent être réparés qu’en rendant aux ecclésiastiques leurs privilèges , 505. — Origine des grands fiefs qu’ils possèdent en Allemagne, 517.
Échange. Dans quel cas on commerce par échange, 378.
Échevins. Ce que c’était autrefois : respect qui était dù à leurs décisions , 458. — Étaient les mêmes personnes que les juges et les rathimburges , sous différents noms , 492.
Écho. Discours sur sa cause , 560 et suiv. — En quoi les philosophes diffèrent à ce sujet ,561.
École de l’honneur. Où elle se trouve dans les monarchies ,
Ecole militaire des Romains, 128.
Écrits. Quand et dans quels gouvernements peuvent être mis au nombre des crimes de lèse-majesté , 286.
Écriture. L’usage s’en conserva en Italie , lorsque la barbarie l’avait bannie de partout ailleurs ; de là vient que les coutumes ne purent prévaloir, dans certaines provinces , sur le droit romain, 444, 445. — Quand la barbarie en fit perdre l’usage, on oublia le droit romain , les lois barbares et les capitulaires, auxquels on substitua les coutumes, 445. — Dans les siècles ou l’usage en était ignoré , on était forcé de rendre publiques les procédures criminelles , 462.' — C’esS le témoin le plus sùr dont on puisse faire usage , 469.
TABLE ANALYTIQUE
Écriture sainte , Beaucoup interprétée , et fort peu éclaircie ,
Écrivains mercenaires. Leur làclieté , 105.
Édifices publics. Ne doivent jamais être élevés sur le fonds des particuliers, sans indemnité, 429.
Édile. Qualité qu’il doit avoir, 194.
Édit de Pistes. Par qui , en quelle annee il fut donne : on y trouve les raisons pour lesquelles le droit romain s’est conservé dans les provinces qu’il gouverne encore, et a été aboli
dans les autres , 442.
Édouard (lettre au prince), 649.
Éducation. Les lois de l’éducation doivent être relatives aux principes du gouvernement, 204. — Ce n’est point au collège que se donne la principale éducatjpn dans une monarchie, ibid. — Quels en sont les trois principes dans une monarchie , ibid. — Sur quoi elle se porte dans une monarchie 205. — Doit , dans une monarchie , être conforme aux règles *de l’honneur, ibid. — Quelle elle doit être dans les États despotiques, 206. — Différence de ses effets chez les anciens et parmi nous , ibid. — Nous en recevons trois aujourd’hui : causes des inconséquences qu’elles mettent dans notre conduite , ibid. — Quelle elle doit être dans une république , ibid. — Combien il dépend des pères qu’elle soit bonne ou mauvaise, 207. — Combien les Grecs ont pris de soin pour la diriger du côté de la vertu, ibid. — Comment Aristodème faisait élever les jeunes gens de Cumes , afin de leur énerver le courage , 260. — Les Perses avaient , sur l’éducation , un dogme faux , mais fort utile , 412 , 413.
Egalité. Doit être l’objet de la principale passion des citoyens d’une démocratie : effets qu’elle y produit, 21 1. — Comment on en inspire l’amour dans une république, ibid. —Personne n’y aspire dans une monarchie , ni dans les États despotiques , ibid. — Comment doit être établie dans une démocratie, ibid. — 11 y a des lois qui , en cherchant à l’établir, la rendent odieuse, 211 , 212. — On ne doit point chercher à l’établir strictement dans une démocratie, 213. — Dans quels cas peut être ôtée dans la démocratie , pour le bien de la démocratie , ibid. — Doit être établie et maintenue dans une aristocratie , entre les familles qui gouvernent : moyens d’y réussir, 217. — Dans quelles bornes doit être maintenue dans une aristocratie , 245. — Ce que c’est : cesse entre les hommes dès qu’ils sont en société , 246.
Egalité réelle. Est l’àme de la démocratie : très-difficile à établir; comment y suppléer, 213.
Ëgigx. Fit dresser par le clergé le code que nous avons des lois des Wisigoths , 439 , not. I.
Eglise. Effet que produit son histoire dans l’esprit de ceux qui la lisent , 92. — ( Gens d’). Méprisent les gens de robe et ceux d’épée , et en sont méprisés , 28. — A quelle superstition est redevable des fiefs qu’elle acquit autrefois , 484, 485. — Quand commença à avoir des justices territoriales : comment elle les acquit, 496, 497. — Comment ses biens furent convertis
en fiefs , 51 1.
Églises. La piété les fonda, et l’esprit militaire les fit passer entre les mains des gens de guerre , 51 1. — Les laïques s’en étaient emparés , sans que les évêques pussent faire usage des lois qui proscrivaient cet abus; autorité qui était restée aux évêques de ce temps-là : source de toutes ces choses , ibid. et suiv.
Êglogues. Pourquoi elles plaisent , même aux gens de qualité, 94.
Ec.mont (comte d’). Est un des seigneurs pour lesquels Montesquieu a le plus d’estime , 638.
Egypte. N’a presque plus de peuple, 76. — Idée du gouvernement de ce royaume après la mort d’Alexandre, 138. — Mauvaise conduite de ses rois , ibid. — En quoi consistaient leurs principales forces, 138, 139 — Les Romains les privent des troupes auxiliaires qu’ils tiraient de la Grèce, 139. — Conquise par Auguste, 169. — Est le principal siège de la peste, 304. Est un pays formé par l’industrie des hommes , 327. —Quand et comment devint le centre de l’univers , 363. —Plan de la navigation de ses rois, 364 et suiv. — Cas où il serait avantageux d’en préférer la route à celle du cap de Bonne Espérance, 365, 366. — Pourquoi son commerce aux
Indes fut moins considérable que celui des Romains, 371. — Son commerce et sa richesse , après l’affaiblissement des Romains en Orient, 373. — C’est le seul pays, et ses environs où une religion qui défend l’usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, 414.
Égyptiens. Étaient soumis aux femmes , en l’honneur d’I sis 26. — Leur pratique sur la lèpre a servi de modèle aux lois des Juifs touchant cette maladie, 304. — Nature et étendue de leur commerce, 359. — Ce qu’ils connaissaient des côtes orientales de l’Afrique, du temps de leurs rois grecs , 366.
— Pourquoi avaient consacré certaines familles au sacerdoce, 417. — Leur stupide superstition, lorsque Cambyse les attaqua, prouve qu’il ne faut point décider par les préceptes de la religion, lorsqu’il s’agit de ceux de la loi naturelle, 425. — Épousaient leurs sœurs, en l’honneur d’Isis, 428. — Pourquoi le mariage entre le beau-frère et la bellesœur était permis chez eux, 429. — Le jugement qu’ils portèrent de Solon, en sa présence, appliqué à ceux qui rendent modernes les siècles anciens , 488.
Élections. Avantages de celles qui se font par le sort dans les démocraties, 194 et suiv. — Comment Solon corrigea les défectuosités du sort, 195. — Pourquoi les r ois ont abandonné pendant quelque temps le droit qu’ils ont d’élire les évêques et les abbés, 514.
Élection à la couronne de France. Appartenait, sous la seconde race , aux grands du royaume : comment en usaient ,
Élection des papes. Pourquoi abandonnée par les empereurs au peuple de Rome, 514.
Étéens. Comme prêtres d’Apollon, jouissaient d’une paix éternelle : sagesse de cette constitution religieuse, 4n. —
Empereur d’Allemagne. Ses possessions font un des plus puissants États de l’Europe, 69.
Empereurs romains. Étaient chefs nés des armées, î57. — Leur puissance grossit par degrés, ibid. — Les plus cruels n’étaient point haïs du bas peuple : pourquoi, 1 61. — Étaient proclamés par les armées romaines, 162. — Inconvénient de cette forme d’élection, ibid. — Tâchent en vain de faire respecter l’autorité du sénat, ibid. — Successeurs de Néron jusqu’à Yespasien, ibid. — Leur puissance pouvait paraître plus tyrannique que celle des princes de nos jours : pourquoi, 164. — Souvent étrangers : pourquoi, ibid. et suiv.
— Meurtres de plusieurs empereurs de suite, depuis Alexandre jusqu’à Dèce inclusivement, 167. — Qui rétablissent l’empire chancelant, 168. — Leur vie commence à être plus en sûreté, ibid. — Mènent une vie plus molle et moins appliquée aux affaires, ibid. — Veulent se faire adorer, ibid. — Peints de différentes couleurs suivant les passions de leurs historiens, 170. — Plusieurs empereurs grecs haïs de leurs sujets pour cause de religion, 180. Disposition des peuples à leur égard, ibid. — Réveillent les disputes théologiques au lieu deles assoupir, 184 . — Laissent tout à fait périr la marine, 187. — Les plus mauvais étaient les plus prodigues en récompenses , 224. — Maux qu’ils causèrent quand ils furent juges eux-mêmes , 230. — Proportionnèrent la rigueur des peines au rang des coupables, 235. — N’infligèrent des peines contre le suicide que quand ils furent devenus aussi avares qu’ils avaient été cruels , 473. — Leurs rescrits sont une mauvaise sorte de législation , 477 , 478.
Empire (T). A toujours du rapport avec le sacerdoce, 402.
Empire d’Allemagne. Pourquoi, sortant de la maison de Charlemagne , est devenu électif purement et simplement 516. — Comment en sortit, 525. — Est resté électif, parce qu’il a conservé la nature des anciens fiefs, 526.
Empire grec. Voyez Grec. — Ne fut jamais plus faible que dans le temps que ses frontières étaient le mieux fortifiées ,
Empire romain. Son établissement, 156 et suiv. — Comparé au gouvernement d’Alger, 167. — Inondé par divers peuples barbares, ibid. — Les repousse et s’en débarrasse, 168. — Associationde plusieurs princes à l’empire, ibid. — Partage de l’empire, 169. —D’Orient. Voyez Orient. — D’Occidenf. Voyez Occident. Les peuples qui le conquirent étaient sortis
TABLE ANALYTIQUE
delà Germanie. C’est dans leurs mœurs qu’il faut chercher les sources des lois féodales , 479.
Empire des Turcs. Voyez Turcs.
Emplois militaires. Comment étaient donnés à Athènes, 195. Doit-on forcer un citoyen d’en accepter un inférieur à celui qu’il occupe? 224. — Sont-ils compatibles sur la même tête avec les emplois civils? ibid.
Emplois publics. Doit-on souffrir que les citoyens le refusent?
Émulation. Est funeste dans un État despotique, 206.
Enchantements. Source du préjugé ou l’on était autrefois qu’il y avait des gens qui usaient d’enchantements dans les combats , 452. — Origine de ceux dont il est parlé dans les livres de chevalerie , ibid.
Enfants. Ils appartiennent au mari de leur mère, 60. — Il n’est bon que dans les États despotiques de les forcer à suivre la profession de leur père , 355 , 356. — Quand doivent suivre la condition du père; quand doivent suivre celle de la mère , 393. — Comment se reconnaissent dans les pays où il y a plusieurs ordres de femmes légitimes , ibid. — Il n’est point incommode d’en avoir dans un peuple naissant ; il l’est d’en avoir dans un peuple formé, 395. — Privilège qu’ils donnaient à Rome, à ceux qui en avaient un certain nombre, 400. — L’usage de les exposer est-il utile? lois et usage des Romains sur cette matière, 403. — Les Perses avaient, au sujet de l’éducation de leurs enfants, un dogme faux, mais fort utile, 412, 413. — Il est contre la loi de nature de les forcer à se porter accusateurs contre leur père ou leur mère. 423. — Dans quels cas le droit naturel leur impose la loi de nourrir leurs pères indigents, 423, 424. — La loi naturelle les autorise à exiger des aliments de leur père , mais non pas sa succession : elle leur est due en vertu du droit civil ou politique , 424. — L’ordre politique demande souvent , non pas toujours, que les enfants succèdent aux pères, ibid. — Pourquoi ne peuvent épouser ni leurs pères , ni leurs mères. 427 , 428. — Habitaient tous et s’établissaient dans la maison du père : de là l’origine de la prohibition des mariages, entre parents, 428, 429. — Dans l’ancienne Rome, ne succédaient point à leur mère, et vice versa : motifs de cette loi, 433. — Pouvaient être vendus à Rome par leur père : de là la faculté sans bornes de tester, 434. — S’ils naissent parfaits à sept mois , est-ce par la raison des nombres de Pythagore ?
Enquête. L’accusé pouvait arrêter celle qui se préparait contre lui, en offrant le combat au premier témoin que l’on produisait, 454, 455. — C’est par la voie des enquêtes que l’on décidait autrefois toutes sortes de questions, tant de fait que de droit : comment on a suppléé à une voie si peu sûre , 469.
Enquêtes {chambres des). Ne pouvaient autrefois, dans leurs arrêts, employer cette forme : l’appel au néant, l’appel et ce dont a été appelé au néant : pourquoi, 462.
Entreprises (les grandes). Plus difficiles à mener parmi nous que chez les anciens : pourquoi, 180.
Envie. Montesquieu se fait un plaisir de la désespérer, 628.
Envoyés du roi. Voyez Missi dominici.
Ëpaminondas. Est une preuve de la supériorité de l’éducation des anciens sur la nôtre , 206. — Sa mort entraîna la ruine de la vertu à Athènes , 247 , not. 2.
Épée. Les Romains quittent la leur pour en prendre à l’espagnole, 129, 130.
Épée {les gens d’). Méprisent les gens de roï?e et en sont méprisés, 28.
Éphèse Causes des transports du peuple de cette ville, quand il sut qu’il pouvait appeler la sainte Vierge mère de Dieu,
Ephores. Moyen de suppléer à cette magistrature tyrannique , 266. — Vice dans l’institution de ceux de Lacédémone , 228, ,268.
Épicuréisme. Introduit à Rome sur la fin de la république , y produit la corruption des mœurs, 148.
pidamniens. Précautions qu’ils prirent contre la corruption I que les barbares auraient pu leur communiquer par la voie ! du commerce , 208. \
Épigrammes. C’est le genre de poésie le plus dangereux f 94.
Épitaphe d’un philanthrope outré, 61.
Époux. Ne pouvaient à Rome se faire des dons autrement qu’avant le mariage , 344. — Ce qu’ils pouvaient se donner par testament , 400. — Ce qu’ils pouvaient se donner chez les Wisigoths ; et quand pouvaient se donner, 344.
Épreuve par le fer. Quand avait lieu chez les Ripuaires , 448.
Èques. Peuple belliqueux , 127.
Équilibre. Ce qui le maintient entre les puissances de l’Europe, 298.
Équité. Il y a des rapports d’équité qui sont antérieurs à la lot positive qui les établit; quels ils sont, 190.
Erreur. Quelle en est la source la plus féconde, 488.
Erreurs. On.revient de ses erreurs le plus tard qu’on peut,
Érudition. Embarras qu’elle cause à ceux chez qui elle est trop vaste , 486.
Eschine. Pourquoi condamné à l’amende , 289.
Esclavage. Raisons pour lesquelles les princes chrétiens l’ont aboli dans un pays, et permis dans un autre , 52. — Pourquoi plus commun dans le Midi que dans le Nord, 301, 302. — Les jurisconsultes romains se sont trompés sur l’origine de l’esclavage ; preuves de leurs erreurs , 308. — Peut-il dériver du droit de la guerre, ibid. — Est contraire au droit naturel et au droit civil, 309. — Peut-il venir du mépris qu’une nation conçoit pour une autre , ce mépris étant fondé sur la différence des usages ? Raison des Espagnols pour tenir les Américains en esclavage, ibid. — Raisons admirables du droit que nous avons de tenir les nègres en esclavage , ibid. — Sa véritable origine, 310. — Origine de cet esclavage très-doux que l’on trouve dans quelques pays, ibid. — Est contre la nature; mais il y a des pays où il est fondé sur une raison naturelle, ibid. — Est inutile parmi nous, ibid. —'Ceux qui voudraient qu’il pùt s’établir parmi nous sont bien injustes et ont les vues bien courtes , 311. — Combien il y eu a de sortes : le réel et le personnel : leurs définitions, ibid.
— Ce que les lois doivent faire par rapport à l’esclavage , ibid. — Ses abus , ibid. — Est une partie des coutumes du peuple esclave, 344. — L’auteur a cherché l’origine de l’esclavage qui peut ou doit être , 549 — Le cri pour l’esclavage est le cri des richesses et de la volupté, ibid. — Voyez Esclavage, Servitude.
Esclavage civil. Ce que c’est : il est pernicieux au maître et à l’esclave : dans quels pays il est le plus tolérable , 307.
Esclavage de la glèbe. Quels tributs doivent se payer dans les pays où il a lieu, 294. — Quelle en est ordinairement l’origine, ibid.
Esclavage domestique. Ce que l’auteur appelle ainsi, 315, 316.
Esclaves. Ceux des Romains étaient fort utiles à la propagation , 78. — Pourquoi les Scythes crevaient les yeux aux leurs, 183. — Ne doivent pas être affranchis pour accuser leurs maîtres, 287, 288. — Quelle part doivent avoir dans les accusations , ibid. — Il est absurde qu’on le soit par naissance , 308. — Leur grand nombre est plus ou moins dangereux, suivant la nature du gouvernement, 312. — Il est plus ou moins dangereux qu’ils soient armés, -suivant la nature du gouvernement, ibid. — La douceur des lois qui les concernent, et desmaitres à qui ils appartiennent , est le vrai moyen de les tenir dans le devoir, 313. — Règlements à faire entre leurs maîtres et eux, ibid. et suiv. — Étaient mis à Rome au niveau des bêtes, 314. — Il est contre la loi naturelle de les condamner comme parricides , lorsqu’ils tuent un homme libre en se défendant contre lui, 423. — Hors des sérails , il est absurde que la loi civile *'leur mette entre les mains le soin de la vengeance publique, domestique et particulière, 431. — Il vaut mieux des gens payés à la journée, 551 Voyez Esclavage, Servitude.
Esclaves {gueire des). Principale cause de cette guerre attribuée aùx traitants , 278.
Espagne. On s’y est mal trouvé d’en avoir chassé les Juifs, 41 .
— C’est un royaume vaste et désert , 55. — Est un des plus grands États de l’Europe, 69. — Elle n’a presque plus de peuple , 76. — L’expulsion des Maures s’y fait encore sentir comme le premier jour, 82. — Au lieu d’envoyer des colonnes
TABLE ANALYTIQUE
en Amérique, elle devrait avoir recours aux Indiens pour se repeupler, 82 et suiv. — A été originairement peuplée par l’Italie , 89. — Sa guerre contre la France sous la régence , 90. — Elle n’a conservé que l’orgueil de son ancienne puissance, 93. — Combien le pouvoir du clergé y est utile au peuple , 197. — Moyens étranges et absurdes qu’elle employa pour conserver sa vaste monarchie, 251. — Heureuse étendue de ce royaume, 255. — Sa situation contribua, vers le milieu du règne de Louis XIV, à la grandeur relative de la France , 256. — Singularité des lois que les Wisigoths y avaient établies : elles provenaient du climat, 306. — Mauvaise politique de cette monarchie touchant le commerce en temps de guerre, 353, 354. — Opinion des anciens sur ses richesses : ce qu’il en faut croire : ses mines d’or et d’argent , 368. — S’est appauvrie par les richesses qu’elle a tirées de l’Amérique, 376. — Absurdité de ses lois sur l’emploi de l’or et de l’argent, 377. — N’est qu’un accessoire, dont les Indes sont le principal, ibid. — C’est un mauvais tribut pour son roi que celui qu’il tire de la douane de Cadix , ibid. — Pourquoi l’intérêt de l’argent y diminua de moitié aussitôt
’ après la découverte des Indes, 380. — La liberté sans bornes qu’y ont les enfants de se marier à leur goût est moins raisonnable qu’elle ne le serait ailleurs, 394. — Était pleine de petits peuples, et regorgeait d’habitants avant les Romains , 397- — Comment le droit romain s’y est perdu, 443. — C’est l’ignorance de l’écriture qui a fait tomber les lois wisigothes, 444, 445. — Pourquoi ses lois féodales ne sont pas les mêmes que celles de France, 483.
Espagnols. Méprisent toutes les nations et haïssent les Français, 54. — La gravité , l’orgueil et la paresse , sont leur caractère dominant , ibid. — En quoi ils font consister leur principal mérite, ibid. — Comment ils traitent l’amour, ibid. — Leur jalousie : bornes ridicules qu’y met leur dévotion, ibid. — Ils souffrent que leurs femmes laissent voir leur gorge , et non pas le bout de leurs pieds, ibid. — Leur politesse insultante , {ibid. — Leur attachement pour l’inquisition et pour les petites pratiques superstitieuses, ibid. et suiv. — Ils ont du bon sens, mais il n’en faut pas chercher dans leurs livres , 55. — Leurs découvertes dans le nouveau inonde , et leur ignorance de leur propre pays , ibid. — Sont un exemple capable de corriger les princes de la fureur des conquêtes lointaines , 83. — Moyens affreux dont il se sont servis pour conserver les leurs, ibid. — Comment ils auraient dû se conduire dans la conquête du Mexique , 143. — Bien qu’ils pouvaient faire aux Mexicains ; maux qu’ils leur ont faits , 258. — Raisons admirables pour lesquelles ils ont mis les Américains en esclavage , 309. — La religion a été le prétexte de tous leurs crimes en Amérique , ibid. — Maux qu’ils font à eux et aux autres par leur orgueil , 338 , 339. — Leur caractère comparé avec celui des Chinois : leur bonne foi éprouvée dans tous les temps : cette bonne foi , jointe à leur paresse, leur est pernicieuse, 339. — Leurs conquêtes et leurs découvertes; leur différend avec les Portugais : par qui jugé, 374. — Ne feraient-ils pas mieux de rendre le commerce des Indes libre aux autres nations? 377. — Leur tyrannie sur les Indiens s’étend jusque sur les mariages, 394. — Leurs cruautés déterminaient les femmes de l’Amé- ^rique à se procurer l’avortement , 395. — Ce n’est pas *une absurdité de dire que leur religion vaut mieux pour leur pays que pour le Mexique , 414. — Ont violé cruellement et stupidement le droit des gens en Amérique , 432.
Espagnols ou Wisigoths. Motifs de leurs lois au sujet des donations , à cause de noces , 344.
Espions. Leur portrait : il ne doit point y en avoir dans la monarchie , 290.
Esprit. On prend toujours celui du corps dont on est membre, 37. -- Ceux qui en ont se communiquent peu,- se font des ennemis , et ruinent souvent leurs affaires. Comparés avec les hommes médiocres, 103, 104. — En quoi il consiste, 588. — Quand on court après, l’on attrape la sottisse, 626. — Les gens d’esprit gouvernés par des valets, ibid.
Esprit des lois. Ce que c’est, 195. — Comment et dans quel ordre cette matière est traitée dans cet ouvrage, ibid. — La nature de cet ouvrage n’a pas dû engager l’auteur à tra-
vailler pour faire croire la religion chrétienne; mais ii a cherché à la faire aimer, 529. — Est-ce la bulle Unigenitus qui est la cause occasionnelle de cet ouvrage? 535. — Cet ouvrage a été approuvé de toute l’Europe. Quel en est le but ; ce qu’il contient. Pourquoi le gazetier ecclésiastique l’a si fort blâmé, et comment il a raisonné pour le blâmer, 536. — Réponse aux doutes de Grosley, 551. — Sera plus approuvé que lu, 622. — L’auteur doit consentir à perdre l’estime de M. Daube , 650. — II y a travaillé toute sa vie, 651. — Les rois seront peut-être les derniers à le lire,
653. — Les jésuites veulent faire défendre l’ouvrage à Vienne,
654. — A eu vingt-deux éditions en un an et demi , ibid. — Est porté à l’index à Rome , 655. — A été dénoncé à rassemblée du clergé , 656. — Le roi de Sardaigne l’a donné à lire à son fils , 659. — Le public venge l’auteur des critiques , 663. — Est un livre de politique et non de théologie ,
Esprit général (Pune nation. Ce que c’est , 337 et suiv.— Combien il faut être attentif à ne le point changer, 338.
Esprit humain. Il se révolte avec fureur contre les préceptes, 23.
Esséens. Sont une preuve que les lois d’une religion , quelle qu’elle soit, doivent être conformes à celles de la morale, 409.
Estouteville ( M. d’) veut achever avec l’abbé de Guasco sa traduction de Dante , 652.
Établissement de la monarchie française . Voyez Dubos.
Ètablissement-le-roi. Ce que c’était du temps de saint Louis,
Établissements de Philippe-Auguste et ceux de saint Louis. Une des sources des coutumes de France , 469.
Établissements de saint Louis. Révolutions qu’ils apportèrent dans la jurisprudence, 459 et suiv. — Pourquoi admis dans des tribunaux , et rejetés dans d’autres , 460. — Sont l’origine de la procédure secrète , 462. — Comment tombèrent dans l’oubli , 464. — Ce qu’il faut penser du code que nous avons sous ce nom , ibid. et suiv.— Ne furent point confirmés en parlement , ibid. —Le code que nous avons sous ce nom est un ouvrage sur les établissements , et non pas les établissements mêmes , 465. — Ce que c’est , comment , par qui a été fait ce code, et d’où il a été tiré , ibid.— Ce code est un ouvrage très-précieux ; pourquoi : ses défauts , sa forme, 465, 466.
État. Comment les États se sont formés et comment subsistent, 192. — Plus un État est vaste, plus il est facile de le conquérir, 254 et suiv. — Quelle en doit être la grandeur, pour qu’ils soient dans leur force , 255.— Vie des États comparée avec celle des hommes : de cette comparaison dérive le droit de la guerre , 256. — Chaque État , outre la conservation qui est leur objet général, en a un particulier, 264. — De combien de manières un État peut changer, 273. — Quel est l’instant où il est le plus florissant, ibid. — Sa richesse dépend de celle des particuliers : conduite qu’il doit tenir à cet égard , 294. — Doit à tous les citoyens une subsistance assurée , la nourriture , un vêtement convenable , un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé, 405. — Un grand devenu accessoire d’un autre s’affaiblit, et affaiblit le principal : conséquences de ce principe, au sujet de la succession à la couronne , 432.
État civil. Ce que c’est , 192.
État modéré. Quelles y doivent être les punitions, 231.
État politique. De quoi est formé , 192.
États (assemblées). Étaient fréquemment réunis sous les deux premières races : de qui composés : quel en était l’objet, 444. — On ne connaît pas assez en France la bonté de ce gouvernement, 296.
États ( profession ). Chacun estime plus le sien que tous les autres états , 28.
Éthiopie. C’est la religion chrétienne qui en a banni le despotisme, 407.
Étoliens. Portrait de ce peuple, 136. — S’unissent avec les Romains contre Philippe , ibid. — S’unissent avec Antiochus contre les Romains, 137.
Étrangers. Ils apprennent à Paris à conserver leur bien. 40. — Ceux qui arrivaient autrefois en France étaient trai*
tés comme des serfs : de ce fait l’auteur prouve que ce qu’on appelait census , ou cens , ne se levait que sur les serfs , 488.
tires. Ont tous leurs lois, 190.
Êtres intelligents. Pourquoi sujets à l’erreur : pourquoi s’écartent de leurs lois primitives, et de celles qu’ils se prescrivent eux-mêmes, 190 et suiv.
Étude. Souverain remède contre les dégoûts de la vie , 620.
Tijcher ( saint ). Songe qu’il est ravi dans le paradis , d’où il voit Charles-Martel tourmenté dans l’enfer , dès son vivant, parce qu’il entreprit sur le temporel du clergé , 512.
Eunuques. Leur devoir dans le sérail , 2 à 3. — Leur moindre imperfection est de n’être point hommes , 5. — On éteint en eux l’effet des passions sans en éteindre la cause, 6. — Leur malheur redouble à la vue d’un homme heureux , ibid. — Leur état dans leur vieillesse, ibid. et suiv. — Comment regardés par les Orientaux , 15. — Place qu’ils tiennent entre les deux sexes-, 16. — Leur volonté même est le bien de leur maître, ibid. — Leur portrait, 23, 24. — Leurs mariages , 36.— Ont moins d’autorité sur leurs femmes que les autres maris, 46. — Ne peuvent inspirer aux femmes que l’innocence, 56 — Leur grand nombre en Asie est une des causes de sa dépopulation , 78. — Pourquoi on leur confie , en Orient , des magistratures ; pourquoi on y souffre qu’ils se marient; usage qu’ils peuvent faire du mariage, 315. — Il semble qu’ils sont un mal nécessaire en Orient , ibid. — Sont chargés , en Orient , du gouvernement intérieur de la maison , 320.
Eunuque blanc ( le premier ). Soins dont il est chargé; dangers qu’il court quand il les néglige, 15.
Eunuques blancs. Punis de mort lorsqu’on les trouve dans le sérail avec les femmes, 14, 15.
Eunuque noir ( le grand ). Veut obliger un esclave noir à souffrir la mutilation , 28. — Son histoire , 43. — Sa mort : désordres qu’elle occasionne dans le sérail, 106 et suiv.
Euric. C’est lui qui a donné les lois et fait rédiger les coutumes des Wisigoths , 439, not. I.
Europe. Paris est le siège de son empire ,. 16. — Quels en sont les plus puissants États , 69. — La plupart de ses États sont monarchiques . ibid. — La sûreté de ses princes vient principalement de ce qu’ils se communiquent, 70. — Les mécontents n’y peuvent exciter que de très-légers mouvements, ibid. — Elle a gémi longtemps sous le gouvernement militaire, 90. — Se gouverne par les mœurs; d’où il suit que c’est un crime contre le genre humain d’y vouloir introduire le despotisme , 248. — Pourquoi le gouvernement de la plupartdes États qui la composent est modéré, 265. — Pourquoi les peines fiscales y sont plus sévères qu’en Asie , 296. — Les monarques n’y publient guère d’édits qui n’affligent avant qu’on les ait vus; c’est le contraire en Asie, 297, 298. — La rigueur des tributs que l’on y paye vient de la petitesse des vues des ministres , 298. — Le grand nombre de troupes qu’elle entretient, en temps de paix comme en temps de guerre , ruine les princes et les peuples , ibid. — Le monachisme y est multiplié, dans les différents climats, en raison de leur chaleur, 303. — Sages précautions qu’on y a prises contre la peste , 305. — Le climat ne permet guère d’y établir la polygamie, 316. — Il y naît plus de garçons que de filles : la polygamie ne doit donc pas y avoir lieu; c’est aussi ce qui la rend moins peuplée que d’autres pays, 317. — Ses différents climats comparés avec ceux de l’Asie; causes physiques de leur différence; conséquences qui résultent de cette comparaison pour les mœurs et pour le gouvernement des différentes nations; raisonnements de l’auteur confirmés, à cet égard, par l’histoire; observations historiques curieuses, 323 et suiv. — Inculte, ne serait pas si fertile que l’Amérique , 328. — Pourquoi est plus commerçante aujourd’hui qu’elle ne l’était autrefois , 358. — Le commerce y fut détruit avec l’empire d’Occident , 372. — Comment le commerce s’y fit jour à travers la barbarie , 373. Son état , relativement à la découverte des Indes orientales et occidentales , 374 et suiv. — Lois fondamentales de son commerce, 375. — Sa puissance et son commerce depuis la découverte de l’Amérique, ibid. — Quantité pro-
digieuse d’or qu’elle tire du Brésil, 376. — Révolutions qu’elle a essuyées, par rapport au nombre de ses habitants , 403 , 404. — Ses progrès dans la navigation n’ont point augmenté sa population, 404. — Est actuellement dans le cas d’avoir besoin de lois qui favorisent la population , ibid. — Ses mœurs , depuis qu’elle est chrétienne , comparées avec celles qu’elle avait auparavant , 407. — Les peuples du midi de l’Europe ont retenu le célibat, qui leur est plus difficile à observer qu’à ceux du Nord, qui l’ont rejeté; raison de cette bizarrerie, 417.
Européens. Font tout le commerce des Turcs, 14. — Sont aussi punis par l’infamie que les Orientaux par la perte d’un membre , 56. — Raisons pour lesquelles leur religion prend si peu dans certains pays , 422.
Évangile. Est l’unique source où il faut chercher les règles de l’usure , et non pas dans les rêveries des scolastiques , 373. — Est-il vrai que l’auteur en regarde les préceptes comme de simples conseils? 537, 514.
Évêchés. Pourquoi les rois en ont abandonné les élections pendant un temps ,315.
Évêques. Ont deux fonctions opposées, 21. — Leur infaillibilité, 66. — Comment sont devenus si considérables, et ont acquis tant d’autorité dès le commencement de la monarchie , 336. — Ont refondu les lois des Wisigoths , desquelles viennent toutes les maximes , tous les principes et toutes les vues de l’inquisition , 439. — Charles le Chauve leur défend de s’opposer à ses lois, et de les négliger , sous prétexte du pouvoir qu’ils ont de faire des canons , 444, not. 3. — Parce qu’ils sont évêques, sont-ils plus croyables que les autres hommes ? 476. — Ceux d’autrefois avaient la charité de racheter des captifs , 484. — Leçons d’économie qu’ils donnent à Louis, frère de Charles le Chauve , afin qu’il n’incommode point les ecclésiastiques , 487. — Menaient anciennement leurs vassaux à la guerre ; demandèrent la dispense de les y mener, et se plaignirent quand ils l’eurent obtenue , 490. — Pourquoi leurs vassaux n’étaient pas menés à la guerre par le comte, 491. — Furent les principanx auteurs de l’humiliation de Louis le Débonnaire, principalement ceux qu’il avait tirés de la servitude, 502 , 503. — Du temps de Chilpéric, leurs richesses les mettaient plus dans la grandeur que le roi même , 51 1. — Lettres singulières qu’ils écrivirent à Louis le Germanique^^. — Par quel esprit de politique Charlemagne les multiplia et les rendit si puissants en Allemagne , 517, 519. — Quand quittèrent les habits mondains , et cessèrent d’aller à la guerre ,519.
Exclusion de la succession à la couronne. Quand peut avoir lieu contre l’héritier présomptif, 432.
Excommunications. Les papes en firent usage pour arrêter les progrès du droit romain, 467, 468.
Exécutrice. Voyez Puissance exécutrice.
Exemples. Il y en a de mauvais, d’une plus dangereuse conséquence que les crimes, 145. — Ceux des choses passées gouvernent les hommes , 'concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc. Delà naît l’esprit général d’une nation , 337.
Exercices du corps. Avilis parmi nous, quoique très-utiles, 128.
Exhérédation. Peut être permise dans une monarchie , 217.
Fabiens. Il est assez difficile de croire qu’il n’en échappa qu’un enfant, quand ils furent exterminés par les Véiens ,
Fabius. Remit le menu peuple dans les quatre tribus de la ville, 149.
Faculté d'empêcher. Ce que c’est en matière de lois , 267.
Faculté de statuer. Ce que c’est, et à qui doit être confiée dans un État libre, 267.
Famille. Comment chacune doit être gouvernée, 204. — La loi qui fixe la famille dans une suite de personnes du même sexe , contribue beaucoup à la propagation , 393.
Famille ( noms de ). Leur avantagecsur les autres noms, 393.
Famille régnante. Celui qui le premier l’a fait monter sur le
TABLE ANALYTIQUE
trône, etses trois ou quatre successeurs immédiats, fuient les vices qui ont détrôné la famille qui les précédait : et ces mêmes vices s’emparent enfin de leurs successeurs , et ouvrent le trône à une autre race, 241. — Ce n’est pas pour elle qu’on a établi l’ordre de succession à la couronne ; c’est pour l’État , 430.
Familles particulières. Comparées au clergé : il résulte de cette comparaison qu’il est nécessaire de mettre des bornes aux acquisitions du clergé, 417, 418.
Famines. Sont fréquentes à la Chine ; pourquoi y causent des révolutions, 252.
Fat. Son portrait , 34.
Fatalité des matérialistes. Absurde; pourquoi, 190. — Une religion qui admet ce dogme doit être soutenue par des lois civiles très-sévères, et très-sévèrement exécutées, 310.
Fausser la cour de son seigneur. Ce que c’était; saint Louis abolit cette procédure dans les tribunaux de ses domaines , et introduisit dans ceux des seigneurs l’usage de fausser sans se battre , 459 , 460.
Fausser le jugement. Ce que c’était, 455 etsuiv.
Fautes que commettent ceux qui gouvernent ; sont quelquefois des effets nécessaires de la situation des affaires, 17 1.
Faux monnoycurs. Sont-ils coupables de lèse-majesté? 284,
Faveur. C’est la grande divinité des Français, 61.
Fécondité. Plus constante dans les brutes que dans l’espèce humaine; pourquoi, 392.
Félonie. Pourquoi l’appel était autrefois une branche de ce crime, 455.
Femmes. Malheur de celles qui sont enfermées dans les sérails, 5. — Façon de penser des hommes à leur sujet, ïbid. — Moment où leur empire a le plus de force , ïbid. — Il est moins aisé de les humilier que de les anéantir, 16. — La gène dans laquelle elles vivent en Italie parait un excès de liberté à un mahométan , ïbid. — Sont d’une création inférieure à l’homme , 17. — Comparaison de celles de France avec celles de Perse, 18, 19,23. — Est-il plus avantageux de leur ôter la liberté que de la leur laisser ? 26. — La loi naturelle les soumet-elle aux hommes? ibid.—\\ y en a, en France, dont la vertu seule est un gardien aussi sévère que les eunuques qui gardent les Orientales , 32. — Elles voudraient toujours qu’on les crût jeunes , 35 et suiv.— Portrait de celles qui sont vertueuses , 38. — Le jeu n’est chez elles qu’un prétexte dans la jeunesse : c’est une passion dans un âge plus avancé, ïbid. — Moyens qu’elles ont , dans les différents âges , pour ruiner leurs maris, ïbid. — Leur pluralité sauve de leur empire, ïbid. — Elles sont l’instrument animé delà félicité des hommes , 42. — On ne peut bien les connaitre qu’en fréquentant celles de l’Europe, ïbid. — Quel est le talent qui leur plaît le plus, 43.— C’est par leurs mains que passent toutes les grâces de la cour , et à leur sollicitation que se font toutes les injustices , 73.— Importance et difficulté du rôle d’une jolie femme, 74.— Jaunes du Visapour. — Font l’ornement des sérails de l’Asie, 65. — Sa plus grande peine n’est pas de se divertir ; c’est de le paraître , 75. — Leur caractère , leur influence sur les mœurs ; elles sont capricieuses, indiscrètes , jalouses, légères, intrigantes; leurs petites âmes ont l’art d’intéresser celles des hommes ; si tous ces vices étaient en liberté dans un État despotique, il n’y a point de mari , point de père de famille qui put y être tranquille; on y verrait couler des flots de sang, 241, 318.— Il y a des climats qui les portent si fort à la lubricité, qu’elles se livrent aux plus grands désordres , si elles ne sont retenues par une clôture exacte. Leur horrible caractère dans ces climats, 319. — Ce caractère, mis en opposition avec celui de nos Françaises , dont 1 auteur fait une description galante , ibid. — Il y a des climats où elles ne résistent jamais à l’attaque, 318 — leur luxe rend le mariage si onéreux , qu’il en dégoûte les citoyens , 398. — Un Romain pensait qu’il est si difficile d’être heureux avec elles, qu’il faudrait s’en défaire, si l’on pouvait subsister sans elles , ibid. — Elles n’attachent constamment qu’autant qu’elles sont utiles pour les commodités de la vie intérieure, 329. — Ne remplissent leurs devoirs qu’autant qu’elles sont séquestrées de la compagnie MONTESQUIEU.
des hommes, privées d’amusements, et éloignées des affaires, 319. — Leurs mœurs ne sont pures qu’autant qu’elles sont séquestrées de la société , ibid. — Quand elles vivent peu avec les hommes, elles sont modestes , comme en Angleterre, 348 — Sont trop faibles pour avoir de l’orgueil ; elles n’ont que de la vanité , si l’esprit général de la nation ne les porte à l’orgueil, 241 , 338. — Leur faiblesse doit les exclure de la prééminence dans la maison; et cette même faiblesse les rend capables de gouverner un État , 244.
— La faculté que , dans certains pays , on donne aux eunuques de se marier, est une preuve du mépris que l’on y fait de ce sexe, 315. — Sont juges très-éclairés sur une partie des choses qui constituent le mérite personnel. Delà, en partie, notre liaison avec elles, provoquée d’aillesrs par le plaisir des sens , et par celui d’aimer et d’être aimé, 452.
— Le commerce de galanterie avec elles produit l’oisiveté , fait qu’elles corrompent avant que d’être corrompues, qu’elles mettent tous les riens en valeur, réduisent à rien ce qui est important , et établissent les maximes du ridicule comme seules règles de la conduite, 241, — Leur désir de plaire, et le désir de leur plaire, font que les deux sexes se gâtent , et perdent leur qualité distinctive et essentielle , 340 — Si elles gâtent les mœurs , elles forment le goût , 338. — Leur commerce nous inspire la politesse; et cette politesse corrige la vivacité des Français, qui, autrement, pourrait les faire manquer à tous les égards , ïbid. — Leur communication avec les hommes inspire à ceux-ci cette galanterie qui empêche de se jeter dans la débauche , 348.
— Plus le nombre de celles qu’on possède tranquillement et exclusivement est grand , plus on désire celles que l’on ne possède pas; et l’on s’en dégoûte enfin totalement,. pour se livrer à cet amour que la nature désavoue. Exemples tirés de Constantinople et d’Alger, 317 , 318.— Elles inspirent deux sortes de jalousie ; l’une de mœurs , l’autre de passion , 520.— Leur débauche nuit à la propagation, 393.— Dans quelle proportion elles influent sur la population, 395.— Leur mariage, dans un âge avancé, nuit à la propagation, 400,401. — Dans les pays où elles sont nubiles dès l’enfance , la beauté et la raison ne se rencontrant jamais enimème temps , la polygamie-s’introduit naturellement, 316. — Ces deux avantages se trouvant réunis en même temps dans les femmes des pays tempérés et froids , la polygamie n’y doit pas avoir lieu, ibid. — La pudeur leur est naturelle, parce qu’elles doivent toujours se défendre , et que la perte de leur pudeur cause de grands maux dans le moral et dans Je civil , 320 , 425. — Cet état perpétuel de défense les porte à la so» briété ; seconde raison qui bannit la polygamie des paya froids, 316. — Leur influence sur la religion et sur le gouvernement. — La liberté qu’elles doivent avoir de concourir aux assemblées publiques dans les églises , nuit à la propagation de la religion chrétienne dans certains pays, 342.
— Un prince habile, en flattant leur vanité et leurs passions, peut changer, en peu de temps , les mœurs de sa nation. Exemple tiré de la Moscovie , 340 ,341. — Leur liberté s’unit naturellement avec l’esprit de la monarchie , 341 . — Si elles ont peu de retenue, comme dans les monarchies, elles prennent cet esprit de liberté qui augmente leurs agréments et leurs passions : chacun s’en sert pour avancer sa fortune, et elles font régner avec elles le luxe et la vanité, 241. — Vues que les législateurs doivent se proposer dans les règles qu’ils établissent concernant les mœurs des femmes , 425. - • Leur luxe et les déréglements qu’elles font naître sont utiles aux monarques. Auguste et Tibère en firent usage pour substituer la monarchie à la république , 239. — Leurs déportements sont des prétextes dans la main des tyrans pour persécuter les grands. Exemple tiré de Tibère, 243. — Les empereurs romains se sont bornés à punir leurs crimes , sans chercher à établir chez elles la pureté des mœurs , ibid. — Leurs vices sont même quelquefois utiles à l’État , 338. — L’envie de leur plaire établit les modes, et augmente sans cesse les branches du commerce , ibid. — Leur fécondité plus ou moins grande doit être la mesure du luxe dans un État monarchique. Exemple tiré de la Chine , 240.
— Loi bizarre de l’ile de Formose , pour prévenir leur trop
TABLE ANALYTIQUE
grande fécondité , 396. —Leurs vices les rendent fatales au gouvernement républicain, 241. — Leur pluralité, autorisée par le mahométisme , tenant le prince toujours séparé de ses sujets , lui fait oublier qu’il est homme , et qu’il ne peut pas tout. C’est le contraire dans les États chrétiens, 407.
— Lois et règles faites ou à faire concernant les femmes, 3I6 pour qu’elles n’influent pas sur les mœurs , il faut les tenir séparées des hommes. Exemple tiré de la Chine , 340. — !Se doivent point participer aux cérémonies religieuses j qui sont contraires a la pudeur. Moyen de concilier ces cérémonies avec la pudeur, 411.— Les lois ne doivent ja- I mais leur ôter la défense de la pudeur naturelle. Exem- J pies tirés de la loi de Henri Vin, qui condamne toute fille i que le roi veut épouser, et qui , ayant eu un mauvais corn- j merce , ne le lui déclare pas ; et de celle de Henri II, qui condamne à mort toute tille qui ne déclare pas sa grossesse au magistrat , et dont l’enfant périt , 423.— C’est un bon moyen pour les contenir que de rendre publique l’accusation d’adultère, 214, 215. — Leur esclavage suit naturellement le despotisme du prince , 34 1.— Leur liberté serait funeste dans ces États, 318, 340— On ne pourrait pas les tenir en servitude dans une république , 318. — C’est un bon moyen, pour les réduire , que de les attaquer par la vanité , 399. On doit , dans une république, faire en sorte qu’elles ne puissent se prévaloir, pour le luxe, ni de leurs richesses, ni de l’espérance de leurs richesses : c’est le contraire dans une monarchie , 438. — On chercha à Rome à réprimer leur luxe , auquel les premières lois avaient laissé une porte ouverte : on défendit de les instituer héritières , 435. — Cas où la loi , chez les premiers Romains , les appelait à la succession : cas où elle les en excluait, 434.— La loi peut, sans blesser la nature , les exclure de la succession de leurs pères, 424. — Pourquoi et dans quels cas la loi Papienne , contre la disposition de la loi Voconienne , les rendit capables d’être légataires , tant de leurs maris que des étrangers , 437. — Comment les lois romaines ont mis un frein aux libéralités que la séduction des femmes pourrait arracher des maris , 344. — Limitations de ces lois en faveur de la propagation , 400. — Leurs droits successifs chez les Germains et chez les Saliens, 332.— Sont assez portées au mariage, sans qu’il faille les y exciter par l’appât des gains nuptiaux, 244. — Cause de cette propension au mariage, 394. — Quels doivent être leurs dots et leurs gains nuptiaux dans les différents gouvernements, 244. — Étaient fort sages dans la Grèce. Circonstances et règlements qui maintenaient cette sagesse, 241 , 242.— A Rome, elles étaient comptables de leur conduite devant un tribunal domestique, 242. — Les traitements que les maris peuvent exercer envers elles dépendent de l’esprit du gouvernement , 344.— Étaient à Rome, et chez les Germains , dans une tutelle perpétuelle , 242 , 243. Auguste , pour favoriser l’esprit de la monarchie qu’il fondait, et en même temps pour favoriser la population , affranchit de cette tutelle celles qui avaient trois ou quatre enfants, 400.— La loi salique les tenait dans une tutelle perpétuelle, 332.— Leurs mariages doivent être plus ou moins subordonnés à l’autorité paternelle , suivant les circonstances, 394.— Il est contre la nature de leur permettre de se choisir un mari à sept ans, 423. — Il est injuste, contraire au bien public et à l’intérêt particulier d’interdire le mariage à celles dont le mari est absent depuis longtemps, quand elles n’en ont aucune nouvelle , 426. — Le respect qu’elles doivent à leurs maris est une des raisons qui empêchent que les mères ne puissent épouser leurs lils ; leur fécondité prématurée en est une autre, 427 , 428. — Passent dans la famille du mari : le contraire pouvait être établi sans inconvénient, 393. — Il est contre la nature que leurs propres enfants soient reçus à les accuser d’adultère, 423. —La loi civile qui, dans les pays où il n’y a point de sérails , les soumet a l’inquisition de leurs esclaves , est absurde ,431.
— Lu mari ne pouvait autrefois reprendre sa femme condamnée pour adultère. Justinien changea cette loi ; il songea plus, en cela, a la rel igion qù’à la pureté des mœurs, 426. — Est encore contre la loi naturelle de les forcer à se porter accusatrices contre leur mari. 123. — Doivent, dans les pays où la ré-
pudiation est admise , en avoir le droit comme les hommes. Preuves, 320, 321. — Il est contre la nature, que le père même puisse obliger sa fille à répudier son mari , 423. — Pourquoi, dans les Indes, se brûlent à la mort de leurs maris, 413. — Les lois et la religion, dans certains pays, ont établi divers ordres de femmes légitimes pour le même homme, 393. — Quand on en a plusieurs , on leur doit un traitement égal. Preuves tirées des lois de Moïse , de Mahomet et des Maldives, 318. —Doivent , dans les pays où la polygamie est permise , être séparées d’avec les hommes , ibid. — On doit pourvoir à leur état civil dans lespays où la polygamie est permise , quand il s’y introduit une religion qui la défend, 426. — Chaque homme, à la Chine, n’en a qu’une légitime , à laquelle appartiennent tous les enfants des concubines de son mari , 393. — Pourquoi une seule peut avoir plusieurs maris dans les climats froids de l’Asie, 317. — Sous les lois barbares, on ne les faisait passer par l’épreuve du feu que quand elles n’avaient point de champion pour les défendre , 448 . — Ne pouvaient appeler au combat judiciaire sans nommer leur champion , et sans être autorisées de leur mari ; mais on pouvait les appeler sans ces formalités , 454. — Par quel motif leur pluralité est en usage en Orient, 177. — Voyez Français, Orientaux , Persans. Voyez aussi Roxane.— Les laides ont plus souvent des grâces que les belles, 594. — L’auteur a aimé à leur dire des fadeurs , 620.
Féodales. Voyez Lois féodales.
Fer chaud. Voyez Preuves.
Fermiers et revenus du roi. La régie leur est préférable : elles ruinent le roi, affligent et appauvrissent le peuple, et ne sont utiles qu’aux fermiers , qu’elles enrichissent indécemment, 299.
Fermiers des impôts. Leurs richesses énormes les mettent en quelque sorte au-dessus du législateur, 299.
Fermiers généraux. Portrait de l’un d’entre eux, 31.
Fertilité. Rend souvent déserts les pays qu’elle favorise], 326 et suiv. — Amolit les hommes , 327.
Festins. Loi qui en bornait les dépenses à Rome , abrogée par le tribun Duronius , 145.
Fêtes. Leur nombre doit plutôt être proportionné au besoin des hommes qu’à la grandeur de l’être que l’on honore ,
Feu grégeois. Défense par les empereurs grecs d’en donner la connaissance aux barbares , 186.
Fiançailles. Temps dans lequel on les pouvait faire à Rome ,
Fidéicommis. Pourquoi n’étaient pas permis dans l’ancien droit romain : Auguste fut le premier qui les autorisa, 435. — Furent introduits d’abord pour éluder la loi Voconienne : ce que c’était : il y eut des fidéicommissaires qui rendirent la succession ; d’autres la gardèrent , 436. — Ne peuvent être faits que par des gens d’un bon naturel; ne peuvent être confiés qu’à d’honnêtes gens ; et il y aurait de la rigueur à regarder ces honnêtes gens comme de mauvais citoyens , 437. — Il est dangereux de les confier à des gens qui vivent dans un siècle où les mœurs sont corrompues , ibid.
Fidèles. Nos premiers historiens nomment ainsi ceux que nous appelons vassaux , 489. Voyez Vassaux.
Fiefs. Il en faut dans une monarchie : doivent avoir les mêmes privilèges que les nobles qui les possèdent, 217.— Sont une des sources de la multiplicité de nos lois, et de la variation dans les jugements de nos tribunaux , 226. — Dans les commencements , ils n’étaient point héréditaires , 333.— Ce n’était point la même chose que les terres saliques , ibid. — Leur établissement est postérieur à la loi salique , ibid. — Ce n’est point la loi salique qui en a formé l’établissement : c’est leur établissement qui a borné les dispositions de la loi salique, ibid. — Époque de leur établissement, ibid. — Quand la tutelle commença à être distinguée de la baillie ou garde, 335. — Le gouvernement féodal est utile à la propagation , 403 , 404. — C’est peut-être avec raison qu’on a exclu les filles du droit d’y succéder, 424. —En les rendant héréditaires , on fut obligé d’introduire plusieurs usa-
TABLE ANALYTIQUE
,ges auxquels les lois saliques , ripuàires , etc. n’étaient plus ; applicables, 443 , 444. — Leur multiplicité introduisit en France une dépendance plutôt féodale que politique , 444.
— Origine de la règle qui dit : Autre chose est le fief, autre chose est la justice , 456. — Leur origine : théorie de leurs lois , et causes des révolutions qu’elles ont essuy.ées , 479 et suiv. — Il n’y en avait point d’autres chez les Germains , que des chevaux de bataille, des armes et des repas; mais il y avait de$ vassaux , 480. — Est-il vrai que les Francs les ont établis en entrant dans la Gaule? ihid. — Le partage des terres qui se fit entre les barbares et les Romains , lors de la conquête des Gaules , prouve que les Romains ne furent pas tous mis en servitude, et que ce n’est point dans cette prétendue servitude générale qu’il faut chercher l’origine des fiefs, 481 et suiv. — Leur origine est la même que celle de la servitude de la glèbe : quelle est cette origine - 482 et suiv. — Par quelle superstition l’Église en a acquis, 484. — Ne tirent point leur origine des bénéfices militaires des Romains, 485. — On en accordait souvent les privilèges à des terres possédées par des hommes libres , 486. —Différents noms que l’on a donnés à cette espèce de biens dans les différents temps , 489. — Furent d’abord amovibles : preuves , ibid. — Le fredum ne pouvait appartenir qu’au seigneur du fief, à l’exclusion même du roi, d’où il suit que la justice ne pouvait appartenir qu’au seigneur du fief, 497 , 498. — Celui qui avait le fief avait aussi la justice, ibid. — Au défaut des contrats originaires de concession, où trouve-t-on la preuve que les justices étaient originairement attachées aux fiefs? 498. — Ne se donnaient originairement qu’aux antrustions et aux nobles, 503. — Quoique amovibles , ne se donnaient et ne s’ôtaient pas par caprice : comment se donnaient : on commença à s’en assurer la possession à vie par argent , dès avant le règne de la reine Brunehault , 503 , 504. — Étaient héréditaires dès le temps de la première race, 509. — Il ne faut pas confondre ceux qui furent créés par Charles- Martel avec ceux qui existaient avant lui, ibid. — Ceux qui les possédaient autrefois s’embarrassaient peu de les dégrader; pourquoi,
510. — N’étaient destinés dans le principe que pour la récompense des services : la dévotion en fit un autre usage ,
51 1 , — Comment les biens de l’Église furent convertis en fiefs , ibid. — Les biens de l’Église que Charles-Martel donna en fief étaient-ils donnés à vie ou à perpétuité? 51 5.
— Origine des grands fiefs d’Allemagne possédés par des ecclésiastiques 517, 5 1 S.— Quand tout le monde devint capable d’en posséder, 521.— Quand et comment les fiefs se formèrent des aïeux, ibid. et sdiv.— Quand et comment il s’en forma qui ne relevaient point du roi , 522 et suiv. — Quand et dans quelles occasions ceux qui les tenaient étaient dispensés d’aller à la guerre , 523. — Quand commencèrent à devenir absolument héréditaires, 523, 524. —Quand le partage a commencé d’y avoir lieu , 524. — Devinrent , sous la seconde race des rois, comme la couronne, électifs et héréditaires en même temps : qui est-ce qui héritait? qui est-ce qui élisait ? ibid. — L’empereur Conrad établit le premier que la succession des fiefs passerait aux petits-enfants ou aux frères, suivant l’ordre de la succession : cette loi s’étendit peu à peu , pour les successions directes , à l’infini; et pour les collatérales, au septième degré, 524, 525.
— Dans quels temps vivaient les auteurs des livres des fiefs, 225. — Pourquoi leur constitution primitive s’est plus longtemps conservée an Allemagne qu’en France, ibid. — Leur hérédité éteignit le gouvernement politique, forma le gouvernement féodal, et fit passer la couronne dans la maison de Hugues-Capet, 525, 526. — C’est de leur perpétuité que sont venus le droit d’ainesse, le rachat, les lods et ventes, etc. 526. — Origine des lois civiles sur cette matière, 528. — Ces lois sont par elles-mêmes préjudiciables à la durée d’un empire, 143.
Fief de reprise. Ce que nos pères appelaient ainsi, 510.
Filles. Quand commencèrent chez les Francs à être regardées comme capables de succéder : effet de ce changement, 332.
— N’étaient pas généralement exclues de la succession des terres, par la loi salique, 333. — La liberté qu’elles ont en
Angleterre, au sujet du mariage, y est plus tolérable qu’ailleurs, 394.— Sont assez portées au mariage; pourquoi , ibid.
— Leur nombre relatif à celui des garçons influe sur la propagation , 395. — Vendues à la Chine par leurs pères . par raison de climat, 396. — Il est contraire à la loi natu relie de les obliger à découvrir leur propre turpitude, 423
— Il est contre la loi naturelle de leur permettre de se choisir un mari à sept ans , ibid. — C’est peut-être avec raison qu’on les a exclues de la succession aux fiefs , 424. — Pourquoi ne peuvent pas épouser leur père, 427.
— Pourquoi pouvaient être prétérites dans le testament du père , et que les garçons ne le pouvaient pas être , 435. — Pourquoi ne succèdent point à la couronne de France , et succèdent à plusieurs autres de l’Europe , 527.— Celles qui, du temps de saint Louis, succédaient aux fiefs, ne pouvaient se marier sans le consentement du seigneur, 528.
Filles de joie. IPy en a beaucoup en Europe , 38. —Leur commerce ne remplit pas l’objet du mariage , 79.
Fils. Pourquoi ne peuvent épouser leur mère, 429.— Pourquoi ne pouvaient pas être prétérits dans le testament de leur père, tandis que les filles pouvaient l’être , 435.
Fils de famille. Pourquoi ne pouvait pas tester, même avec la permission de son père, en la puissance de qui il était, 435.
Finances. Causes de leur désordre dans nos États , 298.— Sont réduites en système dans l’Europe, 94. — Détruisent le commerce, 353. %
Financier. Combien les peuples simples sont éloignés d’imaginer et de comprendre ce que c’est qu’un tel homme , 487.— Son portrait; ses richesses, 67.
Firmitas. Ce que c’était autrefois en matière féodale, 528.
Fisc. Comment les lois romaines en avaient arrêté la rapacité, 372. — Ce mot, dans l’ancienne langue, était synonyme avec fief, 496.
Fiscaux. Voyez Biens fiscaux.
Flamel (Nicolas). Passe pour avoir trouvé la pierre philosophale , 29.
Florence. Pourquoi cette ville a perdu sa liberté , 229.— Quel commerce elle faisait , 350.— Était un séjour charmant pour l’auteur, 669.
Florin. Monnaie de Hollande : l’auteur explique par cette monnaie ce que c’est que le change , 382.
Florus. Antithèses remarquables extraites de son Histoire romaine , 394.
Flottes • Portaient autrefois un bien plus grand nombre de soldats qu’à présent; pourquoi, 134. — Une flotte en état de tenir 'a mer ne se fait pas en peu de temps , ibid.
Foé. Son système: ses lois, en se prêtant à la nature du climat, ont causé mille maux dans les Indes, 382.— Sa doctrine engage trop dans la vie contemplative , 409. — Conséquences funeste que les Chinois prêtent au dogme de l’immortalité de l’âme, établi par ce législateur, 412.
, Foi et hommage. Origine de ce droit féodal, 527 , 528.
Foi punique. La victoire seule a décidé si l’on devait dire la foi punique ou la foi romaine, 367.
Faiblesse. Est le premier sentiment de l’homme dans l’état de nature, 191. — On doit bien se garder de profiter de celle d’un État voisin pour l’écraser, 256. — Était à Lacédémone le plus grand des crimes , 473.
Folie. Il y a des choses folles qui sont menées d'une manière ' fort sage , 454.
Fondateur des empires. Ont presque tous ignoré les arts, 71,
Fonds de terre. Par qui peuvent être possédés , 356. — C’est une mauvaise loi que celle qui empêche de les vendre , pour en transporter le prix dans les pays étrangers , 387.
Fontenay (bataille de). Causa la ruine de la monarchie 522,
Fontenelle. Comparé au Bernin, 624. — Autant au-dessus des autres hommes par son cœur qu’au-dessus des hommes de lettres par son esprit, ibid— Loue les autres sans peine, 650
Forcalquier (M.de). Desbadineries charmantes sortaient de son esprit comme un éclair, 649.
Force (duc de la). Son éloge, 580. — Sa bonté et sa politesse,
TABLE ANALYTIQUE