OS
son goût pour les sciences, etc. 58 L — Son esprit d’ordre , ibid. — Sa générosité, ibid.
Force des États, 256.
Force défensive des États, relativement les uns aux autres. Dans quelle proportion elle doit être, 255, 256.
Force défensive d’un État. Cas où elle est inférieure à la force offensive , 255 , 256.
Force générale d’un État. En quelles mains peut, être placée ,
Force offensive. Par qui doit être réglée , 256.
Forces particulières des hommes. Comment peuvent se réunir 192.
Formalités de justice. Sont nécessaires dans les monarchies et les républiques ; pernicieuses dans le despotisme, 227 et suiv. —Fournissaient aux Romains , qui y étaient fort attachés , des prétextes pour éluder les lois, 436. — Sont pernicieuses quand il y en a trop, 471. •
Forme judiciaire. Elle fait autant de ravages que la forme de la médecine , 68.
Formose. Dans cette île, c’est le mari qui entre dans la famille de la femme , 393. — C’est le physique du climat qui y a établi le précepte de religion qui défend aux femmes d’être mères avant trente-cinq ans, 396.— La débauche y est autorisée , parce que la religion y fait regarder ce qui est nécessaire comme indifférent, et ce qui est indifférent comme nécessaire 410,411.— Les mariages entre parents au quatrième degré y sont prohibés : cette loi n’est point prise ailleurs que dans la nature, 428.
Fortune. Ce n’est pas elle qui décide du sort des empires, 171, I72. L’honneur permet, dans une monarchie, d’en faire cas , et défend d’en faire aucun de la vie , 205.
Fouet. Est un châtiment que l’on inflige aux femmes persanes,
Fouqüet, jésuite , a des volontés ambulatoires , 635.
France. Les peuples qui l’habitent sont partagés en trois états, qui se méprisent mutuellement, 28. — On n’y élève jamais ceux qui ont vieilli dans les emplois subalternes, 32.— On s’y est mal trouvé d’avoir fatigué les huguenots, 4L— On y aime la gloire , 61.— Il y arrive de fréquentes révolutions dans la fortune des sujets, 67.— C’est un des plus puissants États de l’Europe , 68— Depuis quand les rois y ont pris des gardes , 70. — La présence seule de ses rois donne la grâce aux criminels, ibid. — Le nombre de ses habitants n’est rien en comparaison de ceux de l’ancienne Gaule , 76.— Sa guerre avec l’Espagne, sous la régence, 90. — Révolutions de l’autorité de ses rois , 93.— Les peines n’y sont pas assez proportionnées aux crimes , 235. — Y doit-on souffrir le luxe ? 240. — Heureuse étendue de ce royaume : situation de sa capitale, 255.— Fut , vers le milieu du règne de Louis XIV, au plus haut point de sa grandeur relative, 256. — Combien les lois criminelles y étaient imparfaites sous les premiers rois, 281. — Combien il y faut de voix pour condamner un accusé, ibid.— On y lève mal les impôts sur les boissons , 295.— On n’y connaît pas assez la bonté du gouvernement des pays d’États, 296, 297. — Il ne serait pas avantageux à ce royaume que la noblesse y pût faire le commerce , 355. — A quoi elle doit la constance de sa grandeur, 356. — Quelle y est la fortune et la récompense des magistrats , ibid. — C’est elle qui , avec l’Angleterre et la Hollande, fait tout le commerce de l’Europe , 375.— Les filles ne doivent pas y avoir tant de liberté, sur les mariages, qu’elles en ont en Angleterre, 395. — Nombre de ses habitants sous Charles IX , 404. — Sa constitution actuelle n’est pas favorable à la population, ibid. — Comment la religion, du temps de nos pères, y adoucissait les fureurs de la guerre , 41 1. — Doit sa prospérité à l’exercice des droits d’amortissement et d’indemnité, 418. — Par quelles lois fut gouvernée pendant la première race de ses rois, 441. —Était, dès le temps de l’édit de Pistes, distinguée en France coutumière, et en pays de droit écrit, 442. — Les fiefs, devenus héréditaires, s’y multiplièrent tellement, qu’elle fut gouvernée plutôt par la dépendance féodale que par la dépendance politique , 443 , 444. — Était autrefois distinguée en pays de 1 obéissance-le-roi, et en pays hors l’obéissance-le-roi, 460.— Comment le droit romain y fut apporté : autorité qu’on
lui donna, 467 et suiv. — On y rendait autrefois la justice de deux différentes manières , 468.— Presque tout le petit peuple y était autrefois serf. L’affranchissement de ces serfs est une des sources de nos coutumes , 469 , 470. — On y admet la plupart des lois romaines sur les substitutions , quoique les substitutions eussent , chez les Romains , un tout autre motif que celui qui les a introduites en France, 472, 473.— La peine contre les faux témoins y est capitale ; elle ne l’est point en Angleterre : motifs de ces deux lois , 473..— On y punit le receleur de la même peine que le voleur : cela est injuste, quoique cela fut juste dans la Grèce et à Rome , 474.— Causes des révolutions dans les richesses de ses rois de la première race , 480. — L’usage où étaient les rois de partager leur royaume entre leurs enfants est une des sources de la servitude de la glèbe et des fiefs, 483. — Comment la nation réforma elle-même le gouvernement civil sous Clotaire II , 506.— La couronne y était élective sous la seconde race, 516.
— Pourquoi fut dévastée par les Normands et les Sarrasins, plutôt que l’Allemagne , 525. — Pourquoi les filles n’y succèdent point à la couronne, et succèdent à plusieurs autres couronnes de l’Europe, 527. — Se perdra par les gens de guerre , 626.
Franchise. Dans quel sens est estimée dans une monarchie , 204, 205.
François Ier. C’est par une sage imprudence qu’il refusa la conquête de l’Amérique , 376, 377.
Finançais. Vivacité de leur démarche opposée à la gravité orientale , 16 , 17. — Leur vanité est la source des richesses de leurs rois, ibid.— Ne sont pas indignes de l’estime des étrangers, 31.— Raisons pour lesquelles ils ne parlent presque jamais de leurs femmes , 37. — Sort des maris jaloux parmi eux : il y en a peu : pourquoi, 37, 38. — Leur inconstance en amour, 38.— Le badinage est leur caractère essentiel : tout oe qui est sérieux leur parait ridicule, 43.— Ont la fureur du bel esprit , 44. — Doivent paraître fous aux yeux d’un Espagnol, 55.— En adoptant les lois romaines, ils en ont rejeté ce qu’il y avait de plus utile , 56. — Leurs lois civiles , 60. — Semblent faits uniquement pour la société ; excès de la philanthropie de quelques-uns d’entre eux : épitaphe d’un de ces philanthropes , 60 , 61.— La faveur est leur grande divinité, 61. — Sacrifient tout à l’honneur et à la gloire, 61 , 62.
- Leur inconstance en fait de modes : plaisanteries à ce sujet, 67 et suiv.— Changent de mœurs suivant l’âge et le caractère de leurs rois , 68. — Aiment mieux être regardés comme législateurs dans les affaires de mode que dans les affaires essentielles , ibid.— Ont renoncé à leurs propres lois pour en adopter d’étrangères, ibid. — Hs ne sont pas si efféminés qu’ils le paraissent, 72. — Efficacité qu’ils attribuent aux ridicules qu’ils jettent sur ceux qui déplaisent à la nation , 75.— Le système de Law a, pendant un temps, converti en vices les vertus qui leur sont naturelles, 105, 106.— Pourquoi ont toujours été chassés de l’Italie , 260. — Leur portrait : leurs manières ne doivent point être gênées par des lois ; on gênerait leurs vertus , 335 , 338. — Serait-il bon de leur donner un esprit de pédanterie ? 338. — Mauvaise loi maritime des Français, 433. — Origine et révolutions de leurs lois civiles , 438* et suiv.— Comment les lois saliques, ripuaires , bourguignones et wisigothes cessèrent d’être en usage chez les Français , 443. — Férocité tant des rois que des peuples de la première race, 505.— Comparés aux Anglais,
Français croisés. Leur mauvaise conduite en Orient, 186.
Francs. Leur origine : usage et propriétés des terres chez eux, avant qu’ils fussent sortis de la Germanie, 331 et suiv. — Quels étaient leurs biens et l’ordre de leurs successions, lorsqu’ils vivaient dans la Germanie : changements qui s’introduisirent dans leurs usages, lorsqu’ils eurent fait la conquête des Gaules : causes de ces changements, ibid.— En vertu de la loi salique, tous les enfants mâles succédaient, chez eux, à la couronne par portions égales , 333. — Pourquoi leurs rois portaient une longue chevelure, ibid. — Pourquoi leurs rois avaient plusieurs femmes , tandis que les sujets n’en avaient qu’une, 334. — Majorité de leurs rois : elle a varié : pourquoi , 335. — Raisons de l’esprit sanguinaire de leurs
TABLE ANALYTIQUE
rois, ibid. et suiv — Assemblées de leur nation, 336. — N’avaient point de rois dans la Germanie avant la conquête des Gaules, ibid.— Avant et après la conquête des Gaules , iis laissaient aux principaux d’entre eux le droit de délibérer sur les petites choses, et réservaient à toute la nation la délibération des choses importantes, ibid.— N’ont pas pu faire rédiger la loi salique avant que d’être sortis de la Germanie, leur pays, 438. — Il y en avait deux tribus; celle des Ripuaires, et celle des Saliens : réunies sous Clovis , elles conservèrent chacune leurs usages , ibid. Reconquirent la Germanie après en être sortis, ibid. -Prérogatives que la loi salique leur donnait sur les Romains : tarif de cette ditférence, 440. — Comment le droit romain se perdit dans leur domaine , et se conserva chez les Goths , les Bourguignons et les Wisigoths , 441. - La preuve par le combat était en usage chez eux , 448.— Est-il vrai qu’ils aient occupé toutes les terres de la Gaule, pour en faire des fiels/ 480. — Occupèrent, dans les Gaules, les pays dont les Wisigoths et les Bourguignons ne s’étaient pas emparés ; ils y portèrent les mœurs des Germains : de là les fiefs dans ces contrées, 480 , 4SI.— Ne payaient point de tributs dans les commencements de la monarchie : les seuls Romains en payaient pour les terres qu’ils possédaient : traits d’histoire et passages qui le prouvent , 484 , 485.— Quelles étaient les charges des Romains et des Gaulois dans la monarchie des Francs , 486. — Toutes les preuves qu’emploie l’abbé Dubos pour établir que les Francs n’entrèrent point dans les Gaules en conquérants , mais qu’ils y furent appelés par les peuples , sont ridicules, et démenties par l’histoire , 499 et suiv.
Francs-aleux. Leur origine, 489-
Francs ripuaires. Leur loi suit pas à pas la loi salique, 333. — Viennent de la Germanie, ibid. — En quoi leur loi et celles des autres peuples barbares différaient de la loi salique, 446.
Fraude. Est occasionnée par les droits excessifs sur les marchandises : est pernicieuse à l’Etat : est la source d’injustices criantes, et est utile aux traitants , 295. — Comment punie chez le Mogol et au Japon , 296.
Fred. Ce que signifie ce mot en suédois, 494.— Voyez Fredum. Freda. Quand on commença à les régler plus par la coutume que par le texte des lois , 445.
Frédegonde. Pourquoi elle mourut dans son lit , tandis que Brunehault mourut d'ans les supplices, 504. — Comparée à Brunehault, 505.
Fredum. Comment ce mot, qui se trouve dans les lois barbares, a été formé , 487. — Ce que c’était : ce droit est la vraie cause de l’établissement des justices seigneuriales : cas où il était exigé : par qui il l’était , 494 , 495.— Sa grandeur se proportionnait à celle de la protection que recevait celui qui le payait , 495.— Nom que l’on donne à ce droit sous la seconde race, ibid. — Ne pouvait appartenir qu’au seigneur du fief, à l’exclusion même du roi : de là la justice ne pouvait appartenir qu’au seigneur du lief , ibid. et suiv.
Frères. Peuples chez qui ces mariages étaient autorisés : pourquoi ? 212 , 428.— Pourquoi il ne leur est pas permis d’épouser leurs sœurs, 428.
Frise et Hollande. N’étaient autrefois ni habitées , ni habitables, 181.
Frisons. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, 438 , 439. —Simplicité de leurs lois : causes de cette simplicité , ibid. —Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, 446. — Voyez Ripuaires. — Tarif de leur composition, 45 1.
Frondeurs Baléares, autrefois les plus estimés, 130. Frontières de l’empire. Fortifiées par Justinien, 178, 179. Frugalité. Dans une démocratie où il n’y a plus de vertu, c’est la frugalité, et non le désir d’avoir, qui passe pour avarice , 200. — Doit être générale dans une démocratie : effets admirables qu’elle y produit, 2 il. — Ne doit, dans une démocratie , régner que dans les familles , et non dans l’État , ibid. — Comment on en inspire l’amour, ibid.— Ne peut pas régner dans une monarchie , ibid. — Combien est néces-
saire dans une démocratie : comment les lois doivent l’y entretenir, 213.
Funérailles. Platon a fait des lois d’épargne sur les funérailles : Cicéron les a adoptées, 418. — La religion ne doit pas encourager les dépenses funéraires , ibid .
Furetière. Son dictionnaire, 51.
Gabelles. Celles qui sont établies en France sont injustes et funestes, 295.
Gabinius. Vient demander le triomphe après uneguerre.qu’il a entreprise malgré le peuple, 157.
Gages de bataille. Quand ils étaient reçus, on ne pouvait faire la paix sans le consentement du seigneur, 453.
Gains nuptiaux. Quels doivent être ceux des femmes, dans les différents gouvernements , 244.
Galanterie. Dans quel sens est permise dans une monarchie, 204. — Suites fâcheuses qu’elle entraîne, 24 1. — D’où elle tire sa source : ce que ce n’est point; ce que c’est : comment s’est accrue, 452.— Origine de celle de nos chevaliers errants, ibid. — Pourquoi celle de nos chevaliers ne s’est point introduite à Rome , ni dans la Grèce , ibid. — Tira une grande importance des tournois , ibid.
Galba (l’empereur) ne tient l’empire que peu de temps , 163. Galères. L’auteur n’y a pas vu un seul homme triste, 629. Gallus. Incursions des barbares sur les terres de l’empire, sous son règne, 168. — Pourquoi ils ne s’y établirent pas alors ,
Gange. C’est une doctrine pernicieuse que celle des Indiens , qui croient que les eaux de ce fleuve sanctifient ceux qui meurent sur ses bords, 4ii
Gantois. Punis pour avoir mal à propos appelé de défaute de droit le comte de Flandre , 459.
Garçons. Sont moins portés pour le mariage que les filles : pourquoi, 394. — Leur nombre relatif à celui des filles influe beaucoup sur la propagation, 395.
Garde-noble. Son origine, 527. — Voyez Baillie.
Gardes. Depuis quand les rois de France en ont pris , 70. Gardiens des mœurs à Athènes, 214. — Des lois, ibid.
Gaule (gouvernement de la). Tant cisalpine que transalpine , confié à César, 15 1.
Gaules. Pourquoi les vignes y furent arrachées par Domitien, et replantées par Julien, 370. — Étaient pleines de petits peuples, et regorgeaient d’habitants, avant les Romains, 397. — Ont été conquises par des peuples de la Germanie , desquels les Français tirent leur origine, 479 , 480 et suiv. Gaule méridionale. Les lois romaines y subsistèrent toujours quoique proscrites par les Wisigoths ,443.
Gaulois. Parallèle de ce peuple avec les Romains, 131. — Le commerce corrompit leurs mœurs, 349, not. I. — Quelles étaient leurs charges dans la monarchie des Francs, 486. — Ceux qui , sous la domination française , étaient libres , marchaient à la guerre sous les comtes, 490.
Gazetier ecclésiastique. Voyez Nouvelliste ecclésiastique. Gélon. Beau traité de paix qu’il fit avec les Carthaginois , 258. Gendrox. Modeste admirateur des jésuites et des médecins , 648. — Était une bonne tête physique et morale , 657. Généalogie. Assez sotte chose, 622.
Généalogiste , 90.
Généraux des armées romaines : causes de l’accroissement de leur autorité , 146, 'a J.
Gênes. N’est superbe que par ses bâtiments, 93. — Gomment le peuple a part au gouvernement, de cette république), 196. — Édit par lequel cette république corrige ce qu’il y avait de vicieux dans son droit politique et civil , à l’égard de l’ile de Corse , 259. — (Adieux à) , 633.
Genève. Belle loi de cette république , touchant le commerce,
Gengis-kan Plus grand conquérant qu’Alexandre, 57.— S’il eût été chrétien , il n’eût pas été si cruel , 407. — Pourquoi , approuvant tous les dogmes mahométans , il méprisa si fort les mosquées , 416. — Fait fouler l’Alcoran aux pieds de ses
TABLE ANALYTIQUE
chevaux, 416. not. 4. - Trouvait le voyage de la Mecque absurde , ibid.
Génie d’une nation : en quoi il consiste , 626.
Genre humain. Révolutions qu’il a essuyées, 75 et suiv. — Réduit à la dixième partie de ce qu’il était autrefois, 76.
— Voyez Dépopulation.
Gens, qu’on dit être de bonne compagnie, ne sont souvent que ceux dont le vice est le plus raffiné , 32.— Qui ont beaucoup d’esprit, tombent dans le dédain de tout, 627.— L’auteur n’en a trouvé de communément méprisés que ceux qui vivaient en mauvaise compagnie , 628.
Genséric, roi des Vandales, 175.
Gentilshommes. La destruction des monastères en Angleterre les a tirés de la paresse où ils vivaient, 405. — Comment se battaient en combat judiciaire, 45 1. — Comment contre un vilain ,453.— Vidaient leurs différends par la guerre , et leurs guerres se terminaient souvent par un combat judiciaire,
Geoffrin (madame.) Trait malhonnête qu’elle a fait à l’abbé de Guasco , 674.
Geoffroy, duc de Bretagne.'Son assise est la source de la coutume de cette province , 469.
Géomètres. Leur portrait, 86 et suiv. — Convainquent avec tyrannie , 92.
Germains. C’est d’eux que les Francs ürentleur origine, 236.- Ne connaissaient guère d’autres peines que les pécuniaires , ibid. — Les femmes étaient , chez eux , dans une perpétuelle tutelle , 242 , 243. — Simplicité singulière de leurs lois en matière d’insultes faites tant aux hommes qu’aux femmes : cette simplicité provenait du climat, 306. — Ceux qui ont changé de climat ont changé de lois et de mœurs , ibid. — Quelle sorte d’esclaves ils avaient, 310. — Loi civile de ces peuples , qui est la source de ce que nous appelons loi sadique , 331 . L Ce que c’était , chez eux , que la maison et la terre de la maison , ibid. — Quel était leur patrimoine , et pourquoi il n’appartenait qu’aux mâles , ibid. — Ordre bizarre dans leurs successions : raisons et sources de cette bizarrerie, ibid. et suiv. — Gradation bizarre qu’ils mettaient dans leur attachement pour leurs parents , 332 et suiv. — Étaient le seul peuple barbare où l’on n’eût qu’une femme i les grands en avaient plusieurs , 334. — Austérité de leurs mœurs, ibid.
— Ne faisaient aucune affaire publique ni particulière sans être armés, ibid. — A quel âge, eux et leurs rois, étaient majeurs , 335. — On ne parvenait , chez eux , à la royauté qu’après la majorité : inconvénients qui firent changer cet usage ; et de ce changement naquit la différence entre la tutelle et la baillie ou garde , ibid . — L’adoption se faisait , chez eux , par les armes , ibid. — Étaient fort libres : pourquoi , 336.— Pourquoi le tribunal de Varus leur parut insupportable, 337. — Combien ils étaient hospitaliers, 350. — Comment punissaient les crimes. La monnaie, chez eux, devenait bétail , marchandise , ou denrée ; et ces choses devenaient monnaie, 379. — N’exposaient point leurs enfants, 403. — Leurs inimitiés , quoique héréditaires , n’étaient pas éternelles : les prêtres avaient vraisemblablement beaucoup de part aux réconciliations, 411, 412. — Différents caractères de leurs lois , 438 et suiv. —Étaient divisés en plusieurs nations qui n’avaient qu’un seul territoire , et chacune de ces nations, quoique confondues, avait ses lois, 440. — Avaient l’esprit des lois personnelles , avant leurs conquêtes , et les conservèrent après , ibid. — Quand rédigèrent leurs usages par écrit pour en faire de codes, 444 , 445. — Esquisse de leurs mœurs : c’est dans ces mœurs que l’on trouve les raisons de ces preuves que nos pères employaient par le fer ardent, l’eau bouillante et le combat singulier, 447 et suiv.
— La façon dont ils terminaient leurs guerres intestines est l’origine du combat judiciaire, ibid. — Leurs maximes sur les outrages, 451. — C’était chez eux une grande infamie d’avoir abandonné son bouclier dans le combat, 452. — C’est d’eux que sont sortis les peuples qui conquirent l’empire romain : c’est dans leurs mœurs qu’il faut chercher les sources des lois féodales, 479. — C’est dans leur façon de se nourrir, dans lax anation de leurs possessions, et dans l’usage où étaient les princes de se faire, suivre par une troupe de gens
attachés à eux, qu’il faut chercher l’origine du vasselage, ibid. et suiv. — Il y avait, chez eux, des vassaux; mais il n’y avait point de fiefs ; ou plutôt les fiefs étaient des chevaux de bataille, des armes et des repas, 480. — Leur vie était presque toute pastorale : c’est de là que presque toutes les lois barbares roulent sur les troupeaux ,481.-11 est impossible d’entrer un peu avant dans notre droit politique , si l’on ne connaît les lois et les mœurs des Germains : et, pour nous conduire à l’origine des justices seigneuriales, l’auteur entre dans le détail de la nature des compositions qui étaient en usage chez les Germains , et chez les peuples sortis de la Germanie, pour conquérir l’empire romain 492 et suiv.— Ce qui les a arrachés à l’état de nature où ils semblaient être encore du temps de Tacite , 492. — Pourquoi , étant si pauvres , ils avaient tant de peines pécuniaires , 493. — Entendaient , par rendre la justice , protéger le coupable contre la vengeance de l’offense , 494. — Comment punissaient les meurtres involontaires, ibid. — C’est dans leurs mœurs qù’il faut chercher la source de la puissance des maires du palais et de la faiblesse des rois, 507 et suiv.
Germanicüs. Le peuple romain le pleure, 160.
Germanie. Est le berceau des Francs , des Francs ripuaires et des Saxons, 333. — Était pleine de petits peuples et regorgeait d’habitants avant les Romains, 397. — Fut reconquise par les Francs après qu’ils en furent sortis , 438 et suiv.
Gladiateurs. On en donnait le spectacle aux soldats romains, pour les accoutumer avoir couler le sang, 129.
Glèbe ( servitude de la). Quelle en est, la plupart du temps, l’origine , 294. — N’a point été établie par les Francs en entrant dans la Gaule , 480. —Établie dans la Gaule avant l’arrivée des Bourguignons ; conséquence que l’auteur tire de ce fait, 482.
Gloire. Ce que c’est ; pourquoi les peuples du Nord y sont plus attachés que ceux du Midi , 61. — N’est jamais compagne de la servitude , ibid. — Celle du prince est son orgueil : elle ne doit jamais être le motif d’aucune guerre , 256.
Gloire ou magnanimité. Il n’y en a ni dans un despote , ni dans ses sujets, 219.
Glossateurs. Peuvent se dispenser d’avoir du bon sens, 92.
Gnide. Vice dans son gouvernement, 268. — (Le temple de) , 3 et suiv. — Description de la ville, ibid. et suiv.
Goa. Noirceur horrible du caractère des habitants de ce pays
Goertz (le baron de). Pourquoi condamné en Suède , 86.
Gondebaüd. Loi injuste de ce roi de Bourgogné , 423.— Est un de ceux qui recueillirent les lois des Bourguignons , 439. — Caractère de sa loi; son objet, pour qui elle fut faite, 441.
— Sa loi subsista longtemps chez les Bourguignons , 442. — Fameuses dispositions de ce prince qui ôtaient le serment des mains d’un homme qui en voulait abuser, 446 , 447. — Raison qu’il allègue pour substituer le combat singulier à la preuve par serment , 448. — Loi de ce prince qui permet aux accusés d’appeler au combat les témoins que l’on produisait contre eux , 455.
Gontran. Comment adopta Childebert , 345.
Gordiens (les empereurs). Sont assassinés tous les trois , 167..
Goths. Reçus par Yalens sur les terres de l’empire, 170. — Leur exemple , lors de la conquête d’Espagne , prouve que les esclaves armés ne sont pas si dangereux dans une mo narchie, 312. — La vertu faisait chez eux la majorité, 335.
— Comment le droit romain se conserva dans les pays de leur domination et de celle des Bourguignons , et se perdit dans le domaine des Francs , 441 et suiv. — La loi salique ne fut jamais reçue chez eux , ibid. — La prohibition de leurs mariages avec les Romains fut levée par Recessuinde : pourquoi , 443. — Persécutés dans la Gaule méridionale par les Sarrasins , se retirent en Espagne : effet que cette émigration produisit dans leurs lois , ibid.
Goût. Se forme , dans une nation , par l’inconstance même de cette nation, 338. — Nait de la vanité, ibid. — (Essai sur le) dans les choses de la nature et de l’art, 586. — ■ Sa définition la plus générale, 589, 590.
Gouvernement. Quel est le plus parfait , 56. — Sa douceur cou-
TABLE ANALYTIQUE. 711
tribue à la propagation de l’espèce , 83. — Libre. Quel il doit être pour se pouvoir maintenir, 145 et suiv. — De Rome. Son excellence , en ce qu’il contenait dans son système les moyens de corriger les abus , 146.— Militaire. S’il est préférable au civil, 164. — Inconvénients d’en changer la forme totalement, 169 .—D’un seul- Ne dérive point du gouvernement paternel , 192. — Il y en a de trois sortes : quelle est la nature de chacun? 193— Exemple d’un pape qui abandonna le gouvernement à un ministre , et trouva que rien n’était si aisé que de gouverner, 198. — Différence entre sa nature et son principe , 199. — Quels en sont les divers principes, 199 et suiv. — Ce qui le rend imparfait , 204. — Ne se conserve qu’autant qu’on l’aime, 206, 207. — Modéré. Combien est difficile à former, 22 1 et suiv. — Les empereurs qui l’avaient établi, sentant qu’il ne leur était pas moins funeste qu’aux sujets, cherchèrent à le tempérer, 235. — Sa corruption commence presque toujours par celle des principes , 245.— Quelles sont les révolutions qu’il peut essuyer sans inconvénients, 247 et suiv. — Quand le principe en est bon, les lois qui semblent le moins conformes aux vraies règles et aux bonnes mœurs y sont bonnes: exemples , 248.— Suites funestes delà corruption de son principe , 249. — Le moindre changement dans sa constitution entraîne la ruine des principes, 250. — Cas où, de libre.et de modéré qu’il était, il devient militaire , 269. — Gothique. Son origine , ses défauts : est la source des bons gouvernements que nous connaissons , 270 et suiv. — Le tribut qui est le plus naturel , est l’impôt sur les marchandises , 297. — Liaison du gouvernement domestique avec le politique, 318. — Convient dans les pays formés par l’industrie des hommes, 327.— Ses maximes gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois , etc. ; de là naît l’esprit général d’une nation , 337 et suiv — Sa dureté est un obstacle à la propagation , 395. — Voyez Monarchie, République.
Gouverneurs des provinces romaines. Leur pouvoir, leurs injustices , 279.
Gracchus Tiberius. Coup mortel qu’il porte à l’autorité du sénat, 278.
Grâce. On ne peut pas demander, en Perse , celle d’un homme que le roi a une fois condamné , 203. — Le droit de la faire aux coupables est le plus bel attribut de la souveraineté d’un monarque; il ne doit donc pas être leur juge, 229.
Grâce [la). L’auteur de V Esprit des Lois était-il obligé d’en parler? 534.
Grâces (les). Se trouvent plus ordinairement dans l’esprit que dans le visage , 594.
Grâce (lettres de). Sont un grand ressort dans un gouvernement modéré , 236.
Gradués. Les deux dont le juge est obligé de se faire assister dans les cas qui peuvent mériter une peine afflictive, représentent les anciens prud’hommes qu’il était obligé de consulter, 468.
Grammairiens. Peuvent se dispenser d’avoir du bon sens ,
Grandes choses. Ce sont les aventuriers qui en font , 629.
Grandeur réelle des États. — Des Romains. Causes de son accroissement, 125 et suiv. P Les triomphes , ibid. — 2° L’adoption qu’ils faisaient des usages étrangers qu’ils jugeaient préférables aux leurs , ibid. — 3° La capacité de leurs rois , ibid. — 4° L’intérêt .qu’avaient les consuls de se conduire en gens d’honneur pendant leur consulat, 126. — 5° La distribution du butin aux soldats et des terres conquises aux citoyens , ibid. — 6° La continuité des guerres , 127. — 7° Leur constance à toute épreuve qui les préservait du découragement, ibid. — 8° Leur habileté à détruire leurs ennemis les uns par les autres, 139 et suiv. — 9° L’excellence du gouvernement dont le plan fournissait les moyens de corriger les abus , 145. — De Rome ; est la vraie cause de sa ruine , 147. — Comparaison des causes générales de son accroissement avec celles de sa décadence , 171 et suiv. — Pour l’augmenter, il ne faut pas diminuer la grandeur relative, 256. — Relative des États. Pour la conserver, il ne faut pas écraser un État voisin qui est dans la décadence , ibid.
Grands. Le respect leur est acquis : ils n’ont besoin que de se
rendre aimables, 52. — Ce qui leur reste après leur chute , 86. —Leur situation dans les États despotiques , 203.— Comment doivent être punis dans une monarchie , 237. — L’auteur a d’abord eu pour la plupart une crainte puérile , 620.
Grands seigneurs. Ce que c’est : différence entre ceux de France et ceux de Perse ,61.
Gravina. Comment définit l’état civil, 192.
Gravion. Ses fonctions étaient les mêmes que celles du comt et du centenier, 492.
Gravure. A rendu les caries géographiques communes, 180.
Grec (empire). Quelles sortes d’événements offre son histoire 179 et suiv. — Hérésies fréquentes dans cet empire, 180.— Envahi en grande partie par les Latins croisés, 186. — Repris par les Grecs , ibid. — Par quelles voies il se soutin encore après l’échec qu’y avaient donné les Latins, 187. — Chute totale de cet empire, ibid.
Grèce. Elle ne contient pas la centième partie de ce qu’elle avait autrefois d’habitants , 76. — Elle fut d’abord gouvernée par des monarques, 89. — Comment les républiques, s’y établirent , ibid. — (État de la) après la conquête de Carthage par les Romains, 136. — Grande Grèce. Portraits des habitants qui la peuplaient, 127. — Combien elle renfermait de sortes de républiques , 214. — Par quel usage on y avait pré-
. venu le luxe des richesses, si pernicieux dans les républiques , 239. — Pourquoi les femmes y étaient si sages , 241 , 242.— Son gouvernement fédératif est ce qui la fit fleurir si longtemps , 253. — Ce qui fut cause de sa perte , 254. — On n’y pouvait souffrir le gouvernement d’un seul, 326. — Belle description de ses richesses, de son commerce, de ses arts, de sa réputation , des biens qu’elle recevait de l’univers et de ceux qu’elle lui faisait , 361 et suiv. — Était pleine de petits peuples , et regorgeait d’habitants avant les Romains 397. — Pourquoi la galanterie de chevalerie ne s’y est point introduite, 452.— Sa constitution demandait que l’on punit ceux qui ne prenaient pas de parti dans les séditions, 471.
— Yice dans son droit des gens : il était abominable, et était la source de lois abominables; comment il aurait dû être corrigé , 472 , 473. — On n’y punissait pas le suicide par les mêmes motifs qu’à Rome, 473. — On y punissait le receleur comme le voleur. Cela était juste en Grèce; cela est injuste en France : pourquoi , 474.
Grecques (villes). Les Romains les rendent indépendantes des princes à qui elles avaient appartenu, 137. — Assujetties par les Romains à ne faire , sans leur consentement , ni guerres ni alliances ,139. — Mettent leur conliance dans Mithridate.
Grecs. Ne passaient pas pour religieux observateurs du serment, 148. — Du Bas-Empire. Nation la plus ennemie des hérétiques qu’il y eût , 180. — Empereurs grecs haïs de leurs sujets pour cause de religion , ibid. — Ne cessèrent d’embrouiller la raîigion par des controverses, 183. — Leurs politiques avaient des idées bien plus nettes sur le principe de la démocratt» que ceux d’aujourd’hui , 200. — Combien ont fait d’efforts pour diriger l’éducation du côté de la vertu, 207
— Regardaient le commerce comme indigne d’un citoyen , 209. — La nature de leurs occupations leur rendaient la musique nécessaire , 209 ,210. — La crainte des Perses maintint leurs lois, 247. — Pourquoi se croyaient libres du temps de Cicéron, 264, not. I. — Quel était leur gouvernement dans les temps héroïques, 27 1 et suiv. — Ne surent jamais quel le est la vraie fonction du prince : cette ignorance leur lit chasser tous leurs rois, 272. — Ce qu’ils appelaient police, ibid. — Combien il fallait de voix, chez eux, pour condamner un accusé , 281. — D’où venait leur penchant pour le crime contre nature , 283. — La trop grande sévérité avec laquelle ils punissaient les tyrans occasionna chez eux beaucoup de révolutions, 288. La lèpre leur était inconnue, 304. — Loi sage qu’ils avaient établie en faveur des esclaves, 314. — Pourquoi leurs navires étaient plus vites que ceux des Indes, 360. — Leur commerce avant et depuis Alexandre, 361 et suiv. — Avant Homère, 36 1. — Pourquoi firent le commerce des Indes avant les Perses , qui en étaient bien plus à portée , 362. — Leur commerce aux Indes n’était pas si étendu, mais plus facile que le nôtre , 365. — Leurs colonies , 369. —
TABLE ANALYTIQUE
Pourquoi estimaient plus les troupes de terre que celles de mer, ibid — Loi qu’ils imposèrent aux Perses , 375. — Leurs différentes constitutions sur la propagation, suivant le plus grand ou le plus petit nombre d’habitants, 39;. — N’auraient pas commis les massacres et les ravages qu’on leur reproche, s’ils eussent été chrétiens, 407. — Leurs prêtres d’Apollon jouissaient d’une paix éternelle; sagesse de ce règlement religieux, 41 1. — Comment, dans le temps de leur barbarie, ils employèrent la religion pour arrêter les meurtres, 412. — L’idée des asiles devait leur venir plus naturellement qu’aux autres peuples : ils restreignirent d’abord l’usage qu’ils en tirent dans de justes bornes ; mais ils les laissèrent devenir abusifs et pernicieux , 4 1 6. — Combien étaient idiots , 283.
Grenouilles. Expériences sur des grenouilles disséquées, 569.
Grimoald. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards, 439.
Grosleï. Réponse à ses observations sur Y Esprit des 'Lois,
GüASCO {l’abbé de). Lettres à, 638, 639, 640, 641, 642, 643, 644. 646, 647, 651, 652, 653, 658, 662, 663, 664, 665, 667. 668, 670, 671 , 672 , 673 , 674 , 675, 676 , 677.
Guasco {comte de). Lettre au , 638.
Guèbres. Une des plus anciennes religions du monde, 45. — Zoroastre est leur législateur, 47. — Ils rendent un culte au soleil , ibid. — Quel culte , ibid. — Ont conservé l’ancien langage persan ; c’est leur langue sacrée, 46. — N’enferment point leurs femmes , ibid. — Cérémonies de leurs mariages , 48. — Persécutés par les mahomélans , passent en foule dans les Indes, 59. — Leur religion est favorable à la propagation, 402. Elle rendit autrefois le royaume de Perse florissant , parce qu’elle n’est poipt contemplative : celle de Mahomet l’a détruite, 409. — Elle ne pouvait convenir que dans la Perse. 414. — Elle ordonne les mariages entre frères et sœurs , ibid.
Guerre. Quel en est l’objet, 192. —On ne doit point en entreprendre de lointaines, 255, 256. — Dans quel cas on a le droit de la faire : d’où dérive ce droit , 256. — Donne- t-elle droit de tuer les captifs ? 308. — C’est le christianisme qui l’a purgée de presque toutes les cruautés , 407. — Comment la religion peut en adoucir les fureurs, 411. — Était souvent terminée parle combat judiciaire, 454. — Avait souvent autrefois pour motif fa violation du droit politique , comme celles d’aujourd’hui ont pour cause ou pour prétexte celle du droit des gens , 458. — Tout le monde , du temps de Charlemagne , était obligé d’y aller, 523. — Voyez Armées.
Guerres. Agréables au peuple romain parle prolit qu’il en retirait, 126. — Perpétuelles sous les rois de Rome, 125. — Celles qui sont justes, celles qui sont injustes, 64 et suiv. — Avec quelle vivacité les consuls romains la faisaient, ibid. — Presque continuelles aussi sous les consuls, ibid. — Effets de cette continuité, 127. — Peu décisives dans les commencements de Rome : pourquoi , ibid. — Punique , première ,133. — Seconde, 134. — Elle est terminée par une paix faite à des conditions bien dures pour les Carthaginois, 135. — La guerre et l’agriculture étaient les deux seules professions des citoyens romains , 149 , not. I. — De Marius et de Sylla , 149 et suiv. — Quel en était le principal motif, ibid.
Guerre civile. N’est pas toujours suivie de révolutions, 218. — Celles qui ravagèrent les Gaules, après la conquête des barbares , sont la principale source de la servitude de la glèbe et des fiefs, 482 et suiv.
Guerre { état de). Comment les nations se sont trouvées en état de guerre, 192. — Comment les particuliers sont parvenus à être en état de guerre les uns vis-à-vis les autres , ibid. — Est la source des lois humaines , ibid.
Guerrières {les vertus). Restèrent à Rome après qu’on eut perdu toutes les autres , 149.
Guinée {roi de la côte de). Croit que son nom doit être porté d’un pôle à l’autre, 28, 29. — Les esclaves que l’on en tire ont du la dépeupler considérablement, 81. — Causes de 1 extrême lubricité des femmes de ce pays, 319.
Guises (les). Furent extrêmes dans le bien et dans le mal, 624.
Gurtel. Royaume presque désert, 76.
Glstaspe. Révéré par les Guèbres , 48.
Gymnastique. Ce que c’était : combien il y en avait de sortes
| Pourquoi , de très-utiles qu’étaient d’abord ces exercices , ils devinrent dans la suite funestes aux mœurs , 248 et suir.
Habit. C’est à lui que l’on doit la plupart des honneurs que l’on reçoit, 21 , 22.
Habit de religieuse. Doit-il être un obstacle au mariage d’une femme qui l’a pris sans se consacrer ? 476.
Hali, gendre de Mahomet, prophète des Persans. Son épée se nommait Zufagar, 12. — Était le plus beau des hommes, 24.
Hannon. Véritables motifs du refus qu’il voulait que l’on fit d’envoyer du secours à Annibal en Italie , 259. — Ses voyages , ses découvertes sur les côtes d’Afrique , 367 et suiv. — La relation qu’il a donnée de ses voyages est un morceau précieux de l’antiquité : est-eile fabuleuse? ibid.
Hardouin (le P.). 11 n’appartient qu'à lui d’exercer un pouvoir arbitraire sur les faits, 485.
Harmonie. Nécessaire entre les lois de la religion et les lois civiles du même pays, 410.
Harrington. Cause de son erreur sur la liberté , 270. — Jugement sur cet auteur anglais , 478.
Héron , archevêque de Reims. Son ingratitude envers Louis le Débonnaire : qui était cet Hébon , 502 et suiv.
Héliogabale veut substituer ses dieux à ceux de Rome , 165. — Est tué par les soldats, 166.
Hénault (président), lettre au, 672.
Henri II. Sa loi contre les filles qui ne déclarent pas leur grossesse au magistrat est contraire à la loi naturelle , 423.
Henri VII. Ses malheurs sont une preuve bien sensible qu’un prince ne doit jamais insulter ses sujets , 292.
Henri ATI , roi d’Angleterre. Augmente le pouvoir des communes pour avilir les grands , 126.
Henri VIII roi d’Angleterre. Dut vraisemblablement sa mort à une loi trop dure qu’il fit publier contre le crime de lèsemajesté , 285. — Ce fut par le moyen des commissaires qu’il se défit des pairs qui lui déplaisaient, 290. — A établi l’esprit d’industrie et le commerce en Angleterre , en y détruisant les monastères et les hôpitaux, 405. — En défendant la confrontation des témoins avec l’accusé, il fit une loi contraire à la loi naturelle, 423. — La loi par laquelle il condamnait à mort toute fille qui, ayant eu un mauvais commerce avec quelqu’un , ne le déclarait pas au roi avant d’épouser son amant, était contre la loi naturelle , ibid. Héraclius fait mourir Phocas.et se met en possession de Pempire, 181.
Hercule. Ses travaux prouvent que la Grèce était encore barbare de son temps , 412.
Hérédité. La même personne n’en doit pas recueillir deux, dans une démocratie où l’on veut conserver l’égalité, 212.
Hérésiarque. C’est l’être que de ne faire consister la religion que dans de petites pratiques, 55.
Hérésie. L’accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d’absurdités et de cruautés qui peuvent résulter d’une poursuite indiscrète , 283. — Combien ce crime est susceptible de distinctions, ibid.
Hérésies. Comment elles naissent ; comment elles se terminent 21. — Louis XIV a cherché à l’abolir en France, 40.
Héritiers. Les cadets, chez les Tartares, en quelques districts de l’Angleterre, et dans le duché de Rohan, sont héritiers exclusivement aux aînés, 331. — Il n’y avait à Rome que deux sortes d’héritiers : les héritiers-siens , et les agnats. D’où venait l’exclusion des cognats, 433 et suiv. — C'était un déshonneur à Rome de mourir sans hér ^ers : pourquoi, 472 , 473.
Héritiers-siens. Ce que c’était, 433. — Dans l’ancienne Rome ils étaient tous appelés à la succession , mâles et femelles , ibid.
Herniques, peuple belliqueux, 127.
Héroïsme. Celui des anciens étonne nos petites âmes, 206. — Celui que la morale avoue ne touche que peu de gens,
TABLE ANALYTIQUE
Héros. Écrivent toujours leurs propres actions avec simpli- j cité, 367.
Heureux. On veut l’étre plus que les autres, 627.
Hibernois. Chassés de leur pays, viennent disputer en France,
Hiérarchie. Pourquoi Luther la conserva dans sa religion, tandis que Calvin la bannit de la sienne, 408.
Himilcon .pilote des Carthaginois. Ses voyages , ses établissements; se fait échouer, pour ne pas apprendre aux Romains la route d’Angleterre, 368.
Hippolyte. Éloge de ce rôle dans la Phèdre de Racine , 423.
Histoire. — Romaine , moins fournie de faits depuis les empereurs : par quelle raison, 158. — Les monuments qui nous restent de celle de France sont une mer, et une mer à qui manquent même les rivages, 480. — Germe de celle des rois de la première race , 484.
Historiens. Trahissent la vérité dans les États libres , comme dans ceux qui ne le sont pas , 348. — Doivent-ils juger de ce que les hommes ont fait par ce qu’ils auraient dû faire? 515. — Source d’une erreur dans laquelle sont tombés ceux de France , 482.
Hobbes. Son erreur sur les premiers sentiments qu’il attribue à l’homme , 191 . — Le nouvelliste ecclésiastique prend pour des preuves d’athéisme les raisonnements que l’auteur de Y Esprit des Lois emploie pour détruire le système de Hobbes et celui de Spinosa , 530.
Honoraspe (1’). Révéré par les Guèbres, 48.
Hollande (la). La douceur de son gouvernement en a fait un pays des plus peuplés de l’Europe, 83. — Sa puissance, 93. — Est une république fédérative , et par là regardée en Europe comme éternelle , 253. — Cette république fédérative est plus parfaite que celle d’Allemagne : en quoi , 254. — Comparée, comme république fédérative, avec celle de Lycie, ibid. — Ce que doivent faire ceux qui y représentent le peuple , 266 et suiv. — Pourquoi n’est pas subjuguée par ses propres armées , 269. — Pourquoi le gouvernement modéré y convient mieux qu’un autre, 326. — Quel est son commerce , 350. — Dut son commerce à la violence et à la vexation du gouvernement espagnol, 351. — Fait tel commerce sur lequel elle perd , et qui ne laisse pas de lui être fort utile , ibid. — Pourquoi les vaisseaux n’y sont pas si bons qu’ailleurs , 360. — C’est elle qui, avec la France et l’Angleterre, fait tout le commerce de l’Europe, 375.
— C’est elle qûi présentement règle le prix du change ,
Hollandais. Profits qu’ils tirent du privilège exclusif qu’ils ont de commercer au Japon et dans quelques autres royaumes des Indes, 352. — Font le commerce sur les errements des Portugais , 374. — C’est leur commerce qui a donné quelque prix à la marchandise des Espagnols , 377. — Voyez Hollande.
Homère. Justifié contre les censeurs qui lui reprochent d’avoir loué ses héros de leur force , de leur adresse , ou de leur agilité, 128, 129. — Quelles étaient de son temps les villes les plus riches de la Grèce , 361. — Commerce des Grecs avant lui , 361, 362.
Homicide. Comment ce crime était puni chez les Germains ,
Homicides. Doit-il y avoir des asiles pour eux? 416.
Hommage. Origine de celui que doivent les vassaux , 427 ,
Hommes. Leur façon de penser sur le compte des femmes , 8.
— Ne sont heureux que par la pratique de la vertu : histoire à ce sujet, 8 et suiv. — Ne savent quand ils doivent s’affliger ou se réjouir, 27. — Rapportent tout à leurs idées : faits singuliers qui le prouvent , 28. — Ne jugent les choses que par un retour secret qu’ils font sur eux-mêmes, 40. — Leur jalousie prouve qu’ils sont dans la dépendance des femmes, 42. — Se croient un objet important dans l’univers, 53. — Ne voient pas toujours les rapports de la justice; quand ils les voient , leurs passions les empêchent souvent de s’y livrer, 58. — Leur propre sûreté exige qu’ils pratiquent lajustice : satisfaction qu’ils en retirent , ibid. — La fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend malheureux , loi. —
Leur bonheur comparé avec celui des bêtes, 19 1. — Comme êtres physiques , sujets à des lois invariables ; comme êtres intelligents, violent toutes les lois : pourquoi. Comment rappelés sans cesse à l’observation des lois , ibid. — Quels ils seraient dans l’état de pure nature , ibid. — Pour quelles causes se sont réunis en société, 191, 192. — Changements que l’état de société a opérés dans leur caractère, 292. — Leur état relatif à chacun d’eux en particulier, et relatif aux différents peuples quand ils ont été en société , ibid. — Leur situation déplorable et vile dans les États despotiques, 203. — Leur vanité augmente à proportion du nombre de ceux qui vivent ensemble , 238. — Leur penchant à abuser de leur pouvoir : suites funestes de cette inclination, 264. — Quelle est la connaissance qui les intéresse le plus, 281 . — Leurs caractères et leurs passions dépendent des différents climats : raisons physiques , 300 et suiv. — Plus les causes physiques les portent au repos, plus les causes morales doivent les en éloigner, 302 , 303. — Naissent tous égaux : l’esclavage est donc contre nature, 310. — Beauté et utilité de leurs ouvrages , 328. — Leur nombre , dans le rapport avec la manière dont ils se procurent la subsistance, ibid. — Ce qui les gouverne , et ce qui forme l’esprit général qui résulte des choses qui les gouvernent , 337 , 338. — Leur propagation est troublée en mille manières par les passions, par les fantaisies et par le luxe, 392 et suiv. — Combien vaut un homme en Angleterre. Il y a des pays où un homme vaut moins que rien , 397. — Sont portés à craindre ou à espérer : sont fripons en détail , et en gros de très-honnêtes gens ; de là le plus ou le moins d’attachement qu’ils ,ont pour leur religion, 416. — Aiment, en matière de religion, tout ce qui suppose un effort ; comme en matière de morale , tout ce qui suppose de la sévérité, 417. — Ont sacrifié leur indépendance naturelle aux lois politiques , et la communauté naturelle des biens a ux lois civiles : ce qui en resulte , 429. — Il leur est plus aisé d’être extrêmement sages , 467. — Est-ce être sectateur de la religion naturelle que de dire que l’homme pouvait , à tous les instants , oublier son créateur, et que Dieu l’a rappelé à lui par les lois de la religion? 534. — L’auteur ne hait pas de se divertir en soi-même de ceux qu’il voit , 620. — Pour les juger, il faut leur passer les préjugés de leur temps , 623. — Il y en a de deux espèces , ceux qui pensent et ceux qui amusent, 627. — La plupart sont plus capables de grandes actions que de bonnes, ibid.
Hommes de bien. Il y en a fort peu dans les monarchies, 202
Hommes à bonnes fortunes. Leur portrait, 32, 33. — Empiox qu’on leur destinerait en Perse , s’il y en avait , 33.
Hommes libres. Q ui on appelait ainsi dans les commencements de la monarchie : comment et sous qui ils marchaient à la guerre, 490.
Hommes qui sont sous la foi du roi. C’est ainsi que la loi salique désigne ceux que nous appelons aujourd’hui vassaux,
Hongrie. La noblesse de ce royaume a soutenu la maison d’Autriche , qui avait travaillé sans cesse à l’opprimer , 248. — Quelle sorte d’esclavage y est établi, 31 1. — Ses mines sont utiles , parce qu’elles ne sont pas abondantes , 377.
Honnête homme. Le cardinal de Richelieu l’exclut de l’admi nistration des affaires dans une monarchie , 201 . — Ce qu’on entend par ce mot dans une monarchie , 205.
Honnêtes gens. Portrait de ceux qui méritent ce nom , 33 , 34. — Ceux qu’on nomme ainsi tiennent moins aux bonnes maximes que le peuple , 210.
Honneur. C’est l’idole à laquelle les Français sacrifient tout, 61 , 62. — A Rome, à Athènes, à Lacédémone, l’honneur payait seul les services, 62. — Ce que c’est : il tient liçu de la vertu dans les monarchies, 201 , 202. — Est essentiellement placé dans l’État monarchique , 202. — Effets admirables qu’il produit dans une monarchie , ibid. — Quoique faux , il produit , dans une monarchie , les mêmes effets que s’il était véritable, ibid. — N’est point le principe des États despotiques , ibid. — Quoique dépendant de son propre caprice , il a des règles fixes , dont il ne peut jamais s’écarter, ibid. Est tellement inconnu dans les États despotiques , que
TABLE ANALYTIQUE
souvent il n’y a pas de mot pour l’exprimer , ibid. — Serait dangereux dans un État despotique , ibid. —Met des bornes à la puissance du monarque , 204 . — C’est dans le monde , et non au collège , que l’on en apprend les principes , ibid. — C’est lui qui lixe la qualité des actions , dans une monarchie , ibid. — Empêche Crillon et d’Orte d’obéir à des ordres injustes du monarque, 205. — C’est lui qui conduit les nobles à la guerre , c’est lui qui la leur fait quitter. ibid. — Quelles en sont les principales règles , ibid. — Ses lois ont plus de force , dans une monarchie , que les lois positives , ibid. — Bizarrerie de l’honneur qui attache le luxe , et par conséquent des besoins , aux distinctions accordées comme récompenses , 224. — Tient lieu de censeur dans une monarchie , 223 , 226. — Voyez Point d'honneur.
Honneurs. C’est ainsi que l’on a nommé. quelquefois les iiefs, 489. Divins. Quelques empereurs se les arrogent par des édits formels, 168. — L’auteur n’aime pas les petits, 628.
Honorifiques. Voyez Droits honorifiques.
Honorius. Obligé d’abandonner Rome , s’enfuit à Ravenne , I75. ce qu’il pensait des paroles criminelles, 286.— Mauvaise loi de ce prince , 476.
Honte. Prévient plus de crimes que les peines atroces, 232.— Punit plus le* père d’un enfant condamné au supplice, et vice versa, que toute autre peine, 237.
Hôpitaux. Ne sont jamais nécessaires que dans les calamités accidentelles; des secours momentanés sont toujours préférables aux hôpitaux fondés à perpétuité : exemples des maux que causent ces établissements, 405.
Hormisdas, prince de Perse, reçoit de Procope la dignité de proconsul , 225.
Hortensius. Emprunta la femme de Caton, 431.
Hospital (le chancelier de 1’). Erreur dans laquelle il est tombé , 477. — Fut sage comme les lois , 624.
Hospitalité. C’est le commerce qui l’a bannie, 349, 350. — Jusqu’à quel point observée par les Germains , 350.
Huguenots. On s’est mal trouvé en France de les avoir fatigués, 40, 41.
Hugues- Capet. Son avènement à la couronne fut un plus grand changement que celui de Pépin , 516. — Comment la couronne de France passa dans sa maison , 325 et suiv.
Humanité. C’est une des principales vertus dans toutes les religions , 29 , 30.
Humeur sociable. Ses effets , 338.
Huns (les). Passent le Bosphore cimérien, 170. — Servent les Romains en qualité d’auxiliaires, 176.
Ichihyophages. Alexandre les avait-il tous subjugués? 362.
Iconoclastes. Font la guerre aux images, 182.— Accusés'de magie pas les moines , ibid.
Idolâtres. Pourquoi ils donnaient à leurs dieux une figure humaine, 40.
Idolâtrie. Nous y sommes fort portés, mais nous n’y sommes point attachés, 415- — Est-il vrai que l’auteur ait dit que c’est par orgueil que les hommes l’ont quittée? 542.
Idylles. Pourquoi elles plaisent, même aux gens de qualité,
Ignominie. Était à Lacédémone un si grand mal , qu’elle autorisait le suicide de celui qui ne pouvait l’éviter autrement ,
Ignorance profonde où le clergé grec plongeait les laïques , 181 , 182. — Dans les siècles où elle règne , l’abrégé d’un ouvrage fait tomber l’ouvrage même , 444.
Ignorants. Croient se mettre au niveau des savant^ , en méprisant les sciences , 105.
Iles. Les peuples qui les habitent sont plus portés à la liberté que ceux du continent, 327.
Iliade. Le premier de tous les poèmes , 359.
Illusion. Est utile en matière d’impôts : moyens de l’entretenir, 295.
Illyrie (rois d’). Extrêmement abattus par les Romains, 136.
Ilotes. Pourquoi les Lacédémoniens n’augmentaient jamais les tributs qu’ils levaient sur eux , 294. — Condamnés chez les
Lacédémoniens à l’agriculture , comme à une profession servile , 209.
Ilotie. Ce que c’est : elle est contre la nature des choses, 3i i.
Images (culte des). Poussé à un excès ridicule sous les empereurs grecs, 182. — Effets de ce culte superstitieux, ibid.
— Les iconoclastes déclament contre ce culte , ibid. — Quelques empereurs l’abolissent , l’impératrice Théodora le rétablit, 182, 183.
Imans. Chefs de mosquées, 12.
Immaums, 13.
Immeubles. Est-ce le genre de biens le plus commode? 90.
Immortalité de l'âme. Ce dogme est utile ou funeste à la société, selon les conséquences que l’on en tire, 412. — Ce dogme se divise en trois branches , 413. — Quand elle serait une erreur, l’auteur ne serait pas fâché d’y croire : pour quoi, 625.
Immunité. On appela ainsi d’abord le droit qu’acquirent les ecclésiastiques de rendre la justice dans leur territoire,
Impériaux { ornements ). Plus respectés chez les Grecs que la personne même de l’empereur, 180.
Impôts. Rendent le vin fort cher à Paris , 22 , 23. — Comment et par qui doivent être réglés dans un État libre , 269. — Peuvent être mis sur les personnes, sur les terres, ou sur les marchandises , ou sur deux de ces choses , ou sur les trois à la fois : proportions qu’il, faut garder dans tous ces cas , 294. — On peut les rendre moins onéreux , en faisant illusion à celui qui les paye , comment on conserve cette illusion , 295. — Doivent être proportionnés à la valeur intrinsèque de la marchandise sur laquelle on les lève, ibid.
— Celui sur le sol est injuste et funeste en France, ibid. — Ceux qui mettent le peuple dans l’occasion de faire la fraude enrichissent le traitant, qui vexe le peuple et ruine l’État, ibid. — Ceux qui se perçoivent sur les différentes clauses des contrats civils sont funestes aux peuples , et ne sont utiles qu’aux traitants : ce qu’on y pourrait substituer, ibid.
— L’impôt par tète est plus naturel à la servitude , celui sur la marchandise est plus naturel à la liberté, 297. — Pourquoi les Anglais en supportent de si énormes, 346. — C’est une absurdité que de dire que , plus on est chargé d’impôts, plus on se met en état de les payer, 395.
Imprimerie. Lumières qu’elle a répandues partout, 180.
Imprimerie {ouvriers d’). Compilateurs comparés aux, 44 , 45.
Impuissance. Au bout de quel temps on doit permettre à une femme de répudier son mari , qui ne peut pas consommer son mariage, 476.
Impureté. Comment ce crime doit être puni : dans quelle classe il doit être rangé, 282.
Inca Athualpa. Voyez Athualpa.
Inceste. Raisons de l’horreur que cause ce crime , dans ses différents degrés , à tous les peuples , 428.
Incidents. Ceux des procès , tant civils que criminels , se décidaient par la voie du combat judiciaire , 450.
Incontinence. Ne suit pas les lois de la nature : elle les viole ,
Incontinence publique. Est une suite du luxe, 243, 320.
Indemnité. Est due aux particuliers , quand on prend sur leurs fonds pour bâtir un édifice public , ou pour faire un grand chemin , 429.
Indemnité {droit d'). Son utilité : la France lui doit une partie de sa prospérité : il faudrait encore y augmenter ce droit ,418.
Indes. On s’y trouve très-bien du gouvernement des femmes : cas où on leur défère la couronne, à l’exclusion des hommes. 244, 245. — Pourquoi les derviches y sont en si grand nombre , 303. — Extrême lubricité des femmes indiennes : causes de ce désordre., 319. — Caractère des différents peuples indiens, 339. — Pourquoi on n’y a jamais commercé et on n’y commercera jamais qu’avec de l’argent, 357 et suiv. — Comment et par où le commerce s’y faisait autrefois , 357, 358 et suiv. — Pourquoi les navires indiens étaient moins vites que ceux des Grecs et des Romains , 360. — Comment et par où on y faisait le commerce après Alexandre , 364 , 365 , 371 . — Les anciens les croyaient jointes à l’Afrique par
TABLE ANALYTIQUE
une terre inconnue , et ne regardaient la mer des Indes que comme un lac, 366. — Leur commerce avec les Romains était-il avantageux? 371 et suiv. — Projets proposés par l’auteur sur .le commerce qu’on y pourrait faire , 377. — Si on y établissait une religion, il faudrait, quant au nombre des fêtes, se conformer au climat, 414. — Le dogme de la métempsycose y est utile : raisons physiques , ibid. — Préceptes de la religion de ce pays , qui ne pourraient pas être exécutés ailleurs, ibid. —Jalousie que l’on y a pour sa caste : quels y sont les successeurs à la couronne, 424, 425. — Pourquoi les mariages entre beau-frère et belle-sœur y sont permis, 429. — De ce que les femmes s’y brûlent, s’ensuit-il qu’il n’y ait pas de douceur dans le caractère des Indiens ? 540. Ne tiennent à l’Espagne que par un lil , 637.
Indiens. Raisons physiques de la force et de la faiblesse qui se trouvent tout à la fois dans le caractère de ces peuples, 302.
— Font consister le souverain bien dans le repos : raisons physiques de ce système. Les législateurs le doivent combattre, en y établissant des lois toutes pratiques, ibid. — La douceur de leur caractère a produit la douceur de leurs lois : détail de quelques-unes de ces lois : conséquences qui résultent de cette douceur pour leurs mariages, 307. — La croyance où ils sont que les eaux du Gange sanctilient ceux qui meurent sur ses bords est très-pernicieuse, 41 1. — Leur système sur l’immortalité de l’âme : ce système est cause qu’il n’y a chez eux que lçs innocents qui souffrent une mort violente, 413. — Leur religion est mauvaise, en ce qu’elle inspire de l’horreur aux castes les unes pour les autres, et qu’il y a tel Indien qui se croirait déshonoré s’il mangeait avec son roi, 413. — Raison singulière qui leur fait détester les mahométans, ibid. — Ceux des pays froids ont moins de divertissements que les autres : raisons physiques, 414.
Indus. Comment les anciens ont fait usage de ce fleuve pour le commerce, 362.
Industrie. C’est le fonds qui rapporte le plus , 73. — Moyens de l’encourager, 303. — Celle d’une nation vient de sa vanité, 338, 339.
Infanterie. Dans les armées romaines était , par rapport à la cavalerie , comme de dix à un. Il arriva par la suite tout le contraire, 172.
Informations. Quand commencèrent à devenir secrètes , 462.
Ingénus. Quelles femmes ils pouvaienhépouser à Rome , 400 ,
Injures. Celles qui sont dans lçs livres ne font nulle impression sur les gens sages , et prouvent seulement que celui qui les a écrites sait dire des injures, 533.
Inquisiteurs. Persécutent les Juifs plutôt comme leurs propres ennemis que comme ennemis de la religion, 420 et suiv. — "Voyez Inquisition.
Inquisiteurs d’État. Leur utilité à Venise, 196, 316. — Durée de cette magistrature. Comment elle s’exerce : sur quels crimes elle s’exerce, 196. — Pourquoi il y en a à Venise, 265.
— Moyen de suppléer à cette magistrature despotique,
Inquisition. Sa façon de procéder, 21. — Elle fait des excuses à tous ceux qu’elle envoie à la mort , 54. — Attachement des Espagnols pour ce tribunal, ibid. et suiv. — A tort de se plaindre de ce qu’au Japon on fait mourir les chrétiens à petit feu, 420. — Son injuste cruauté démontrée dans des remontrances adressées aux inquisiteurs d’Espagne et de Portugal, ibid. et suiv. — Ne doit pas faire brûler les Juifs parce qu’ils suivent une religion qui leur a été inspirée par leurs pères , que toutes les lois obligent de regarder comme des dieux sur la terre, ibid. — En voulant établir la religion chrétienne par le feu , elle lui a ôté l’avantage qu’elle a sur le mahométisme , qui s’est établi par le fer , ibid. — Fait jouer aux chrétiens le rôle des Dioclétiens , et aux Juifs celui des chrétiens , ibid. — Est contraire à la religion de Jésus-Christ, à l’humanité et à la justice, ibid. 421. — Il semble qu’elle veut cacher la vérité, en la proposant par des supplices , 421. — Ne doit pas faire brûler les Juifs , parce qu’ils ne veulent pas feindre une abjuration , et profaner nos mystères, ibid. — Ne doit pas faire ! mourir les Juifs , parce qu’ils professent une religion que
Dieu leur a donnée, et qu’ils croient qu’il leur donne encore, ibid. — Déshonore un siècle éclairé comme le nôtre , et le fera placer, par la postérité , au nombre des siècles barbares, ibid. — Par qui, comment établie : ce tribunal est insupportable dans toutes sortes de gouvernements , 426.— Abus injustes de ce tribunal, ibid. — Ses lois ont toutes été tirées de celles des Wisigoths , que le clergé avait rédigées , et que les moines n’ont fait que copier, 439.
Insinuation. Le droit d’insinuation est funeste aux peuples , et n’est utile qu’aux traitants , 295.
Institutes. Ceux de Justinien donnent une fausse origine de l’esclavage, 308.
Institutions. Règles que doivent se prescrire ceux qui en voudront faire de nouvelles, 207. — Il y a des cas où les institutions singulières peuvent être bonnes , 208.
Insulaires. Voyez Iles.
Insulte. Un monarque doit toujours s’en abstenir : preuves par faits , 292.
Insurrection. Ce que c’était, et quel avantage en retiraient les Crélois, 248.— On s’en sert, en Pologne, avec bien moins d’avantage que l’on ne faisait en Crète , ibid.
Intendant. Chose bien douce de gagner un procès contre un ,
Intérêt. C’est le plus grand monarque de la terre, 72.
Intérêts. Discuter ses intérêts avec une très-grande rigidité est l’éponge de toutes les vertus, 645.
Intérêts. Dans quels cas l’État peut diminuer ceux de l’argent qu’il a emprunté : usage qu’il doit faire du profit de cette diminution , 388 et suiv. — Il est juste que l’argent prêté en produise : si l’intérêt est trop fort , il ruine le commerce ; s'il est trop faible, s’il n’est pas du tout permis , l’usure s’introduit, et le commerce est encore ruiné, 389. — Pour quoi les intérêts maritimes sont plus forts que les autres , ibid. — De ceux qui sont stipulés par contrat , ibid. et suiv. — Voyez Usure.
Interprétation des lois. Dans quel gouvernement peut être laissée aux juges, et dans quel gouvernement elle doit leur être interdite, 228.
Interprètes. N’ont fait qu’embrouiller l’Écriture, 91.
Intolérance morale. — Politique. Malheurs qui la suivent : elle est funeste même à la religion dominante ; par qui introduite dans le monde , 59. — Ce dogme donne beaucoup d’attachement pour une religion qui l’enseigne, 415.
Intruste. Explication de cette expression, mal entendue par MM. Bignon et du Cange, 498.
Invalides {hôtel des). C’est le lieu le plus respectable de la terre, 58.
Invasions des barbares du Nord dans l’empire, 167 et 174. — Causes de ces invasions , 174. — Pourquoi il ne s’en fait plus de pareilles ,167.
Irimette. Royaume presque désert, 76.
Irlande. Les moyens qu’on y a employés pour l’établissement d’une importante manufacture , devraient servir de modèle à tous les autres peuples pour encourager l’industrie , 303. — État dans lequel l’Angleterre la contient , 346.
Isaac l’ange, empereur. [Outra la clémence, 237.
Isben-Aben , historien arabe. Ce qu’il dit sur la naissance de Mahomet, 27.
Isrs. C’était en son honneur que les Égyptiens épousaient leurs sœurs , 428.
Isménie (Arsace et). Histoire orientale, 598 et suiv
Ispahan. Aussi grand que Paris, 16. — Causes de sa dépopulation, 78.
Italie. La gène dans laquelle les femmes y sont retenues parait un excès de liberté aux Orientaux , 16, 69. — La petitesse de la plupart de ses États rend ses princes les martyrs de la souveraineté, 69. — Leurs pays sont ouverts au premier venu , ibid. — Moderne. Ne présente que les débris de l’ancienne, 75. — Fut originairement peuplée par la Grèce, 89. — N’a plus, des attribut de la souveraineté, qu’une vaine politique , 93. — Sa situation , vers le milieu du règne de Louis XIV, contribua à la grandeur relative de la France, 256. — Il y a moins de liberté dans ses républiques
TABLE ANALYTIQUE
que dans nos monarchies : pourquoi, 265. — La multitude des moines y vient de la nature du climat : comment on devrait arrêter le progrès d’un mal si pernicieux , 303. — La lèpre y était avant les croisades : comment elle s’y était communiquée : comment on y en arrêta les progrès, 304. — Pourquoi les navires n’y sont pas si bons qu’ailleurs , 360. — Son commerce fut ruiné par la découverte du cap dé Bonne-Espérance , 374. — Loi contraire au bien du commerce, dans quelques États d’Italie, 387. — La liberté sans bornes qu’y ont les enfants de se marier à leur goût y est moins raisonnable qu’ailleurs, 394. — Était pleine de petits peuples et regorgeait d’habitants avant les Romains , 397. — Les hommes et les femmes y sont plus tôt stériles que dans le Nord, 401. — L’usage de l’écriture s’y conserva, malgré la barbarie qui le lit perdre partout ailleurs ; c’est ce qui empêcha les coutumes de prévaloir sur les lois romaines dans les pays de droit écrit, 444 , 445. — L’usage du combat judiciaire y fut porté par les Lombards , 449 , 450. — On y suivit le code de Justinien, dès qu’il fut retrouvé, 467 et suiv. — Pourquoi ses lois féodales sont différentes de celles de France , 483. — Portrait de ses divers habitants , lors de la naissance de Rome, 127 et suiv. — Dépeuplée par le transport du siège de l’empire en Orient, 169. — L’or et l’argent y deviennent très-rares, ibid. — Cependant les empereurs en exigent toujours les mêmes tributs , ibid. — L’armée d’Italie s’approprie le tiers de cette région , 175. — Est une belle chose, puisque tout le monde veut l’avoir, 641. Ivrognerie. Raisons physiques du penchant des peuples du Nord pour le vin , 300. — Est établie par toute la terre , en proportion de la froideur et de l’humidité du climat, 303.
Jacques Ier. Pourquoi fit des lois somptuaires en Aragon, quelles elles furent , 240.
Jacques II , roi de Majorque. Parait être le premier qui ait créé une partie publique , 464.
Jalousie. Singularité de celle des Orientaux , 4. — Celle des hommes prouve combien ils dépendent des femmes , 42. — Est une passion qu’on peut avoir, mais qu’on doit taire, 1 13. — Description mythologique de ses effets, 121, 122. —Il y en a de deux sortes : l’une de passion ; l’autre de coutume , de mœurs , ou de lois ; leur nature , leurs effets , 320.
Jaloux. Leur sort en France ; il y en a peu dans ce pays : pourquoi , 37.
Janicule. Voyez Mont Janicule Jansénistes désignés, 17.
Japhet. Raconte, par ordre de Mahomet, ce qui s’est passé dans l’arche de Noé, 13.
Japon. Les lois y sont impuissantes , parce qu’elles sont trop sévères, 233. — Exemples des lois atroces de cet empire, 287 , 288. — Pourquoi la fraude y est un crime capital , 296. — Est tyrannisé par les lois , 306 , 307. — Pertes que lui cause sur son commerce le privilège exclusif qu’il a accordé aux Hollandais et aux Chinois, 352. — Il fournit la preuve des avantages infinis que peut tirer du commerce une nation qui peut supporter à la fois une grande importation et une grande exportation, 356, 357. — Quoiqu’un homme y ait plusieurs femmes , les enfants d’une seule sont légitimes , 393. — Il y naît plus de tilles que de garçons ; il doit donc être plus peuplé que l’Europe , 395. — Cause physique de la grande population de cet empire , ibid. — Si les lois y sont si sévères et si sévèrement exécutées , c’est parce que la religion dominante , dans cet empire , n’a presque point de dogmes, et qu’elle ne présente aucun avenir, 410. — Il y a toujours dans son sein un commerce que la guerre ne ruine pas , 41 1 . — Pourquoi les religions étrangères s’y sont établies avec tant de facilité , 416. — Lors de la persécution du christianisme, on s’y révolta plus contre la cruauté des supplices que contre la durée des peines , 421. — On y est autant autorisé à faire mourir les chrétiens à petit feu, que 1 inquisition a faire brûler les juifs , ibid. — C’est l’atrocité du caractère des peuples, et la soumission rigoureuse que ïe prince exige à ses volontés, qui rendent la religion chré-
tienne si odieuse dans ce pays , ibid. — On n’y dispute jamais sur la religion ; toutes , hors celle des chrétiens , y sont indifférentes , ibid.
Japonais. Leur caractère bizarre et atroce; quelles lois il aurait fallu leur donner, 233. — Exemple de la cruauté de ce peuple, 234. — Ont des supplices qui font frémir la pudeur et la nature, 287. — L’atrocité de leur caractère est la cause de la rigueur de leurs lois : détail abrégé de ces lois , 306. — Conséquences funestes qu’ils tirent du dogme de l’immortalité de l’àme, 412. — Tirent leur origine des Tartares : pourquoi sont tolérants en fait de religion, 416, not. I. — Voyez Japon.
Jaxarte. Pourquoi ce fleuve ne va plus jusqu’à la mer, 359. Jean et Alexis Comnène. Rechassèrent les Turcs jusqu’à l’Euphrate, 186.
Jésuites. Leur ambition : leur éloge, par rapport au Paraguay, 208. — S’ils étaient venus avant Luther et Calvin , ils auraient été les maîtres du monde , 625. —L’auteur en a peur : pourquoi , ibid. — Attaquèrent Y Esprit des Lois dans le journal de Trévoux, 659.
Jeu. Il est très en usage en Europe, 38. — Ce n’est chez les femmes qu’un prétexte dans leur jeunesse ; c’est une passion dans un âge plus avancé , ibid. — Au Japon, un homme qui hasarde de l’argent au jeu est puni de mort , 233.
Jeu de fief. Origine de cet usage, 527.
Jeunesse. Il y a des femmes qui ont l’art de la rétablir sur un visage décrépit , 39. — Il y a trop peu d’intervalle entre le temps où l’on est trop jeune et celui où l’on est trop vieux ,
Jeux de hasard. Pourquoi défendus chez les musulmans , 38.
— Pourquoi ils ont de l’attrait, 592.
Joseph et Arsène. Se disputent le siège de Constantinople : opiniâtreté de leurs partisans , 184.
Joueur. C’est un état en Europe , 38.
Joueuses. Leur portrait , 38.
Journaux. Flattent la paresse, 74. — Devraient parler des livres anciens aussi bien que des nouveaux , ibid. — Sont ordinairement très-ennuyeux : pourquoi , ibid.
Jugements. Comment se prononçaient à Rome , 228. — Comment se prononcent en Angleterre , ibid. — Manière dont ils se forment dans les différents gouvernements , ibid. et suiv.
— Ceux qui sont rendus par le prince sont une source d’abus, 229. — Ne doivent être, dans un État libre, qu’un texte précis de la loi : inconvénients des jugements arbitraires , 266. — Détail des différentes espèces de jugements qui étaient en usage à Rome , 276 et suiv. — Ce que c’était que fausser le jugement , 455 , 458. — En cas de partage , on prononçait autrefois pour l’accusé , ou pour le débiteur , ou pour le défendeur, 456, 457. — Quelle en était la forme dans les commencements de la monarchie, 491 et suiv. — Ne pouvaient jamais, dans les commencements de la monarchie, être rendus par un homme seul , 492.
Jugement de la croix. Établi par Charlemagne , limité par Louis le Débonnaire, et aboli par Lothaire, 450.
J uger. C’était , dans les mœurs de nos pères , la même chose que combattre , 457.
Juger ( puissance de ). Dans les États libres, doit être confiée au peuple avec quelques précautions , 229 , 277. — Ou à des magistrats momentanés tirés du peuple , 265. — Peu importe à qui la donner , quand le principe du gouvernement est corrompu : partout elle est mal placée, 249. — Il n’y a point de liberté dans les États où elle se trouve dans la main qui a la puissance exécutrice et la puissance législative, 265. — Le despote peut se la réserver, 229. — Le monarque ne doit pas se l’attribuer : pourquoi, ibid. et suiv.
— Elle doit être donnée , dans une monarchie , aux magistrats exclusivement, 230. — Motifs qui en doivent exclure les ministres du monarque, ibid.
Juges. Leurs occupations, leurs fatigues, 49. — Doivent se défier des embûches que les avocats leur tendent , ibid. — A qui cette fonction doit être attribuée dans les différents gouvernements , 228 et suiv. — Voyez Juger ( puissance de). — La corruption du principe du gouvernement à Rome empêcha d’en trouver, dans aucun corps, qui fussent intfr*
TABLE ANALYTIQUE
grès, 249, 276 et suiv. — De quel corps doivent être pris "dans un État libre, 265 et suiv. — Doivent, dans un État libre, être delà condition de l’accusé, 266 —Ne doivent point, dans un État libre, avoir le droit de faire emprisonner un citoyen qui peut répondre de sa personne : exception, ibid. — Se battaient, au commencement de la première race, contre ceux qui ne s’étaient pas soumis à leur ordonnance, 450, 451.
— Terminaient les accusations intentées devant eux , en ordonnant aux parties de se battre, 451. — Quand commencèrent à juger seuls , contre l’usage constamment observé dans la monarchie, 468 —N’avaient autrefois d’autre moyen de connaître la vérité, tant dans le droit que dans le fait, que par la voie des enquêtes : comment on a supplée à une voie si peu sûre , 469. — Étaient les mêmes personnes que les rathimburges et les échevins , 492.
Juges de la question. Ce que c’était à Rome , et par qui ils étaient nommés, 277.
Juges royaux. Ne pouvaient autrefois entrer dans aucun fief , pour y faire aucune fonction, 495.
Jugurtha. Les Romains le somment de se livrer lui-même à leur discrétion , 14 1.
Juifs (anciens). Loi qui maintenait l’égalité entre eux, 212. — Quel était l’objet de leurs lois, 264. — Leurs lois sur la lèpre étaient tirées de la pratique des Égyptiens , 304.- Leurs lois sur la lèpre auraient dû nous servir de modèle pour arrêter la communication du mal vénérien , 305. — La férocité de leur caractère a quelquefois obligé Moïse de s’écarter dans ses lois de la loi naturelle, 314. — Comment ceux qui avaient plusieurs femmes devaient se comporter avec elles , 3I8. Étendue et durée de leur commerce , 359. — Leur religion encourageait la propagation , 402. — Pourquoi mirent leurs asiles dans les villes plutôt que dans leurs tabernacles ou dans leur temple, 4 1 6, 417. — Pourquoi avaient consacré une certaine famille au sacerdoce, 417. — Ce fut une stupidité de leur part de ne pas vouloir se défendre contre leurs ennemis le jour du sabbat , 425.
Juifs (modernes). Lèvent les tributs en Turquie , et y sont persécutés par les bachas , 14. — Seront menés au grand trot en enfer par les Turcs , 24. — Regardent le lapin comme un animal immonde , 30. — Il y en a partout où il y a de l’argent, 40. — Leur religion est la mère du christianisme et du mahométisme : elle embrasse le monde entier et tous les temps , ibid. et suiv. — Sont partout usuriers , et opiniâtrément attachés à leur religion : pourquoi, ibid. et suiv.
— Calme dont ils jouissent actuellement en Europe , 41. — Regardent les chrétiens et les mahométans comme des juifs rebelles , ibid. — Leurs livres semblent s’élever contre ,1e dogme de la prescience absolue, 50. — Pourquoi toujours renaissants, quoique toujours exterminés, 81. — N’ont pu se relever en Palestine depuis leur destruction sous Adrien, 82. Prêtent une grande vertu aux amulettes et aux talismans, loi. — Chassés de France sous un faux prétexte, fondé sur la haine publique , 2S3. — Pourquoi ont fait seuls le commerce en Europe dans les temps de barbarie : traitements injustes et cruels qu’ils ont essuyés : sont inventeurs des lettres de change, 373. — L’ordonnance qui, en 1745, les chassait de Moscovie, prouve que cet État ne peut cesser d’être despotique, 387. — Pourquoi ils sont attachés à leur religion, 415. — Réfutation du raisonnement qu’ils'empl oient pour persister dans leur aveuglement, 420, not. I. — L’inquisition commet une très-grande injustice en les persécutant, 420, 421. — Les inquisiteurs les persécutent plutôt comme leurs propres ennemis que comme ennemis de la religion, 421. — La Gaule méridionale était regardée comme leur prostibule : leur puissance empêcha les lois des Wisigoths de s’y établir, 443. — Traités cruellement par les Wisigoths , 477.
Jules Romain. Son tableau de la chambre des géants à Mantoue , 596.
Julia (la loi). Établit une peine contre l’adultère , 243. — Avait rendu le crime de lèse-majesté arbitraire, 285.
julien r Apostat. Homme simple et modeste, 168. — Service que ce prince rendit à l’empire sous Constanlius , 170. — Son armée poursuivie par les Arabes; pourquoi, ibid. — Par
7 il
une fausse combinaison, cause une affreuse famine à Antioche, 380. — On peut, sans se rendre complice de son apostasie , le regarder comme le prince le plus digne de gouverner les hommes , 409. — A quel motif il attribue la conversion de Constantin , 410.
Julien (le comte). Son exemple prouve qu’un prince ne doit jamais insulter ses sujets, 292. — Pourquoi il entreprit de perdre sa patrie et son roi , 306.
Julien (Didius). Proclamé empereur par les soldats, est ensuite abandonné, 164.
Juridiction civile. C’était une des maximes fondamentales de la monarchie française , que cette juridiction résidait toujours sur la même tête que la puissance militaire ; et c’est dans ce double service que l’auteur trouve l’origine des justices seigneuriales, 491.
Juridiction ecclésiastique. Nécessaire dans une monarchie, 197. — Nous sommes redevables de son établissement aux idées de Constantin sur la perfection, 402. — Ses entreprises sur la juridiction laie, 46,7. —Flux et reflux de la juridiction ecclésiastique et de la juridiction laie, ibid.
Juridiction laie. Voyez Juridiction ecclésiastique.
Juridiction royale. Comment elle recula les bornes de la juridiction ecclésiastique et de celle des seigneurs : bien que causa cette révolution , 467.
Jurisconsultes. Leur nombre accablant. 68. — Ils ont fort peu de justesse dans l’esprit, ibid. — Romains. Se sont trompés sur l’origine de l’esclavage , 308.
Jurisprudence. Ses variations sous le seul règne de Justinien, 178.— D’où pouvaient provenir ces variations, ibid. — Causes de ces variations dans une monarchie : inconvénients de ces variations : remèdes, 226. — Est-ce cette science , ou la théologie , qu’il faut traiter dans les livres de jurisprudence? 541. — Par des changements imperceptibles on pourrait retrancher bien des procès, 628.
Jurisprudence française. Consistait toute en procédés, au commencement de la troisième race, 450, 451. — Quelle était celle du combat judiciaire, 453. — Variait, du temps de saint Louis , selon la différente nature des tribunaux , 459 et suiv.
. — Comment on en conservait la mémoire , du temps où l’écriture n’était point en usage, 462. — Comment saint Louis en introduisit une uniforme par tout le royaume, 466. — Lorsqu’elle commença à devenir un art , les seigneurs perdirent l’usage d’assembler leurs pairs pour juger, 468. — Pourquoi l’auteur n’est pas entré dans le détail des changements insensibles qui en ont formé le corps , 470.
Jurisprudence romaine. Laquelle, de celle de la république, ou de celle des empereurs , était en usage en France du temps de saint Louis , 466.
Justice. Sa définition, 58. — Elle est la même pour tous les êtres, ibid. — L’intérêt et les passions la cachent quelquefois aux hommes, ibid. — Nous devons l’aimer, indépendamment de toutes considérations et de toutes conventions ; notre intérêt l’exige , ibid. — Celle qui gouverne les nations , comparée à celle qui gouverne les particuliers, 64 et suiv. — Le droit de la rendre confié par l’empereur Claude à ses officiers, 162. — Ses rapports sont antérieurs aux lois, 190. — Les particuliers ne doivent jamais être autorisés à punir euxmêmes le crime qu’ils dénoncent, 286. — Les sultans ne l’exercent qu’en l’outrant, 433. — Précaution que doivent prendre les lois qui permettent de se la faire à soi-même y 475. — Nos pères entendaient, par rendre la justice, protô ger le coupable contre la vengeance de l’offensé, 496, 497. — Ce que nos pères appelaient rendre la justice : ce droit ne pouvait appartenir qu’à celui qui avait le fief, à l’exclusion même du roi : pourquoi , 497.
Justice divine. A deux pactes avec les hommes , 428. — Parait incompatible avec la prescience, 49, 50.
Justice humaine. N’a qu’un pacte avec les hommes , 426 , 427.
Justices seigneuriales. Sont nécessaires dans une monarchie , 197. — De qui ces tribunaux étaient composés : comment on appelait des jugements qui s’y rendaient , 455 et suiv. — De quelque qualité que fussent les seigneurs, ils jugeaient en dernier ressort, sous la seconde race, toutes les matières qui étaient de leur compétence : quelle était cette compétence,
TABLE ANALYTIQUE
457 et suiv. — Ne ressortissaient point aux missi dominici, 458. — Pourquoi n’avaient pas toutes , du temps de saint Louis, la même jurisprudence, 460. — L’auteur en trouve l’origine dans le double service dont les vassaux étaient tenus dans les commencements de la monarchie , 491. — L’auteur, pour nous conduire comme par la main à leur origine , entre dans le détail de la nature de celles qui étaient en usage Chez les Germains et chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l’empire romain, 492 et suiv. — D’où vient le principe qui dit qu’elles sont patrimoniales en France ,
495. Ne tirent point leur origine des affranchissements que les rois et les seigneurs firent de leurs serfs , ni de l’usurpation des seigneurs sur les droits de la couronne , 495 ,
496. — Comment et dans quel temps les églises commencèrent à en posséder, ibid. et suiv. — Ce qu’on appelait ainsi du temps de nos pères , 497 et suiv. — Étaient établies avant la fin de la seconde race , ibid. ibid. — Où trouve-t-on la preuve , au défaut des contrats originaires de concession , qu’elles étaient originairement attachées aux fiefs? 498.
Justinien. Emploie utilement les Huns, 167. — Ne peut équiper contre les Vandales que cinquante vaissaux* 177. —Tableau de son règne, ibid. — Ses conquêtes ne font qu’affaiblir l’empire , ibid. — Épouse une femme prostituée ; empire qu’elle prend sur lui, ibid. — Idée que nous en donne Procope, 178.
— Dessein imprudent qu’il conçut d’exterminer tous les hétérodoxes , ibid. — Divisé de sentiments avec l’impératrice , ibid. — Fait construire une prodigieuse quantité de forts , 179. — Maux qu’il causa à l’empire en faisant la fonction de juge , 230. — Pourquoi le tribunal qu’il établit chez les Laziens leur parut insupportable, 337. — Coup qu’il porta à la propagation , 402. — A-t-il raison d’appeler barbare le droit qu’ont les mâles à succéder, au préjudice des filles ? 424. — En permettant au mari de reprendre sa femme, condamnée pour adultère , songea plus à la religion qu’à la pureté des mœurs , 426. — Avait trop en vue l’indissolubilité du mariage , en abrogeant une loi de Constantin touchant celui des femmes qui se remarient pendant l’absence de leur mari dont elles n’ont point de nouvelles , ibid. — En permettant le divorce, pour entrer en religion, s’éloignait entièrement des principes des lois civiles , ibid. — S’est trompé sur la nature des testaments per res et libram, 435.
— Contre l’esprit de toutes les anciennes lois , accorda aux mères la succession de leurs enfants, 437, 438. — Ota jusqu’au moindre vestige du droit ancien touchant les successions : il crut suivre la nature , et se trompa , en écartant ce qu’il appela les embarras de l’ancienne jurisprudence, 438.
— Temps de la publication de son code , 467 et suiv. — Comment son droit fut apporté en France : autorité qu’on lui attribua dans les différentes provinces , ibid. — Époque de la découverte de son Digeste; ce qui en résulta : changements qu’il opéra dans les tribunaux , ibid. — Loi inutile de ce prince, 476. — Sa compilation n’est pas faite avec assez de choix , 477 , 478. — Entreprend de reconquérir , sur les barbares, l’Afrique et l’Italie, 167.
Kan des Tartares. Comment il est proclamé : ce qu’il devient quand il est vaincu , 330.
Xouli-kan. Sa conduite à l’égard de ses soldats après la conquête des Indes, 135.
Kar. C’est le seul fleuve, en Perse, qui soit navigable, 414.
Lacédémone. Cette république ne composait qu’une famille '9; — Sur quel original les lois de cette république avaier ete copiées, 207. — La sagesse de ses lois la mit en état d résister aux Macédoniens plus longtemps que les autre villes delà Grèce, ibid. — On y pouvait épouser sa sœur uti nne, et non sa sœur consanguine , 212. — Tous les vieillard y étaient censeurs , 214. — Différence essentielle entre cett république et celle d’Athènes , quant à la subordination au magistrats, 215. — LesÉphoresy maintenaient tous le
états dans l’égalité, 217. — Vice essentiel dans la constitution de cette république , 228. — Ne subsista longtemps que parce qu’elle 11’étendit point son territoire, 250. — Quel était l’objet de son gouvernement , 264. — C’était une république, que les anciens prenaient pour une monarchie, 271 . — C’est le seul État où deux rois aient été supportables , ibid. — Excès de liberté et d’esclavage en même temps dans cette république, 279. — Pourquoi les esclaves y ébranlèrent le gouvernement, 313., — État injuste et cruel des esclaves dans cette république, 314.— Pourquoi l’aristocratie s’y établit plus tôt qu’à Athènes , 326. — Les mœurs y donnaient le ton , 337 , 338. — Les magistrats seuls y réglaient les mariages , 394. — Les ordres du magistrat y étaient totalement absolus , 473. — L’ignominie y était le plus grand des malheurs , et la faiblesse le plus grand des crimes , ibid.
— On y exerçait les enfants au larcin ; et l’on ne punissait que ceux qui se laissaient surprendre en flagrant délit , 474.
— Ses usages sur le vol avaient été tirés de Crète, et furent la source des lois romaines sur la même matière , 475. — Ses lois sur le vol étaient bonnes pour elle , et ne valaient rien ailleurs , ibid. — État des affaires de cette république après la défaite entière des Carthaginois par les Romains ,
Lacédémoniens. Pourquoi n’augmentèrent jamais les tributs qu’ils levèrent sur les ilotes, 294. — Leur humeur et leur caractère étaient opposés à ceux des Athéniens , 338. — Ce n’était pas pour invoquer la Peur que ce peuple belliqueux lui avait élevé un autel , 406.
Lamas. Comment justifient la loi qui, chez eux, permet à une femme d’avoir plusieurs maris ,317.
Laockium. Sa doctrine entraine trop dans la vie contemplative,
Laquais. Leur classe est le séminaire des grands seigneurs ,
Larcin. Pourquoi on exerçait les enfants de Lacédémone à ce crime , 475.
Latines (villes). Colonies d’Albe : par qui fondées , 127.
Latins. Qui étaient ceux que l’on nommait ainsi à Rome , 391.
— Peuple belliqueux , 127.
Latins croisés. Voyez Croisés.
L vw. Fausse opulence que son système procure à la France : bouleversement qu’il occasionne dans les fortunes, 94 et suiv.
— Histoire allégorique de son système , 99 et suiv. Bouleversement que son ignorance pensa causer, 198. — Danger de son système, ibid. — Son système fit diminuer le prix de l’argent , 380. — La loi par laquelle il défendit d’avoir au delà d’une certaine somme en argent , était injuste et funeste : celle de César, qui portait la même défense , était juste et sage, 472.
Laziens. Pourquoi le tribunal que Justinien établit chez eux leur parut insupportable , 337.
Légion romaine. Comment elle était armée, 128. — Comparée avec la phalange macédonienne , 137. — Quarante-sept légions établies par Sylla dans divers endroits de ITtaiie , 150. — Celles d’Asie toujours vaincues par celles d’Europe , 165. — Levées dans les provinces : ce qui s’ensuivit, ibid.
— Retirées par Constantin des bords des grands fleuves dans l’intérieur des provinces : mauvaises suites de ce changement, 169, 170.
Législateurs. Règles qu’ils auraient dû suivre , 55 et suiv. — En quoi les plus grands se sont principalement signalés , 194 et suiv. — Doivent conformer leurs lois au principe du gouvernement, 208 et suiv. — Ce qu’ils doivent avoir prin cipalement en vue, 231. — Suites funestes de leur dureté , 233 et suiv. — Comment doivent ramener les esprits d’un peuple que des peines trop rigoureuses ont rendu atroce , ibid. — Comment doivent user des peines pécuniaires et. des peines corporelles , 236. — Ont plus besoin de sagesse dans les pays chauds , et surtout aux Indes , que dans nos climats, 302. — Les mauvais sont ceux qui ont favorisé les vices du climat; les bons sont ceux qui ont lutté contre le climat, ibid. — Belle règle qu’ils doivent suivre, 313. — Doivent forcer la nature du climat, quand il viole la loi naturelle des deux sexes , 320. — Doivent se conformer à l’es-
TABLE ANALYTIQUE
prit d’une nation , quand il n’est pas contraire à l’esprit du gouvernement, 338. — Ne doivent point ignorer la différence qui se trouve entre les vices moraux et les vices politiques , 339. — Règles qu’ils doivent se prescrire pour un État despotique, 339, 340. — Comment quelques-uns ont confondu les principes qui gouvernent les hommes, 341. — Devraient prendre Solon pour modèle , 343. — Doivent , par rapport à la propagation , régler leurs vues sur le climat , 396. — Sont obligés de faire des lois qui combattent les sentiments naturels mêmes , 437. — Comment doivent introduire les lois utiles qui choquent les préjugés et les usages généraux , 465. — De quel esprit doivent être animés ,471.
— Leurs lois se sentent toujours de leurs passions et de leurs préjugés , 478. — Où ont-ils appris ce qu’il faut prescrire pour gouverner les sociétés avec équité , 534.
Législateurs romains. Sur quelles maximes ils réglèrent l’usure , après la destruction de la république , 392.
Législatif {corps). Doit-il être longtemps sans être assemblé? 267. — Doit-il être toujours assemblé? ibid. — Doit-il avoir la faculté de s’assembler lui-même? ibid. — Quel doit être son pouvoir vis-à-vis de la puissance exécutrice? ibid.
Législative { puissance ). Voyez Puissance législative.
Legs. Pourquoi la loi Voconienne y mit des bornes , 436.
Lenitivum, 103.
Léon. Son entreprise contre les Vandales, 177. — Successeur de Basile , perd par sa faute Tauroménie et l’ile de Lemnos ,
LépidcS. Parait en armes dans la place publique de Rome , 154. — L’un des membres du second triumvirat, 155. — Exclu du triumvirat par Octave, 156. — L’injustice de ce triumvir est une grande preuve de l’injustice des Romains de son temps, 289.
Lèpre. Dans quels pays elle s’est étendue , 304.
Lépreux. Étaient morts civilement par la loi des Lombards,
Lèse-majesté {crime de). Ce que les Anglais entendent par ce mot, 71. — Précautions que l’on doit apporter dans la punition de ce crime , 284. — Lorsqu’il est vague , le gouvernement dégénère en despotisme, ibid. — C’est un abus atroce de qualifier ainsi les actions qui ne le sont pas : tyrannie monstrueuse exercée par les empereurs romains sous prétexte de ce crime, ibid. — N’avait point lieu sous les bons empereurs, quand il n’était pas direct, 285. — Ce que c’est proprement suivant Ulpien , ibid. — Les pensées ne doivent point être regardées comme faisant partie de ce crime , ibid. — Ni les paroles indiscrètes , ibid — Quand et dans quels gouvernements les écrits doivent être regardés comme crime de lèse-majesté , 286. — Calomnie dans ce crime , 288.
— Il est dangereux de le trop punir dans une république, ibid.
Lettres anonymes. Sont odieuses, et ne méritent attention que quand il s’agit du salut du prince, 291.
Lettres de change. Époque et auteurs de leur établissement, 373. — Ont arraché le commerce des bras de la mauvaise foi , pour le faire rentrer dans le sein de la probité , ibid. — C’est à elles que nous sommes redevables de la modération des gouvernements d’aujourd’hui et de l’anéantissement du machiavélisme, 374.
Lettres familières de l’auteur, 634 et suiv.
Lettres de grâce. Leur utilité dans une monarchie , 236.
Lettres persanes , I et suiv. — Il y a quelques juvenilia que l’auteur voudrait en retrancher, 667.
Leudes. Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous appelons vassaux : leur origine , 489. — Il paraît , par tout ce qu’en dit l’auteur, que ce mot était proprement dit des vassaux du roi , ibid. et suiv. — Par qui étaient menés à la guerre et qui ils y menaient, 490. — Pourquoi leurs arrièrevassaux n’étaient pas menés à la guerre par les comtes, 491. — Étaient des comtes dans leurs seigneuries, 491 , 492.
— Voyez Vassaux.
Leuvigilde. Corrigea les lois des Wisigoths, 439 , not. I.
Lévitique. Nous avons conservé ses dispositions sur'les biens du clergé , excepté celles qui mettent des bornes à ces biens ,
Libelles. Voyez Écrits.
Liberté. Elle fait naitre l’opulence, et contribue à la population , 84. — Chacun a attaché à ce mot l’idée qu’il a tirée du gouvernement dans lequel il vit, 263 et suiv. — On a quelquefois confondu la liberté du peuple avec sa puissance 264. — Juste idée que l’on doit se faire de la liberté, ibid. 431. — On ne doit pas la confondre avec l’indépendance, 264. — Elle ne réside pas plus essentiellement dans les républiques qu’aillèurs , < 6 ûb — Constitution de gouvernement unique qui peut l’établir et la maintenir, ibid. — Elle est plus ou moins étendue, suivant l’oDjet particulier que chaque État se propose , ibid. — Existe principalement en Angleterre , ibid. et suiv. — Il n’y en a point dans les États où la puissance législative et la puissance exécutrice sont dans la même main , 265. — II n’y en a point lorsque la puissance déjuger est réunie à la législative et à l’exécutrice, ibid.
— Ce qui la forme dans son rapport avec la constitution de l’État, 280. — Considérée dans le rapport qu’elle a avec le citoyen ; en quoi elle consiste , ibid. — Sur quoi est principalement fondée, 281. — Un homme qui, dans un pays où l’on suit les meilleures lois criminelles possibles , est condamné à être pendu , et doit l’être le lendemain , est plui libre qu’un bacha ne l’est en Turquie, ibid. — Est favorisée par la nature des peines et leur proportion , ibid. Comment on en suspend l’usage dans une république , 289.
— On doit quelquefois, même dans les États les plus libres*, jeter un voile dessus , ibid. — Des choses qui l’attaquent dans la monarchie , 290. — Ses rapports avec la levée des tributs et la grandeur des revenus publics , 293 , 296. — Est mortellement attaquée en France, par la façon dont on y lève les impôts sur les boissons , 295. — L’impôt qui lui est le plus naturel est celui sur les marchandises, 297. — Quand o.n en abuse pour rendre les tributs excessifs , elle dégénère en servitude ; et l’on est obligé de diminuer les tributs , ibid.
— Causes physiques qui font qu’il y en a plus en Europe que dans toutes les autres parties du monde, 324. — Se conserve mieux dans les montagnes qu’ailleurs1, 326. — Les terres sont cultivées en raison de la liberté et non de leur fertilité, ibid. — Se maintient mieux dans les îles que dans le continent , 327. — Convient dans les pays formés par l’industrie des hommes, ibid. — Celle dont jouissent les peuples qui ne cultivent point les terres est très-grande, 329 , 336. — Les Tartares sont une exception à la règle précédente : pourquoi , 330. — Est très-grande chez les peuples qui n’ont pas l’usage de la monnaie , ibid. — Exception à la règle précédente , ibid. — De celle dont jouissent les Arabes , ibid. — Est quelquefois insupportable aux peuples qui ne sont pas accoutumés à en jouir : cause et exemples de cette bizarrerie, 337. — Est une partie des coutumes du peuple libre , 344. — Effets bizarres et utiles qu’elle produit en Angleterre , ibid. et suiv. — Facultés que doivent avoir ceux qui en jouissent, 345. — Celle des Anglais se soutient quelquefois par les emprunts de la nation, 346. — Ne s’accommode guère de la politesse, 348. — Rend superbes les nations qui en jouissent : les autres ne sont que vaines, ibid. — Ne rend pas les historiens plus véridiques que l’esclavage : pourquoi , ibid. — Est naturelle aux peuples du Nord , qui ont besoin de beaucoup d’activité et d’industrie pour se procurer les biens que la nature leur refuse; elle est comme insupportable aux peuples du Midi , auxquels la nature donne plus qu’ils n’ont besoin, 357 , 358. — Est acquise aux hommes par les lois politiques ; conséquences qui en résultent , 429. — On ne doit point décider par ces lois ce qui ne doit l’être que par celles qui concernent la propriété : conséquences de ce principe , ibid. — Dans les commencements de la monarchie française , les questions sur la liberté des particuliers ne pouvaient être jugées que dans les placites du comte, et non dans ceux de ses officiers, 491.
Liberté civile. Époque de sa puissance à Rome, 290.
Liberté de sortir duroyaume. Devrait être accordée à tous lf s sujets d’un État despotique , 293.
Liberté d’un citoyen. En quoi elle consiste, 265. — î' faut quelquefois priver un citoyen de sa liberté , pour com i er
TABLE ANALYTIQUE
celle de tous : cela ne se doit faire que par une loi particulière authentique : exemple tiré de l’Angleterre, 289. — Lois qui y sont favorables dans la république, ibid. — Un citoyen ne la peut pas vendre pour devenir esclave d’un autre, 308. Liberté du commerçant. Est fort gênée dans les États libres, et fort étendue dans ceux où le pouvoir est absolu , 353. Liberté du commerce. Est fort limitée dans les États où le pouvoir est absolu, et fort libre dans les autres :pourquoi, 353. Liberté philosophique. En quoi elle consiste , 280.
Liberté politique. En quoi elle consiste, ibid. — Époque de sa naissance à Rome , 290.
Libre arbitre. Paraît incompatible avec la prescience, 49 et suiv. — Une religion rqui admet ce dogme a besoin d’être soutenue par des lois moins austères qu’une autre, 410. Libye. C’est le seul pays , avec ses environs , où une religion qui défend l’usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, 414.
Lieutenant. Celui du juge représente les anciens prud’hommes, qu’il était obligé de consulter autrefois, 468.
Ligne de démarcation établie par le pape Alexandre VI, entre les Espagnols et les Portugais , 374.
Ligues contre les Romains , rares : pourquoi , 139 et suiv. Limites posées par la nature même à certains États , 138. Lionne (le comte de), président des nouvellistes , 89. Littérature. Peu de cas qu’en font les philosophes , 105.
Livras (le censeur M.).Nota trente-quatre tribus tout à la fois ,
Livourne. Ville la plus florissante de l’Italie, 19. Zmres.lmmortalisent les sottises de leurs auteurs , 44. — Originaux. Respect qu’on doit avoir pour eux, 45. — L’auteur en a mis au jour, sans être touché de la réputation de bel esprit, 621. — Il a la maladie d’en faire, et d’être honteux de les avoir faits , 622. — A quoi bon en faire pour cette petite terre? 626. — On y trouve les hommes meilleurs qu’ils ne sont, 627.
Lods et ventes. Origine de ce droit, 526.
Loi. Ce mot est celui pour lequel le principal ouvrage de l’auteur a été composé. Il y est donc présenté sous un très-grand nombre de faces , et sous un très-grand nombre de rapports. On le trouvera ici divisé en autant de classes qu’on a pu apercevoir de différentes faces principales. Toutes ces classes sont rangées alphabétiquement dans l’ordre qui suit : Loi Acilia. Loi de Gondebaud. Loi de Valentinien. Loi des DouzeTables. Loi du talion. Loi Gdbinienne. Loi Oppienne. Loi Pappienne. Loi Porcia. Loi Saliquc. Loi Valèrienne.Loi Voconienne. Lois (ce mot pris dans sa signitication générique). Lois agraires. Lois barbares. Lois civiles. Lois civiles des Français. Lois civiles sur les fiefs. Lois {clergé.) Lois {climat). Lois {commerce). Lois ( conspiration ). Lois Cornéliennes. Lois criminelles. Lois d'Angleterre. Lois de Crète. Lois de la Grèce. Lois de la morale. Lois de l'éducation. Lois de Lycurgue. Lois de Moïse. Lois de Penn. Lois de Platon. Lois des Bavarois. Lois des Bourguignons. Lois des Lombards. Lois des peuples germains. Lois {despotisme). Lois des Saxons. Lois des Wisigoths. Lois divines. Lois domestiques. Lois du mouvement , Lois {égalité). Lois {esclavage). Lois {Espagne). Lois féodales. Lois {France). Lois humaines. Lois {Japon). Lois Juliennes. Lois {liberté). Lois {mariage). Lois {mœurs). Lois {monarchie). Lois {monnaie). Lois naturelles. Lois {Orient). Lois politiques. Lois positives. Lois {république). Lois {religion). Lois ripuaires. Lois romaines. Lois sacrées. Lois {sobriété). Lois somptuaires. Lois {suicide). Lois {terrain).
Loi Acilia. Les circonstances où elle a été rendue en font une des plus sages lois qu’il y ait, 234.
Loi de Gondebaud. Quel en était le caractère , l’objet , 441.
Loi de V alentinien permettant la polygamie dans l’empire : pourquoi ne réussit pas, 316.
Loi des Douze Tables. Pourquoi imposait des peines tropsévères, 234. — Dans quel cas admettait la loi du talion , 236. — Changement sage qu’elle apporta dans le pouvoir de juger a Rome , 277. — Ne contenait aucune disposition tou- I chant les usures , 390. — A qui elle déférait la succession, I 433 et suiv. — Pourquoi permettait à un testateur de se [
choisir tel citoyen qu’il jugerait a propos pour son héritier, contre toutes les précautions que l’on avait prises pour empêcher les biens d’une famille de passer dans une autre, 434. — Est-il vrai qu’elle ait autorisé le créancier à couper par morceaux le débiteur insolvable ? 471. — La différence qu’elle mettait entre le voleur manifeste et le voleur non manifeste n’avait aucune liaison avec les autres lois civiles des Romains : d’où cette disposition avait été tirée, 474. — Comment avait rectifié la disposition par laquelle elle permettait de tuer un voleur qui se mettait en défense , 475. — Était un modèle de précision , ibid
Loi du talion. Voyez Talion.
Loi Gabinienne. Ce que c’était, 391.
Loi Oppienne. Pourquoi Caton fit des efforts pour la faire recevoir : quel était le but de cette loi , 435.
Loi Pappienne. Ses dispositions touchant les mariages , 427. — Dans quel temps , par qui , et dans quelle vue elle fut faite,
Loi Porcia. Comment rendit sans application celles qui avaient fixé des peines , 234.
Loi salique. Origine et explication de celle que nous nommons ainsi, 331 et suiv. — Disposition de cette loi touchant les successions, 332. — N’a jamais eu pour objet [la préférence d’un sexe sur un autre , ni la perpétuité de la famille , du nom, etc. Elle n’était qu’économique : preuves tirées du texte même de cette loi , ibid. — Ordre qu’elle avait établi dans les successions : elle n’exclut pas indistinctement les filles de la terre salique, ibid. et suiv. — S’explique par celles des Francs ripuaires et des Saxons , 333. — C’est elle qui a affecté la couronne aux mâles exclusivement, ibid.
— C’est en vertu de sa disposition que tous les frères succédaient également à la couronne, 334. — Elle ne put être rédigée qu’après que les Francs furent sortis de la Germanie : leur pays, 438. — Les rois de la première race en retran chèrent ce qui ne pouvait s’accorder avec le christianisme , et en laissèrent subsister tout le fond, 439. — Le clergé n’y a point mis la main , comme aux autres lois barbares , et elle n’a point admis de peines corporelles , ibid. — Différence capitale entre elle et celles des Wisigoths et des Bourguignons, 441 , 445 et suiv. — Tarif des sommes qu’elle imposait pour la punition des crimes : distinctions affligeantes qu’elle mettait à cet égard entre les Francs et les Romains , 440 , 451. — Pourquoi acquit-elle une autorité presque générale dans le pays des Francs, tandis que le droit romain s’y perdit peu à peu? 441. — N’avait point lieu en Bourgogne : preuve, ibid. — Ne fut jamais reçue dans le pays de l’éta • blissement des Goths, ibid. — Comment cessa d’être en usage chez les Français, 443 et suiv. — On y ajouta plusieurs capitulaires , 444. — Était personnelle seulement ou territoriale seulement, ou l’un et l’autre à la fois, suivant les circonstances : et c’est cette variation qui est la source de nos coutumes, 445. —N’admit point l’usage des preuves négatives , 446. — Exception à ce qui vient d’être dit , ibid.
— N’admit point la preuve par le combat judiciaire, tbid.
— Admettait la preuve par l’eau bouillante : tempérament dont elle usait pour adoucir la rigueur de cette cruelle épreuve , 447. — Pourquoi tomba dans l’oubli ,.450. — Combien adjugeait de composition à celui à qui on avait reproché d’avoir laissé son bouclier : réformée , à cet égard , par Charlemagne, 452. — Appelle hommes qui sont sous le fot du roi ce que nous appelons vassaux, 489.
Loi Valèricnne. Quelle en fut l’occasion : ce qu’elle contenait, 232, 277.
Loi Voconienne. Était-ce une injustice, dans cette loi, de ne pas permettre d’instituer une femme héritière , pas même sa fille unique? 424. — Comment on trouva dans les formes judiciaires le moyen de l’éluder, 436 et suiv. — Sacrifiait le citoyen et l’homme, et ne s’occupait que de la république , 437. — Cas où la loi Pappienne en fit cesser la prohibition , en faveur de la propagation , ibid. — Par quels degrés on parvint à l’abolir tout à fait , ibid.
Lots. Leur définition , 190. — Ont-elles leur application à tous les cas? 49. — Règles suivant lesquelles elles auraient du être faites, 55. — On doit se déterminer difficilement à le*
table analytique.
abroger, 55. — N’ont jamais plus de force que quand elles secondent la passion dominante de la nation pour qui elles sont faites , 1 52. — Tous les êtres ont des lois relatives à leur nature ; ce qui prouve l’absurdité de la fatalité imaginée par les matérialistes, ibid. — Dérivent de la raison primitive, ibid. — Celles de la création sont les mêmes que celles de la conservation , ibid. — Entre celles qui gouvernent les êtres intelligents , il y en a qui sont éternelles : qui elles sont, ibid. — La loi qui prescrit de se conformer à celles de la société dans laquelle on vit est antérieure à la loi positive, ibid. — Sont suivies plus constamment par le monde physique que'par le monde intelligent : pourquoi , ibid. — Considérées dans le rapport que les peuples ont entre eux , forment le droit des gens ; dans le rapport qu’ont ceux qui gouvernent avec ceux qui sont gouvernés, forment le droit politique; dans le rapport que tous les citoyens ont entre eux, forment le droit civil , 192. — Les rapports qu’elles ont entre elles, 193. — Leur rapport avec la force défensive , 253. — Leur rapport avec la force offensive , 250. — Diverses sortes de celles qui gouvernent les hoqimes : 1° le droit naturel; 2° le droit divin; 3° le droit ecclésiastique ou canonique ; 4° le droit des gens ; 5° le droit politique général ; 6° le droit politique particulier ; 7° le droit de conquête ; 8° le droit civil ; 9° le droit domestique. C’est dans ces diverses classes qu’il faut trouver les rapports que ' les lois doivent avoir avec l’ordre des choses sur lesquelles elles statuent, 422 etsuiv. — Les êtres intelligents ne suivent pas toujours les leurs, 191,428. — Le salut du peuple est la suprême loi. Conséquences qui découlent de cette maxime , 432. — Le nouvelliste ecclésiastique a donné dans une grande absurdité , en croyant trouver dans la définition des lois, telle que l’auteur la donne , la preuve qu’il est spinosiste , tandis que cette définition même , et ce qui suit , détruit le système de Spinosa , 529 et suiv.
Lois agraires. Sont utiles dans une démocratie, 238. — Au défaut d’art, sont utiles à la propagation, 396. — Pourquoi Cicéron les regardait comme funestes , 429. — Par qui faites à Rome , 434. — Pourquoi le peuple ne cessa de les demander à Rome , ibid.
Lois barbares. Doivent servir de modèle aux conquérants, 257, 258. — Quand et par qui furent rédigées celles des Saliens , Ripuaires, Bavarois, Allemands, Thuringiens, Frisons, Saxons , Wisigoths , Bourguignons et Lombards : simplicité admirable de celles des six premiers de ces peuples ; causes de cette simplicité : pourquoi celles des quatre autres n’en eurent pas tant , 438 et suiv. — N’étaient point attachées à
‘ un certain territoire ; elles étaient toutes personnelles : pourquoi, 439, 441.— Comment on leur substitua les coutumes, 445. — En quoi différaient de la loi salique , 446. — Celles qui concernaient les crimes ne pouvaient convenir qu’à des peuples simples , et qui avaient une certaine candeur, ibid.
— Admettaient toutes , excepté la loi salique , la preuve par le combat singulier, ibid. — On y trouve des énigmes à chaque pas, 451. — Les peines qu’elles infligeaient aux criminels étaient toutes pécuniaires, et ne demandaient point de partie publique, 463. — Pourquoi roulent presque toutes sur les troupeaux , 480 ,481. — Pourquoi sont écrites en latin : pourquoi on y donne aux mots latins Un sens qu’ils n’avaient pas originairement : pourquoi on en a forgé de nouveaux , 487. — Pourquoi ont fixé le prix des compositions : ce prix y est réglé avec une précision et une sagesse admirables , 493
Loi civiles. Celles d’une nation peuvent difficilement convenir à une autre, 192. — Doivent être propres au peuple pour qui elles sont faites , et relatives au principe et à la nature de son gouvernement, au physique et au climat du pays , aux mœurs , aux inclinations et à la religion des habitants, ibid. etsuiv. 199, 209, 213 et suiv. — Pourquoi l’auteur n’a point séparé les lois civiles des lois politiques , 193. —Qui sont celles qui dérivent de la nature du gouvernement, ibid. et suiv. — Où doivent être déposées dans une monarchie, 198. — La noblesse et le conseil du prince sont incapables de ce dépôt, ibid. — Doivent être relatives tant au principe qu’à la nature du gouvernement, MONTESQUIEU.
199. — Doivent remédier aux abus qui peuvent résulter de la nature du gouvernement, 218. — Différents degrés de simplicité qu’elles doivent avoir, dans les différents gouvernements , 226. — Dans quels gouvernements et dans quels cas on en doit suivre le texte précis dans les jugemen ts, 228.— A force d’être sévères, elles deviennent impuissantes : exemple tiré du Japon , 233 et suiv. — Dans quels cas et
pourquoi elles donnent leur confiance aux hommes, 236.
Peuvent régler ce qu’on doit aux autres , non tout ce qu’on se doit à soi-même , 242. — Sont tout à la fois clairvoyantes et aveugles ; quand et par qui leur rigidité doit être modérée, 268. — Les prétextes spécieux que l’on emploie pour faire paraître justes celles qui sont les plus injustes sont la preuve de la dépravation d’une nation , 288 , 289. — Doivent être différentes chez les différents peuples, suivant qu’ils sont plus ou moins communicatifs, 324. — De celles des peuples qui ne cultivent point les terres , 329. — Celles des peuples qui n’ont pas l’usage de la monnaie, ibid. et suiv. — Celles des Tartares, au sujet des successions , 331.
— Quelle est celle des Germains d’où l’on a tiré ce que nous appelons la loi salique, ibid. et suiv. — Considérées dans le rapport qu’elles ont avec les principes qui forment l’esprit général , les mœurs et les manières d’une nation , 335 et suiv , 344 et suiv. — Combien, pour les meilleures lois, il est nécessaire que les esprits soient préparés , 337. — Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, les mœurs, etc. : de là naît l’esprit général d’une nation, ibid. et suiv. — Différence entre leurs effets et ceux des mœurs , 340. — Ce que c’est, ibid.— Ce n’est point par leur moyen que l’on doit changer les mœurs et les manières d’une nation, ibid.— Différence entre les lois et les mœurs, 341. — Ce ne sont point les lois qui ont établi les mœurs’ ibid. — Comment doivent être relatives aux mœurs et aux manières , 343. — Comment peuvent contribuer à former les mœurs , les manières et le caractère d’une nation , 344 et suiv. — Considérées dans le rapport qu’elles ont avec le nombre des habitants , 397. — Celles qui font regarder comme nécessaire ce qui est indifférent font regarder comme indifférent ce qui est nécessaire, 410. — Sont quelquefois
obligées de défendre les mœurs contre la religion, 411.
Rapport qu’elles doivent avoir avec l’ordre des choses sur lesquelles elles statuent , 422 , 423 et suiv. — Ne doivent point être contraires à la loi naturelle : exemples , 423 et suiv. — Règlent seules les successions et le partage des biens, 424 et suiv. — Seules, avec les lois politiques, décident, dans les monarchies purement électives , dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants ou à d’autres, 42 1. — Seules, avec les lois politiques , règlent les droits des bâtards, 425. — Leur objet, ibid. — Dans quel cas doivent être suivies, lorsqu’elles permettent, plutôt que celles de la religion qui défendent, 426. — Cas où elles dépendent des mœurs et des manières , 429. — Leurs défenses sont accidentelles, ibid. — Les hommes leur ont sacrifié la communauté naturelle des biens : conséquences qui en résultent, ibid. — Sont le palladium de la propriété, ibid.
— Il est absurde de réclamer celles de quelque peuple que ce soit, quand il s’agit de régler la succession à la couronna 430. — Il faut examiner si celles qui paraissent se contre^ dire sont du même ordre , 431. — Ne doivent point décider les choses qui dépendent du droit des gens , ibid. — On est libre quand ce sont elles qui gouvernent, ibid. — Leur puissance et leur autorité ne sont pas la même chose, 432. — Il y en a d’un ordre particulier, qui sont celles de la police , ibid. — Il ne faut pas confondre leur violation avec celle de la simple police, 433. — Il n’est pas impossible qu’elles n’obtiennent une grande partie de leur objet , quand elles sont telles qu’elles ne forcent que les honnêtes gens à les éluder, 437. — De la manière de les composer, 471, 475 , 478 , 479. — Celles qui paraissent s’éloigner des vues du législateur y sont souvent conformes, 471. — De celles qui choquent les vues du législateur, ibid. — Exemple d’une loi qui est en contradiction avec elle-même , 472. — Celles qui paraissent les mêmes n’ont pas toujours le même effet ni le même motif, ibid. — Nécessité de les bien compose;-,
TABLE ANALYTIQUE
472. —Celles qui paraissent contraires dérivent quelquefois du même esprit , 473. — De quelle manière celles qui sont diverses peuvent être comparées , ibid. — Celles qui paraissent les mêmes sont quelquefois réellement différentes, 474. — Ne doivent point être séparées de l’objet pour lequel elles sont faites, 474, 475. — Dépendent des lois politiques : pourquoi, 475. — Ne doivent point être séparées des circonstances dans lesquelles elles ont été faites, ibid. Il est bon quelquefois qu’elles se corrigent elles-mêmes , ibid. — Précautions que doivent apporter celles qui permettent de se faire justice à soi-même , ibid. — Comment doivent être composées , quant au style et quant au fond des choses , ibid. et suiv. — Leur présomption vaut mieux que celle de l’homme , 477. — On n’en doit point faire d’inutiles : exemple tiré de la loi Falcidie , ibid. — C’est une mauvaise manière de les faire par des rescrits , comme faisaient les empereurs romains : pourquoi , ibid. et suiv
— Est-il nécessaire qu’elles soient uniformes dans un État? 478. se sentent toujours des passions et des préjugés du législateur, ibid.
Lois civiles des Français. Leur origine et leurs révolutions , 438 et suiv.
Lois civiles sur les fiefs. Leur origine, 528.
Lois [clergé). Bornes qu’elles doivent mettre aux richesses du clergé, 417.
Lois (climat). Leur rapport avec la nature du climat , 300 et suiv. Doivent exciter les hommes à la culture des terres dans les climats chauds : pourquoi , 303. — De celles qui ont rapport aux maladies du climat, 304.— La contiance qu’elles ont dans le peuple est différente, selon les climats, 306, 307. — Comment celles de l’esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat , 307.
Lois (commerce). Des lois, dans le rapport qu’elles ont avec le commerce, considéré dans sa nature et ses distinctions , 349 et suiv. 357 — De celles qui emportent la confiscation de la marchandise, 353. — De celles qui établissent la sûreté du commerce, 354. —Des lois , dans le rapport qu’elles ont avec le commerce, considéré dans les révolutions qu’il a eues dans le monde, 357. — Des lois du commerce aux Indes, 374 et suiv.
— Lois fondamentales du commerce de l’Europe, 375 et suiv.
Lois (conspiration). Précautions que l’on doit apporter dans les lois qui regardent la révélation des conspirations , 288.
Lois Cornéliennes. Leur auteur, leur cruauté , leurs motifs ,
Lois criminelles. Les différents degrés de simplicité qu’elles doivent avoir dans les différents gouvernements, 227.— Combien on a été de temps à les perfectionner; combien elles étaient imparfaites à Cumes, à Rome sous les rois, en France sous les premiers rois, 281 et suiv. — La liberté du citoyen dépend principalement de leur bonté, 280. — Un homme qui, dans un État où l’on suit les meilleures lois criminelles qui soient possibles, est condamné à être pendu, et doit l’être le lendemain, est plus libre qu’un bacha en Turquie, 281 .—Comment on peut parvenir à faire les meilleures qu’il soit possible, ibid. — Doivent tirer chaque peine de la nature du crime, ibid. et suiv. — Ne doivent punir que les actions extérieures, 284 et suiv. — Le criminel qu’elles font mourir ne peut réclamer contre elles, puisque c’est parce qu’elles le font mourir qu’elles lui ont sauvé la vie à tous les instants, 308. — En fait de religion , les lois criminelles n’ont d’effet que comme destruction, 420. — Celle qui permet aux enfants d’accuser leur père de vol ou d’adultère est contraire à la nature, 423.
— Celles qui sont les plus cruelles peuvent-elles être les meilleures? 471.
Lois d’ Angleterre. Ont été produites en partie par le climat, 344 et suiv. — Voyez Angleterre.
Lois de Crète. Sont l’origine sur lequel on a copié celles de Lacédémone’, 207.
Lois de la Grèce. Celles de Minos, de Lycurgue et de Platon, ne peuvent subsister que dans un petit État, 208. — Ont puni, ainsi que les lois romaines, l’homicide de soi-même, sans avoir le même objet, 473.— Source de plusieurs lois abominables de la Grèce , 475.
Lois de la morale. Sont bien moins observées que les lois phy~ siques, 190, 191. — Quel en est le principal effet, 191.
Lois de l'éducation. Doivent être relatives au principe du gouvernement , 204 et suiv.
Lois de Lycurgue. Leurs contradictions apparentes prouvent la grandeur de son génie, 207. — Ne pouvaient subsister que dans un petit État, 208.
Lois de Moïse. Leur sagesse au sujet des asiles , 416 , 417.
Lois de Penn. Comparées avec celles de Lycurgue , 207.
Lois de Platon. Étaient la correction de celles de Lacédémone,
Lois des Bavarois. On y ajouta plusieurs capitulaires ; suites qu’eut cette opération , 444.
Lois des Bourguignons. Sont assez judicieuses , 439. — Comment cessèrent d’être en usage chez les Français, 443 et suiv.
Lois des Lombards. Les changements qu’elles essuyèrent, furent plutôt des additions que des changements , 439. — Sont assez judicieuses, ibid. — On y ajouta plusieurs capitulaires : suite qu’eut cette opération , 444.
Lois des peuples germains. Leurs différents caractères , 438 et suiv.
Lois ( despotisme ). Il n’y a point de lois fondamentales dans les États despotiques, 198. — Qui sont celles qui dérivent de l’état despotique, ibid. —Il en faut un très-petit nombre dans un État despotique, 219. — Comment elles sont relatives au pouvoir despotique, Lavolonté du prince est la seule loi dans les États despotiques,* b id. et suiv.— Causes de leur simplicité dans les États despotiques, 227.— Celles qui ordonnent aux enfants de n’avoir d’autre profession que celle de leur père ne sont bonnes que dans un État despotique , 355.
Lois des Saxons. Causes de leur dureté , 439.
Lois des Wisigoths. Furent refondues par leurs rois et par le clergé. Ce fut le clergé qui y introduisit les peines corporelles, qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbares auxquelles il ne toucha point, 439. — C’est de ces lois qu’ont été tirées toutes celles de l’inquisition : les moines n’ont fait que les copier, ibid. — Sont idiotes, n’atteignent point le but, frivoles dans le fond , et gigantesques dans le style , ibid. — Triomphèrent en Espagne ; et le droit romain s’y perdit, 443. — Comment cessèrent d’être en usage en France, ibid et suiv. — L’ignorance de l’écriture les a fait tomber en Espagne,
Lois divines. Rappellent sans cesse l’homme à Dieu, qu’il aurait oublié à tous les instants, 19 1.— C’est un grand principe qu’elles sont d’une autre nature que les lois humaines, 422. — Autres principes auxquels celui-là est soumis. 1° Les lois divines sont invariables, les lois humaines sont variables ; 2° la principale force des lois divines vient de ce qu’on croit la religion : elles doivent donc être anciennes. La principale force des lois humaines vient de la crainte ; elles peuvent
' donc être nouvelles , ibid.
Lois domestiques. On ne doit point décider de ce qui est de leur ressort par les lois civiles, 431.
Lois du mouvement. Sont invariables, 190.
Lois ( égalité). Loi singulière qui , en introduisant l’égalité , la rend odieuse, 213.
Lois ( esclavage ). Comment celles de l’esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat, 307. — Ce qu’elles doivent faire par rapport à l’esclavage, 311. — Comment celles de l’esclavage domestique ont du rapport avec la nature du climat, 315. — Comment celles de la servitude politique ont du rapport avec la nature du climat, 322.
Lois ( Espagne ). Absurdité de celles qui ont été faites sur l’emploi de l’or et de l’argent, 377.
Lois féodales. Ont pu avoir des raisons pour appeler les mâles à la succession, à l’exclusion des filles, 424.— Quand la France commença à ê'tre plutôt gouvernée par les lois féodales que par les lois politiques, 443, 444. — Quand s’établirent, ibid. — Théorie de ces lofs, dans le rapport qu’elles ont avec la monarchie, 478 et suiv. et 503 et suiv. — Leurs sources,
Lois ( France). Les anciennes lois de France étaient parfaitement dans l’esprit de la monarchie, 232. — Ne doivent point, en France, gêner les manières, elles gêneraient les vertus
TABLE ANALYTIQUE
33*. — Quand commencèrent, en France, à plier sous l’autorité des coutumes, 445.
Lois humaines Tirent leur principal avantage delà nouveauté, 422. — Voyez Lois divines.
Lois (Japon). Pourquoi sont si sévères au Japon, 233, 306 et suiv. Tyrannisent le Japon, 338. — Punissent au Japon la moindre désobéissance ; c’est ce qui a rendu la religion chrétienne odieuse, 421.
Lois Juliennes. Avaient rendu le crime de lèse-majesté arbitraire, 285. — Ce que c’était, 399.— On n’en a plus que des fragments : où se trouvent ces fragments : détails de leurs dispositions contre le célibat, ibid. et suiv.
Lois {liberté). De celles qui forment la liberté politique , dans son rapport avec la constitution, 263. — De celles qui forment la liberté politique, dans son rapport avec le citoyen, 280.— Comment forment la liberté du citoyen, ibid. et suiv. — Paradoxe sur la liberté, 281. — Authenticité que doivent avoir celles qui privent un seul citoyen de sa liberté, lors même que c’est pour conserver celle de tous, 289. — De celles qui sont favorables à la liberté des citoyens, dans une république, ibid. — De celles qui peuvent mettre un peu de liberté dans les États despotiques, 292. — N’ont pu faire de la liberté du citoyen un objet de commerce , 308. — Peuvent être telles , que les travaux les plus pénibles soient faits par des hommes libres et heureux, 310.
Lois (mariages). Ont, dans certains pays, établi divers ordres de femmes légitimes, 393. — Dans quels cas il faut suivre les lois civiles , en fait de mariage , plutôt que celles de la religion, 427. — Dans quels cas les lois civiles doivent régler les mariages entre parents ; dans quels cas ce doit être les lois de la nature , ibid. et suiv. — Ne peuvent ni ne doivent permettre les mariages incestueux : quels ils sont , 428. — Permettent ou défendent les mariages, selon qu’ils paraissent conformes ou contraires à la loi de nature dans les différents pays , 429.
Lois (mœurs). Les lois touchant la pudicité sont de droit naturel, et doivent, dans tous les États, protéger l’honneur des femmes esclaves comme celui des femmes libres, 3U , 312. — Leur simplicité dépend de la bonté des mœurs du peuple, 343. — Comment suivent les mœurs , ibid. et suiv. —Sont quelquefois obligées de défendre les mœurs contre la religion, 411.
Lois (monarchie). Arrêtent les entreprises tyranniques des monarques : mais dans une république n’ont aucun pouvoir sur celles d’un citoyen subitement revêtu d’une autorité qu’elles n’ont pas prévue, 196. — La monarchie a pour base les lois fondamentales de l’État, 197. — Qui sont celles qui dérivent du gouvernement monarchique, ibid. — Doivent, dans une monarchie , avoir un dépôt fixe : quel est ce dépôt, 198. — Dans une monarchie, tiennent lieu de vertu, 201. — Jointes à l’honneur, produisent, dans une monarchie, le même effet que la vertu', 20J , 202. — L’honneur leur donne la vie, dans une monarchie, 202. — Comment sont relatives à leur principe, dans une monarchie, 217. — Doivent-elles contraindre les citoyens d’accepter les emplois? 224. — Le monarque ne peut les enfreindre sans danger, 230. — Leur exécution , dans la monarchie , fait la sûreté et le bonheur du monarque , 290. — Doivent menacer, et le prince encourager, 29 1.
Lois (monnaie). Leur rapport avec l’usage de la monnaie ,
Lois naturelles. S’établissent entre les êtres unis par le sentiment, 191. — Leur source. Règles pour les connaître bien, ibid. — Règles pour les discerner d’avec les autres, ibid. — Celle qui nous porte vers Dieu est la première par son importance , et non la première dans l’ordre des lois, ibid. — Quelles sont les premières dans l’ordre de la nature même, ibid. et suiv — Obligent les pères à nourrir leurs enfants, mais non pas à les faire héritiers, 424? — C’est par elles qu’il faut décider dans les cas qui les regardent , et non par les préceptes de la religion , 425. — Dans quels cas doivent régler les mariages entre parents : dans quels cas ce doit être les lois civiles , 427 et suiv. — Ne peuvent être locales , 428, 429. -- Leur défense est invariable, ibid. -Est-ce un
crime de dire que la première loi de la nature est la paix, et que la plus importune est celle qui prescrit à l’homme ses devoirs envers Dieu? 533.
Lois ( Orient). Raisons physiques de leur immutabilité en Orient , 302.
Lois politiques. Quel est leur principal effet, 192. — Pourquoi l’auteur n’a point séparé les lois politiques des lois civiles, 193. — De celles des peuples qui n’ont point l’usage de la monnaie, 329, 330. — La religion chrétienne veut que les hommes aient celles qui concernent la religion 419. — Elles seules , avec les lois civiles, règlent les successions, et le partage des biens, 424. — Seules , avec les lois civiles , décident , dans les monarchies purement électives, dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants , ou à d’autres , ibid. — Seules , avec les lois civiles , règlent les successions des bâtards , 425. — Les hommes leur ont sacrifié leur indépendance naturelle : conséquences qui en résultent, 429. —Règlent seules la succession à la couronne , 430. — Ce n’est point par ces lois que l’on doit décider ce qui est du droit des gens, 431. — Celle qui, par quelque circonstance, détruit l’État, doit être changée , 432. — Les lois civiles en dépendent : pourquoi ,
Lois positives. Ne sont pas la règle sûre du juste et de l’injuste , 190. — Ne s’établissent qu’entre les êtres unis par la connaissance , 191. — Leur origine , 192 , 193. — Ont moins de force dans une monarchie que les lois de l’honneur,
Lois (religion. ) Quel en est l’effet principal , 191. — Quelles sont les principales qui furent faites dans l’objet de la perfection chrétienne , 402. — Leur rapport avec la religion établie dans chaque pays, considérée dans ses pratiques et en elle-même , 406 , 415. — La religion chrétienne veut que les hommes aient les meilleures lois civiles qui sont possibles , 406. — Celles d’une religion qui n’a pas seulement le bon pour objet , mais le meilleur ou la perfection , doivent être des conseils , et non des préceptes , 408. — Celles d’une religion, quelle qu’elle soit, doivent s’accorder avec celles de la morale, ibid. — Comment la force de la religion doit s’appliquer à la leur, 410. — Il est bien dangereux que les lois civiles permettent ce que la religion doit défendre, quand celle-ci défend ce qu’elles doivent permettre, ibid. — Ne peuvent pas réprimer un peuple dont la religion ne promet que des récompenses, et point de peines, 410, 41 1. — Comment corrigent quelquefois les fausses religions, 411 . — Comment les lois de la religion ont l’effet des lois civiles, 412. — Du rapport qu’elles ont avec l’établissement de la religion de chaque pays, et sa police extérieure, 415 et suiv. 422 et suiv. — 11 faut, dans la religion, des lois d’épargne, 418. — Coihment doivent être dirigées celles d’un État qui tolère plusieurs religions, 419. — Dans quels cas les lois civiles doivent être suivies lorsqu’elles permettent , plutôt que celles dé la religion qui défendent, 425, 426. — Quand doiton , à l’égard des mariages, suivre les lois civiles plutôt que celles de la religion ? 427.
Lois ( république ). Celles qui établissent le droit de suffrages dans la démocratie sont fondamentales, 193. — Qui sont celles qui dérivent du gouvernement républicain , et premièrement de la démocratie , 193 et suiv. — Par qui doivent être faites dans une démocratie , 195. — Qui sont celles qui dérivent du gouvernement aristocratique, il d. et suiv. — Qui sont ceux qui les font, et qui les font ( \écuter dans l’aristocratie, 195. — Avec quelle exactitude elles doivent être maintenues dans une république, ibid. et suiv. — Modèles de celles qui peuvent maintenir l’égalité dans une démocratie, 211 et suiv. — Doivent, dans une ; ristocratie, être de nature à forcer les nobles de rendre justice au peuple, 215 et suiv. — De leur cruauté envers les débiteurs dans la république , 289 , 290.
Lois ripuaires. Fixaient la majorité à quinze ans , 335. — Les rois de la première race en ôtèrent ce qui ne pouvait s’accor der avec le christianisme, et en laissèrent tout le fond , 439. i —Le elergé n’y a point mis la main , et elles n’ont point ad- I mis de peines corporelles , ibid— Comment cessèrent d’étre
TABLE ANALYTIQUE
en usage chez les Français , 443 , 444. — Se contentaient de la preuve négative : en quoi consistait cette preuve, 446 —
Lois romaines. Ont pris, en France, la place de celles du pays, 68. — Ne purent prévenir la perte de la république : pourquoi , 148 -Plus propres à son agrandissement qu’à sa conservation, ibid. — Histoire et causes de leurs révolutions, 234.— Celles qui avaient pour objet de maintenir les femmes dans la frugalité, 244 — La dureté des lois romaines contre les esclaves rendit les esclaves plus àcraindre, 313. — Beauté , humanité de celles sur les naufrages , 372. — Comment on éludait celles qui étaient contre l’usure , 391 et suiv.— Mesures qu’elles avaient prises pour prévenir le concubinage , 394. — pour la propagation de l’espèce , 398 et suiv. — Touchant l’exposition des enfants, 403.— Origine et révolutions de celles sur les successions , 433 et suiv.— De celles qui regardaient les testaments. De la vente que le testateur faisait de sa famille à celui qu’il instituait son héritier, 434. — Les premières , ne restreignant pas assez les richesses des femmes, laissèrent une porte ouverte au luxe. Comment on chercha à y remédier, 436.— Comment se perdirent dans le domaine des Francs , et se conservèrent dans celui des Goths et des Bourguignons , 441. — Pourquoi, sous la première race, le clergé continua de se gouverner par elles , tandis que le reste des Francs se gouvernait par la loi salique, ibid. — Comment se conservèrent dans le domaine des Lombards , 442 , 443.— Comment se perdirent en Espagne , 443. —Subsistèrent dans la Gaule méridionale , quoique proscrites par les rois wisigoths : pourquoi, ibid.— Pourquoi , dans les pays de droit écrit , elles ont résisté aux coutumes, qui, dans les autres provinces, ont fait disparaître les lois barbares , 444 , 445. — Révolutions qu’elles ont essuyées dans les pays de droit écrit , 445 — Comment résistèrent, dans les pays de droit écrit , à l’ignorance qui fit périr, partout ailleurs , les lois personnelles et territoriales , 445 , 446. — L’extension de la preuve par le combat est une autre raison de l’oubli dans lequel elles tombèrent, 450. — Saint Louis les fit traduire : dans quelle vue, 465. — Motifs de leurs dispositions touchant les substitutions , 472, 473. — Quand et dans quel cas elles ont commencé à punir le suicide , 473.— Celles qui concernaient le vol n’avaient aucune liaison avec les autres lois civiles , 474.— Punissaient par la déportation , ou même par la mort , la négligence ou l’impéritie des médecins, 475. — Celles du Bas-Empire font parler les princes comme des rhéteurs , 475 , 476. — Précaution que doivent prendre ceux qui les lisent , 478.— Voyez Droit romain. Romains. Rome.
Lois sacrées. Avantages qu’elles procurèrent aux plébéiens à Rome , 277.
Lois {sobriété.) De celles qui ont rapporta la sobriété des peuples , 303. — Règles que l’on doit suivre dans celles qui concernent l’ivrognerie , 303, 304.
Lois somptuaires. Quelles elles doivent être dans une démocratie , 238. — Quelles elles doivent être dans une aristocratie , 239. — Il n’en faut point dans une monarchie , ibid. — Dans quels cas sont utiles dans une monarchie , 240. — Règles qu’il faut suivre pour les admettre ou pour les rejeter, ibid.— Quelles elles étaient chez tes Romains, 243 et suiv.
Lois ( suicide . De celles contre ceux qui se tuent eux-mêmes,
Lois (terrain). Leur rapport avec la nature du terrain, 326 et suiv. —Celles que l’on fait pour la sûreté du peuple ont moins lieu dans les montagnes qu’ailleurs , ibid. — Se conservent plus aisément dans les fies que dans le continent , 327. — Doivent être plus ou moins multipliées dans un Etat , suivant la façon dont les peuples se procurent leur subsistance , 328.
Lombards. Avaient une loi en faveur de fa pudeur des femmes esclaves , qui serait bonne pour tous les gouvernements, 31 1. - Quand et pourquoi firent écrire leurs lois ; 438. — Pourquoi leurs lois perdirent leur caractère , 439. — Leurs lois reçurent plutôt des additions que des changements : pourquoi ces additions furent faites , ibid. — Comment le droit romain se conserva dans leur territoire, 442. — On ajouta plusieurs capitulaires à leurs lois : suites ou’eut cette
opération, 444.— Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires , 446. — Suivant leurs lois , quand on s’était défendu par un serment, on ne pouvait plus être fatigué par un combat , 447. — Portèrent l’usage du combat judiciaire en Italie , 449 , 450.— Leurs lois portaient différentes compositions pour les différentes insultes, 451. — Leurs lois défendaient aux combattants d’avoir sur eux des herbes propres pour les enchantements , 452. — Loi absurde parmi eux, 476. — Pourquoi augmentèrent, en Italie, les compositions qu’ils avaient apportées de la Germanie , 493. — Leurs lois sont presque toujours sensees
Londres. Le peuple y crève à l’âge de quarante à quarante-cinq ans, 629. — Il n’y a rien de si affreux que ses rues , ibid. — Plaintes des Français qui y sont , 630.
Louange. Est fade , lorsqu’elle réfléchit vers le lieu d’où elle part, 34.
Louis Ier, dit le Débonnaire. Ce qu’il fit de mieux dans tout son règne , 258. — La fameuse lettre qui lui fut adressée par Agobard prouve que la loi salique n’était point établie en Bourgogne, 442.— Étendit le combat judiciaire, des affaires criminelles, aux affaires civiles, 449, 450. — Permit de choisir, pour se battre en duel, le bâton ou les armes , 451. — Son humiliation lui fut causée par les évêques, et surtout par ceux qu’il avait tirés de la servitude , 502. — Pourquoi laissa au peuple romain le droit d’élire des papes ,514. — Portrait de ce prince. Causes de ses disgrâces, 518. — Son gouvernement comparé avec ceux de Charles-Martel', de Pépin, et de Charlemagne. Comment perdit son autorité 519 , 520. —Perdit la monarchie et son autorité , principalement par la dissipation de ses domaines, 519. — Causes des troubles qui suivirent sa mort , 520.
Louis VI , dit le Gros. Réforme la coutume où étaient les juges de se battre contre ceux qui refusaient de se soumettre à leurs ordonnances, 450, 451.
Louis VII , dit le Jeune. Défendit de se battre pour moins de cinq sous ,451.
Louis IX (saint). Il suffisait, de son temps , qu’une dette montât à douze deniers pour que le demandeur et le défendeur terminassentleur querelle par le combat judiciaire, 451. — C’est dans la lecture de ses Établissements qu’il faut puiser la jurisprudence du combat judiciaire , 453.— Est le premier qui ait contribué à l’abolition du combat judiciaire, 459.— État et variété de la jurisprudence de son temps , 460. — N’a pu avoir intention de faire de ses Établissements une loi générale pour tout son royaume , 464 et suiv. — Comment ses Établissements tombèrent dans l’oubli, 466.— La date de son départ pour Tunis prouve que le code que nous avons sous le nom de ses Établissements est plein de faussetés , 464. —
• Sagesse adroite avec laquelle il travailla à réformer les abus de la jurisprudence de son temps, 465 et suiv.— Fit traduire les lois romaines : dans quelle vue : cette traduction existe encore en manuscrit; il en fit beaucoup usage dans ses Établissements , 465 , 468.— Comment il fut cause qu’il s’établit une jurisprudence universelle dans le royaume , 466. — Ses Établissements, et les ouvrages des habiles praticiens de son temps , sont en grande partie la source des coutumes de France , 470.
Louis XII. La France n’a jamais eu de meilleur citoyen , 624.
Louis XIII. Repris en face par le président Bellièvre , lorsque ce prince était du nombre des juges du duc de la Valette, 229 , 230— Motif singulier qui le détermina à souffrir que les nègres de ses colonies fussent esclaves , 309.
Louis XIV. Son portrait, 25.— Sa mort, événements qui l’ont suivie , 63.— Son goût pour les femmes jusque dans sa vieillesse, 73. — Sa magnanimité dans le malheur, 138. — Le projet de la monarchie universelle , qu’on lui attribue sans fondement, ne pouvait réussir sans ruiner l’Europe, ses anciens sujets, lui et sa famille, 255. — La France fut, vers le milieu de son règne, au plus haut point de sa grandeur relative , 256.— Son édit en faveur des mariages n’était pas suffisant pour favoriser la population , 404. — Ses hpmies qualités, ses défauts et ses faiblesses, 624.— Son portrait est toujours commencé et jamais fini, 583.
TABLE ANALYTIQUE
Louis XV, Son portrait, 73. — Son éloge, 583.
Lüyseau. Erreur de cet auteur sur l’origine des justices sei gneuriales , 490.
Lucain. Différence entre ce poète et Virgile , 595.
Lucques. Combien y durent les magistratures, 196, not. 2.
Lucrèce. Violée par Sextus Tarquin : suites de cet attentat, 126 . — Ce viol est pourtant moins la cause que l’occasion de l’expulsion des rois de Rome , ibid.
Lucullus. Chasse Mithridate de l’Asie, 143.
Lusiade {la) , poëme. Fait sentir quelque chose des charmes de V Odyssée et de la magnificence de YÉnéide , 374.
Luther. Pourquoi conserva une hiérarchie dans sa religion , 408. ii semble s’être plus conformé à ce que les apôtres ont fait, qu’à ce que Jésus-Christ a dit, ibid.
Luxe. Fait la puissance des princes, 73.— Il est ou intérieur dans l’État, ou relatif d’un État à l’autre, 237 et suiv. — N’est pas toujours fondé sur le raffinement de la vanité , mais quelquefois sur celui des besoins réels , 348.— Ses causes, 1° Dans le même État, l’inégalité des fortunes, 238. — 2° L’esprit outré d’inégalité dans les conditions , ibid.— 3° La vanité , ibid.— 4° La grandeur des villes , surtout quand elles sont si peuplées que la plupart des habitants sont inconnus les uns aux autres, ibid.— 5° Quand la sol produit plus qu’il ne faut pour la nourriture des cultivateurs et de ceux qui travaillent aux manufactures : de là les arts frivoles et l’importation des choses frivoles en échange des choses nécessaires , 240. — 6° La vie corrompue du souverain qui se plonge dans les délices, 241. — 7° Les mœurs et les passions des femmes, ibid.— Surtout quand, par la constitution de l’État , elles ne sont pas retenues par les lois de la modestie , ibid.— 8° Les gains nuptiaux des femmes, trop considérables, 244.-9® L’incontinence publique, 243, 244.-10° La polygamie, 316. — li° Les richesses qui sont la suite du commerce , 358. — 12° Les peuples qui ne cultivent pas les terres n’ont pas même l’idée du luxe , 334. — Ses proportions. — 11 se calcule, entre les citoyens du même État, par l’inégalité des fortunes , 237 et suiv.— Entre les villes sur le nombre plus ou moins grand des habitants , 258.— Entre, les différents États , il est en raison composée de l’inégalité des fortunes qui est entre les citoyens , et de l’inégalité des richesses des différents États , ibid. — Gradation qu’il doit suivre , 239.— Biens qu’il procure; l ° Augmente le commerce et en est le fondement , 238 , 350.— 2° Entretient l’industrie et le travail, 239.-3° Perfectionne les arts, 358.-4° Fait circuler l’argent des mains des riches dans celles des pauvres, 239. — 5° Le luxe relatif enrichit un État riche par lui-même : exemple tiré du Japon , 240, 356.-6° Est utile, quand il y a moins d’habitants que le sol n’en peut nourrir : exemple tiré de l’Angleterre , 240.-7° Est nécessaire dans les monarchies; il les conserve : gradation qu’il y doit suivre , 239.— Auguste et Tibère sentirent que , voulant substituer la monarchie à la république , il ne fallait pas le bannir, et agirent en conséquence , ibid. — 8° Dédommage de leur servitude les sujets du despote , 239 , 240. — Maux qu’il occasionne: i° Confond les conditions, 138.— 2° Ne laisse plus d’harmonie entre les besoins et les moyens de les satisfaire, ibid.— 3° Étouffe l’amour dubien public, et lui substitue l’intérêt particulier; met la volupté à la place de la vertu : exemple tiré de Rome , 238 , 239. — 4° Est contraire à l’esprit de modération, 239.-5° Corrompt les mœurs , 238.— 6° Entretient la corruption et les vices , 243 , 244. — 7° Rend le mariage onéreux et coûteux : moyens de remédier à ce mal, 438.-8° Peut occasionner une exportation trop forte des denrées nécessaires, pour en faire entrer de superflues, 240. — 9o Le luxe relatif appauvrit un État pauvre : exemple tiré de la Pologne , 240 , 256.-10° Pernicieux , quand le sol a peine à fournir la nourriture des habitants : la Chine sert d’exemple, 240/241. — n° Détruit toute république, 240.— Les démocraties, 238.— Les aristocraties, 239. — 12° Il est même des circonstances où l’on doit le réprimer dans la monarchie; exemples tirés de l’Aragon, de laSuède et de la Chine , 240. — Usage et effets des lois somptuaires , podr le réprimer dans les différents États , ibid.
Luxe, de la superstition. Doit être réprimé, 418.
Lycie. Comparée , comme république fédérative , avec la Hollande : c-’estle modèle d’une bonne république fédérative,
Lycurgue. Comparé avec Penn, 207 , 208.— Les contradictions apparentes qui se trouvent dans ses lois prouvent la grandeur de son génie , 207. — Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État , 208.— Pourquoi voulut' que l’on ne . choisît les sénateurs que parmi les vieillards, 215. — A confondu les lois, les mœurs et les maniérés : pourquoi, 341. — Pourquoi avait ordonné que l’on exerçât les enfants au larcin, 474.
Lydiens. Le traitement qu’ils reçurent de Cyrus n’était pas conforme aux vraies maximes de la politique , 260. — Furent les premiers qui trouvèrent l’art de battre la monnaie 37b, not. 2.
Lysandre. Fit éprouver aux Athéniens qu’il faut toujours mettre de la douceur dans les punitions , 233.
Lysimaque , conte allégorique , 586 et suiv.
Macassar. Conséquences funestes que l’on y tire du dogme de l’immortalité de l’àme, 412.
Macédoine et Macédoniens. Situation du pays, caractère de la nation et de ses rois , 136.
Macédoniens {secte de$). Quelle était leur doctrine, 180. Machiavel. Veut que le peuple, dans une république, juge les crimes de lèse-majesté : inconvénients de cette opinion , 229 et suiv. — Source de la plupart de ses erreurs , 478. Machiavélisme. C’est aux lettres de change que l’on en doit l’abolition, 374.
Machines. Celles dont l’objet est d’abréger l’art ne sont pas toujours utiles, 396.
Machines de guerre ignorées en Italie dans les premières années de Rome, 127.
Macrin fait tuer Caracalla, 166.
Macute. Ce que c’est que cette monnaie chez les Africains, 380,
Mages. Préceptes de leur religion utiles à la propagation, 81 — Voyez Guèbres.
Magie. L’accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d’injustices commises sous ce prétexte , 283.— Il serait aisé de prouver que ce crime n’existe point, ibid.
Magistrat de police. C’est sa faute si ceux qui relèvent de lui tombent dans des excès , 432 , 433.
Magistrat unique. Dans quel gouvernement il peut y en avoir,
Magistrats. Par qui doivent être nommés dans la démocratie, 194. — Comment élus à Athènes : on les examinait avant et après leur magistrature , 195. — Quelles doivent être , dans une république, la proportion de leur puissance et la durée de leurs charges , 196.— Jusqu’à quel point les citoyens leur doivent être subordonnés dans une démocratie , 2 1 5. — Ne doivent recevoir aucun présent, 223. — Doivent avoir le pouvoir exclusif déjuger dans la monarchie, 230. — Différences entre eux et les ministres, qui doivent exclure ceux-ci du pouvoir de juger, ibid. — Ne doivent jamais être dépositaires des trois pouvoirs à la fois, 265. — Ne sont point pro près à gouverner une armée : exception pour la Hollande , 269. — Sont plus formidables aux calomniateurs que le prince, 291. — Le respect et la considération sont leur unique récompense, 299, 300. — Leur fortune et leur récompense en France, 356. — Les mariages doivent-ils dépendre de leur consentement? 394. — Discours sur leurs devoirs , ^94 et suiv.
Magistratures. Comment, à qui , par qui et pour quel temps, elles se conféraient lors de la république, 150. — Par quelles voies elles s’obtinrent sous les empereurs , 159. — Comment et àqui se donnaient àAthènes, I94et suiv. — Comment Solon en éloigna ceux qui en étaient indignes , sans gêner les suffrages, 1 95. — Ceux qui avaient des enfants y parvenaient plus facilement, à Rome , que ceux qui n’en avaient poinU '400. — Voyez Magistrats. — Romaines.
TABLE ANALYTIQUE
Mahomet. Comment il prouve que la chair de pourceau est immonde, 13. — Signes qui ont précédé et accompagné sa naissance, 26 , 27. — Donne la supériorité aux hommes seules femmes, 26. — La loi par laquelle il défend de boire du vin est une loi de climat, 303. — Coucha avec sa femme lorsqu’elle n’avait que huit ans, 316 , not. I. — Veut que l’égalité soit entière, à tous égards, entre les quatre femmes qu’il permet, 318. — Comment rendit les Arabes conquérants, 371. — A confondu l’usure avec l’intérêt : maux que produit cette erreur dans les pays soumis à sa loi , 389. — Sa doctrine sur la spéculation , et le penchant que sa religion inspire pour la spéculation , sont funestes à la société , 409. Source et effet de sa prédestination, 410. — C’est par le secours de la religion qu’il réprima les injures et les injustices des Arabes, 4 II.— Dans tout autre pays que le sien, il n’aurait pas fait un précepte des fréquentes lotions , 414, 415. — L’inquisition met sa religion de pair avec la religion chrétienne, 420. — Sa religion et son empire font des progrès rapides, 181.
Mahomet, fils de Sambraël, appelle trois mille Turcs en Perse , 186. — Perd la Perse, ibid.
Mahomet II éteint l’empire d’Orient, 187.
Mahométans. Croient que le voyage de la Mecque les puritie des souillures qu’ils contractent parmi les chrétiens , 12. — En quoi ils font consister la souillure, 13. — Leur surprise en entrant pour la première fois dans une ville chrétienne , 16. — Pourquoi ils ont en horreur la ville de Venise, 22. — Leurs princes , malgré la défense , font plus d’excès de vin que les princes chrétiens, 23.— Ne connaissent leurs femmes, avant de les épouser, que sur le rapport des femmes qui les ont vues dans leur enfance , 50. — Leur loi leur permet de renvoyer une femme qu’ils croient n’avoir pas trouvée vierge , 50 , 51. — Paraissent plus persuadés de leur religion que les chrétiens, 52. — Pourquoi il y a des pays dont ils ne veulent pas faire la conquête, ibid. 63. — L’idée qu’ils ont de la vie future nuit , chez eux , à la propagation et à tout établissement utile, 81. — Prêtent une grande vertu aux amulettes et aux talismans, 101. — Furent redevables de l’étrange facilité de leurs conquêtes aux tributs que les em pereurs levaient sur leurs peuples , 298. — Sont maîtres de la vie , et même de ce qu’on appelle la vertu ou l’honneur de leurs femmes esclaves : c’est un abus de l’esclavage , contraire à l’esprit de l’esclavage même ,311. — Sont jaloux par principes de religion, 320, not. I. — Il y a chez eux plusieurs ordres de femmes légitimes , 393. — Leur religion est favorable à la propagation, 402. — Pourquoi sont contemplatifs, 409- — Raison singulière qui leur fait détester les Indiens , 413. — Motifs qui les attachent à leur religion ,415. — Pourquoi Gengis-kan , approuvant leurs dogmes , méprisa si fort leurs mosquées , 416. — Sont les seuls Orientaux intolérants en fait de religion, 421.
Mahométisme. Comparé au christianisme, 24. — Celte religion est une fille de la juive , 40. — Ne donne aux femmes aucune espérance au delà de cette vie , 47. — N’a été établi que par la voie de conquête , et non par celle de la persuasion , ibid. — Défavorable à la population , 77, 80 et suiv. — Maxime funeste de cette religion ,221. — Pourquoi a trouvé tant de facilité à s’établir en Asie, et si peu en Europe, 316. — Le despotisme lui convient mieux que le gouvernement modéré, 407. — Maux qu’il cause comparés avec les biens que cause le christianisme, ibid. — Ii semble que le climat lui prescrit des bornes, 415.
Maine ( le duc du ). Fait prisonnier, 85 , 86.
Mainmor tables. Comment les terres , de libres , sont devenues mainmortables , 484.
Mainmortes. Y oyez Clergé, Monastères ,
Maires du palais. Leur autorité et leur perpétuité commença à s établi». »ous Clotaire II , 504. — De maires du roi , ils devinrent maires du royaume : le roi les choisissait d’abord , la nation les choisit. On eut plus de confiance dans une autorité qui mourait avec la personne , que dans celle qui était héréditaire. Tel est le progrès de leur grandeur, 506 et suiv. — C est dans les mœurs des Germains qu’il faut chercher la raison de leur autorité , et de la faiblesse du roi , 507 et suiv
— Comment parvinrent au commandement des armées, 508. — Époque de leur grandeur, ibid. et suiv. — Il était le leur intérêt de laisser les grands offices de la couronne inamovibles , comme ils les avaient trouvés , 509. — La royauté et la mairerie furent confondues à l’avénement de Pépin à la couronne, 515 et suiv.
Maîtres de sciences, d’arts, etc. La plupart ont le talent d’enseigner ce qu’ils ne savent pas , 39 , 4o.
Maîtresses des rois, 73.
Majesté ( loi de). Son objet ; application qu’en fait Tibère , 158.
— Le crime de lèse-majesté était, sous cet empereur, le crime de ceux à qui on n’en avait point à imputer, 158 , 159 . — Si cependant les accusations fondées sur cette imputation étaient tout aussi frivoles quelles nous le paraissent , 160. — Accusations de ce crime supprimées par Caligula , ibid.
Majeur (lac). Détails sur ce lac d’Italie , 595.
Majorais. Pernicieux dans une aristocratie, 217.
Majorité. Doit être plus avancée dans les climats chauds , et dans les États despotiques , qu’ailleurs , 222. — A quel âge les Germains et leurs rois étaient majeurs, 335. — S’acquérait, chez les Germains, par les armes, ibid. — C’est la vertu qui faisait la majorité chez les Goths , ibid. — Était fixée , par la loi des Ripuaires , à quinze ans , ibid. — Et chez les Bourguignons , ibid. — L’âge où elle était acquise chez les Francs a varié , ibid.
Mal vénérien. D’où il nous est venu : comment on aurait dù en arrêter la communication , 304. — Danger dans lequel il a mis le genre humain, 76, 77.
Malabar. Motifs de la loi qui y permet à une seule femme d’avoir plusieurs maris, 317.
Maladies de l’esprit pour l’ordinaire incurables , 180.
Malais. Causes de la fureur de ceux qui , chez eux, sont coupables d’un homicide, 412.
Maldives. Excellente coutume pratiquée dans ces îles , 292. — L’égalité doit être entière entre les trois femmes qu’on y peut épouser, 318. — On y marie les filles à dix et onze ans , pour ne pas leur laisser endurer nécessité d’hommes , 319, not. I.
— On y peut reprendre une femme qu’on a répudiée : cette loi n’est pas sensée, 32 1. — Les mariages entre parents au quatrième degré y sont prohibés : on n’y tient cette loi que de la nature , 428.
Malheureux (les hommes les plus) ne laissent pas d’être encore susceptibles de crainte, 160.
Malte (les chevaliers de). Fatiguent l’empire ottoman, 14.
Maltôte. C’est un art qui ne se montre que quand les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts , 484. — Cet art n’entre point dans les idées d’un peuple simple , 487.
Maltôtiers. Sont estimés à proportion de leurs richesses : aussi ne négligent-ils rien pour mériter l’estime ,67. — Chambre de justice établie contre eux, ibid.
Mamelus. Leur exemple ne prouve pas que le grand nombre d’esclaves est dangereux dans un État despotique, 312.
Mandarins chinois. Leurs brigandages, 251.
Mandements. Combien ils coûtent de peines à faire à quelques évêques, 69.
Manières. Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc. De là naît l’esprit général d’une nation, 337 et suiv. — Gouvernent. les Chinois , ibid.
— Changent chez un peuple à mesure qu’il est sociable , 338.
— Celles d’un État despotique ne doivent jamais être changées : pourquoi , 339. — Différence qu’il y a entre les mœurs et les manières, 341. — Comment celles d’une nation peuvent être formées par les lois , 344 et suiv. — Cas où les lois en dépendent, ibid.
Manlius Capitolinus. Moyens qu’il employait pour réussir dans ses desseins ambitieux , 290.
Manlius Torquatus. Fait mourir son fils pour avoir vaincu sans son ordre , 129.
Mansus. Ce que signifie ce mot dans le langage des capitulaires , 286 , not. 3.
Manuel Comnène. Néglige la marine, 1 87. — Injustices commises sous son règne , sous prétexte de magie 283.
Manufactures. Sont nécessaires dans nos gouvernements : doit-on chercher à en simplifier les machines? 396.
TABLE ANALYTIQUE
Marc-Antonin. Sénatus consulte qu’il fit prononcer touchant les mariages , 427.
Marc-Aurèle. Éloge de cet empereur, 164.
Marchandises. Les impôts que l’on met sur les rparchandises sont les plus commodes et les moins onéreux , 295. — Ne doivent point être confisquées , même en temps de guerre , si ce n’est par représailles : bonne politique des Anglais , mauvaise politique des Espagnols sur cette matière , 353 , 354. — En peut-on fixer le prix ? 380. — Comment on en fixe le prix dans la variation des richesses de signe , ibid. — Leur quantité croit par une augmentation de commerce, 381.
Marchands. Il est bon , dans les gouvernements despotiques , qu’ils aient une sauvegarde personnelle, 296. — Leurs fonctions et leur utilité dans un État modéré , 297. — Ne doivent point être gênés par les difficultés des fermiers , 333. — Les Romains les rangeaient dans la classe des plus vils habitants,
Marches des armées romaines, promptes et rapides , 129.
Marculfe. La formule qu’il rapporte , et qui traite d’impie la coutume qui prive les filles de la succession de leurs pères, est-elle juste? 424. — Appelle antrustions du roi ce que nous appelons ses vassaux , 489.
Marcus. Ses représentations aux Romains sur ce qu’ils faisaient dépendre de Pompée toutes leurs ressources , 150.
Mariage. Tous les enfants qui naissent pendant le mariage appartiennent au m ari , 60. — La prohibition du divorce a donné atteinte à sa fin, 79. — Celui des chrétiens est un mystère, ibid. — Sa sainteté paraît contradictoire avec celle du célibat , 80. — Pourquoi celui du plus proche parent avec l’héritière est ordonné chez quelques peuples, 212. — Il était permis , à Athènes , d’épouser sa sœur consanguine , et non pas sa sœur utérine : esprit de cetle loi, ibid.- — A Lacédémone , il était permis d’épouser sa sœur utérine , et non pas sa sœur consanguine , ibid. — A Alexandrie , on pouvait épouser sa sœur, soit consanguine, soit utérine, ibid. — Comment se faisait chez les Samnites , 244. — Utilité des mariages entre le peuple vainqueur et le peuple vaincu , 262. — Le mariage des peuples qui ne cultivent pas les terres n’est point indissoluble : on y a plusieurs femmes à la fois , ou personne n’a de femme , et tous les hommes usent de toutes , 329, 334. — A été établi par la nécessité qu’il y a de trouver un père aux enfants pour les nourrir et les élever. 392 et suiv. — Est-il juste que les mariages des enfants dépendent des pères? 393. — Étaient réglés à Lacédémone par les seuls magistrats , ibid. — La liberté des enfants , à l’égard des mariages , doit être plus gênée dans les pays où le monachisme est établi qu’ailleurs , ibid. — Les filles y sont plus portées que les garçons : pourquoi , ibid. — Motifs qui y déterminent, 395. — Détail des lois romaines sur cette matière , 398 et suiv. 403. — Était défendu , à Rome, entre gens trop âgés pour faire des enfants , 400. — Était défendu , à Rome , entre gens de condition trop inégale ; quand a commencé d’y être toléré, d’où vient notre fatale liberté à cet égard, 401. — Plus les mariages sont rares dans un État , plus il y a d’adultères , 403. — Il est contre la nature de permettre aux filles de se choisir un mari à sept ans, 423. — Il est injuste, contraire au bien public, et à l’intérêt particulier, d’interdire le mariage aux femmes dont les maris sont absents depuis longtemps , quand elles n’en ont point eu de nouvelles , 426. — Justinien n’avait point de vues justes sur cette association , ibid. — Est-il bon que le consentement des deux époux d’entrer dans un monastère soit une cause de divorce ? ibid. — Dans quels cas il faut suivre, à l’égard des mariages , les lois de la religion , et dans quels cas il faut suivre les lois civiles, 427. — Dans quels cas les mariages entre parents doivent se régler par les lois de la nature , dans quels cas ils doivent se régler par les lois civiles , ibid. et suiv. — Pourquoi le mariage entre la mère et le fils répugne plus à la nature que le mariage entre le père et la fille, 428. — Les idées de religion en font contracter d’incestueux à certains peuples, ibid. et suiv. — Le principe qui le fait défendre entre les pères et les enfants , les frères et les sœurs , sert à découvrir à quel degré-la loi naturelle le défend, ibid. — Est permis ou défendu , par la loi civile , dans les différents J
pays , selon qu’il parait conforme ou contraire à la loi de la nature , 429. — Pourquoi permis entre le beau-frère et la belle-sœur, chez des peuples, et défendu chez d’autres, ibid.
— Doit-il être Interdit à une femme qui a pris l’hahit de re ligieuse sans être consacrée? 476. — Toutes les fois qu’on en parle, doit-on parier de la révélation? 542.
Marine. Pourquoi celle des Anglais est supérieure à celle des autres nations, 346, 347. — Du génie des Romains pour la marine, 369 et suiv. — Des Carthaginois, meilleure que celle des Romains : l’une et l’autre assez mauvaises, 133. — Perfectionnée par l’invention de la boussole, ibid.
Mans. On les nommait autrefois barons , 454.
Marius. Coup mortel qu’il porta à la république, 278. — Détourne des fleuves dans son expédition contre les Cimbres et les Teutons , 129. — Rival de Sylla , 149.
Maroc. Causes des guerres civiles qui affligent ce royaume à chaque vacance du trône , 221. — {Le roi de). A dans son sérail des femmes de toutes les couleurs, 317.
Mars ( champ de ), 128.
Marseille. Pourquoi cette république n’éprouva jamais les passages de l’abaissement à la grandeur, 246. — Quel était l’objet du gouvernement de cette république, 264. — Quelle sorte de commerce on y faisait , 350. — Ce qui détermina cette ville au commerce : c’est le commerce qui fut la source de toutes ses vertus, 351. — Son commerce, ses richesses; source de ses richesses : était rivale de Carthage , 368 , 369.
— Pourquoi si constamment fidèle aux Romains , 369. — La ruine de Carthage et de Corinthe augmenta sa gloire ibid.
Martyr. Ce mot, dans l’esprit des magistrats japonais, signifiait rebelle : c’est ce qui a rendu la religion chrétienne odieuse au Japon, 421.
Massinisse tenait son royaume des Romains, 140. — Protégé par les Romains pour tenir les Carthaginois en respect, 133.
— Et pour subjuguer Philippe et Antiochus, 141.
Matelots. Les obligations civiles qu’ils contractent dans les navires, entre eux, doivent-elles être regardées comme nulles?
Matérialistes. Leur système de la fatalité est absurde : pourquoi, 190.
Maopertuis. Lettres à , 643 , 647.
Maures. On s’est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés , 41. — Leur expulsion a dépeuplé ce pays, 82 et suiv. — Comment trafiquent avec les nègres , 378.
Maurice , empereur, et ses enfants , mis à mort par Phocas , 179. — Outre la clémence , 237. — Injustice faite sous son règne , sous prétexte de magie , 283.
Maxime, empereur romain, est massacré, 167.
Maximin fut le premier empereur d’une origine barbare , 167.
— Fut tué avec son fils par ses soldats , ibid. — Sa cruauté ,
Mazarin • Ses ennemis croyaient le perdre en le chargeant de ridicules, 75.
Méaco. Est une ville sainte au Japon , qui entretient toujours le commerce dans cet empire, malgré les fureurs de la guerre,
Mecque {la). Gengis-kan en trouvait le pèlerinage absurde, 416.
— Les musulmans croient s’y purifier des souillures qu’ils contractent parmi les chrétiens, 12.
Médailles fourrées. Ce que c’est, 386 , 387.
Médecine. Ses formes sont aussi pernicieuses que les formes judiciaires , 68. — {Livres de). Effrayent et consolent tout la fois, 92.
Médecins. Préférés aux confesseurs par les héritiers , 39. -* Pourquoi étaient punis de mort, à Rome, pour négligence ou pour impéritie , et ne le sont pas parmi nous , 102. — Recettes singulières d’un médecin de province, 475. — Pourquoi vivent longtemps , 626.
Médiocrité d'esprit. Plus utile que la supériorité, 104.
Mendiants. Pourquoi ont beaucoup d’enfants : pourquoi se multiplient dans les pays riches ou superstitieux , 395.
Mensonges. Ceux qui se font au Japon, devant les magistrats sont punis de mort , 233.
Mer Antiochide. Ce que l’on appelait'ainsi , 36
TABLE ANALYTIQUE
Met Caspienne. Pourquoi les anciens se sont si fort obstinés à J croire que c’était une partie de l’Océan , 364.
Mer des Indes. Sa découverte, 359.
Mer Rouge. Les Égyptiens en abandonnaient le commerce à tous les petits peuples qui y avaient des ports, 359. — Quand et comment on en fit la découverte , 363 , 385 et suiv.
Mer Séleucide. Ce que l’on appelait ainsi , 364.
Mercator (Isidore). Sa collection de canons , 444 , note I. Mères. Il est contre nature qu’elles puissent être accusées d’adultère par leurs enfants, 423. — Pourquoi une mère ne peut pas épouser son lils , 427. — Dans l’ancienne Rome , ne succédaient point à leurs enfants, et leurs enfants ne leur succédaient point : quand et pourquoi cette disposition fut abolie, 433, 437, 438.
Mérovingiens. Leur chute du trône ne fut point une révolution, 515, 516.
Mesures. Est-il nécessaire de les rendre uniformes dons toutes les provinces du royaume, 478.
Métal. C’est la matière la plus propre pour la monnaie,
Métaphysiciens. Objet principal de leur science, 92.
Métellüs Numidicus. Regardait les femmes comme un mal nécessaire, 398. —Rétablit la discipline militaire, 129. Métempsycose. Ce dogme est utile ou funeste , quelquefois l’un et l’autre en même temps, suivant qu’il est dirigé, 413. — Est utile aux Indes : raisons physiques, 414.
Métiers. Les enfants , à qui leur père n’en a point donné pour gagner leur vie, sont-ils obligés, par le droit naturel , de le nourrir quand il est tombé dans l’indigence, 423, 424. Métiüs Suffétiüs. Supplice auquel il fut condamné , 234. Métropoles. Comment doivent commercer entre elles , et avec les colonies , 374 , 375.
Meurtres. Punition de ceux qui étaient involontaires chez les Germains, 494. — Et confiscations. Pourquoi moins communs parmi nous que sous les empereurs romains, 161. Mexicains. Biens qui pouvaient leur revenir d’avoir été conquis par les Espagnols; maux qu’ils en ont reçus, 258. Mexique. On ne pouvait pas , sous peine de la vie, y reprendre une femme qu’on avait répudiée : cette loi est plus sensée que celle des Maldives ,.321. — Ce n’est point une absurdité de dire que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays, et n’est pas bonne pour le Mexique, 414. Michel-Ange. Donne de la noblesse à tous ses sujets , 596. — trouve du grand dans ses ébauches mêmes , ibid.
Michel Paléologue. Plan de son gouvernement, 183.
Midi. Raisons physiques des passions et de la faiblesse des corps , dans le Midi , 300 et suiv. — Contradictions dans les caractères de certains peuples du Midi, 301. — Il y a, dans les pays du Midi , une inégalité entre les deux sexes : conséquences tirées de cette vérité.touchant la liberté qu’on y doit accorder aux femmes , 316. — Ce qui rend le commerce nécessaire avec le îïord, 357. — Pourquoi le catholicisme s’y est maintenu contre le protestantisme , plutôt que dans le Nord , 408.
Milice Romaine , 146. — A charge à l’État ,171. — Il y en avait de trois sortes dans les commencements de la monarchie ,
Militaire ( art ) , se perfectionne chez les Romains , 128 et suiv. — Application continuelle des Romains à cet égard, 129 et suiv.
Militaire ( gouvernemen t ). S’il est préférable au gouvernement civil, 164. — Les empereurs qui l’avaient établi, sentant qu’il ne leur était pas moins funeste qu’aux sujets , cherchèrent à le tempérer, 235.
Militaires. Portrait de ceux qui ont veilli dans les emplois subalternes , 32. — Leur fortune et leurs récompenses en France , 356.
Militaires {emplois). Doivent-ils être mis sur la même tête que les emplois civils , 224.
Mine de pierres précieuses. Pourquoi fermée à la Chine aussitôt que trouvée , 240.
Mines. Sont en partie cause de la dépopulation de l’Amérique. 81. Prolitent-elles davantage travaillées par des esclaves
que par des hommes libres? 310. — Y en avait-il en Espagne autant qu’ Aristote le dit? 368. — Quand celles d’or et d’argent sont trop abondantes , elles appauvrissent la puissance qui les travaille : preuves , par le calcul du produit de celles de l’Amérique, 375 et suiv. — Celles d’Allemagne et de Hongrie sont utiles , parce qu’elles ne sont pas abondantes ,
Miniares. Nom donné aux Argonautes , et à la ville d’Orchomène, 361.
Ministère. La bonne foi en est l’âme, 105.
Ministres. Ceux qui ôtent aux peuples la confiance de leurs rois méritent mille morts, 86. — Sont toujours la cause de la méchanceté de leurs maîtres , ibid. — Incertitude de leur état , 94. — Leur mauvaise foi les déshonore à la face de tout l’État, celle des particuliers les déshonore devant un petit nombre de gens seulement, 106. — Les mauvais exemples qu’ils donnent sont le plus grand mal qu’ils puissent faire, ibid. et suiv. — L’usage qu’en font certains princes fait qu’ils trouvent qu’il est bien aisé de gouverner, 198. — Sont plus rompus aux affaires dans une monarchie que dans un État despotique , 204. — Ne doivent point être juges dans une monarchie, la nature des choses les en exclut, 230. — Il est absurde qu’ils se mêlent déjuger les affaires fiscales , ibid. — Doivent être en petit nombre dans une monarchie , ibid. — Sont coupables de lèse-majesté, au premier chef, quand ils corrompent le principe de la monarchie pour le tourner au despotisme, 247. — Quand doivent entreprendre la guerre , 256. — Ceux qui conseillent mal leur maître doivent être recherchés et punis , 268. — Est-ce un crime de lèse-majesté que d’attenter contre eux , 284. — Portrait , conduite et bévues de ceux qui sont malhabiles. Ils ruinent l’autorité du prince, en la présentant toujours menaçante, 291. — Leur nonchalance, en Asie, est avantageuse aux peuples : la petitesse de leurs vues, en Europe, est cause de la rigueur des tributs que l’on y paye , 297 , 298. — Qui sont ceux que l’on a la folie , parmi nous , de regarder comme grands, 298. — Le respect et la considération sont leur récompense, 299, 300. — Pourquoi ceux d’Angleterre sont plus honnêtes gens que ceux des autres nations , 347. — Ceux d’Angleterre n’ont point de projet fixe , 630. — Ne songent qu’à triompher de leurs adversaires ,631.
Minorité. Pourquoi si longue à Rome : devrait-elle l’être autant parmi nous? 215.
Minos. Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État , 208. — Ses succès, sa puissance, 361.
Miracles. On ne doit pas attribuer à des causes surnaturelles ce qui peut être produit par cent mille causes naturelles ,
Miraculum chimicum , 103.
Missi dominici. Quand et pourquoi on cessa de les envoyer dans les prorinces. On n’appelait point devant eux des jugements rendus dans la cour des comtes : différence de ces deux juridictions , 458. — Renvoyaient au jugement du roi les grands qu’ils prévoyaient ne pouvoir pas réduire à la raison , ibid.
Missionnaires. Causes de leurs erreurs touchant le gouvernement de la Chine, 232. — Leurs disputes entre eux dégoûtent les peuples chez qui ils prêchent , d’une religion dont ceux qui la proposent ne conviennent pas , 422.
Mithridate. Seul roi qui se soit défendu avec courage contre les Romains, 143. — Situation de ses États, ses forces, sa conduite , ibid. — Crée des légions , ibid. — Les dissensions des Romains lui donnent le temps de se disposer à leur nuire, ibid. — Ses guerres contre les Romains , intéressantes par le grand nombre de révolutions dont elles présentent le spectacle, ibid. et suiv. — Vaincu à plusieurs reprises, 144. — Trahi par son fils Maccharès , ibid. — Et par Pharnace son autre fils , ibid. — Il meurt en roi , ibid. — Regardé comme le libérateur de l’Asie, 280. — Profitait de la disposition des esprits pour reprocher aux Romains , dans ses harangues, les formalités de leur justice, 337. — Source de sa grandeur, de ses forces et de sa chute , 369.
Mobilier. Les effets mobiliers appartiennent à tout l’univers ,
TABLE ANALYTIQUE
Mode. Ses caprices -.plaisanteries à ce sujet, 67 et suiv.
Modération. De quel temps on parle quand on dit que les Romains étaient le peuple qui aimait le plus la modération dans les peines - 234. — Est une vertu bien rare , 467. — C’est de cette vertu que doit principalement être animé un législateur, 471.
Modération dans le gouvernement. Combien il y en a de sortes : est l’âme du gouvernement aristocratique ,' 200 , 201 .
— En quoi consiste dans une aristocratie, 215.
Modernes. Ridicule de la querelle sur les anciens et les modernes , 24 , 26. — Réflexions sur les , 623 , 624.
Modes. Sont fort utiles au commerce d’une nation , 338. — Tirent leur source de la vanité , ibid.
Modestie. Ses avantages sur la vanité , 103. — Un fonds de modestie rapporte un grand intérêt , 629.
Mœurs romaines. Dépravées par l’épicuréisme, 148 et suiv,
— Par la richesse des particuliers, 149. — Doivent, dans une monarchie , avoir une certaine franchise , 204. — Par combien de causes elles se corrompent, 214. — Quels sont les crimes qui les choquent; comment doivent être punis, 281 , 282. — Peuvent mettre un peu de liberté dans les États despotiques, 291. — Raisons physiques de leur immutabilité en Orient , 302. — Sont différentes , suivant les différents besoins , dans les différents climats , 303 et suiv. — Ce sont elles, plutôt que les lois, qui gouvernent les peuples chez qui le partage des terres n’a pas lieu , 329. — Gouvernent les hommes, concurremment avec le climat, la religion , les lois , etc. : de là naît l’esprit général d’une nation , 337 et suiv. — Donnaient le ton à Lacédémone, 338.
— On ne doit pont changer celles d’un État despotique , 339 et suiv. — Différences entre leurs effets et ceux des lois , 340. — Manière de changer celles d’une nation , ibid. — Ce que c’est que les mœurs d’une nation , ibid. — Différence entre les mœurs et les lois, 34 1. — Différence entre les mœurs et les manières , ibid. — Combien elles influent sur les lois, 343. — Comment celles d’une nation peuvent être formées par les lois, 344 et suiv. — Le commerce les adoucit et les corrompt, 349. — La loi civile est quelquefois obli gée de les défendre contre la religion , 411. — Pour les conserver, il ne faut pas renverser la nature , de laquelle elles tirent leur origine , 423. — La pureté des mœurs , que les parents doivent inspirer à leurs enfants , est la source de la prohibition des mariages entre proches , 427 et suiv. — Cas où les lois en dépendent , 429. — De celles qui étaient relatives au combat, 452 et suiv. — Description de celles de .a France , lors de la réformation des coutumes , 469 et suiv.
Jk'ogol. Plus il est matériel , plus ses sujets le croient capable de faire leur bonheur, 27. — Histoire plaisante d’une femme de ce pays qui voulait se brûler; sur le corps de son mari, 85. — Comment il s’assure la couronne, 221. — Ne reçoit aucune requête , si elle n’est accompagnée d’un présent , 223. — Comment la fraude est punie dans ses États ,
atoines. Leur nombre ; leurs vœux ; comment ils les observent , 38 , 39. — Leur titre de pauvres les empêche de l’être , 39. — Sont attachés à leur ordre par l’endroit qui le leur rend insupportable, 210. — Cause de la dureté de leur caractère, 23i. — L’institut de quelques-uns est ridicule, si le poisson est, comme on le croit, utile à la génération, 395. — Sont une nation paresseuse , et qui entretenait , en Angleterre , la paresse des autres : chassés d’Angleterre par Henri "V ni, 405. — C’est eux qui ont formé l’inquisition, 426. — Maximes injustes qu’ils y ont introduites , ibid. — N’ont fait que copier, pour l’inquisition contre les Juifs , les lois faites autrefois par les évêques pour les Wisigoths , 439.
— La charité de ceux d’autrefois leur faisait racheter des taptifs, 484. — Ne cessent de louer la dévotion de Pépin , à cause des libéralités que sa politique lui fit faire aux églises, 51 1. — Grecs. Accusent les iconoclastes de magie, 182. — Pourquoi ils prenaient un intérêt si vif au culte des images , ibid. — Abusent le peuple , et oppriment le clergé Eéculier, 183. — S’immiscent dans les affaires du siècle,
183. — Suite de ces abus, ibid. — Se gâtaient à la cour, et étaient la cour eux-mêmes , ibid.
Moïse. On aurait dû , pour arrêter la communication du mal vénérien , prendre pour modèle les lois de Moïse sut la lèpre, 304. — Le caractère des Juifs l’a souvent forcé, dans ses lois, de se relâcher de la loi naturelle, 314. — Avait réglé qu’aucun Hébreu ne pourrait être esclave que six ans : cette loi était fort sage ; pourquoi , ibid. — Comment veut que ceux des Juifs qui avaient plusieurs femmes les traitassent , 318. — Réflexion qui est l’éponge de toutes les difficultés que l’on peut opposer à ses lois, 343. — Sagesse de ses lois au sujet des asiles, 416, 417. — Pourquoi a permis le mariage entre le beau-frère et la belle-sœur, 429.
Mole. Son héroïsme dans une condition qui s’appuie sur d’autres vertus , 624.
Mollacks. N’entendent rien à expliquer la morale , 8.
Mollesse. Incompatible avec les arts , 72.
Molosse. Se trompèrent dans le choix des moyens qu’ils employèrent pour tempérer le pouvoir monarchique, 271.
Monachisme. H contribue à la dépopulation , 80. — Ses abus , ibid. — Ravages qu’il fait dans les pays où il est trop multiplié : pourquoi il est plus multiplié dans les pays chauds qu’ailleurs : c’est dans ces pays qu’on en devrait plus arrêter les progrès, 303. — Doit, dans les pays où il est établi , gêner la liberté des enfants sur le mariage , 394. — Voyez Moines.
Monarchie. C’est le gouvernement dominant en Europe , 69. — Y a-t-il jamais eu des États vraiment monarchiques ? ibid. — C’est la première espèce de gouvernement connu , 89. — 1 Quelles sont les lois qui en dérivent , 197 et suiv. — Ce que c’est, et ce qui en constitue la nature, ibid. — Quelle en est la maxime fondamentale , ibid. — Les justices seigneuriales et ecclésiastiques y sont nécessaires, ibid. — Les pouvoirs intermédiaires sont essentiels à sa constitution, 197, 198. — II doit y avoir un dépôt pour les lois : à qui doit-il être confié, 198. — Quel en est le principe, 199 et suiv. — Peut se soutenir sans beaucoup de probité, ibid. et suiv. — La vertu n’est point le principe de ce gouvernement , 20 1 et suiv. — Combien il subsiste , ibid. — Les crimes publics y sont plus privés que dans une république , ibid. — Comment on y supplée à la vertu, 200 et suiv. — L’ambition y est fort utile : pourquoi , ibid. — Illusion qui y est utile . et à laquelle on doit se prêter, 202. — Pourquoi les mœurs n’y sont jamais si pures que dans une république, 204. — Les mœurs y doivent avoir une certaine franchise, ibid. — Dans quel sens on y fait cas de la vérité , 205. — La politesse y est essentielle, ibid. — L’honneur y dirige toutes les façons de penser et toutes les actions, ibid. — L’obéissance au souverain y est prescrite par les lois de totôæ espèce : l’honneur y met des bornes , ibid. — L’éducation y doit être conforme aux règles de l’honneur, ibid. — Com ment les lois y sont relatives au gouvernement , 217. — Les tributs y doivent être levés de façon que l’exaction ne soit point onéreuse au peuple , ibid. — Les affaires y doiventelles être exécutées promptement? 217, 218. — Ses avantages sur l’État républicain , ibid. — Sur le despotique , 218. — Son excellence, ibid.— La sûreté du prince y est attachée, dans les secousses , à l’incorruptibilité des différents ordres de l’État , ibid. — Comparée avec le despotisme , ibid. — Le prince y retient plus de pouvoir qu’il n’en communique à ses officiers , 222. — Y doit-on souffrir que les citoyens refusent les emplois publics? 224. — Les emplois militaires n’y doivent pas être réunis avec les civils , ibid. — La vénalité des charges y est utile , 225. — Il n’y faut point de censeurs, ibid. — Les lois y sont nécessairement multipliées, 226. — Causes de la multiplicité et de la variation des jugements qui s’y rendent , ibid. — Les formalités de justice y sont nécessaires, 228. — Comment s’y forment les jugements , 226. — La puissance de juger y doit être confiée aux magistrats , à l’exclusion même des ministres , 229 et suiv. — La clémence y est plus nécessaire qu’ailleurs , 237. — Il n’y faut point de lois somptuaires : dans quel cas elles y ^ sont utiles , 239 , 240. — Finit par la pauvreté , 240 - Pour-
TABLE ANALYTIQUE
quoi les femmes y ont peu de retenue -, 241. — N’a pas la bonté des mœurs pour principe , 243. — Les dots des femmes y doivent être considérables, 244. — La communauté des biens entre mari et femme y est inutile, ibid. — Les gains nuptiaux des femmes y sont inutiles, ibid. — Ce qui fait sa gloire et sa sûreté , 247. — Causes de la destruction de son principe : 1° si l’on ôte aux corps leurs prérogatives, et aux villes leurs privilèges ; 2° si le souverain veut tout faire immédiatement par lui-même; 3° s’il ôte arbitrairement les fonctions naturelles des uns , pour les donner à d’autres ; 4° s’il préfère ses fantaisies à ses volontés ; 6° s’il rapporte tout à lui ; 6° s’il :ie se croit pas assez gardé par son pouvoir et par l’amour de ses sujets; 7° si les premières dignités sont avilies , et réduites à n’être plus que de vils instruments du pouvoir arbitraire; 8° si l’on peut être couvert (finfamie et de dignités; 9° si le prince change sa justice en sévérité ; 10° si des âmes lâches viennent à croire que l’on doit tout au prince , et rien à la patrie; II0 si le pouvoir du monarque, devenant immense, diminue sa sûreté , 247 et sui v. — Danger de la corruption de son principe , 247. — Ne peut subsister dans un État composé d’une seule ville , 250. — Propriétés distinctives de ce gouvernement , 251. — Moyen unique, mais funeste, pour la conserver, quand elle est trop étendue, ibid. — Esprit de ce gouverment , ibid. — Comment elle pourvoit à sa sûreté , ibid. — Quand doit faire des conquêtes ; comment doit se conduire avec les peuples conquis et ceux de l’ancien domaine. Tableau d’une monarchie conquérante , 259 et suiv. — Précautions qu’elle doit prendre pour en conserver une autre qu’elle a conquise , 260. — Conduite qu’elle doit tenir envers un grand État qu’elle a conquis , 263. — Objet principal de ce gouvernement , 264. — Tableau raccourci de celles que nous connaissons , 270. — Pourquoi les anciens n’avaient pas une idée claire de ce gouvernement , ibid. — Le premier plan de celles que nous connaissons fut formé par les barbares qui conquirent l’empire romain , ibid. — Ce que les Grecs appelaient ainsi dans les temps héroïques , 271. — Celles des temps héroïques des Grecs comparées avec celles que nous connaissons aujourd’hui, 271, 272. — Quelle était la nature de celle de Rome , sous ses rois , 272. — Pourquoi peut apporter plus de modération qu’une république dans le gouvernement des peuples conquis, 279. — Les écrits satiriques ne doivent pas y être punis sévèrement • ils y ont leur utilité , 286. — Mesures que l’on doit y garder dans les lois qui concernent la révélation des conspirations , 288. — Des choses qui attaquent la liberté, 290. — Il ne doit point y avoir d’espions, ibid. — Comment doit être gouvernée, 291. — En quoi y consiste la félicité des peuples, ibid. — Quel est le point de perfection dans le gouvernement monarchique, 291, 292. — Le prince y doit être accessible, ibid. — Tous les sujets d’un État monarchique doivent avoir la liberté d’en sortir, 293. — Tributs qu’on y doit lever sur les peuples que l’on a rendus esclaves de la glèbe , 294. — On peut y augmenter les tributs , 297. — Quel impôt y est le plus naturel , ibid. — Tout est perdu quand la profession des traitants y est honorée , 299. — Il n’y faut point d’esclaves , 307. — Quand il y a des esclaves , la pudeur des femmes esclaves doit être à couvert de l’incontinence de leurs maîtres , 31 1 , 312. — Le grand nombre d’esclaves y est dangereux, 312. — Il est moins dangereux d’y armer les esclaves que dans une république , ibid. — S’établit plus facilement dans les pays fertiles qu’ailleurs, 326. — Dans les plaines, ibid. — S’unit naturellement avecla liberté des femmes, 341. —S’allie très-facilement avec la religion chrétienne, 342. — Le commerce de luxe y convient mieux que celui d’économie , 350. — Les fonds d’une banque n’y sont pas en sûreté, non plus que les trésors trop considérables des particuliers, 352, 353. — On n’y doit point établir de ports francs, 353. — Il n’est pas utile au monarque que la noblesse y puisse faire le commerce , 355.
Comment doit acquitter ses dettes , 388 , 389. — Les bâtards y doivent être moins odieux que dans une république , 394. Deux sophismes ont toujours perdu et perdront toujours toutes les monarchies. Quels sont ces sophismes , 395.
— S’accommode mieux de la religion catholique que de la protestante, 407 , 408. — Le pontificat y doit être séparé de l’empire, 419. — L’inquisition n’y peut faire autre chose que des délateurs et des traîtres , 426. — L’ordre de succession à la couronne y doit être fixé , 430. — On y doit encourager les mariages , et par les richesses que les femmes-peuvent donner, et par l’espérance des successions qu’elle? peuvent procurer, 438. — On y doit pocir ceux qui prennent parti dans les séditions, 471.
Monarchie élective. Doit être soutenue par un corps aristocratique , 273. — C’est aux lois politiques et civiles à y décider dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants , ou à d’autres , 424. — Celle de France l’était sous la seconde race, 516 et suiv.
Monarchie romaine remplacée par un gouvernement aristocratique, 144.
Monarchique (État). Sujet à moins d’inconvénients, même quand les lois fondamentales en sont violées , que l’État républicain en pareil cas, 131. — Les divisions s’y apaisent aisément ,132. — Excite moins l’ambitieuse jalousie des particuliers, 134.
Monarque. Pourquoi ceux d’Europe n’exercent pas leur pouvoir avec autant d’étendue que les sultans , 69. — Comment doit gouverner. Quelle doit être la règle de ses volontés , 197 et suiv. — Ce qui arrête le monarque qui marche au despotisme ,197. — L’honneur met des bornes à sa puissance , 2C-^
— Son pouvoir, dans le fond, est le même que celui du des pote, ibid. — Est plus heureux qu’un despote, 218. — Ne doit récompenser ses sujets qu’en honneurs qui conduisent à la fortune , 224. — Ne peut être juge des crimes de ses sujets ; pourquoi , 229 et suiv. — Quand il enfreint les lois , il travaille pour les séducteurs contre lui-même , 230. — Il doit interdire le pouvoir de juger à ses ministres , et le réserver aux magistrats , ibid. — Combien la clémence lui est utile, 237. — Ce qu’il doit éviter pour gouverner sagement et heureusement, 247 et suiv. — C’est un crime de lèse-majesté contre lui que de changer son pouvoir de nature , en le rendant immense , et détruisant par là sa sûreté , 247. — En quoi consiste sa puissance , et ce qu’il doit faire pour la conserver, 255. — Il faut un monarque dans un État vraiment libre , 267. — Comment, dans un État libre, il doit prendre part à la puissance législative , 268. — Les anciens n’ont imaginé que de faux moyens pour tempérer son pouvoir, 271. —Quelle est sa vraie fonction relativement au pouvoir judiciaire , 271, 272.— Il a toujours plus l’esprit de probité que les commissaires qu’il nomme pour juger ses sujets, 290.— Bonheur des bons monarques : pour l’être , ils n’ont qu’à laisser les lois dans leur force , ibid. — On ne s’en prend jamais à lui des calamités publiques : on les impute aux gens corrompus qui l’obsèdent , 290 , 291. — Comment doit manier sa puissance, 291. — Doit encourager, et les lois [doivent menacer , ibid. — Doit être accessible , ibid. — Ses mœurs : description admirable de la conduite qu’il doit tenir avec ses sujets, 291 , 292.— Égards qu’il doit à ses sujets, ibid.
Monastères. Comment entretenaient la paresse en Angleterre leur destruction y a contribué à établir l’esprit de commerce et d’industrie, 405. — Ceux qui vendent leurs fonds à vie, ou qui font des emprunts à vie , jouent contre le peuple mais tiennent la banque contre lui : le moindre bon sens fai voir que cela ne doit pas être permis , 418.
Moncrif. Lettre à , 636.
Monde. Causes de sa dépopulation , 75 et suiv. — Voyez Dépopulation.—eu un commencement? 77. —Physique Ne subsiste que parce que ses lois sont invariables, 190. — Mieux gouverné que le monde intelligent : pourquoi, 190 et suiv.
Monluc (Jean de). Auteur du registre Olim, 466.
Monnaie. Est , comme les figures de géométrie , un signe certain que le pays où l’on en trouve est habité par un peuple policé , 329. — Lois civiles des peuples qui ne la connaissent point , 329 , 330. — Est la source de presque toutes les lois civiles, parce qu’elle est la source des injustices qui viennent de la ruse , 330. — Est la destructrice de la liberté , ibid. — Raison de son usage , 378. — Dans quel cas est nécessaire ,
TABLE ANALYTIQUE
378 et suiv. — Quelle en doit être la nature et la forme , ibid. — Les Lydiens sont les premiers qui aient trouvé l’art de la battre , 378 , not. 2. — Quelle était originairement celle des Athéniens , des Romains : ses inconvénients , 378.— Dans quel rapport elle doit être, pour la prospérité de l’Etat, avec les choses qu’elle représente , ibid. — Était autrefois représentée en Angleterre par tous les biens d’un Anglais, 379. — Chez les Germains, elle devenait bétail, marchandise ou denrée, et ces choses devenaient monnaie, ibid. — Est un signe des choses , et un signe de la monnaie même , ibid.— Combien il y en a de sortes, ibid. — Augmente chez les nations policées, et diminue chez les nations barbares, ibid. —Il serait utile qu’elle fût rare, 379, 380. — C’est en raison de sa quantité que le prix de l’usure diminue , 380. — Comment , dans sa variation , le prix des choses se fixe , ibid. — Les Africains en ont une, sans en avoir aucune, ibid. — Preuves par calcul qu’il. est dangereux à un État de hausser ou baisser la monnaie , 383 et suiv. — Quand les Romains firent des changements à la leur, pendant les guerres puniques, ce fut un coup de sagesse qui ne doit point être imité parmi nous , 385 et suiv. — A haussé ou baissé à Rome , à mesure que l’or et l’argent y sont devenus plus ou moins communs , 386. — Époque et progression de l’altération qu’elle éprouva sous les empereurs romains, 386, 387. — Le change empêche qu’on ne la puisse altérer jusqu’à un certain point, 387.
Monnaie idéale. Ce que c’est , 379.
Monnaie réelle. Ce que c’est, ibid. — Pour le bien du commerce , on ne devrait se servir que de monnaie réelle , ibid.
Monnayeurs {faux). La loi- qui les déclarait coupables de lèseinajesté était une mauvaise loi , 284 , 285.
Monothélites , hérétiques : quelle était leur doctrine, 180.
Montagnes. La liberté s’y conserve mieux qu’ailleurs , 326.
Montagnes d’argent. Ce que l’on appelait ainsi , 368.
Montaigne. On voit dans lui l’homme qui pense , 623. — Est un des quatre grands poètes , 626.
Montausier. A quelque chose des anciens philosophes , 624.
Montesquieu. Vingt ans avant la publication de Y Esprit des Lois, avait composé un petit ouvrage qui y est confondu, 375 , not. 2. — Peu importe que ce soit lui , ou d’anciens et célèbres jurisconsultes , qui disent des vérités , pourvu que ce soient des vérités , 442. — Promet un ouvrage particulier sur la monarchie des Ostrogoths , 485. — Preuve qu’il n’est ni déiste, ni spinosiste, 529 et suiv. — Admet une religion révélée : croit et aime la religion chrétienne , 531 et suiv. — N’aime point à dire des injures , même à ceux qui cherchent à lui faire les plus grands maux, 533. — Obligé d’omettre quantité de choses qui étaient de son sujet, a-t-il dû parler de la grâce, qui n’en était point? 534. — Son indulgence pour le nouvelliste ecclésiastique , 536. — Est-il vrai qu’il regarde les préceptes de l’Évangile comme des conseils? 537.
— Pourquoi il a répfondu au nouvelliste ecclésiastique, 549.
— Se peint dans la personne d’Usbeck, 31. — Son portrait par lui-même , 619 et suiv. — N’a presque jamais eu de chagrin; sa machine est heureusement construite; s’éveille le matin avec une joie secrète, 620. — Est presque aussi content avec les sots qu’avec les gens d’esprit : sent naturellement de l’amour pour le bien et l’honneur de sa patrie. N’a pas été fâché de passer pour distrait ; n’a pas voulu souffrir qu’un homme d’esprit le raillât deux fois , ibid.— Se fixe à très-peu de personnes. Ne comprenait rien à la procédure. Est amoureux de l’amitié ; pardonne aisément ; n’a pas voulu écouter les rapporteurs ; aimait encore à l’âge de trente-cinq ans , ibid. — A mis des livres au jour sans être touché de la réputation de bel esprit; a vécu avec ses enfants comme avec ses amis; n’a jamais fait par autrui ce qu’il pouvait faire par lui-même. A fait bien des sottises, mais point de méchancetés ; a fait de grandes améliorations à ses terres , 62 1 . — A essuyé mille dégoûts après la publication des Lettres persanes, ibid. — N’a pas dépensé quatre louis par air; la timidité a été son fléau : reparties ingénieuses , ibid. — Est un bon citoyen, 622. — N’aime pas jouir du ridicule d’autrui; fait faire sa généalogie , ibid. — A été reçu à la Société royale
de Londres, 636. — Ne veut pas passer pour l’auteur du Temple de Guide , ibid.
Montésuma. Ne disait pas une absurdité quand il soutenait que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays ; et celle du Mexique, pour le Mexique, 414.
Montfort. Les coutumes de ce comté tirent leur origine des lois du comte Simon , 469.
Mont Janicule. Pourquoi le peuple de Rome s’y retira : ce qui en résulta , 290.
Montpensier ( la duchesse de ). Les malheurs qu’elle attira sur Henri III prouvent qu’un monarque ne doit jamais insulter ses sujets , 292.
Mont sacré. Pourquoi le peuple de Rome s’y retira , 288. Morale. Il ne suffit pas d’en persuader les vérités , il faut les faire sentir, 8. — {Livres de). Plus utiles que les livres ascétiques , 91 . — Ses lois empêchent à chaque instant l’homme de s’oublier lui-même , 19 1. — Les règles des fausses religions doivent s’accorder avec elle, 408,409. — On est attaché à une religion à proportion de la pureté de sa morale , 416.— Nous aimons spéculativement , en matière de morale , tout ce qui porte le caractère de la sévérité, 417.
Mort. La petite vérole est une nouvelle mort à ajouter à celle à laquelle nous sommes tous destinés , 670.
Mort civile. Etait encourue , chez les Lombards , pour la lèpre , 304.
Moscovie. C’est le seul Étal chrétien dont les intérêts soient mêlés avec ceux de la Perse , 34. — Son étendue , ibid. — Les empereurs mêmes y travaillent à détruire le despotisme, 220. — Le czar y choisit qui il veut pour son successeur, 22 1. — Le défaut de proportion dans les peines y cause beaucoup d’assassinats , 235. — L’obscurité où elle avait toujours été dans l’Europe contribua à la grandeur relative de la France , sous Louis XIV , 256. — Loi bien sage établie dans cet empire par Pierre Ier, 294. Ne peut descendre du despotisme, parce que ses lois sont contraires au commerce et aux opérations du change , 387.
Moscovites. Ils sont tous esclaves , à la réserve de quatre familles, 34. — Pays où l’on exile les grands, ibid. — Le vin leur est défendu, ibid. — Accueil qu’ils font à leurs hôtes ibid. — Les femmes moscovites aiment à être battues par leurs maris : lettre à ce sujet, 34. — Ne peuvent sortir de l’empire, 35 et suiv. — Leur attachement pour leur barbe, ibid. — Idée plaisante qu’ils avaient de la liberté , 264. — Combien sont insensibles à la douleur ; raison physique de cette insensibilité, 30 1. — Pourquoi se vendent si facilement, 310. — Pourquoi ont changé si facilement de mœurs et de manières, 340.
Mosquées. Pourquoi Gengis-kan les méprisa si fort, quoiqu’il approuvât tous les dogmes des mahométans ,416.
Motte (la). Éloge de sa tragédie d'Inès de Castro, 623. Moulins. Il serait peut-être utile qu’ils n’eussent point été inventés , 396.
Mousse. Observations sur celle des chênes , 569 et suiv. Moussons. La découverte de ces vents est l’époque de la navigation en pleine mer. Ce que c’est; temps où ils régnent; leurs effets , 365.
Mouvement. Est la base du monde physique. Ses règles sont invariables. Ses variations mêmes sont constantes , 190.— Ses lois font tout le système de la nature : quelles sont ces lois, 66.
Muet. Pourquoi ne peut pas tester, 435.
Multiplication. Est beaucoup plus grande chez les peuples naissants que chez les peuples formés, 395.
Multitude {la) fait la force de nos armées : ’a force des soldats faisait celle des armées romaines, 129.
Mummolus. L’abus qu’il lit de la confiance de son père prouve que les comtes , à force d’argent , rendaient perpétuels leurs offices qui n’étaient qu’annuels , 503.
Musique. Les anciens la regardaient comme une science nécessaire aux bonnes mœurs , 208 et suiv. — Différence des effets qu’elle produit en Angleterre et en Italie. Raisons physiques de cette différence , tirées de la différence des climats,
Mustapha. Comment il fut élevé à l’empire, 57.
TABLE ANALYTIQUE
Musulmans. Voyez Mahométans. j
Mutius-Scévola. Punit les traitants , pour appeler les bonnes mœurs, 278.
Mystiques. Leurs extases sont le délire de la dévotion, SL
N.... Ses .plaisanteries sur les maltôtiers que la chambre de justice faisait regorger, 67.
flaires. Ce que c’est dans le Malabar, 317.
Naissance. Les registres publics sont la meilleure voie pour la prouver, 469.
flarbonnaise. Le combat judiciaire s’y maintint malgré toutes les lois qui l’abolissaient, 449.
Narsès ( l’eunuque ). Favori de Justinien , 177.— Son exemple prouve qu’un prince ne doit jamais insulter ses sujets, 292.
flatchès. La superstition force ce peuple de la Louisiane à déroger à la constitution essentielle de ses mœurs. Ils sont esclaves quoiqu’ils n’aient pas de monnaie , 330.
Nations. Leur droit public n’est qu’une espèce de droit civil universel, 64. — Comment elles doivent l’exercer entre elles, ibid. et suiv.— (Ressources de quelques) d’Europe, faibles par elles-mêmes, 185. — Comment doivent se traiter mutuellement, tant en paix qu’en guerre, 192. — Ont toutes , même les plus féroces, un droit des gens, ibid. — Celle qui est libre peut avoir un libérateur ; celle qui est subjuguée ne peut avoir qu’un oppresseur, 345. — Comparées aux particuliers ; quel droit les gouverne, 375.
Nature. Les sentiments qu’elle inspire sont subordonnés, dans les États despotiques, aux volontés du prince, 203.— Douceur et grandeur des délices qu’elle prépare à ceux qui écoutent sa voix, 284. — Elle compense avec justesse les biens et les maux , 293. — Les mesures qu’elle a prises pour assurer la nourriture aux enfants , détruisent toutes les raisons sur lesquelles on fonde l’esclavage de naissance, 308, 309. — C’est elle qui entretient les commodités que les hommes ne tirent que de l’art, 328. — C’est elle presque seule, avec le climat, qui gouverne les sauvages, 337. — Sa voix est la plus douce de toutes les voix , 423. — Ses lois ne peuvent être locales , et sont invariables , 428 , 429.
Nature du gouvernement. Ce que c’est : en quoi diffère du principe du gouvernement, 199.
Naufrage ( droit de). Époque de l’établissement de ce droit insensé : tort qu’il fit au commerce, 372.
Navigation. Effets d’une grande navigation , 351. — Combien l’imperfection de celle des anciens était utile au commerce des Tyriens, 359. — Pourquoi celle des anciens était plus lente que la nôtre, ibid.— Comment fut perfectionnée par les anciens , 365 et suiv. — N’a point contribué à la population de l’Europe, 404.— Défendue, sur les fleuves, par les Guèbres. Cette loi, qui partout ailleurs aurait été funeste, n’avait nul inconvénient chez eux, 414.
Navires. Pourquoi leur capacité se mesurait-elle autrefois par muids de blé , et se mesure-t-elle aujourd’hui par tonneaux de liqueurs? 358.— Causes physiques de leurs différents degrés de vitesse, suivant leurs différentes grandeurs et leurs différentes formes, 360— Pourquoi les nôtres vont presque à tous les vents , et pourquoi ceux des anciens n’allaient presque qu’à un seul, ibid.— Comment on mesure la charge qu’ils peuvent porter, ibid.— Les obligations civiles que les matelots y passent entre eux doivent-elles être regardées comme nulles , 433.
Négociants. Ont quelque part dans les affaires d’Ëtat , 180. — Dans quel gouvernement ils peuvent faire de plus grandes entreprises , 350 et suiv. — Il est bon qu’ils puissent acquérir la noblesse , 355.
Négociants ( compagnies de). Ne conviennent jamais dans le gouvernement d’un seul , et rarement dans les autres , 353.
Nègres. Pourquoi leurs dieux sont noirs et leur diable blanc , 40. — Motif singulier qui détermina Louis XIII à souffrir que ceux de ses colonies fussent esclaves ,309. — Raisons admirables qui font le fondement du droit que nous avons de les rendre esclaves, ibid. — Comment trafiquent avec
i les Maures , 378. — Monnaie de ceux des côtes de l’Afrique , 381 , 382.
Néron. Distribue de l’argent aux troupes, même en paix, 163. — Pourquoi ne voulut pas faire les fonctions de juge, 230 — Loi adroite et utile de cet empereur, 294. — Dans les beaux jours de son empire, il voulut détruire les fermiers et les traitants , 299. — Comment il éluda de faire une loi touchant les affranchis ,314.
Nerva {V empereur) adopte Trajan, 163.
Nestorianisme. Quelle était la doctrine de cette secte, 180.
Neveux. Sont regardés aux Indes comme les enfants de leurs oncles. De là le mariage entre le beau-frère et la belle-sœur y est permis , 429.
Niccolini (l’abbé marquis). Lettres à, 637, 673.
Niger Pescenius est salué empereur, 164. — Est défait par Sévère , ibid.
Nitard. Témoignage que cet historien, témoin oculaire, nous rend du règne de Louis le Débonnaire, 519.
Nivernois (duc de). Lettre au, 655.
Nobles. Comment s’introduisit dans les Gaules la distinction de nobles et de roturiers , 173. — Sont l’objet de l’envie dans l’aristocratie, 195, 196. — Quand ils sont en grand nombre dans une démocratie , police qu’ils doivent mettre dans le gouvernement, 196. — Répriment facilement le peuple dans une aristocratie , et se répriment difficilement eux-mêmes , 200, 201. — Doivent être populaires dans une aristocratie, 215.— Doivent être tous égaux dans une aristocratie, ibid.— Ne doivent , dans une aristocratie , être ni trop pauvres , ni trop riches : moyens de prévenir ces deux excès, 216, 217 — N’y doivent point avoir de contestations , 217. — Comment punis autrefois en France, 232. — Quelle est leur unique dépense à Venise, 239. — Quelle part ils doivent avoir, dans un État libre, aux trois pouvoirs, 267. — Doivent, dans un État libre, être jugés par leurs pairs, 268. — Cas où, dans un Étatlibre, ils doivent être juges des citoyens de tout étage, ibid. — Ceux de Rome ne se laissent pas entamer par le bas peuple comme les patriciens, 145.
Noblesse. Doit naturellement, dans une monarchie, être dépositaire du pouvoir intermédiaire, 197. — Elle a des vices qui, dans une monarchie , empêchent qu’elle puisse être dépositaire des lois , 198. — Sa profession est la guerre : l’honneur l’y entraîne, l’honneur l’en arrache, 205. — L’honneur en est l’enfant et le père , 217. — Doit être soutenue dans une monarchie : moyens d’y réussir, ibid. — Doit seule posséder les fiefs dans une monarchie : ses privilèges ne doivent point passer au peuple, ibid. — Causes des différences dans les partages des biens qui lui sont destinés , 226. — Est toujours portée à défendre le trône : exemples, 248. — Doit, dan? un État libre , former un corps distingué , qui ait part à la législation : doit y être héréditaire : comment sa part dans le pouvoir législatif doit être limitée, 267. — La gloire et l’honneur sont sa récompense , 299. — Le commerce lui doit-il être permis dans une monarchie? 355. — Est-il utile qu’on la puisse acquérir à prix d’argent? ibid. — Celle de robe comparée avec celle d’épée , 356. — Quand commença à quitter, même à mépriser la fonction de juge, 478.
Noblesse française. Le système deM. l’abbé Dubos, sur l’origine de notre noblesse française, est faux et injurieux au sang de nos premières familles, et aux trois grandes maisons qui ont régné sur nous, 500, 501. — Il parait que l’auteur l’a fait dériver des antrustions, 501.— Quand et dans quelle occasion elle commença à refuser de suivre les rois dans toutes sortes de guerres , 523.
Noces (secondes). Étaient favorisées et même prescrites par les anciennes lois romaines, 400, 401.
Noirs. Voyez Nègres
Noms. Contribuent beaucoup à la propagation : il vaut mieux qu’ils distinguent les familles que les personnes seulement,
Nord. Loin d’être en état d’envoyer, comme autrefois , des colonies, ses pays sont dépeuplés, 76. — Les peuples y étaient libres : ou a pris pour des rois ce qui n’était que des généraux d’armée, 90. — Raisons physiques de la force du corps, du courage , de la franchise, etc. des peuples du Nord . ?00 et
TABLE ANALYTIQUE
suiv. — Les peuples y sont fort peu sensibles à l’amour, 301 . —Raisons physiques de la sagesse avec laquelle ces peuples se maintinrent contre la puissance romaine, 302. — Les passions des femmes y sont fort tranquilles , 3 1 9.— Est toujours habité, parce qu’il est presque inhabitable, 327- — Ce qui rend le commerce nécessaire avec le Midi , 357. —Les femmes et les hommes y sont plus longtemps propres à la génération qu’en Italie, 401.— Pourquoi le protestantisme y a été mieux reçu que dans le Midi, 408. —(Invasion des peuples du) dans l’Empire. Voyez Invasions.
Normandie. Les coutumes de cette province ont été accordées par le duc Raoul , 469.
Normands. Comparés aux barbares qui désolèrent l’empire romain , 174. — Leurs ravages causèrent une telle barbarie, que l’on perdit jusqu’à l’usage de l’écriture, et toutes les lois, auxquelles on substitua les coutumes , 444 , 445. — Pourquoi persécutaient surtout les prêtres et les moines, 51 1. — Terminèrent les querelles que le clergé faisait aux rois et au peuple pour son temporel , 513 , 520. — Charles le Chauve , qui aurait pu les détruire , les laissa aller pour de l’argent , 519. — Pourquoi dévastèrent la France, et non pas l’Allemagne, 525.
— Leurs ravages ont fait passer la couronne sur la tête de Hugues-Capet , qui pouvait seul la défendre, 526.
Notoriété défait. Suflisait autrefois sans autre preuve, ni procédure, pour asseoir un jugement, 453, 454.
Nouvelles ecclésiastiques. Les imputations dont elles cherchent à noircir l’auteur de V Esprit des Lois sont des calomnies atroces : preuves sans réplique , 529 et suiv. Nouvelliste ecclésiastique. N’entend jamais le sens des choses, 530. — Méthode singulière dont il se sert pour s’autoriser à dire des invectives à l’auteur, 534. — Jugements et raisonnements absurdes et ridicules de cet écrivain , 534 et suiv .
— Quoiqu’il n’ait d’indulgence pour personne , l’auteur en a beaucoup pour lui , 536 — Pourquoi a déclamé contre Y Esprit des Lois , qui a l’approbation de toute l’Europe ; et comment il s’y est pris pour déclamer ainsi, 536 et suiv.— Sa mauvaise foi, 537. — Sa stupidité ou sa mauvaise foi dans les reproches qu’il fait à l’auteur touchant la polygamie , 538 et suiv. — Veut que, dans un livre de jurisprudence, on ne parle que de théologie, 541. — Imputation stupide ou méchante de cet écrivain , 542. — Juste appréciation de ses talents et de son ouvrage , 545 , 546. — Sa critique de V Esprit des Lois est pernicieuse, pleine d’ignorance, de passion, d’inattention , d’orgueil , d’aigreur ; n’est ni travaillée , ni réfléchie; est inutile, dangereuse, calomnieuse., contraire à la charité chrétienne, même aux vertus simplement humaines, pleine d’injures atroces, pleine de ces emportements que les gens du monde ne se permettent jamais ; elle annonce un méchant caractère ; est contraire au bon sens , à la religion ; capable de rétrécir l’esprit des lecteurs ; pleine d’un pédantisme qui va à détruire toutes les sciences, 546 et suiv.
Nouvellistes. Leur portrait. Deux lettres plaisantes à ce sujet, 87 et suiv.
Nouvelles de Justinien. Sont trop diffuses, 475.
Numa. Fit des lois d’épargne sur les sacrifices , 418. — Ses lois sur le partage des terres furent rétablies par Servius Tullius,
Numide (cavalerie) , autrefois la plus renommée, 133. — Des corps de cavalerie numide passent au service des Romains , ibid.
Numidie. Les frères du roi succédaient à la couronne à l’exclusion de ses enfants , 424. — Les soldats romains y passent =uüs le joug , 129.
Obéissance. Différence entre celle qui est due dans les États modérés, et celle qui est due dans les États despotiques, 203.
— L’honneur met des homes à celle qui est due au souverain , dans une monarchie , 205.
Obliga tions. Celles que les matelots passent entre eux, dans un navire , doivent-elles être regardées comme nulles? 433. Occident (l’empire d’) pourquoi fut le premier abattu, 175. —
Point secouru par celui d’Orient, 175. — Les Wisigoths l’inondent , ibid. — Trait de bonne politique de la part de ceux qui les gouvernaient, ibid. — Sa chute totale , ibid. et suiv. Octave flatte Cicéron , et le consulte , 154. — Le sénat se met en devoir de Rabaisser, 155. — Et Antoine poursuivent Brutus et Cassius, ibid. — Défait Sextus Pompée, ibid. — Exclut Lépide du triumvirat, 156. — Gagne l’affection des soldats,
sans être brave, ibid. — Surnommé Auguste, ibid Voyez
Auguste.
Odenat, prince de Palmyre, chasse les Perses de l’Asie, 168. Odoacre. Porte le dernier coup à l’empire d’Occident, 175. Odyssée. Le plus beau poëme du monde , après Y Iliade , 359. Offices. Les maires du palais contribuèrent de tout leur pouvoir à les rendre inamovibles : pourquoi, 509. — Quand les grands commencèrent à devenir héréditaires , 523 , 524. Officiers généraux. Pourquoi, dans les États monarchiques, ifc ne sont attachés à aucun corps de milice , 223. — Pourquoi il n’y en a point en titre dans les États despotiques ,
Offrandes. Raison physique de la maxime religieuse d’Athènes, qui disait qu’une petite offrande honorait plus les dieux que le sacrifice d’un bœuf, 414. — Bornes qu’elles doivent avoir; on n’y doit rien admettre de ce qui approche du luxe, 418.
Olim. Ce que c’est que les registres qu’on appelait ainsi, 466 Olivier (chancelier), introduisit la justice dans le conseil des rois, 623.
Oncles. Sont regardés aux Indes comme les pères de leurs neveux : c’est ce qui fait que les mariages entre beau-frère et belle-sœur y sont permis , 429.
Opéra , 20.
Oppienne. Voyez Loi Oppienne.
Oppression totale de Rome , 152.
Ops (temple d’). César y avait déposé des sommes immenses,
Opulence. Est toujours compagne de la liberté , 83. — Est dans les mœurs, et non pas dans les richesses, 149.
Or. Signe des valeurs : il ne doit pas être trop abondant, 71. — Plus il y en a dans un État , plus cet État est pauvre , 376. — La loi qui défend en Espagne de l’employer en superfluités est absurde, 377. — Cause de la quantité plus ou moins grande de l’or et de l’argent , 379. — Dans quel sens il serait utile qu’il y en eût beaucoup, et dans quel sens il serait utile qu’il y en eût peu, 379, 380. — De sa rareté relative à celle de l’argent , 381.
Or ( côte d’). Si les Carthaginois avaient pénétré jusque-là, ils y auraient fait un commerce bien plus important que celui que l’on y fait aujourd’hui , 367 , 368.
Oracles. A quoi Plutarque attribue leur cessation , 398. Oraisons funèbres. Appréciées à leur juste valeur, 27.
Orange (le prince d’). Sa proscription, 477.
Orateurs. En quoi consiste leur talent , 92.
Orchomène. A été une des villes les plus opulentes de la Grèce : pourquoi, 361. — Sous quel autre nom cette ville est connue ibid.
Ordonnance de 1287. C’est à tort qu’on la regarde comme le titre de création des baillis ; elle porte seulement qu’ils seront pris parmi les laïques , 468 . 469. — De 1670. Faute que l’auteur attribue mal à propos à ceux qui l’ont réaigée ,
Ordonnances. Les barons, du temps de saint Louis , n’étaient soumis qu’à celles qui étaient faites de concert avec eux,
Ordres. Ceux du despote ne peuvent être ni contredits, ni éludés, 203.
Orgueil. Est la source ordinaire de notre politesse, 205. — ■ Source de celui des courtisans : ses différents degres, *&«£.— Est pernicieux dans une nation, 338, 339. — Est toujours accompagné de la gravité et de la paresse , 339. — Peut être utile quand il est joint à d*autres qualités morales : les Romains en sont une preuve , ibid.
Orient (État de l’J lors de la défaite entière des Carthaginois, 135 et suiv. — ( Empire d’). Subsiste encore après celui d’Occident : pourquoi, 174.— Les conquêtes de Justinien ne
TABLE ANALYTIQUE
font qu’avancer sa perte ,177. — Pourquoi de tout temps la pluralité des femmes y a été en usage , ibid. — Pourquoi il subsista si longtemps après celui d’Occident , 185 et suiv. — Ce qui le soutenait , malgré la faiblesse de son gouvernement, ibid. — Chute totale de cet empire, r87. — Il semble que les eunuques y sont un mal nécessaire ,315. — Une des raisons qui fait que le gouvernement populaire y a toujours été difficile à établir, est que le climat demande que les hommes y aient un empire absolu sur les femmes , 318. — Principe de la morale orientale, 318, 319. — Les hommes n’v ont pas le gouvernement intérieur de la maison , ce sont les eunuques , 320. — Il n’y est point question d’enfants adultérins, 393.
Orientales. Pourquoi moins gaies que les Européennes, 31. Orientaux. Le sérail est le tombeau de leurs désirs : singularité de leur jalousie , 4.— Comment ils bannissent le chagrin, 23. — Le peu de commerce qu’il y a entre eux est la cause de leur gravité , ibid. — Vices de leur éducation , 23 , 24. — Ne sont pas plus punis par la perte de quelque membre , que les Européens le sont par l’infamie seule , 56. — L’autorité outrée de leurs princes les rapproche de la condition de leurs sujets , 69. — Précautions que leurs princes sont obligés de prendre pour mettre leur vie en sûreté, 70. — En se rendant invisibles , ils font respecter la royauté et non pas le roi , ibid. — Leurs poésies , leurs romans , 93 , 94. — Absurdité de l’un de leurs supplices , 287. — Raisons physiques de l’immutabilité de leur religion , de leurs mœurs , de leurs manières et de leurs lois , 302. — Tous , excepté les mahométans , croient que toutes les religions sont indifférentes en elles-mêmes, 421.
Orléans. Le combat judiciaire y était en usage dans toutes les demandes pour dettes, 451.
Orléans (le duc d’) , régent , fait casser le testament de Louis XIV, et relève le parlement de Paris , 63. — Relègue le parlement à Pontoise, 95. — Vient trop tard pour livrer bataille, 616. — Assiège Lérida , ibid. — Insensible aux procédés personnels , 629.
Orose répond à la lettre de Symmaque , 173.
Orphelins. Comment un État bien policé pourvoit à leur subsistance, 405.
Orphitien. Voyez Sénatus-consulte Orphitien.
Orte (le vicomte d’). Refuse par honneur d’obéir à son roi,
Osman. Comment il fut déposé , 57.
Osmanlins, 14. — Voyez Turcs.
Osroéniens. Excellents hommes de trait , 181.
Ostracisme. Prouve la douceur du gouvernement populaire qui l’employait , 430. — Pourquoi nous le regardons comme une peine , tandis qu’il couvrait d’une nouvelle gloire celui qui y était condamné , ibid. — On cessa de l’employer dès qu’on en eut abusé contre un homme sans mérite , ibid. — Fit mille maux à Syracuse , et fut une chose admirable à Athènes , 472.
Ostrogoths. Les femmes, chez eux, succédaient à la couronne, et pouvaient régner par elles-mêmes, 333, 334. — Théodoric abolit chez eux l’usage du combat judiciaire , 449. — L’auteur promet un ouvrage particulier sur leur monarchie,
Othon ( V empereur) ne tient l’empire que peu de temps , 163. Othons. Autorisèrent le combat judiciaire, d’abord dans les affaires criminelles, ensuite dans les affaires civiles, 449 et suiv.
Ouvriers. On doit chercher à en augmenter, non pas à en diminuer le nombre , 396. — Laissent plus de bien à leurs enfants que ceux qui ne vivent que du produit de leurs terres ,
O .vus. Pourquoi ce fleuve ne se jette plus dans la mer Caspienne, 358, 359.
Paganisme. Pourquoi il y avait et il pouvait y avoir dans cette religion des crimes inexpiables, 410
Païens. De ce qu’ils élevaient des autels aux vices , s’ensuit-il qu’ils aimaient les vices , 406.
Pairs. Henri VIII se défit de ceux qui lui déplaisaient , par le moyen des commissaires, 290. — Étaient les vassaux d’un même seigneur, qui l’assistaient dans les jugements qu’il rendait pour ou contre chacun d’eux , 455. — Afin d’éviter le crime de félonie, on les appelait de faux jugement, et non pas le seigneur, ibid. — Leur devoir était de combattre et de juger, ibid. et suiv. — Comment rendaient la justice , 468. — Quand commencèrent à ne plus être assemblés par les seigneurs pour juger, ibid. — Ce n’est point une loi qui a aboli les fonctions des pairs dans les cours des seigneurs , cela s’est fait peu à peu , 468 , 469.
Paix. Ne s’achète point avec de l’argent : pourquoi , 170. — Inconvénients d’une conduite contraire à cette maxime , ibid. Est la première loi naturelle de l’homme qui ne serait point en société, I9i . — Est l’effet naturel du commerce, 349. Paladins. Quelle était leur occupation , 452.
Palais (le) , 60.
Paléologue. Voyez Andronic, Michel, etc.
Palestine. C’est le seul pays , et ses environs , où une religion qui défend l’usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, 414.
Pape. Plus grand magicien que le roi de France, 17. — Son autorité; ses richesses, 20, 21.
Papes. Effet que leur histoire produit dans l’esprit des lecteurs , 92. — Employèrent les excommunications pour empêcher que le droit romain ne s’accréditât au préjudice de leurs canons, 467, 468. — Les décrétales sont, à proprement parler, leurs rescrits ; et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi , 477. — Pourquoi Louis le Débonnaire abandonna leur élection au peuple, 514.
Papier. Un impôt sur le papier destiné à écrire les actes serait plus commode que celui qui se prend sur les diverses clauses des actes , J95.
Papiers circulants. Combien il y en a de sortes ; qn‘ sont ceux qu’il est utile à un État de faire circuler, 388.
Papirius. Son crime , qui ne doit pas être confondu avec celui de Plautius , fut utile à la liberté , 290.
Paradis. Chaque religion diffère sur les joies qu’on y doit goûter, 85.
Paraguay. Sagesse des lois que les jésuites y ont établies , 208. — Pourquoi les peuples y sont si fort attachés à la religion chrétienne , tandis que les autres sauvages le sont si peu à la leur, 416.
Paresse. Celle d’une nation vient de son orgueil , 338 , 339 — Dédommage les peuples des maux que leur fait souffrir le pouvoir arbitraire , 293.
Paresse de l’âme. Sa cause est en même temps son effet, 410. Paris. Siège de l’empire de l’Europe, 410. — Embarras de ceux qui y arrivent, ibid. — Ville bâtie en l’air, a des maisons les unes sur les autres , ibid. — Embarras de ses rues , ibid. — Différents moyens d’y attraper de l’argent , 39. — Chacun n’y vit que de son industrie, 39, 40. — Rend les étrangers plus précautionnés , 40. — Tous les États y sont confondus , 61.— C’est la ville la plus voluptueuse , et celle où la vie est le plus dure, 72. — Dévore les provinces, 641.
Parisiens. Leur curiosité ridicule, 21 , 22.
Parlement. Ce que c’est, 60. — Matières qui y sont le plus souvent agitées, 63. — On y prend les voix à la majeure , ibid. — Querelle importante qu’il décide , 74. — Relégué à Pontoise : pourquoi , 95. — Ne devrait jamais frapper ni sur la juridiction des seigneurs, ni sur la juridiction ecclésiastique, 197. — Il en faut dans une monarchie, 198. — Plus il délibère sur les ordres du prince , mieux il lui obéit, 218. — A souvent , par sa fermeté , préservé le royaume de sa chute , ibid. — Son attachement aux lois est la sûreté du prince , dans les mouvements de la monarchie , ibid. — La manière de prononcer des enquêtes , . dans le temps de leur création, n’était pas la même que celle de la grand’chambre : pourquoi, 462. — Ses jugements avaient autrefois plus de rapport à l’ordre politique qu’à l’ordre civil : quand et comment il descendit dans le détail civil, 466. — Rendu sédentaire il fut divisé en plusieurs classes, ibid. — A réformé
TABLE ANALYTIQUE
les abus intolérables de la juridiction ecclésiastique , 467. — A mis , par ses arrêts , des bornes à la cupidité ecclésiastique, ibid. — Voyez Corps législatif.
Paroles. Quand sont crimes , et quand ne le sont pas , 285 ,
Parricides. Quelle était leur peine du temps de l’empereur Henri Ier, 463.
Partage. Quand il a commencé à s’établir en matière de liefs , 166. De l’empire romain , 523 , 524. — En cause la ruine : pourquoi , ibid. et suiv.
Partage des successions. Est réglé par les seules lois civiles ou politiques, 424.
Partage des terres. Quand et comment doit se faire : précautions nécessaires pour en maintenir l’égalité, 212 et suiv.— Celui que lit Romulus est la source de toutes les lois romaines sur les successions, 433. — Celui qui se lit entre les barbares et les Romains , lors de la conquête des Gaules, prouve que les Romains ne furent point tous mis en servitude , et que ce n’est point dans cette prétendue servitude générale qu’il faut chercher l’origine des serfs , et l’origine des liefs 482. — Voyez Terres.
Parthes. Vainqueurs des Romains; pourquoi, 138. — Guerre contre les Parthes , projetée par César, 154. — Exécutée par Trajan, 163. — Difficultés de cette guerre, ibid. — Apprennent des Romains réfugiés , sous Sévère , l’art militaire , et s’en servent dans la suite contre Rome , 164 et suiv. — L’affabilité d’un de leurs rois , qui avait été élevé à Rome , leur rendit ce prince insupportable : cause de celte bizarrerie , 337. — Révolution que leurs guerres avec les Romains apportèrent dans le commerce ,371.
Partie publique. Il ne pouvait y en avoir dans le temps que les lois des barbares étaient en vigueur : il ne faut pas prendre les avoués pour ce que nous appelons aujourd’hui partie publique : quand a été établie , 463 , 464.
Passions. La passion fait sentir et jamais voir, 155. — Les pères peuvent plus aisément donner à leurs enfants leurs passions que leurs connaissances : parti que les républiques doivent tirer de cette règle , 207. — Moins nous pouvons donner carrière à nos passions particulières, plus nous nous livrons aux générales : c’est la cause de l’attachement des moines pour leur ordre, 210.
Pasteurs. Mœurs et lois des peuples pasteurs , 329.
Patane. Combien la lubricité des femmes y est grande : causes,
Patriarches de Constantinople. Leur pouvoir immense, 183.
— Souvent chassés de leur siège par les empereurs , ibid. et suiv.
Patriciens. Comment leurs prérogatives influaient sur la tranquillité de Rome : nécessaires sous les rois, inutiles pendant la république , 273. — Dans quelles assemblées du peuple ils avaient le plus de pouvoir, 274. — Comment ils devinrent subordonnés aux plébéiens, ibid. — Leur prééminence, 144.
— A quoi le temps la réduisit, ibid. et suiv.
Patrie ( amour de la ). Était , chez les Romains , une espèce de sentiment religieux , 149. — C’est ce que l’auteur appelle vertu : en quoi consiste : à quel gouvernement est principalement affecté, 206, 207. — Ses effets, 210.
Pâturages. Les pays où il y en a beaucoup sont peu peuplés , 395 , 396.
Paul. Raisonnement absurde de ce jurisconsulte, 476.
Pauvreté. Fait finir les monarchies, 239, 240. — Celle d’un petit État qui ne paye point de tributs est-elle une preuve que , pour rendre un peuple industrieux, il faut le surcharger d’impôts? 293. — Effets funestes de celle d’un pays , ibid. — Celle des peuples peut avoir deux causes : leurs différents effets , 350. — C’est une absurdité de dire qu’elle est favorable à la propagation , 395. — Ne vient pas du défaut de propriété , mais du défaut de travail , 405. — Sources ordinaires de la pauvreté des particuliers ; moyens de soulager et de prévenir cette pauvreté : 1° les hôpitaux, ou plutôt des secours qui ne soient que passagers, comme la cause du mal, qui, dans un État réglé, ne doit jamais être perpétuelle, 2° l’interdiction de l’hospitalité chez les moines, et de tous les asiles de la paresse, ibid.
Paye. En quel temps les Romains commencèrent à l’accorder aux soldats , 128. — Quelle elle était dans les différents gouvernements de Rome, 165, 166.
Pays de droit écrit. Pourquoi les coutumes n’ont pu y prévaloir sur les lois romaines, 445. — Révolutions que les lois romaines y ont essuyées, 445, 446.
Pays formés par l’industrie des hommes. La liberté y convient, 327.
I Paysans. Lorsqu’ils sont à leur aise , la nature du gouverne»
• ment leur est indifférente , 326. — Lorsqu’ils sont dans la j misère , leur population est inutile à l’État , 83. l Péché originel. L’auteur était-il obligé d’en parler dans son I chapitre premier? 533.
I Péculat. Ce crime est naturel dans les États despotiques , 222. j — La peine dont on le punit à Rome , quand il y parut , prouve que les lois suivent les mœurs , 343.
Pécule. Celui que les Romains laissaient à leurs esclaves animait les arts et l’industrie , 78.
Pèdatiens. N’avaient point de prêtres et étaient barbares , 417.
Pédanterie. Serait-il bon d’en introduire l’esprit en France?
Pégu. Comment les successions y sont réglées , 221 , note I. — Un roi de ce pays pensa étouffer de rire en apprenant qu’il n’y avait point de roi à Venise, 337. — Les points principaux de la religion de ses habitants sont la pratique des principales vertus morales , et la tolérance de toutes les autres religions , 409.
Peine de mort. Dans quel cas est juste , 282.
Peine du talion. Dérive d’une loi antérieure aux lois positives, 190.
Peines. Elles doivent être modérées : pourquoi, 56, 57. — Leur proportion avec les crimes fait la sûreté des princes de l’Europe; leur disproportion met à chaque instant la vie des princes asiatiques en danger, 69 , 70. — Contre les soldats lâches, renouvelées par les empereurs Julien et Valentinien , 172. — Doivent être plus ou moins sévères, suivant la nature des gouvernements, 231. — Augmentent ou diminuent dans un État , à mesure qu’on s’approche ou qu’on s’éloigné de la liberté , ibid. — Tout ce que la loi appelle peine dans un État modéré en est une : exemple singulier, 252. — Comment on doit ménager l’empire qu’elles ont sur les esprits , ibid. — Quand elles sont outrées , elles corrompent le despotisme même , ibid.— Le sénat de Rome préférait celles qui sont modérées ; exemple , 234. —Les empereurs romains en proportionnèrent la rigueur au rang des coupables , 235. Doivent être dans une juste proportion avec les crimes : la liberté dépend de cette proportion , ibid. 280 et suiv. — C’est un grand mal , en France , qu’elles ne soient pas proportionnées aux crimes, 135.— Pourquoi celles que les empereurs romains avaient prononcées contre l’adultère ne furent pas suivies , 243. — Doivent être tirées de la nature de chaque crime, 281 et suiv. — Quelles doivent être celles des sacrilèges , 282. — Des crimes qui sont contre les mœurs ou contre la pureté , ibid. — Des crimes contre la police , ibid. — Des crimes qui troublent la tranquillité des citoyens sans en attaquer la surete , ibid. — Quelles doivent être celles des crimes qui attaquent la sûreté publique , ibid. — On ne doit point en faire subir qui violent la pudeur, 286 , 287. — On en doit faire usage pour arrêter les crimes , et non pour faire changer les manières d’une nation , 340. — Imposées par les lois romaines contre les célibataires , 400. — Une religion qui n’en annoncerait point pour l’autre vie n’attacherait pas beaucoup, 415, 416. — Celles des lois barbares étaient toutes pécuniaires: ce qui rendait la partie publique inutile 463. — Pourquoi il y en avait tant de pécuniaires chez les Germains qui étaient si pauvres , 493.
Peines fiscales. Pourquoi plus grandes en Europe qu’en Asie ,
Peines pécuniaires. Sont préférables aux autres , 236. — O» peut les aggraver par l’infamie, ibid. et suiv.
Pèlerinage de la Mecque, 12. — Gengis-kan le trouvait absurde; pourquoi , 416. — De saint Jacques en Galice, 21.
Penestcs. Peuple vaincu par les Thessaliens. Étaient condam-
TABLE ANALYTIQUE
nés à exercer l’agriculture , regardée comme une profession servile , 209.
Pénitences. Règles puisées dans le bon sens, que l’on doit suivre quaùd on impose des pénitences aux autres ou à soimême , 409 , 410.
Penn. Comparé à Lycurgue , 207 et suiv.
Pensées. Ne doivent point être punies , 285.
Peomus. La perfidie qu’il fit à soh père prouve que les offices des comtes étaient annuels, et qu’ils les rendaient perpétuels à force d’argent , 503.
Pépin d’Héristel. Comment sa maison devint puissante : attachement singulier de la nation pour elle, 509. — Se rendit maître de la monarchie en protégeant le clergé, 511- Pepin (i le roi). Fit rédiger les lois des Frisons, 438. — Constitution de ce prince qui ordonne de suivre la coutume partout où il n’y a pas de loi , mais de ne pas préférer la coutume à la loi , 445. — Explication de cette constitution , ibid. — De son temps , les coutumes avaient moins de force que les lois ; on préférait cependant les coutumes : enfin elles prirent entièrement le dessus, ibid. — Précautions qu’il prit pour faire rentrer les ecclésiastiques dans leurs biens , 512, 513. — Fait oindre et bénir ses deux fils en même temps que lui : fait obliger les seigneurs à n’élire jamais personne d’une autre race. Ces faits , avec plusieurs autres qui suivent, prouvent que pendant la seconde race la couronne était élective, 516. — Partage son royaume entre ses deux fils , ibid. — La foi et hommage a-t-elle commencé à s’établir de son temps? 528.
Pères. Le respect qu’on leur porte contribue à la population , 81. Doivent-ils être punis pour leurs enfants? 236, 237.
— C’est le comble de la fureur despotique que leur disgrâce entraîne celle de leurs enfants et de leurs femmes, 292. — Sont dans l’obligation naturelle d’élever et de nourrir leurs enfants; et c’est pour trouver celui que cette obligation regarde que le mariage est établi, 392. — Est-il juste que le mariage de leurs enfants dépende de leur consentement? 394. — Il est contre la nature qu’un père puisse obliger sa fille à répudier son mari , surtout s’il a consenti au mariage , 423. — Dans quels cas sont autorisés par le droit naturel à exiger de leurs enfants qu’ils les nourrissent, 423, 424. — Sont-ils obligés par le droit naturel de donner à leurs enfants un métier pour gagner leur vie? ibid. — La loi naturelle leur ordonne de nourrir leurs enfants , mais non pas de les faire héritiers, 424. — Pourquoi ne peuvent pas épouser leurs filles , 427 , 428. — Pouvaient vendre leurs enfants. De là la faculté sans bornes que les Romains avaient de tester, 434.
— La force du naturel leur faisait souffrir à Rome d’être confondus dans la sixième classe pour éluder la loi Voconienne en faveur de leurs enfants , 436.
Père de famille. Pourquoi ne pouvait pas permettre à son fils, qui était en sa puissance , de tester, 435.
Pères de V Église. Le zèle avec lequel ils ont combattu les lois Juliennes est pieux , mais mal entendu , 399.
Pergame. Origine de ce royaume, 137.
Périéciens. Peuple vaincu par les Crétois. Étaient condamnés à exercer l’agriculture , regardée comme une profession servile , 209.
Persanes. Elles obéissent et commandent en même temps à leurs Eunuques, 3. — Moyens qu’elles emploient pour obtenir la primauté dans le sérail, ibid. — On ne leur permet pas de privautés, même aver .es personnes de leur sexe, 4, 31, 104.
— Ne voient jamais qu’un seul homme en leur vie, 5. — Sont plus étroitement gardées que les femmes turques et indiennes, ibid. not. I. — Flux et reflux d’empire et de soumission , dans les sérails, entre elles et les eunuques, 7. — Tout commerce avec les eunuques blancs leur est interdit, 14.— Opiniâtreté avec laquelle elles défendent leur pudeur dans les commencements de leur mariage , 18 , 19 , 37. — Leur façon de voyager : on tue tous les hommes qui approchent leur voiture de trop près , 30, 31. — On les laisserait plutôt périr que de les sauver, si, pour le faire, il fallait les exposer aux regards des hommes , ibid. — A. quel âge on les enferme dans le sé- f’ ^‘“'kears caractères sont tous uniformes , parce qu’ils aOiàv forcés, ibid Dissensions qui régnent entre elles, 43.
— En quoi consiste leur félicité, 51. — Forcées de déguiser toutes leurs passions , 65 , 66.— C’est un crime pour elles que de paraître à visage découvert, 106. — Le fouet est un des châtiments qu’on leur inflige , 109.
Persans. Il y en a peu qui voyagent , 2. — Leur haine contre les Turcs , 4. — Cachent avec beaucoup de soin le titre de mari d’une jolie femme , 38. — Leur autorité sur leurs femmes , 43 , 44. — Idée de leurs contes , 95 et suiv.
Peirse. On y cultive peu les arts , 22. — A quel âge on y enferme les filles dans le sérail , 42. — Perte qu’elle a faite en persécutant les Guèbres , 59. — Quels sont ceux que l’on y regarde comme grands, 61. — ( Ambassadeur de) auprès de Louis XIY, 62 , 63. — Ce royaume est gouverné par deux ou trois femmes , 73. — Elle n’a plus qu’une très-petite partie des habitants qu’elle avait du temps de Darius et de Xerxès , 76. — Peu de personnes y travaillent à la culture des terres , 78.
— Pourquoi était si peuplée autrefois, 81. — Est gouvernée par l’astrologie judiciaire , 92. — On y lève aujourd’hui les tributs de la façon dont on les a toujours levés , 94. — Les ordres du roi y sont irrévocables , 203. — Comment le prince s’y assure la couronne , 221. — Bonne coutume de cet État, qui permet à qui veut de sortir du royaume , 293.— Les peuples y sont heureux, parce que les tributs y sont en régie, 299. — La polygamie, du temps de Justinien, n’y empêchait pas les adultères, 318. — Les femmes n’y sont pas même chargées du soin de leurs habillements, 320.— La religion des Guèbres a rendu ce royaume florissant; celle de Mahomet le détruit : pourquoi , 409. — C’est le seul pays où la religion des Guèbres pût convenir, 414. —Le roi y est le chef de la religion : l’Alcoran borne son pouvoir spirituel , 419. — Il est aisé , en suivant la méthode de l’abbé Dubos , de prouver qu’elle ne fut point conquise par Alexandre, mais qu’il y fut appelé par les peuples , 500.
Perses. Enlèvent la Syri,e aux Romains , 167. — Prennent Valérien prisonnier, 168. — Odenat, prince de Palmyre, les chasse de l’Asie, ibid.— Situation avantageuse de leur pays, 179. — N’avaient de guerre que contre les Romains , ibid. — Aussi bons négociateurs que bons soldats, ibid.— Leur empire était despotique, et les anciens le prenaient pour une monarchie, 261 . — Coutume excellente chez eux pour encourager l’agriculture , 303. — Comment vinrent à bout de rendre leur pays fertile et agréable , 328. — Étendue de leur empire : en surent-ils profiter pour le commerce ? 362 et suiv.
Préjugé singulier qui les a toujours empêchés de faire le
commerce des Indes, ibid.— Pourquoi-ne profitèrent pas de la conquête de l’Égypte pour leur commerce , 363. — Avaient des dogmes Taux, mais très-utiles, 412, 413. — Pourquoi avaient consacré certaines familles au sacerdoce, 417.— Épousaient leur mère , en conséquence du précepte de Zoroastre ,
Personnes. Dans quelle proportion doivent être taxées , 294.
Pertinax (Z’ empereur) succède à Commode, 164.
Pesanteur. Discours sur celle des corps , 565 et suiv
Peste. L’Égypte en est le siège principal ; sages précautions prises en Europe pour en empêcher la communication , 305. — Pourquoi les Turcs prennent si peu de précautions contre cette maladie , ibid.
Petites-Maisons. Ce n’est pas assez d’un lieu de cette nature en France ,55.
Petits-enfants. Succédaient , dans l’ancienne Rome , a 1 aïeul paternel , et non à l’aïeul maternel : raisons de cette disposition , 434. — On les aime mieux que ses fils , 627.
Petits-maîtres. Leur occupation aux spectacles, 20. — Leur art de parler sans rien dire : ils font parler pour eux leur tabatière , 56 , 57.
Petruccio. Ses observations sur les glandes rénales , 563.
Peuple. Quand il est souverain , comment peut user de sa souveraineté , 193. — Ce qu’ildoit faire par lui-même , auand il est souverain : ce qu’il doit faire par ses ministres, 194. — Doit , quand il a la souveraineté , nommer ses ministres et son sénat , ibid. —Son discernement dans le choix des généraux et des magistrats , ibid. — Quand il est souverain , par qui doit être conduit, ibid— Son incapacité dans la conduite de certaines affaires, ibid. — De quelle importance il est que,
TABLE ANALYTIQUE
dans les Étais populaires, la division que l’on en fait par classes soit bien faite , 194. — Ses suffrages doivent être publics , 195. — Son caractère , ibid. — Doit faire des lois dans une démocratie, ibid. — Quel est son état dans l’aristocratie, 196. — Il est utile que dans l’aristocratie il ait quelque influence dans le gouvernement, 196, 197. — Il est difficile que , dans une monarchie , il soit ce que l’auteur appelle vertueux : pourquoi, 201. — Comment, dans les États despotiques , il est à l’abri des ravages des ministres , 203. — Ce qui fait sa sûreté dans les États despotiques, ibid. — La cruauté 'lu souverain le soulage quelquefois, ibid. — Pourquoi on méprise sa franchise dans une monarchie, 205. — Tient longtemps aux bonnes maximes qu’il a une fois embrassées, 210. — Peut-il, dans une république, être juge des crimes de lèse-majesté, 229 et suiv. — Les lois doivent mettre un frein à la cupidité qui le guiderait dans les jugements des crimes de lèse-majesté , ibid. — Cause de sa corruption , 232 , 245,246.— Ne doit pas, dans un État libre, avoir la puissance législative : à qui il doit la coniier, 266 et suiv. — Son attachement pour les bons monarques , 290 291. — Jusqu’à quel point on doit le charger d’impôts , 293. — Yeut qu’on lui fasse illusion dans la levée des impôts : comment on peut conserver cette illusion , 295. -r- Est plus heureux sous un gouvernement barbare que sous un gouvernement corrompu, 298. — Son salut est la première loi, 432. — Honnête dans ses goûts, sans l’être dans ses mœurs, 627.
Peuple d'Athènes. Comment fut divisé par Solon, 194.
Peuple de Rome. Son pouvoir sous les cinq premiers rois , 272 ît suiv. — Comment il établit sa liberté , 273 , 274. — Sa trop grande puissance était cause de l’énormilé de l’usure , 389 et suiv. — Yeut partager l’autorité du gouvernement, 144. — Sa retraite sur le Mont-Sacré, ibid. — Obtient des tribuns, ibid. — Devenu trop nombreux , on en tirait des colonies , 158. — Perd, sous Auguste, le pouvoir de faire des lois, 159. — Et sous Tibère , celui d’élire les magistrats , ibid. — Caractère du bas peuple sous les empereurs, 160 , 161. — Abâtardissement du peuple romain sous les empereurs, 162. — Comment fut divisé par Servius Tullius, 194. — Comment était divisé du temps de la république , et comment s’assemblait , 274.
Peuple naissant. Il est incommode d’y vivre dans le célibat , il ne l’est point d’y avoir des enfants : c’est le contraire dans un peuple formé , 395.
Peuples. Ceux qui ne cultivent point les terres sont plutôt gouvernés par le droit des gens que par le droit civil , 329 , 334. — Leur gouvernement , leurs mœurs , 329. — Ne tirent point leurs ornements de l’art , mais de la nature : de là la longue chevelure des rois francs , 334. — Leur pauvreté peut dériver de deux causes qui ont différents effets, 350.
Phalange macédonienne, comparée avec la légion romaine,
Ph aléas de Chalcédoine. En voulant établir l’égalité, il la rendit odieuse, 213.
Pharsale (bataille de) , 151 et suiv.
Phèdre. Éloge de la Phèdre de Racine : elle exprime les véritables accents de la nature , 423.
Phéniciens. Nature et étendue de leur commerce , 359. —Réussirent à faire lé tour de l’Afrique , 365 , 366. — Ptolomée regardait ce voyage comme fabuleux , 366.
Philippe de Macédoine, père d’Alexandre. Blessé au siège d’une ville, 291. — Comment profita d’une loi de la Grèce, qui était juste , mais imprudente , 472.
Philippe , avant-dernier roi de Macédoine. Donne de faibles secours aux Carthaginois , 135. — Sa conduite avec ses alliés, 136. — Les succès des Romains contre lui les mènent à la conquête générale, 137. — S’unit avec les Romains contre Antiochus, 138.
Philippe II , dit Auguste. Ses établissements sont une des sources des coutumes de France, 469.
Philippe IV, dit le Bel. Quelle autorité il donna aux lois de Justinien, 468.
Philippe VI , dit de F alois. Abolit l’usage d’ajourner les seigneurs sur les appels des sentences de leurs juges ; et soumit leurs baillis à cet ajournement, 461 MONTESQUIEU
Philippe II, roi d'Espagne. Ses richesses furent cause de sa banqueroute et de sa misère, 375, 37G. — Absurdité dans laquelle il tomba quand il proscrivit le prince d’Orange,
Philippe d’Orléans , régent de France. — Voyez Orléans
Philippicus. Trait de bigotisme de ce général, 181, 182.
Philoclès. Reproches que lui adresse Lysandre avant de le faire mourir, 233.
Philon. Explication d’un passage de cet auteur, touchant les mariages des Athéniens et des Lacédémoniens, 212.
Philosophes. "Le peu de cas qu’ils font des littérateurs , ios. — Ou ont-ils appris les lois de la morale , 534.
Philosophie. Elle s’accorde difficilement avec la théologie , 44
— Commença à introduire le célibat dans l’empire : le christianisme acheva de l’y mettre en crédit , 402.
Phocas ( l’empereur ). Substitué à Maurice, 179. — Héraclius, venu d’Afrique, le fait mourir, 181.
Physiciens. Rien ne leur parait si simple que la structure de l’univers, 92.
Physique. Simplicité de celle des modernes, 66.
Pierre Ier (le czar). Changement qu’il introduit dans ses États • son caractère, 35. — Mauvaise loi de ce prince, 291. — Loi sage de ce prince, 294. — S’y prit mal pour changer les mœurs et les manières des Moscovites, 340. — Comment a joint le Pont-Euxin à la mer Caspienne , 359.
Pierre philosophale. Extravagance de ceux qui la cherchent plaisamment décrite , 29. — Charlatanisme des alchimistes ,
Pieté. Ceux que cette vertu inspire parlent toujours de religion, parce qu’ils l’aiment, 415.
Pillage. Le seul moyen que les anciens Romains eussent pour s’enrichir, 126.
Pistes. Voyez Édit de Pistes.
Places fortes. Sont nécessaires sur les frontières d’une monarchie , pernicieuses dans un État despotique , 254.
Placites des hommes libres. Ce qu’on appelait ainsi dans les temps reculés de la monarchie , 491.
Plaideurs. Comment traités en Turquie , 227. — Passions funestes dont ils sont animés , ibid.
Plaines. La monarchie s’y établit mieux qu’ailleurs, 326.
Plaisirs. Ceux de notre âme, 588. —De l’esprit en général, 589.
— De la curiosité, ibid. — De l’ordre, 590. — De la variété, ibid. — De la symétrie, 591. — Des contrastes, ibid. — De la surprise , 592. — Du plaisir fondé sur la raison , 597. — Du plaisir du jeu, 598.
Plantes. Pourquoi suivent mieux les lois naturelles que les bêles, 191.
Platon. Ses lois étaient la correction de celles de Lacédémone, 207. — Doit servir de modèle à ceux qui voudront faire des institutions nouvelles , 208. — Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État , ibid. — Regardait la musique comme une chose essentielle dans un État , 209. — V oulait qu’on punit un citoyen qui faisait Je commerce, ibid. — Voulait qu’on punit de mort ceux qui recevaient des présents pour faire leur devoir, 223. — Compare la vénalité des charges à la vénalité de la place de pilote dans un vaisseau , 225. — Ses lois ôtaient aux esclaves la défense naturelle : on leur doit donc la défense civile, 314. — Pourquoi il voulait qu’il y eût moins de lois dans une ville où il n'y a point de commerce maritime , que dans une ville où il y en a , 355. — Ses préceptes sur la propagation , 397. — Regardait avec raison comme également impies ceux qui nient l’existence de Dieu , ceux qui croient qu’il ne se mêle point des choses d’i ci-bas, et ceux qui croient qu’on l’apaise par des présents , 418. — A fait des lois d’épargne sur les funérailles , ibid. — Dit que les dieux ne peuvent pas avoir les offrandes des impies pour agréables , puisqu’un homme de bien rougirait de recevoir des présents d’un malhonnête homme , ibid. — Loi de ce philosophe contraire à la loi naturelle , 423. — Dans quel cas il voulait que l’on punit le suicide, 473. — Loi vicieuse de ce philosophe, 477. — Source du vice de quelques-unes de ses lois, 478. — Sa république pas plus idéale que celle de Sparte, 622. — Est un des quatre grands poètes, 623.
Plautien, favori de l’empereur Sévère, 164.
TABLE ANALYTIQUE
Plautius. Sou crime , qu’il ne faut pas confondre avec celui de Papirius, affermit la liberté de Rome, 290, not. 7. Plébéiens. Admis aux magistratures, 144. — Leurs égards forcés pour les patriciens , 145. —Distinction entre ces deux ordres abolie par le temps , ibid. — Comment ils devinrent plus puissants que les patriciens , 274 et suiv. — A quoi ils bornèrent leur puissance à Rome , 275 et suiv. — Leur pouvoir et leurs fonctions à Rome, sous les rois et pendant la république , 276. — Leurs usurpations sur l’autorité du sénat , 277 et suiv. — Pourquoi on eut tant de peine , à Rome, aies élever aux grandes charges : pourquoi ils ne les obtinrent jamais à Athènes , quoiqu’ils eussent droit d’y prétendre dans l’une et dans l’autre ville, 195. — Yoyez Peuple de Rome.
Plébiscites. Ce que c’était : leur origine , et dans quelles assemblées ils se faisaient , 275.
Plutarque. Dit que la loi est la reine de tous les mortels et immortels, 190, not. I.— Regardait la musique comme une chose essentielle dans un État, 209. — Trait horrible qu’il rapporte des Thébains , 210. — Le nouvelliste ecclesiastique accuse l’auteur d’avoir cité Plutarque, et il est vrai qu’il a cité Plutarque , 530. — Charme toujours, 622.
Poèmes épiques. Y en a-t-il plus de deux , 93.
Poésies de l’auteur, 633 et suiv.
Poètes. Leur portrait, 32. —Leur métier , 93. — Dramatiques, sont les poètes par excellence, ibid. — Lyriques. Peu estimables', ibid. et suiv. — Les décemvirs avaient prononcé, à Rome, la peine de mort contre eux, 234. — Caractère de ceux d’Angleterre , 318.
Poids. Est-il nécessaire de les rendre uniformes par tout le rovaume? 478.
Point d'honneur. Ce que c’est : il était autrefois la règle de toutes les aclions des Français, 162.— Gouvernait tout au commencement de la troisième race, 450 et suiv. — Son origine, 451. — Comment s’en sont formés les différents articles , ibid.
Poisson. S’il est vrai, .comme on le prétend, que ses parties huileuses soient propres à la génération ; l’institut de certains ordres monastiques est ridicule, 395.
Police. Ce que les Grecs nommaient ainsi, 272. — Quels sont les crimes contre la police; quelles en sont les peines : ses règlements sont d’un autre ordre que les autres lois civiles , 282 , 432 et suiv. — Dans l’exercice de la police, c’est le magistrat, plutôt que la loi, qui punit : il n’y faut guère de formalités, point de grandes punitions, point de grands exemples; des règlements plutôt que des lois : pourquoi,
Polignac ( le cardinal de ). Croit faire une faveur à l’auteur, 627. — Aimable, quoiqu’il ne soit pas à la mode, 637. —Au rait dû retrancher deux mille vers de son poëme , 647. Politesse. !1 y a une certaine politesse commune à toutes les nations, 31. — Ce'que c’est en elle-même : quelle est la source de celle qui est en usage dans une monarchie, 205. — Flatte autant ceux qui sont polis que ceux envers qui ils le sont, ibid. — Est essentielle dans une monarchie : d’où elle tire sa source , 205 , 338. — Est utile en France : quelle y en est la source , 338. — Ce que c’est ; en quoi elle diffère de la civilité, 341. — 11 y en a peu en Angleterre; elle n’est entrée à Rome que quand la liberté en est sortie , 348. — C’est celle des mœurs , plus que celle des manières , qui doit nous distinguer des peuples barbares, ibid. — Naît du pouvoir absolu , ibid.
Politique. Emploie , dans les monarchies , le moins de vertu qu’il est possible, 20 1. — Ce que c’est : le caractère des Anglais les empêche d’en avoir , 304. — Est autorisée par la religion chrétienne, 406.
Politiques. Ceux de l’ancienne Grèce avaient des vues bien plus saines que les modernes sur le principe de la démocratie , 200.— Source des faux raisonnements qu’ils ont;faits sur le droit de la guerre , 257.
Pologne. Elle est presque déserte , 76. — Use mal de sa liberté^. —Pourquoi l’aristocratie de cet État est la plus imparfaite de toutes, 197. — Pourquoi il y a moins de luxe que dans d’autres États, 238. — L’insurrection y est bien moins
utile qu’elle ne l’était en Crète , 248. — Objet principal des lois de cet État, 264. — Il lui serait plus avantageux de ne faire aucun commerce , que d’en faire un quelconque , 356.
Polonais Perte qu’ils font sur leur commerce en blé, 352.
Poltronnerie. Ce vice , dans un particulier membre d’une na tion guerrière, en suppose d’autres ; la preuve par le combat singulier avait donc une raison fondée sur l’expérience, 448.
Poltrons. Comment étaient punis chez les Germains , 492. Polybe. Regardait la musique comme nécessaire dans un État, 208 et suiv.
Polygamie. Livre dans lequel il est prouvé qu’elle est ordonnée aux chrétiens, 24. —Défavorable à la population : pourquoi , 77 et suiv. — Inconvénient de la polygamie dans les familles des princes d’Asie, 221. — Quand la religion ne s’y oppose pas , elle doit avoir lieu dans les pays chauds : raison de cela, 316. — Raison de religion à part, elle ne doit pas avoir lieu dans les pays tempérés , ibid. — La loi qui la défend se rapporte plus au physique du climat de l’Europe qu’au physique du climat de l’Asie , ibid. — Ce n’est point la richesse qui l’introduit dans un État , la pauvreté peut faire le même effet , ibid. — N’est point un luxe, mais une occasion du luxe, ibid. — Ses diverses circonstances : pays où une femme a plusieurs maris : raisons de cet usage, 317. A rapport au climat, ibid. — La disproportion dans le nombre des hommes et des femmes peut-elle être assez grande pour autoriser la pluralité des femmes, ou celle des maris? ibid. — Ce que l’auteur en dit n’est pas pour en justilier l’usage, mais pour en rendre raison, ibid. — Considérée en elle-même, ibid. — N’est utile ni au genre humain , ni à aucun des deux sexes, ni aux enfants qui en sont le fruit , ibid. — Quelque abus qu’on en fasse, elle ne prévient pas toujours les désirs pour la femme d’un autre, ibid. — Mène à cet amour que la nature désavoue, 318. — Ceux qui en usent, dans les pays où elle est permise, doivent rendre tout égal entre leurs femmes , ibid. — Dans les pays où elle a lieu, les femmes doivent être séparées d’avec les hommes, ibid. — N’était permise chez les Germains qu’aux nobles, et aux rois seulement, du temps delà première race , 334. — On ne connaît guère les bâtards dans les pays ou elle permise, 393. — Elle a pu faire déférer la couronne aux enfants de la sœur, à l’exclusion de ceux du roi, 424 — Règle qu’il faut suivre dans un État où èlle es4! permise, quand s’y introduit une religion qui la défend , 426. — Mauvaise foi ou stupidité du nouvelliste ecclésiastique dans les reproches qu’il fait à l’auteur sur la polygamie , 538 et suiv. Pompée. Loué par Salluste, pour sa force et son adresse, 129. — Ses immenses conquêtes, 144. — Par quelles voies il gagne l’affection du peuple, 150. — Avec quel étonnant succès il y réussit, ibid. — Maître d’opprimer la liberté de Rome, il s’en abstient deux fois, ibid. — Parallèle de Pompée avec César, 151. — Corrompt le peuple par argent, ibid. — Aspire à la dictature, ibid. — Se ligue avec César et Crassus , ibid. — Ce qui cause sa perte , ibid. — Son faible de vouloir être applaudi en tout, 152. — Défait à Pharsale, se retire en Afrique, ibid. — Ses soldats apportèrent de Syrie une maladie à peu près semblable à.la lèpre : elle n’eut pas de suites , 304.
Pompée (Sextus) , fait tête à Octave, 155.
Pompes funèbres. Sont inutiles, 27.
Pontac ( Lettre à la comtesse de) , 640.
Pont-Euxin. Comment Séleucus Nicator aurait pu exécuter le projet qu’il avait de le joindre à la mer Caspienne. Comment Pierre Ier l’a exécuté, 359.
Pontife. Il en faut un dans une religion qui a beaucoup de ministres, 419. — Droit qu’il avait à Rome sur les hérédités ; comment on l’éludait , 472.
Pontificat. En quelles mains doit être déposé , 419.
Pope. L’auteur n’a pas dit un mot du système de Pope , 533.
— A seul senti la grandeur d’Homère , 622.
Population. Elle est en raison de la culture des terres et des arts , 328. — Les petits États lui sont plus favorables que les grands , 403 , 404. — Moyens qu’on employa sous Auguste pour la favoriser, 437. — Yoyez Propagation. Porphyrogénète. Signification de ce nom, 179, 180.
TABLE ANALYTIQUE
Port d'armes. Ne doit pas être puni comme un crime capital ,
Port-franc. 11 en faut un dans un État qui fait le commerce d’économie , 353.
Portrait de l’auteur par lui-même, 619.
Ports de mer. Raison morale et physique de la population que l’on y remarque, malgré l’absence des hommes, 395.
Portugais. Ils méprisent toutes les nations , et haïssent les Français , 54. — La gravité, l’orgueil et la paresse, font leur caractère , ibid. — Leur jalousie : bornes ridicules qu’y met leur dévotion , ibid. — Leur attachement pour l’inquisition et pour les pratiques superstitieuses , ibid. et suiv. — Sont un exemple capable de guérir les princes de la fureur des conquêtes lointaines , 83. — La douceur de leur domination dans les Indes leur a fait perdre presque toutes leurs conquêtes, ibid. — Découvrent le cap de Bonne-Espérance, 374. — Comment ils traiiquèrent aux Indes , ibid. — Leurs conquêtes et leurs découvertes. Leur différend avec les Espagnols, par qui jugé, ibid. — L’or qu’ils ont trouvé dans le Brésil les appauvrira et achèvera d’appauvrir les Espagnols , 376. — Loi maritime de ce peuple , 437.
Portugal. Combien le pouvoir du clergé y est utile au peuple, 197. — Tout étranger que le droit du sang y appellerait à la couronne , serait rejeté , 432.
Poste. Un soldat romain était puni de mort pour avoir abandonné son poste, 172.
Postes. Leur utilité, 180, 181.
Poudre. Depuis son invention , il n’y a plus de places imprenables, 7i. — Son invention a abrégé les guerres et rendu les batailles moins sanglantes , 72.
Pouvoir. Comment on en peut réprimer l’abus , 264.
Pouvoir arbitraire. Maux qu’il fait dans un État , 293.
Pouvoir paternel. N’est point l’origine du gouvernement d’un seul, 192.
Pouvoirs. Il y en a de trois sortes en chaque État, 265.— Comment sont distribués en Angleterre, ibid. — Il est important qu’ils ne soient pas réunis dans la même personne , ou dans le même corps , ibid. — Effets salutaires de la division des trois pouvoirs , ibid. et suiv. — A qui doivent être confiés , 266 , et suiv. — Comment furent distribués à Rome , 273 , 274 et suiv. — Dans les provinces de la domination romaine, 279 , 280.
Pouvoirs intermédiaires. Quelle est leur nécessité, et quel doit être leur usage dans la monarchie, 197. — Quel corps doit plus naturellement en être dépositaire, 197, 198.
Praticiens. Lorsqu’ils commencèrent à se former , les seigneurs perdirent l’usage d’assembler leurs pairs pour juger, 468. — Les ouvrages de ceux qui vivaient du temps de saint Louis sont une des sources de nos coutumes de France.
Pratiques religieuses. Plus une religion en est chargée , plus elle attache ses sectateurs, 415.
Pratiques superstitieuses. Sont des hérésies ,’ 54 , 55. — Une religion qui fait consister dans leur observance le principal mérite de ses sectateurs autorise par là les désordres', la débauche et les haines , 410 et suiv. 413.
Préambules des édits de Louis XIY, furent plus insupportables que les édits mêmes , 627.
Préceptes. La religion en doit moins donner que des conseils
Préceptions. Ce que c’était sous la première race de nos rois : par qui, et quand l’usage en fut aboli, 505. — Abus qu’on en fit, 520.
Prédestination. Le dogme de Mahomet sur cet objet est pernicieux à la société, 409.— Une religion qui admet ce dogme a besoin d’être soutenue par des lois civiles sévères , et sévèrement exécutées. Source et effet de la prédestination mahométane , 410. — Ce dogme donne beaucoup d’attachement pour la religion qu’il enseigne, 415.
Prédictions (faiseurs de), très-communs sur la fin de l’empire grec, 180.
Préfets du prétoire. Comparés aux grands vizirs, 168.
Préjugés. Contribuent ou nuisent à la population, 81-
Prérogatives. Celles des nobles ne doivent point passer au peuple, 217.
Prescience. Elle parait incompatible avec la justice divine, 49 et suiv.
Présents. On est obligé, dans les États despotiques , d’en faire à ceux à qui on demande des grâces , 223. — Sont odieux dans une république et dans une monarchie , ibid. — Les magistrats n’en doivent recevoir aucun , ibid. — C’est une grande impiété de croire qu’ils apaisent aisément la Divinité , 418,
Présomption. Celle de la loi vaut mieux que celle de l’homme,
Prestiges. Y en a-t-il? 101.
Prêt. Du prêt par contrat, 389 et suiv.
Prêt à intérêt. C’est dans l’Évangile , et non dans les rêveries des scholastiques , qu’il en faut chercher la source, 373.
Prêteur^. Quelles qualités devaient avoir , 195. — Pourquoi introduisirent à Rome les actions de bonne foi , 229. — Leur création , 273 , 274. — Leurs principales fonctions à Rome, 276. — Suivaient la lettre plutôt que l’esprit des lois , 436. — Quand commencèrent à être plus touchés des raisons d’équité que de î’esprit de la loi, 137.
Prêtres. Sont respectables dans toutes les religions , 63. — Source de l’autorité qu’ils ont ordinairement chez les peuples barbares, 336. — Les peuples qui n’en ont point sont ordinairement barbares, 417. — Leur origine, ibid. — Pourquoi on s’est accoutumé à les honorer , ibid. — Pourquoi sont devenus un corps séparé , ibid. — Dans quel cas il serait dangereux qu’il y en eût trop , ibid. — Pourquoi il y a des religions qui leur ont ôté non-seulement l’embarras des affaires , mais même celui d’une famille , ibid.
Preuves. Celles que nos pères tiraient de l’eau bouillante, du fer chaud , et du combat singulier , n’étaient pas si imparfaites qu’on le pense , 448. — L’équité naturelle demande que leur évidence soit proportionnée à la gravité de l’accusation, 529, 532.
Preuves négatives. N’étaient point admises par la loi salique ; elles l’étaient par les autres lois barbares , 446 et suiv.— En quoi consistaient , 447. — Les inconvénients de la loi qui les admettait étaient réparés par celle qui admettait le combat singulier , ibid. et suiv. — Exception de la loi salique à cet égard , ibid. — Autre exception , ibid. — Inconvénients de celles qui étaient en usage chez nos pères , 449 , 450.— Comment entraînaient la jurisprudence du combat judiciaire, ibid. — Ne furent jamais admises dans les tribunaux ecclésiastiques , 450.
Preuves par l'eau bouillante. Admises par la loi salique. Tempérament qu’elle prenait pour en adoucir la rigueur, 447. — Comment se faisaient, 448. — Dans quel cas on y avait recours , ibid.
Preuves par V eau froide. Abolies par Lothaire, 450.
Preuves par le combat. Par quelles lois admises , 446', 448.— Leur origine, 446. — Lois particulières à ce sujet, 447. — Étaient en usage chez les Francs : preuves , 448. — Comment s’étendirent , ibid. etsuiv. —Voyez Combat judiciaire.
Preuves par le feu. Comment se faisaient. Ceux qui y succombaient étaient des efféminés, qui, dans une nation guerrière, méritaient d’être punis, .448.
Preuves par témoins. Révolutions qu’a essuyées cette espèce de preuves , 469.
Prière. Quand elle est réitérée un certain nombre de fois par jour , elle porte trop à la contemplation , 409.
Prince. Comment doit gouverner une monarchie. Quelle doit être la règle de ses volontés , 1 97. — Est la source de tout pouvoir dans une monarchie, ibid. — Il yen a de vertueux, 201. — Sa sûreté, dans les mouvements de la monarchie, dépend de l’attachement des corps intermédiaires pour les lois, 218. — En quoi consiste sa vraie puissance, 255. — Quelle réputation lui est la plus utile, 256. — Ses mœurs contribuent autant à la liberté que les lois, 29 L — S’il aime les âmes libres, il aura des sujets; s’il aime les âmes basses, il aura des esclaves, ibid. — Ne doit point empêcher qu’on lui parle de ses sujets disgraciés , 292. — La plupart de ceux de l’Europe emploient pour se ruiner des moy en*
TABLE ANALYTIQUE
que le fils de amille le plus dérangé imaginerait à peine , 292. — Doit avoir toujours une somme de réserve : il se ruine quand il dépense exactement ses revenus , ibid. — Réglés qu’il doit suivre quand il veut faire de grands changements dans sa nation , 340. — Ne doit point faire le commerce , 355 - Dans quels rapports peut fixer la valeur
de la monnaie, 381. — Il est nécessaire qu’il croie, qu’il aime ou qu’il craigne la religion , 406. — N’est pas libre relativement aux princes des autres États voisins, 431. — Les traités qu’il a été forcé de faire sont autant obligatoires que ceux qu’il a faits de bon gré , ibid. — Il est important qu’il soit né dans le pays qu’il gouverne , et qu’il n’ait point d’États étrangers, 432. — Portrait d’un bon prince, 612 et suiv. — Les princes croient aisément qu’ils sont tout ,’626.— fis ne devraient jamais faire des apologies, 627.
Princes du sang royal. Usage des Indiens pour s’assurer que leur roi est de ce sang, 424, 425.
Principe du gouvernement. Ce que c’est ; en quoi diffère du gouvernement, 199. — Quel est celui des divers gouvernements , ibid. et suiv. — Sa corruption entraine presque toujours celle du gouvernement , 245 et suiv. — Moyens trèsefficaces pour conserver celui de chacun des trois gouvernements , 250 et suiv.
Privilèges. Sont une des sources de la variété des lois dans une monarchie, 226, 227. — Ce que l’on nommait ainsi à Rome du temps de la république, 289.
Privilèges exclusifs. Doivent rarement être accordés pour le commerce , 352 , 355.
Prix. Comment celui des choses se fixe dans la variation des richesses de signe , 380 et suiv.
Probité. N’est pas nécessaire pour le maintien d’une monarchie, ou d’un État despotique, 199. — Combien avait de force sur le peuple romain, 232.
Probus rétablit l’empire romain près de périr, 168.
Procédés. Faisaient , au commencement de la troisième race, toute la jurisprudence , 450.
Procédure. Ses ravages , 68. — Le combat judiciaire l’avait rendue publique , 462. — Comment devint secrète, ibid. — Lorsqu’elle commença à devenir un art , les seigneurs perdirent l’usage d’assembler leurs pairs pour juger, 468. Procédure par record. Ce que c’était , 462.
Procès criminels. Se faisaient autrefois en public : pourquoi : abrogation de cet usage , 462.
Procès entre les Portugais et les Espagnols. A quelle occasion : par qui jugé , 374.
Proconsuls. Leurs injustices dans les provinces, 279.
Procope , concurrent de Valens à l’empire. Faute commise* par cet usurpateur, 225.
Procope, historien. Créance qu’il mérite dans son histoire secrète du règne de Justinien, 178.
Procureurs du roi. Utilité de ces magistrats , 231. — Établis à Majorque par Jacques II , 464.
Procureurs généraux. Il ne faut pas les confondre avec ce qu’on appelait autrefois avoués : différence de leurs fonctions , 463.
Prodigues. Pourquoi ne pouvaient pas tester, 435. Professions. Ont toutes leur lot : les richesses seulement pour les traitants ; la gloire et l’honneur pour la noblesse; le respect et la considération pour les ministres et les magistrats, 299, 300. — Est-il bon d’obliger les enfants de n’en point prendre d’autre que celle de leur père? 355, 356.
Prolétaires. Ce que c’était à Rome , 436.
Propagation. Lois qui y ont rapport , 392 et suiv. — Celle'des bêtes est toujours constante ; celle des hommes est troublée parles passions, parles fantaisies et par le luxe, 392. — Est naturellement jointe à la continence publique, 393. — Est très-favorisée par la loi qui fixe la famille dans une suite de personnes du même sexe, ibid. — La dureté du gouvernement y apporte un grand obstacle, 395. — Dépend beaucoup du nombre relatif des filles et des garçons , ibid. — Raison morale et physique de celle que l’on remarque dans les ports de mer, malgré l’absence des hommes, ibid. — Est plus ou moins grande , suivant les différentes productions de la terre , 39a, 396. Les vues du législateur doivent, à cet égard, se conformer au climat 396 — Comment était réglée dans
la Grèce , 396 , 397. — Lois romaines sur cette matière , 37 et suiv. — Dépend beaucoup des principes de la religion , 402. — Est fort génée par le christianisme, 403.— A besoin d’être favorisée en Europe, 404.— N’était pas suffisamment favorisée par l’édit de Louis XIV en faveur des mariages, «ôid.— Moyens de la rétablir dans un État dépeuplé : il est difficile d’en trouver si la dépopulation vient du despotisme , ou des privilèges excessifs du clergé , 404 , 405. — Les Perses avaient , pour la favoriser, des dogmes faux , mais très-utiles , 412 , 413. — Voyez Population.
Propagation de la religion. Est difficile , surtout dans les pays éloignés dont le climat , les lois , lea mœurs ei les manières sont différents de ceux ou elle est née ; et encore plus dans les grands empires despotiques , 421 , 422.
Propres ne remontent point. Origine de cette maxime, qui n’eut lieu d’abord que pour les fiefs , 528. '
Propréteurs. Leurs injustices dans les provinces, 279.
Propriété. Est fondée sur les lois civiles : conséquences qui en résultent, 429. Le bien public veut que chacun conserve invariablement celle qu’il tient des lois, 429 , 430. — La loi civile est son palladium , ibid.
Proscriptions ( romaines ). Enrichissent les États de Mithridate de beaucoup de Romains réfugiés, 143. — Inventées par Sylla , 105.— Pratiquées par les empereurs , 1 64. —Effets de celles de Sévère , ibid. et suiv. — Avec quel art les triumvirs trouvaient des prétextes pour les faire croire utiles au bien public , 288 , 289. — Absurdité dans la récompense promise à celui qui assassinerait le prince d’Orance ,
Prostitution. Les enfants dont le père a trafiqué la pudicité sont-ils obligés , par le droit naturel , de le nourrir quand il est tombé dans l’indigence? 423 , 424.
Prostitution publique. Contribue peu à la propagation : pourquoi, 393.
Protaire. Favori de Brunehault, fut cause de la perte de cette princesse en indisposant la noblesse contre elle par l’abus qu’il faisait des fiefs , 504.
Protestants. Sont moins attachés à leur religion que les catholiques : pourquoi, 415.
Protestantisme. Plus favorable à la propagation que le catholicisme , 80. — S’accommode mieux d’une république que d’une monarchie , 407 — Les pays où il est établi sont moins susceptibles de fêtes que ceux ou règne le catholicisme, 413.
Provinces romaines. Comment étaient gouvernées, 279, 280.
— Étaient désolées par les traitants , 280.
Ptolémées ( trésor des) apporté à Rome ; quels effets il y produit, 169.
Ptolémée. Ce que ce géographe connaissait de l’Afrique, 366
— Regardait le voyage des Phéniciens autour de l’Afrique comme fabuleux : joignait l’Asie et l’Afrique par une terre qui n’exista jamais : la mer des Indes, selon lui, n’était qu’un grand lac , ibid.
Public (bien). C’est un paralogisme de dire qu’il doit l’emporter sur le bien particulier, 429.
Publicains. Voyez Impôts, Tributs, Fermes, Fermiers, Traitants.
Pudeur. Doit être respectée dans la punition des crimes, 386, 387. — Pourquoi la nature l’a donnée à un sexe plutôt qu’à l’autre, 320.
Puissance. Combien il y en a de sortes dans un État : entre quelles mains le bien de l’État demande qu’elles soient déposées, 265 et suiv. — Comment, dans un État libre, les trois puissances , celle de juger, l’exécutrice et la législative , doivent se contre-balancer, 267 et suiv.
Puissance déjuger. Ne doit jamais, dans un État libre, être réunie avec la puissance législative : exceptions, 268 et suiv
Puissance exécutrice. Doit , dans un État vraiment libre , être entre les mains d’un monarque , 267. — Comment doit être tempérée par la puissance législative, ibid. et suiv.
Puissance législative. En quelles mains doit être déposée , 266, 267.— Comment doit tempérer la puissance exécutrice, 268 et suiv.— Ne peut, dans aucun cas , être qu’accusatrice , ibid. — A qui était confiée à Rome ,275.
Puissance ecclésiastique et séculière. Distinction entre 1 une
TABLE ANALYTIQUE
et l’autre , 184, 185. — Les anciens Romains connaissaient cette distinction , 185.
Puissance militaire. C’était un principe fondamental de la monarchie française , qu’elle fût toujours réunie à la juridiction civile : pourquoi, 491.
Puissance paternelle. C’est un des établissements les plus utiles , 55 , 56. — Combien est utile dans une démocratie : pourquoi on l’abolit à Rome , 215. — Jusqu’où elle doit s’étendre, ibid.
Puissance politique. Ce que c’est, 192.
■Puissance romaine. Tradition à ce sujet, 164.
Puniques (guerres). La. première, 133. — La seconde, 135. Elle est terminée par une paix faite à des conditions bien dures pour les Carthaginois , ibid.
Punitions. Avec quelle modération on en doit faire usage dans une république : cause du danger de leur multiplicité et de leur sévérité , 288 , 289. — Voyez Peines.
Pupilles. Dans quel cas on pouvait ordonner le combat judiciaire dans les affaires qui les regardaient, 454.
Pureté corporelle. Les peuples qui s’en sont formé une idée ont respecté les prêtres, 417.
Pureté légale. Il semble qu’elle devrait plutôt être fixée par les sens que par la religion, 13.
Pur g a tif violent , 102.
Pyrénées. Renferment-elles des mines précieuses ? 368. Pyrrhus. Les Romains tirèrent de lui des leçons sur l’art militaire : portrait de ce prince, 131.
Pythagore. Est-ce dans ses nombres qu’il faut chercher la raison pourquoi un enfant nait à sept mois? 476.
Questeur du parricide. Par qui était nommé, et quelles étaient ses fonctions à Rome, 277.
Question ou torture. L’usage en doit être aboli : exemples qui le prouvent, 236. — Peut subsister dans les États despotiques , ibid. — C’est l’usage de ce supplice qui rend la peine des faux témoins capitale en France ; elle ne l’est point en Angleterre , parce qu’on n’y fait point usage de la question , 473 , 474.
Questions de droit. Par qui étaient jugées à Rome, 276, 277. Questions défait. Par qui étaient jugées à Rome, 276 , 277. Questions 'perpétuelles. Ce que c’était : changement qu’elles causèrent à Rome , 242 , 278.
Quiétistes. Ce que c’est, 91.
Quintius Cincinnatus. La manière dont il vint à bout de lever une armée à Rome , malgré les tribuns , prouve combien les Romains étaient religieux et vertueux , 249.
Quinze -Vin gts, 22.
Rachat. Origine de ce droit féodal , 526 et suiv.
Rachis. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards, 439. Racine. Éloge de la Phèdre de ce poëte , 423. — Ses vers naturels ne font pas soupçonner qu’il travaillait avec peine, 596. Raguse. Durée des magistratures de cette république, 196. Raillerie. Le monarque doit toujours s’en abstenir, 292.— Est un discours en faveur de son esprit contre son bon naturel,
Raison. Il y en a une primitive , qui est la source de toutes les lois, 190. — Ce que l’auteur pense de la raison portée à l’excès , 270. — Ne produit jamais de grands effets sur l’esprit des hommes , 346. — La résistance qu’on lui oppose est son triomphe, 465.
Rangs. Ceux qui sont établis parmi nous sont utiles : ceux qui sont établis aux Indes , par la religion, sont pernicieux, 413. — En quoi consistait leur différence chez les anciens Francs ,441.
Raoul, duc de Normandie. A accordé les coutumes de cette province , 469.
Raphaël. Ses ouvrages frappent peu au premier coup d’œil, 595. — Comparé à Virgile , ibid.
Rappel. Voyez Successions.
Rapport. Les lois sont les rapports qui dérivent de la nature
des choses , 190. — Celui de Dieu avec l’univers , ibjid. De
ses lois avec sa sagesse et sa puissance, ibid.— Les rapports de l’équité sont antérieurs à la loi positive qui les établit ibid. ’
Rapt. De quelle nature est ce crime , 282.
Rareté de l’or et de V argent. Sous combien d’acceptions on peut prendre cette expression : ce (pie c’est relativement au change : ses effets, 381.
Rat. Pourquoi immonde , suivant la tradition musulmane
Rathimburges. Étaient la même chose que le.- <=jges ou les échevins, 492.
R aymond-Lulle. A cherché inutilement la pierre philosophale,
Recèleurs. Punis en Grèce , à Rome et en France , de la même peine que le voleur : celte loi, qui était juste en Grèce et a Rome , est injuste en France : pourquoi , 474.
' Recessuinde. La loi par laquelle il permettait aux enfants d’une femme adultère (l’accuser leur mère , était contraire à la nature , 423.— Fut un des réformateurs des lois des Wisigoths , 439, not. I. — Proscrivit les lois romaines, 445. — Leva la prohibition des mariages entre les Goths et les Romains : pourquoi , ibid.— Voulut inutilement abolir le comj bat judiciaire , 449.
Recommander. Ce que c’était que se recommander pour un bénéfice , 497.
Récompenses. Trop fréquentes, annoncent la décadence d’un État, 224. — Le despote n’en peut donner à ses sujets qu’en argent; le monarque récompense par des honneurs qui conduisent à la fortune; et la république, par (les honneurs seulement, ibid. — Une religion qui n’en promettrait pas pour l’autre vie n’attacherait pas beaucoup, 415 , 416.
Réconciliation. La religion en doit fournir un grand nombre de moyens , lorsqu’il y a beaucoup de sujets de haine dans un État, 41 1.
Reconnaissance. Est une vertu prescrite par une loi antérieure aux lois positives, 190.
Recueil de bons mots. Leur usage , 36 , 37.
Régale. Ce droit s’étend-il sur les églises des pays nouvellement conquis, parce que la couronne du roi est "ronde ? 476,
Régence. Ses commencements, 63 , 64.
Régent. Voyez Orléans.
Régie des revenus de l’État. Ce que c’est : ses avantages sur les fermes : exemples tirés des grands Étals, 299 et suiv.
Règille (lac) . Victoire remportée sur les Latins par les Romains près de ce lac : fruit qu’ils tirèrent de cette victoire , 127, 142.
Registres Olim. Ce que c’est, 466.
Registres publics. A quoi ont succédé : leur utilité , 469.
Régulus , battu par les Carthaginois dans la première guerre punique , 133.
Reines régnantes et douairières. Il leur étaikpermis , du temps de- Contran et de Childebert, d’aliéner pour toujours, même par testament , les choses qu’elles tenaient du fisc
Religion. Dieu impute-t-il aux hommes de ne pas pratiquer ceile qu’ils sont dans l’impossibilité morale de connaître? 24. — La charité et l’humanité en sont les premières lois, 29, 30 — Dieu ne l’a établie que pour rendre les hommes heureux, 30. — En fait de religion , les plus proches sont les plus grandes ennemies , 40. — Il faut distinguer le zèle pour ses progrès, d’avec l’attachement qu’on lui doit , 41. — II semble qu’elle est plutôt chez les chrétiens un sujet de disputes qu de sanctification , 52. — Il y en a , parûii eux, dont la foi dépend des circonstances, ibid. — C’est par ses lois que Dieu rappelle sans cesse l’homme à lui, 191.— Pourquoi a tant de force dans les États despotiques, I9S. — Est, dans les États despotiques , supérieure aux volontés du prince , 203. — Ne borne point, dans une monarchie, les volontés du prince, 204. — Ses engagements ne sont point conformes à ceux du monde, et c’est là une des principales sources de l’inconsé-
TABLE ANALYTIQUE
quence de notre conduite, 206. — Quels sont les crimes qui l’intéressent, 281, 282.— Raisons physiques de son immutabilité en Orient, 302.— Doit, dans les climats chauds, exciter les hommes à la culture des terres, 303. -A-t-on droit, pour travailler à sa propagation , de réduire en esclavage ceux qui ne la professent pas? C’est cette idée qui encouragea les destructeurs de l’Amérique dans leurs crimes , 309 , 310. — Gouverne les hommes concurremment avec le climat, les lois , les mœurs , etc. De là nait l’esprit général d’une nation, 337. — Corrompit les mœurs à Corinthe, 361. — A établi , dans certains pays , divers ordres de femmes légitimes , 393. — C’est par raison de climat qu’elle veut, à Formose, que la prêtresse fasse avorter les femmes qui accoucheraient avant l’àge de trente-cinq ans , 396.— Les principes des différentes religions tantôt choquent, tantôt favorisent la propagation , 402.— Entre les fausses , la moins mauvaise est celle qui contribue le plus au bonheur des hommes dans cette vie, 406.— Vaut-il mieux n’en avoir point du tout que d’en avoir une mauvaise? ibid. — L’auteur en parle, non comme théologien, mais comme politique : il ne veut qu’unir les intérêts de la vraie religion avec la politique : c’est être fort injuste que de lui prêter d’autres vues , 406. — Est-elle un motif réprimant? Les maux qu’elle a faits sont-ils comparables aux biens qu’elle a faits? ibid — Doit donner plus de conseils que de lois , 408.— Quelle qu’elle soit , elle doit s’accorder avec les lois de la morale, 408, 409.— Ne doit pas trop Dprter à la contemplation , 409. — Quelle est celle qui ne doit point avoir de crimes inexpiables , 410.— Comment sa force s’applique à celle des lois civiles : son principal but doit être de rendre les hommes bons citoyens , ibid.— Celle qui ne promet ni récompenses , ni peines dans l’autre vie , doit être soutenue par des lois sévères et sévèrement exécutées , ibid.— Celle qui admet la fatalité absolue endort les hommes : il faut que les lois civiles les excitent , ibid. — Quand elle défend ce que les lois civiles doivent permettre, il est dangereux que, de leur côté, celles-ci permettent ce qu’elle doit condamner, ibid— Quand elle fait dépendre la régularité de certaines pratiques indifférentes , elle autorise la débauche , les déréglements et les haines , ibid. — C’est une chose bien funeste , quand elle attache la justification à une chose d’accident, 41 1 . — Celle qui ne promettrait dans l’autre monde que des récompenses, et point de punitions , serait funeste , ibid — Comment celles qui sont fausses sont quelquefois corrigées par les lois civiles, ibid. — Comment ses lois corrigent les inconvénients de la constitution politique, ibid. — Comment peut arrêter l’effet des haines particulières , ibid.— Comment ses lois ont l’effet des lois civiles,
412. — Ce n’est pas la vérité ou la fausseté des dogmes qui les rend utiles ou pernicieuses , c’est l’usage ou l’abus qu’on fait de ces dogmes , ibid.— Ce n’est pas assez qu’elle établisse un dogme, il faut qu’elle le dirige, ibid. — Il est bon qu’elle nous mène à des idées spirituelles , ibid. — Comment j peut encourager la propagation , 412, 413. — Usages avan- j tageux ou pernicieux qu’elle peut faire de la métempsycose,
413. — Ne doit jamais inspirer d’aversion pour les choses indifférentes, ibid.— Ne doit inspirer de mépris pour rien que pour les vices , ibid.— Doit être fort réservée dans l’établissement des fêtes qui obligent à la cessation du travail : j elle doit même, à cet égard, consulter le climat, ibid. — Est susceptible de lois locales , relatives à la nature et aux j productions du climat , 414. — Il y a de l’inconvénient à ; transporter une religion d’un pays à un autre, ibid. — Celle i qui est fondée sur le climat ne peut sortir de son pays, 414, j 415. — Toute religion doit avoir des dogmes particuliers , et j un culte général, 415. — Différentes causes de l’attachement pl us ou moins fort que Von peut avoir pour sa religion : j r l’idolâtrie nous attire sans nous attacher : la spiritualité ne [ nous attire guère, mais nous y sommes attachés; 2° la spi- ; ritualité, jointe aux idées sensibles dans le culte , attire et ' attache : de là les catholiques tiennent plus à leur religion : que les protestants à la leur ; 3° la spiritualité jointe à une | idée de distinction de la part de la Divinité : de là tant de j bons musulmans : 4° beaucoup de pratiques qui occupent : j de la 1 attachement des mahométans et des Juifs , et l’in- j
différence des barbares ; 5° la pro nesse des récompenses , et la crainte des peines ; 6° la pureté de la morale ; 7° la magnificence du culte; 8° l’établissement des temples , 415 et suiv.— Nous aimons , en fait de religion , tout ce qui suppose un effort, 417.— Pourquoi a introduit le célibat de ses ministres, ibid.— Bornes que les lois civiles doivent mettre aux richesses de ses ministres , ibid. — Il y faut faire des lois d’épargne , 418.— Ne doit pas , sous prétexte de dons , exiger ce que les nécessités de l’État ont laissé aux peuples , ibid. — Ne doit pas encourager les dépenses des funérailles, ibid. — Celle qui a beaucoup de ministres doit avoir un pontife , 419.— Quand on en tolère plusieurs, dans un État , on doit les obliger de se tolérer entre elles , ibid. — Celle qui est opprimée devient elle-même tôt ou tard réprimante, ibid. — Il n’y a que celles qui sont intolérantes qui aient du zèle pour leur propagation , ibid. — C’est une entreprise fort dangereuse pour un prince , même despotique, de vouloir changer celle de son État : pourquoi, ibid.
— Excès horribles et inconséquences monstrueuses qu’elle produit quand elle dégénère en superstition , 420 et suiv. — Elle court risque d’être cruellement persécutée et bannie, si elle résiste avec roideur aux lois civiles qui lui sont opposées, 421. —Pour en faire changer, les invitations , telles que sont la faveur, l’espérance de la fortune, etc. sont plus fortes que les peines, 420. — Sapropagation est difficile, surtout dans les pays éloignés dont le climat , les lois , les mœurs et les manières sont différents de ceux où elle est née ; et encore plus dans les grands empires despotiques , 421.— Les Européens insinuent la leur dans les pays étrangers par le moyen des connaissances qu’ils y portent : les disputes s’élèvent entre eux ; ceux qui ont quelque intérêt sont avertis ; on proscrit la religion et ceux qui la prêchent, 422.— C’est la seule chose fixe qu’il y ait dans un État despotique ibid. — D’où vient sa principale force , ibid. — C’est elle qui , dans certains États , fixe le trône dans certaines familles , 424 , 425.— On ne doit point décider par ses préceptes, lorsqu’il s’agit de la loi naturelle, 425. — Ne doit pas ôter la défense naturelle , par des austérités de pure discipline, ibid. — Ses lois ont plus de sublimité, mais moins d’étendue, que les lois civiles, ibid. — Objet de ses lois, ibid. — Les principes de ses lois peuvent rarement régler ce qui doit l’être par les principes du droit civil, ibid. et suiv.— Dans quel cas on ne doit pas suivre sa loi qui défend , mais la loi civile qui permet , 426.— Dans quels cas il faut suivre ses lois à l’égard des mariages , et dans quels cas il faut suivre les lois civiles, 427. — Les idées de religion ont souvent jeté les hommes dans de grands égarements, 428.
— Quel est son esprit , ibid. — De ce qu’elle a consacré un usage , il n’en faut pas conclure que cet usage est naturel , ibid. — Est-il nécessaire de la rendre uniforme dans toutes les parties de l’État ? 478.— Dans quelle vue l’auteur a parlé de la vraie , et dans quelle vue il a parlé des fausses , 536 et suiv. — Pensées sur la religion et la dévotion , 625.
Religion catholique. Convient mieux à une monarchie que la protestante , 4P’’
Religion chrétienne. Elle n’est pas favorable à la population, 77 , 80. — Ce qui lui donna la facilité de s’établir dans l’empire romain , 165.— Combien nous a rendus meilleurs , 257. Il est presque impossible qu’elle s’établisse jamais à la Chine, 342. — Peut s’allier très-difficilement avec le despotisme, facilement avec la monarchie pt le gouvernement républicain , 342 , 407 et suiv. — Sépare l’Europe du reste de l’univers ; s’oppose à la réparation des pertes qu’elle fait du côte de la population, 404.— A pour objet le bonheur éternel et temporel des hommes : elle veut donc qu’ils aient les meilleures lois politiques et civiles, 406 et suiv. — Avantages qu’elle a sur toutes les autres religions , même par rapport à cette vie , 407. — N’a pas seulement pour objet notre félicité future , mais elle fait notre bonheur dans ce monde : preuves par faits, ibid.— Pourquoi n’a point de crimes inexpiables : beau tableau de cette religion, 410. — L 'Esprit des Lois n’étant qu’un ouvrage de pure politique et de pure jurisprudence, l’auteur n’a pas eu pour objet de faire croire la religion chrétienne, mais il a cherché à la faire aimer, 52©-
TABLE ANALYTIQUE
— Preuves que Montesquieu la croyait et l’aimait , 532. — J Ne trouve d’obstacle nulle part où Dieu la veut établir, 540, | 54I. — Voyez Christianisme.
Religion de Vile Formose. La singuralité de ses dogmes prouve qu’il est dangereux qu’une religion condamne ce que le droit civil doit permettre, 410, 411.
Religion guèbre. Elle ordonne le mariage entre le frère et la soeur, 45. — L’une des plus anciennes qui soient au monde,
Religion des Indes. Prouve qu’une religion qui justifie par une chose d’accident, perd inutilement le plus grand ressort qui soit parmi les hommes, 411.
Religion des Tartares de Gcngis-kan. Ses dogmes singuliers prouvent qu’il est dangereux qu’une religion condamne ce quS le droit civil doit permettre, 410.
Religion juive , a été autrefois chérie de Dieu; elle doit donc l’être encore : réfutation de ce raisonnement , source de l’aveuglement des Juifs, 420. — Juive. Est la mère du christianisme et du mahométisme, 40, 41. — Embrasse le monde entier et tous les temps , ibid.
Religion mahométane. Défavorable à la population , 77 et suiv.
Religion naturelle. Est-ce en être sectateur de dire : Que l’homme pouvait à tous les instants oublier son créateur, et que Dieu l’a rappelé à lui par les lois de la religion? 534. — Que le suicide est, en Agleterre , l’effet d’une maladie? 534, 535. - Est-ce, en être sectateur que d’expliquer quelque chose de ses principes? 535, 536. — Loin d’être la même chose que l’athéisme, c’est elle qui fournit les raisonnements pour le combattre , ibid. — Quiconque l’attaqüe , attaque toutes les religions du monde, 672.
Religion protestante. Pourquoi est-elle plus répandue dans le Nord? 408.
Religion révélée. L’auteur en reconnaît une : preuves , 530 et suiv.
Religion des anciens Romains. Favorable à la population ,
Religions. Leur grand nombre embarrasse ceux qui cherchent la vraie : prière singulière sur ce sujet , 29 , 30. — Leur multiplicité , dans un État , est-elle utile? 59. — Elles prêchent toutes la soumission, ibid. — Différentes béatitudes qu’elles promettent , 85.
Reliques ( culte des). Poussé à un excès ridicule dans l’empire grec , 182. — Effet de ce culte superstitieux , ibid.
Remède pour guérir de l’asthme , 103. — Pour préserver de la gale , etc. ibid. — Autre in chlorosim , ibid.
Remontrances. Ne peuvent avoir lieu dans le despotisme , 203. — Leur utilité dans une monarchie, 217, 218.
Remontrances aux inquisiteurs d’Espagne et de Portugal , où l’injuste cruauté de l’inquisition est démontrée , 420 et suiv.
Rénales {glandes). Discours sur leur usage , 562 et suiv.
Renonciation à la couronne. Il est absurde de revenir contre, par les restrictions tirées de la loi civile, 430. — Celui qui la fait , et ses descendants contre qui elle est faite , peuvent d’autant moins se plaindre, que l’Etat aurait pu faire une loi pour les exclure , 432.
Rentes. Pourquoi elles baissèrent après la découverte de l’Amérique, 380.
Rentiers. Ceux qui ne vivent que de rentes sur l’État et sur les particuliers, sont-ils ceux de tous les citoyens qui, comme les moins utiles à l’État , doivent être les moins ménagés ? 388, 389.
Repos. Plus les causes physiques y portent les hommes , plus les causes morales les en doivent éloigner, 302 , 303.
Représailles. Sont justes , 64.
Représentants d,u peuple dans un État libre. Quels il doivent être, par qui choisis, et pour quel objet, 266. — Quelles doivent être leurs fonctions , ibid. et suiv.
Représenter. Portrait d’un homme qui représente bien , 52.
République. Est le sanctuaire de l’honneur et de la vertu , 62.
— Moins ancienne que la monarchie , 89. — Quel doit être son plan de gouvernement , 146. — N’est pas vraiment libre
si l’on n’y voit pas arriver des divisions, 147.— Ne doit rendre aucun citoyen trop puissant, 150. — Combien il y en a de sortes, 193. — Comment se change en État monarchique, ou même despotique, 196. — Nul citoyen n’y doit être revêtu d’un pouvoir exorbitant , ibid. — Exception à cette règle, ibid. — Quelle y doit être la durée des magistratures, ibid.
— Quel en est le principe, 199. — Peinture exacte de son état quand la vertu n’y règne plus , 200. — Les crimes privés y sont plus publics que dans une monarchie, 201. — L’ambition y est pernicieuse, ibid. — Pourquoi les mœurs y, sont plus pures que dans une monarchie, 204. — Combien l’éducation y est essentielle , 206. — Comment peut être gouvernée sagement, et être heureuse, 210 et suiv. — Les récompenses n’y doivent consister qu’en honneurs, 224. —Y doit-on contraindre les citoyens d’accepter les emplois publics? ibid. — Les emplois civils et militaires y doivent être réunis, ibid. — La vénalité des charges y serait pernicieuse, 225. — Il y faut des censeurs, ibid. — Les fautes y doivent être punis comme les crimes , ibid. — Les formalités de justice y sont nécessaires, 228. — Dans les jugements , on y doit suivre le texte précis de la loi, ibid.
— Comment les jugements doivent s’y former, 228 et suiv.
— A qui le jugement des crimes de lèse-majesté y doit être confié ; et comment on y doit mettre un frein à la cupidité du peuple dans ses jugements, 230. — La clémence y est moins nécessaire que dans une monarchie, 237. Les républiques finissent par le luxe , 240. — La continence publique y est nécessaire ,241. — Pourquoi les mœurs des femmes y sont si austères , ibid. — Les dots des femmes y doivent être médiocres , 244. — La communauté des biens entre mari et femme n’y est pas si utile que dans une monarchie , ibid. — Les gains nuptiaux des femmes y seraient pernicieux, ibid. — Une tranquillité parfaite, une sécurité entière sont funestes aux États républicains , 247. — Propriétés distinctives de ce gouvernement , 250. — Comment pourvoit à sa sûreté , 253. — 11 y a , dans ce gouvernement , un vice intérieur auquel il n’y a point de remède , et qui le détruit tôt ou tard , ibid — Esprit de ce gouvernement , 254. —Quand et comment peut faire des conquêtes , 258 , 259. — Conduite qu’elle doit tenir avec les peuples conquis, 259. — On croit communément que c’est l’État où il y a le plus de liberté , 263 , 264. — Quel est le chef-d’œuvre de la législation dans une petite république, 271, 272.— Pourquoi, quand elle conquiert , elle ne peut pas gouverner les provinces conquises autrement que despotiquement , 279. — Il est dangereux d’y trop punir le crime de lèse-majesté, 288. — Comment on y suspend l’usage de la liberté, 289. — Lois qui y sont favorables à la liberté des citoyens , ibid. — Quelles y doivent être les lois contre les débiteurs, ibid. et suiv. — Tous les citoyens y doivent-ils avoir la liberté de sortir des terres de la république? 293, not. 5. — Quels tributs elle peut lever sur les peuples qu’elle a rendus esclaves de la glèbe , 294. — On y peut augmenter les tributs , 297. — Quel impôt y est le plus naturel, ibid. — Ses revenus sont presque toujours en régie , 299. — La profession des traitants n’y doit pas être honorée, ibid. — La pudeur des femmes esclaves y doit être à couvert de l’incontinence de leurs maîtres, 311 , 312. — Le grand nombre d’esclaves y est dangereux , 312. — Il est plus dangereux d’y armer les esclaves que dans une monarchie, ibid. — Règlement qu’elle doit faire touchant l’affranchissement des esclaves, 314, 315. — L’empire sur les femmes n’y pourrait pas être bien exercé , 518. — Il s’en trouve plus souvent dans les pays stériles que dans les pays fertiles , 326 et suiv. — Il y a des pays où il serait impossible d’établir ce gouvernement, 337. — S’allie très-facilement avec la religion chrétienne, 342. — Le commerce d’économie y conviént mieux que celui de luxe , 450. — On y peut établir un port franc , 353. — Comment doit acquitter ses dettes , 388 , 389. — Les bâtards y doivent être plus odieux que dans les monarchies , 393 , 394. — Il y en a où il est bon de faire dépendre les mariages des magistrats, 394. — On y réprime également le luxe de vanité et celui de superstition, 418. — L’inquisition n’y peut former que de malhonnêtes gens ,
TABLE ANALYTIQUE
426. — On y doit faire en sorte que les femmes ne puissent s'y prévaloir, pour le luxe, ni de leurs richesses, ni de l’espérance de leurs richesses , 438. — Il y a certaines républiques où l’on doit punir ceux qui ne prennent aucun parti dans les séditions,. 47 1.
Républiques anciennes. Yice essentiel qui les travaillait, 266.
— Tableau de celles qui existaient dans le monde avant la conquête des Romains. Tous les peuples connus, hors la Perse , étaient alors en république , 270.
Républiques d'Italie. Les peuples y sont moins libres que dans nos monarchies : pourquoi , 265. — Touchent presque au despotisme : ce qui les empêche de s’y précipiter, ibid.
— Yices de leur gouvernement, 146.
République fédérative. Ce que c’est : cette espèce de corps ne peut être détruit : pourquoi, 253. — De quoi doit être composée, 254. — Ne peut que très-difficilement subsister, si elle est composée de républiques et de monarchies : raisons et preuves, ibid. — Les États qui la composent ne doivent point conquérir les uns sur les autres , 258 , 259.
Républiques grecques. Dans les meilleures, les richesses étaient aussi onéreuses que la pauvreté , 239. — Leur esprit étaient de se contenter de leurs territoires : c’est ce qui les fit subsister si longtemps , 250.
République romaine. Son entière oppression, 152. —Consternation des premiers hommes de la république, 153. — Sans liberté , même après la mort du tyran, ibid.
Répudiation. La faculté d’en user était accordée, à Athènes, à la femme comme à l’homme, 32 1. — Différence entre le divorce et la répudiation : la faculté de répudier doit être accordée, partout où elle a lieu, aux femmes comme aux hommes : pourquoi, ibid. — Est-il vrai que, pendant cinq cent vingt ans , personne n’osa user à Rome du droit de répudier accordé par la loi? 321 , 322. — Les lois sur cette matière changèrent à Rome , à mesure que les mœurs y changèrent, 344.
Rescrits. Sont une mauvaise sorte de législation : pourquoi ,
Respect. Il est tout acquis aux grands : ils n’ont besoin que de se rendre aimables, 52.
Restitutions. Il est absurde de vouloir employer contre la renonciation à une couronne celles qui sont tirées de la loi civile , 430.
Résurrection des corps. Ce dogme , mal dirigé , peut avoir des conséquences funestes , 412.
Retrait lignager. Pernicieux dans une aristocratie, 217. — Utile dans une monarchie, s’il n’était accordé qu’aux nobles, ibid. — Quand a pu commencer à avoir lieu à l’égard des fiefs , 528. s
Revenus publics. Usage qu’on en doit faire dans une aristocratie , 216. — Leur rapport avec la liberté : en quoi ils consistent : comment on les peut et on les doit fixer, 293.
Révolutions. Ne peuvent se faire qu’avec des travaux infinis et de bonnes mœurs , et ne peuvent se soutenir qu’avec de bonnes lois , 214. — Difficiles et rares dans les monarchies ; faciles et fréquentes dans les États despotiques, 218. — Ne sont pas toujours accompagnées de guerres , ibid. — Remettent quelquefois les lois en vigueur, 273.
Rhadamante. Pourquoi expédiait-il les procès avec célérité?
Rhodes. On y avait outré les lois touchant la sûreté du commerce , 354. — A été une des villes les plus commerçantes de la Grèce, 361.
Rhodes (le marquis de). Ses rêveries sur les mines des Pyrénées , 368.
Rhodiens. Quel était l’objet de leurs lois , 354. — Leurs lois donnaient le navire et sa charge à ceux qui restaient dedans pendant la tempête ; et ceux qui l’avaient quitté n’avaient rien , 433
Rica, compagnon de voyage d’Usbek : son caractère, 19.
Richelieu (le cardinal de). Pourquoi exclut les gens de bas lieu de l’administration des affaires dans une monarchie , "0I • — Preuve de son amour pour le despotisme, 218. — Suppose, dans le prince et dans ses ministres, une vertu impossible, rbid.— Donne, dans son testament, un conseil
impraticable au sujet de l’accusation des ministres, 476. — Fit jouer à son monarque le second rang dans la monarchie, et le premier dans l'Europe , 624. — Les plus méchants citoyens de France furent Richelieu et Louvois, ibid.
Richesses. Pourquoi la Providence n’en a pas fait le prix de la vertu , 67. — Combien , quand elles sont excessives , rendent injustes ceux qui les possèdent, 211. — Comment peuvent demeurer également partagées dans un État, 237 et suiv. — Étaient aussi onéreuses, dans les bonnes républiques grecques, que la pauvreté , 239. — Effets bienfaisants de celles d’un pays, 293. — En quoi les richesses consistent , 356. — Leurs pauses et leurs effets , 358. — Dieu veut que nous les méprisions : ne lui faisons donc pas voir, en lui offrant nos trésors, que nous les estimons, 418.
Ripuaires. La majorité était fixée à quinze ans par leur loi, 335. — Réunis avec les Saliens sous Clovis, conservèrent leurs usages, 438. — Quand et par qui leurs usages furent mis par écrit, ibid. — Simplicité de leurs lois : causes de cette simplicité, 438, 440. — Comment leurs lois cessèrent d’être en usage chez les Français , 443. —.Leurs lois se contentaient de la preuve négative , 446. — Et toutes les lois barbares , hors la loi salique , admettaient la preuve par le combat singulier, ibid. — Cas où ils admettaient la preuve par le fer, 448. — Voyez Francs ripuaires.
Rites. Ce que c’est à la Chine, 341 et suiv.
Riz. Les pays qui en produisent sont beaucoup plus peuplés que d’autres , 396.
Robe (gens de). Quel rang tiennent en France : leur état, leurs fonctions : leur noblesse comparée avec celle d’épée, 356.
— Méprisent les gens d’église et ceux d’épée, et en sont méprisés , 28.
Rochefoucauld (la). Ses maximes sont les proverbes des gens d’esprit , 623.
Rohan (cardinal de). Plaisanterie faite sur lui dans les papiers publics de Londres , 635.
Rohan (duché de). La succession des rotures y appartient au dernier des mâles : raisons de cette loi, 331.
Rois. Leurs libéralités sont onéreuses au peuple , 84 et suiv. — Leur ambition est toujours moins dangereuse que la bassesse d’âme de leurs ministres , 86. — Ne doivent rien ordonner à leurs sujets qui soit contraire à l’honneur, 205. — Leur personne doit être sacrée, même dans les États les plus libres, 268. — Il vaut mieux qu’un roi soit pauvre, et son État riche, que de voir l’État pauvre et le roi riche, 377. — Leurs droits à la couronne ne doivent se régler par la loi civile d’aucun peuple , mais par la loi politique seulement, 430.
— Ce qui les rendit tous sujets de Rome, 142 et suiv.
Rois d'Angleterre. Sont presque toujours respectés au dehors,
et inquiétés au dedans, 347. — Pourquoi, ayant une autorité si bornée , ont tout l’appareil et l’extérieur d’une puissance si absolue , ibid.
Rois d’Europe. Leur caractère ne se développe qu’entre les mains de leur maîtresse ou de leur confesseur, 73.
Rois de France. Sont la source de toute justice dans leur royaume, 457. — On ne pouvait fausser les jugements rendus dans la cour, ou rendus dans celle des seigneurs par des hommes de la cour royale , ibid. — Ne pouvaient , dans le siècle de saint Louis, faire des ordonnances générales pour le royaume , sans le concert des barons , 460. — Germe de l’histoire de ceux de la première race , 480. — L’usage où ils étaient autrefois de partager leur royaume entre leurs enfants est une des sources de la servitude de la glèbe et des fiefs , 483 et suiv. — Leurs revenus étaient bornés autrefois à leur domaine, qu’ils faisaient valoir par leurs esclaves, et au produit de quelques péages : preuves, 487. — Dans les commencements de la monarchie , ils levaient des tributs sur les serfs de leurs domaines seulement ; et ces tributs se nommaient census ou cens, ibid. — Voyez Ecclésiastiques, Seigneurs. — Bravoure de ceux qui régnerént dans le commencement de la monarchie, 490. — En quoi consistaient leurs droits sur les hommes libres dans les commencements de la monarchie, 492. — Ne pouvaient rien lever sur les terres des Francs : c’est pourquoi la justice ne pouvait pas leur appartenir dans les fiefs , mais aux
TABLE ANALYTIQUE
seigneurs seulement, 495. — Leurs juges ne pouvaient autrefois entrer dans aucun lief, pour y faire aucune fonction, iUd. — Férocité de ceux de la première râce : ils ne faisaient pas les lois , mais suspendaient l’usage de celles qui étaient faites , 505. — En quelle qualité ils présidaient , dans les commencements de la monarchie , aux tribunaux et aux assemblées où se faisaient les lois; et en quelle qualité ils commandaient les armées , 507 , 508. — Époque de l’abaissement de ceux de la première race, 508 et suiv. — Quand et pourquoi les maires les tinrent enfermés dans leurs palais, 509. — Ceux de la seconde race furent électifs et héréditaires en même temps , 516. — Leur puissance directe sur les liefs. Comment et quand ils l’ont perdue, 522 et suiv.
Rois de Rome. Étaient électifs-conlirniatifs , 272. — Quel était le pouvoir des cinq premiers , ibid. — Quelle était leur compétence dans les jugements, 276, 277.— Leur expulsion,
Rois des Francs. Pourquoi portaient une longue chevelure , 334. — Pourquoi avaient plusieurs femmes et leurs sujets n’en avaient qu’une , ibid. — Leur majorité , 334 , 335. — Raisons de leur esprit sanguinaire , 335 , 336.
Rois des Germains. On ne pouvait l’être avant la majorité. Inconvénients qui tirent changer cet usage, 335. — Étaient différents des chefs , et c’est dans cette différence que l’on trouve celle qui était entre le roi et le Vnaire du palais , 507,
Rollin est l’abeille de la France , 624.
Romain Diogène est fait prisonnier, 186.
Romains. Ils obéissaient à leurs femmes , 26. — Une partie des peuples qui ont détruit leur empire étaient originaires de Tartarie, 57. — Leur religion était favorable à la population , 77. — Leurs esclaves remplissaient l’État d’un peuple innombrable, 78. — Les criminels qu’ils reléguaient en Sardaigne y périssaient . 82. — Tous les royaumes de l’Europe sont formés des débris de leur empire , 92 et suiv. — Religieux observateurs du serment , 126. — Leur habileté dans l’art militaire : comment ils l’acquirent , 127. — Les anciens Romains regardaient l’art militaire comme l’art unique, 128. — Soldats romains d’une force plus qu’humaine, ibid. — Comment on les formait, ibid. — Pourquoi on les saignait quand iis avaient fait quelque faute, 1 29. — Plus sains et moins maladifs que les nôtres , ibid. — Se défendaient avec leurs armes contre toute autre sorte d’armes, 129, 130. — Leur application continuelle à la science de la guerre , ibid. — Comparaison des anciens Romains avec les peuples d’à présent, 130. — Parallèle des anciens Romains avec les Gaulois , ibid. — N’allaient point chercher des soldats chez leurs voisins, 132. — Leur conduite à l’égard de leurs ennemis et de leurs alliés, 139 et suiv. — Ne faisaient jamais la paix de bonne foi, 139. — Établirent, comme une loi, qu’aucun roi d’Asie n’entràt en Europe, 140. — Leurs maximes de politique constamment gardées dans tous les temps , ibid. — Une de leurs principales était de diviser les puissances alliées , 141. — Empire qu’ils exerçaient même sur les rois , ibid. — Ne faisaient point de guerres éloignées , sans y être secondés par un allié voisin de l’ennemi , ibid. — Interprétaient les traités avec subtilité pour les tourner à leur avantage, ibid. — Ne se croyaient point liés par les traités que la nécessité avait forcé leurs généraux de souscrire, ibid. — Inséraient, dans leurs traités avec les vaincus , des conditions impraticables , pour se ménager les occasions de recommencer la guerre, ibid. — S’érigeaient en juges des rois mêmes, 142. — Dépouillaient les vaincus de tout : comment ils faisaient arriver à Rome l’or et l’argent de tout l’univers, ibid. — Respect qu’ils imprimèrent à toute la terre, ibid. — Nes’appropriaient pas d’abord les pays qu’ils avaient soumis; ibid. — Devenus moins iidèles à leurs serments, 148. — L’amour de la patrie était chez eux une sorte de sentiment religieux, 149. — Conservent leur valeur au sein même de la mollesse et de la volupté , ibid. — Regardaient les arts et le commerce comme des occupations d’esclaves, ibid. — La plupart d’origine servile, 158. — Pleurent Germanicus , 160. — Rendus féroces par leur édu- j cation et leurs usages, 161. — Toute leur puissance aboutit i
à devenir les esclaves d’un maitre barbare, ici et suiv. — Appauvris par les barbares qui les environnaient, 171. — Devenus maîtres du monde par leurs maximes de politique ; déchus pour en avoir changé, ibid. — Se lassent de leurs armes , et les changent , 172. — Soldats romains , mêlés avec les barbares , contractent l’esprit d’indépendance de ceuxci , ibid. — Accablés de tributs, 173. — Pouruuoi introduisirent les actions dans leurs jugements , 229. — Ont été longtemps réglés dans leurs mœurs , sobres et pauvres , 249. — Avec quelle religion ils étaient liés par la foi du serment; exemples singuliers, ibid. — Pourquoi plus faciles à vaincre chez eux qu’ailleurs, 255. — Leur injustice barbare dans les conquêtes , 257. — Leurs usages ne permettaient pas de faire mourir une tille qui n’était pas nubile; comment Tibère concilia cet usage avec sa cruauté , 287. — Leur sage modération dans la punition des conspirations , 288. — Époque de la dépravation de leurs âmes, 288, 289. — Avec quelles précautions ils privaient un citoyen de sa liberté , 289. — Pourquoi pouvaient s’affranchir de tout impôt . 296.
— Raisons physiques de la sagesse avec laquelle les peuples du Nord se maintinrent contre leur puissance , 302. — La lèpre était inconnue aux premiers Romains, 304. — Ne se tuaient point sans sujet : différence , à cet égard , entre eux et les Anglais , 305. — Leur police touchant les esclaves n’était pas bonne , 31 1 , 312. — Leurs esclaves sont devenus redoutables à mesure que les mœurs se sont corrompues, et qu’ils ont fait contre eux des lois plus dures. Détail de ces lois, 413. — Mithridate profitait de la disposition des esprits pour leur reprocher les formalités de leur justice, 337. — Les premiers ne voulaient point de roi , parce qu’ils en craignaient la puissance : du temps des empereurs , ils ne voulaient point de roi , parce qu’ils n’en pouvaient souffrir les manières , ibid. — Trouvaient , du temps des empereurs , qu’il y avait plus de tyrannie à les priver d’un baladin qu’à leur imposer des lois trop dures, ibid. — Idée bizarre qu’ils avaient de la tyrannie sous les empereurs, ibid. — Étaient gouvernés par les maximes du gouvernement et les mœurs anciennes, ibid. — Leur orgueil leur fut utile, parce qu’il était joint à d’autres qualités morales, 339. — Motifs de leurs lois au sujet des donations à cause de noces , 344. — Pourquoi leurs navires étaient plus vîtes que ceux des Indes , 360. — Plan de leur navigation : leur commerce aux Indes n’était pas si étendu, mais était plus facile que le nôtre , 365. — Ce qu’ils connaissaient de l’Afrique , 366. — Où étaient les mines d’où ils tiraient l’or et l’argent , 368.
— Leur traité avec les Carthaginois , touchant le commerce maritime, ibid. — Belle description du danger auquel Mithridate les exposa , 369. — Pour ne pas paraître conquérants , ils étaient destructeurs : conséquences de ce système , ibid. — Leur génie pour la marine , ibid. et suiv. — La constitution politique de leur gouvernement , leur droit des gens et leur droit civil étaienf opposés au commerce, 370. — Comment réussirent à faire un corps d’empire de toutes les nations conquises, ibid. — Ne voulaient point de commerce avec les barbares , ibid. — N’avai ent pas l’esprit de commerce , ibid. — Leur commerce avec l’Arabie et les Indes, 371. — Pourquoi le leur fut plus considérable que celui des rois d’Égypte, ibid. — Leur commerce intérieur, ibid. — Beauté et humanité de leurs lois, 372. — Ce que devint le commerce après leur affaiblissement en Orient, ibid.
— Quelle était originairement leur monnaie , 378. — Les changements qu’ils firent dans leur monnaie sont des coups de sagesse qui ne doivent pas être imités , 385 et suiv. — On ne les trouve jamais si supérieurs que dans le choix des circonstances où ils ont fait les biens et les maux , 386. — Changements que leurs monnaies essuyèrent sous les empereurs, 386, 387. — Taux de l’usure dans les différents temps de la république : comment on éludait les lois contre l’usure : ravages qu’elle fit, 389 e]t suiv. — État des peuples avant qu’il y eût des Romains, 397 et suiv. — Ont englouti tous les États, et dépeuplé l’univers, 398. — Furent dans la nécessité de faire des lois pour la propagation de l’espèce; détail de ces lois, ibid. — Leur respect pour les vieillards , 399 , 400. •- Leurs lois et leurs usages sur l’expo*
TABLE ANALYTIQUE
sition des enfants , 403. — Tableau de leur empire , dans le temps de sa décadence : c’est eux qui sont cause de la dépopulation de l’univers, ibid. — N’auraient pas commis les ravages et les massacres qu’on leur reproche , s’ils eussent été chrétiens , 407. — Loi injuste de ce peuple touchant le divorce , 423. — Leurs règlements et leurs lois civiles pour conserver les mœurs des femmes , furent changés quand la religion cnrétienne eut pris naissance, 425, 426. — Leurs lois défendaient certains mariages et même les annulaient, 427. — Désignaient les frères et les cousins germains par le môme mot, 428, not. 4. — Quand il s’agit de décider du droit à une couronne, leurs lois civiles ne sont pas plus applicables que celles d’aucun autre peuple, 430. — Origine et révolutions de leurs lois sur les successions, 433 et suiv.
— Pourquoi leurs testaments étaient soumis à des formalités plus nombreuses que ceux des autres peuples, 435.
— Par quels moyens ils cherchèrent à réprimer le luxe de leurs femmes, "auxquelles leurs premières lois avaient laissé une porte ouverte , 436. — Comment les formalités leur fournissaient des moyens d’éluder la loi , ibid. — Tarif de la différence que la loi salique mettait entre eux et les Francs , 440. — Ceux qui habitaient dans le territoire des Wisigoths étaient gouvernés par le code Théodosien, 441.
— La prohibition de leurs mariages avec les Goths fut le-, vée par Recessuinde , 443. — Pourquoi n’avaient point de partie publique, 463. — Pourquoi regardaient comme un déshonneur de mourir sans héritier, 472, 473. — Pourquoi ils inventèrent les substitutions, ibid. — Il n’est pas vrai qu’ils furent tous mis en servitude, lors de la conquête des Gaules par les barbares : ce n’est donc pas dans cette prétendue servitude qu’il faut chercher l’origine des fiefs , 481 , 482. — Ce qui a donné lieu à cette fable , 483 et suiv. — Leurs révoltes, dans les Gaules, contre les peuples barbares conquérants , sont la principale source de la servitude de la .glèbe et des fiefs , ibid. — Payaient seuls des tributs dans les commencements de la monarchie française : traits d’histoire et passages qui le prouvent , 484 , 485. — Quelles étaient leurs charges dans la monarchie des Francs , 486 et suiv. — Ce n’est point de leur police générale que dérive ce qu’on appelait autrefois, dans la monarchie, census ou cens : ce n’est point de ce cens chimérique que dérivent les droits des seigneurs : preuve , 489. — Ceux qui , dans la domination française, étaient libres, marchaient à la guerre sous les comtes , 490. — Leurs usages sur l’usure , 545. — Voyez Droit romain, Lois romaines, Rome.
Romans. Jugement sur ces sortes d’ouvrages , 94. — Des Orientaux, ibid. i
Romans de chevalerie. Leur origine , 452. j
Rome ancienne. Nombre énorme de ses habitants , 78. — On y j punissait le célibat , 80. — Origine de cette république : sa liberté opprimée par César, 90. — Comparée, telle qu’elle était à sa naissance, avec les villes de la Crimée , 125.— Mal construite d’abord, sans ordre et sans symétrie, ibid.— Son union avec les Sabins , ibid. — Adopte les usages étrangers qui lui paraissent préférables aux siens, ibid. — Ne s’agrandit d’abord que lentement , 127. — Se perfectionne dans l’art militaire, 127 et suiv. —Nouveaux ennemis qui se liguent contre elle , ibid. et suiv. — Prise par les Gaulois , ne perd rien de ses forces, 128. — La ville seule fournit dix légions contre les Latins , 131. — Son état lors de la première guerre punique,
. 132 et suiv.— Parallèle de cette république avec celle de Carthage, ibid. — État de ses forces lors de la seconde «guerre punique, ibid. et suiv. — Sa constance prodigieuse malgré les échecs qu’elle reçut dans cette guerre, 134. — Était comme la iète qui commandait à tous les États ou peuples de l’univers, i42.— N’empêchait pas les vaincus de se gouverner par leurs jois, 143. — N’acquiert pas de nouvelles forces parles conquêtes de Pompée , 144. — Ses divisions intestines , ibid. — Excellence de son gouvernement , en ce qu’il fournissait les « moyens de corriger les abus, 146. — Il dégénère en anarchie : par quelles raisons , ibid. et suiv. — Sa grandeur cause sa ruine, 147. N’avait cessé de s’agrandir, par quelque forme de gouvernement qu’elle eut été régie , 148. — Par quelles voies on la peuplait d’habitants , 158. — Abandonnée par ses
souverains , devient indépendante , 175. — Causes de sa destruction , ibid. et suiv. — Une des principales causes de sa ruine fut de n’avoir pas fixé le nombre de citoyens qui devaient former les assemblées ,193. — Tableau raccourci des différentes révolutions qu’elle a essuyées , ibid. — Pourquoi on s’y détermina si difficilement à élever les plébéiens aux grandes charges , 1 94. —Les suffrages secrets furent une des grandes causes de sa chute, 195. — Sagessede sa constitution, ibid. — Comment défendait son aristocratie contre le peuple, 196. — Utilité de ses dictateurs, ibid. — Pourquoi ne put rester libre après Sylla, 200.— Source de ses dépenses publiques, 21 1 . — Par qui la censure était exercée , 214. — Loi funeste qui y fut établie parles décemvirs, 215. — Sagesse de sa conduite pendant qu’elle inclina vers l’aristocratie , 216. — Est admirable dans l’établissement de ses censeurs, ibid. — Pourquoi , sous les empereurs , les magistratures y furent distinguées des emplois militaires, 225. — Combien les lois y influaient dans les jugements, 228 et suiv. — Comment les lois y mirent un frein à la cupidité qui aurait pu diriger les jugements du peuple , 229. — Exemples de l’excès du luxe qui s’y introduisit, 239. — Comment les institutions y changèrent avec le gouvernement, 242.— Les femmes y étaient dans une perpétuelle tutelle ; cet usage fut abrogé : pourquoi , 242, 243. — La crainte de Carthage l’affermit, 247. — Quand elle fut corrompue , on chercha en vain un corps dans lequel on pût trouver des juges intègres, 249.— Pendant qu’elle fut vertueuse , les plébéiens eurent la magnanimité d’élever toujours les patriciens aux dignités qu’ils s’étaient rendues communes avec eux, ibid. — Était un vaisseau tenu par deux ancres dans la tempête, la religion et les mœurs , 250. — Les associations la mirent en état d’attaquer l’univers , et mirent les barbares en état de lui résister, 253. — Si Annibal l’eût prise , c’était fait de la république de Carthage , 259. — Quel était l’objet de son gouvernement , 264. — Qn y pouvait accuser les magistrats : utilité de cet usage, 268 , not. 4. — Ce qui fut cause que le gouvernement changea dans cette république, 268, 269. — Pourquoi cette république , jusqu’au temps de Marius , n’a point été subjuguée par ses propres armées , 268 , 269. — Description et causes des révolutions arrivées dans le gouvernement de cetËtat, 272 et suiv. — Quelle était la nature de son gouvernement sous ses rois , ibid. — Comment la forme du gouvernement changea sous ses deux derniers rois , ibid. — Ne prit pas , apres l’expulsion de ses rois, le gouvernement qu’elle devait naturellement prendre, 273. — Par quels moyens le peuple y établit sa liberté : temps et motifs de l’établissement des différentes magistratures, ibid. et suiv. — Comment le peuple s’y assemblait, et quel était le temps de ses assemblées , 274. — Comment], dans l’état le plus florissant de la république, elle perdit tout à coup sa liber té, ibid.— Révolutions qui y furent causées par l’impression que les spectacles y faisaient sur le peuple , 275. — Puissance législative dans celte république , ibid. — Ses institutions la sauvèrent de la ruine où les plébéiens l’entraînaient par l’abus qu’ils faisaient de leur puissance , ibid. — Puissance exécutrice dans cette République , ibid. — Belle description des passions qui animaient cette république, de ses occupations , et comment elles étaient partagées entre les différents corps , ibid. et suiv. — Détail des différents corps et tribunaux 'qui y eurent successivement la puissance déjuger : maux occasionnés parces'variations : détail des différentes espèces de jugements qui y étaient en usage , 276 et suiv. — Maux qu’y causèrent les traitants , 278. — Comment gouverna les provinces dans les différents degrés de son accroissement, 279, 280. — Comment on y le- . vait les tributs , ibid. — Pourquoi la force des provinces conquises ne fit que l’affaiblir , 280. — Combien les lois criminelles y étaient imparfaites sous ses rois , 281. • Combien il y fallait de voix pour condamner un accusé, ibid. — Ce que l’on y nommait privilège du temps de la république, 289. — Comment on y punissait un accusateur injuste : précautions pour l’empêcher de corrompre les juges , ibid. — L’accusé pouvait se retirer avant le jugement, ibid. — La dureté des lois contre les débiteurs a pensé plusieurs fois être funeste à la république : tableau abrégé des événement!
TABLE ANALYTIQUE
qu’elle occasionna, 289, 290. — Sa liberté lui fut procurée par des crimes , et continuée par des crimos , 290. — C’était un grand vice, dans son gouvernement, d’affermer les revenus , 299. — La république périt , parce que la profession des traitants y fut honorée , ibid. — Comment on y punissait les enfants , quand on eut ôté aux pères le pouvoir de les faire mourir, 314. — On y mettait les esclaves au niveau des bêtes , ibid. — Les diverses lois touchant les esclaves et les affranchis prouvent son embarras à cet égard, ibid. — Ses lois politiques au sujet des affranchis étaient admirables , 315. Est-il vrai que pendant cinq cent vingt ans personne n’osa user du droit de répudier, accordé par la loi? 321. — Quand le péculat commença à être connu, la peine qu’on lui imposa prouve que les lois suivent les mœurs , 343 — On y changea les lois à mesure que les mœurs y changèrent , 344.
— La politesse n’y est entrée que quand la liberté en est sortie, 348.— Différentes époques de l’augmentation de la somme d’or et d’argent qui y était, et du rabais des monnaies qui s’y est toujours fait en proportion de cette augmentation, 386 et suiv. — 'Sur quelles maximes l’usure y fut réglée , après la destruction de la république , 390 et suiv. — Les lois y furent peut-être trop dures contre les bâtards, 394.— Fut plus affaiblie par les discordes civiles , les triumvirats et les proscriptions , que par aucune guerre , 399. — Il y était permis à un mari de prêter sa femme à un autre , et on le punissait s’il la souffrait vivre dans la débauche : conciliation de cette contradiction apparente, 431. — Par qui les lois sur le partage des terres y furent faites, 434. — On n’y pouvait faire autrefois de testament que dans une assemblée du peuple : pourquoi, ibid. et suiv. — La faculté indéfinie que les citoyens avaient de tester fut la source de bien des maux, 434.— Pourquoi le peuple y demanda sans cesse les lois agraires , ibid.
— Pourquoi la galanterie de chevalerie ne s’y est pas introduite , 452.— On ne pouvait entrer dans la maison d’aucun citoyen pour le citer en jugement : en France , on ne peut pas faire de citations ailleurs : ces deux lois , qui sont contraires, partent du même esprit, 473. — On y punissait le recéleur de la même peine que le voleur : cela était juste à Rome; cela est injuste en France, 474. — Comment le vol y était puni : les lois sur cette matière n’avaient nul rapport avec les autres lois civiles , ibid. — Les médecins y étaient punis de la déportation , ou même de la mort, pour leur négligence ou leur impéritie , 475. — On y pouvait tuer le voleur qui se mettait en défense : correctif que la loi avait apporté à une disposition qui pouvait avoir de si funestes conséquences, 475. — Voyez Droit romain, Lois romaines, Romains.
Rome moderne. Tout le monde y est à son aise , excepté ceux qui ont de l’industrie, qui cultivent les arts et ,les terres, ou qui font le commerce , 405. — On y regarde comme conforme au langage de la maltôte, et contraire à celui de l’Écriture, la maxime qui dit que le clergé dbit contribuer aux charges de l’État, 418. — Ancienne et moderne. A toujours enchanté Fauteur, 650.
RoaiULUSet ses successeurs toujours en guerre avec leurs voisins , 125. —Il adopte l’usage du bouclier sabin , ibid. — La crainte d’être regardé comme un tyran empêcha Auguste de prendre ce nom, 337. — Ses lois touchant la conservation des enfants, 403. — Le partage qu’il fit des terres est la source de toutes les lois romaines sur les successions , 433. — Ses lois sur le partage des terres furent rétablies par Servius Tullius,
Roricon, historien franc. Était pasteur, 481.
Rotharis , roi des Lombards. Déclare, par une loi, que les lépreux sont morts civilement, 304.— Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards , 439.
Roxane , femme d’ Usbek. Usbek vante sa sagesse et sa vertu , 18. — Opiniâtreté avec laquelle elle résiste aux empressements le son mari pendant les premiers mois de son mariage , ibid. — Conserve tous les extérieurs de la vertu , au milieu des désordres qui régnent dans le sérail , 107. — Ses plaintes sur les châtiments que le grand eunuque fait subir aux autres femmes d’Usbek, 109. — Surprise entre les bras d’un jeune homme, 110. — S’empoisonne : sa lettre à Usbek , ibid.
Royauté. Ce n’est pas un honneur seulement, 477.
Rubicon. Fleuve de la Gaule cisalpine , I&I .
Ruse. Comment l’honneur l’autorise dans une monarchie, 204. Russie. Pourquoi on y a augmenté les tributs, 296, not. 3. —On y a très-prudemment exclu de la couronne tout héritier qui possède une autre monarchie, 432.
Sabbat. La stupidité des Juifs, dans l’observation de ce jour, prouve qu’il ne faut point décider par les préceptes de la religion , lorsqu’il s’agit de ceux de la loi naturelle , 425.
Sabins. Leur union avec Rome, 125. — Peuple belliqueux, ibid. et 127.
Sacerdoce. L’empire a toujours du rapport avec le sacerdoce ,
Sacrements. Étaient autrefois refusés à ceux qui mouraient sans donner une partie de leurs biens à l’Église , 467. Sacrifices. Quels étaient ceux des premiers hommes, selon Porphyre, 417.
Sacrilège caché. Ne doit point être poursuivi , 282.
Sacrilèges simples. Quels sont les seuls crimes contre la religion, 281 et suiv. — Quelles en doivent être les peines, 282. — Excès monstrueux où la superstition peut porter, si les lois humaines se chargent de les punir, ibid. — Le droit civil entend mieux ce que c’est que ce crime que le droit canonique, 425.
Sacy (de). Éloge de cet académicien, 582 et suiv.
Saignée. Par quelle raison on saignait les soldats romains qui avaient commis quelque faute, 129.
Saliens. Réunis avec les Ripuaires , sous Clovis , conservèrent leurs usages , 438.
Salique. Étymologie de ce mot : explication de la loi que nous nommons ainsi, 331. — Voyez Loi salique, Terre salique. Salomon. De quels navigateurs se servit , 360. — La longueur du voyage de ses flottes prouvait-elle la grandeur de l’éloignement? ibid.
Salvien. Réfute la lettre de Symmaque , 173.
Samnites. Peuple le plus belliqueux de toute l’Italie , 128. — Alliés de Pyrrhus, 131. — Auxiliaires des Romains contre les Carthaginois et contre les Gaulois , 132. — Accoutumés à la domination romaine, ibid. — Cause de leur longue résistance aux efforts des Romains , 207. — Coutume de ce peuple sur les mariages , 242. — Leur origine , ibid.
Samos ( roi de). Pourquoi un monarque d’Égypte renonce à son alliance , 65.
Santons. Espèce de moines : idée que les musulmans ont de leur sainteté , 63.
Sardaigne. État ancien de cette ile : quand et pourquoi elle a été ruinée , 327
Sardaigne ( roi de). Conduite contradictoire du roi , 224. Sarrasins. Excellents hommes de trait , 181. — Chassés par Pépin et Charles-Martel ,441. — Pourquoi furent appelés dans la Gaule méridionale : révolution qu’ils occasionnèrent dans les lois , 443. — Pourquoi dévastèrent la France , et non pas l’Allemagne , 525.
Satisfaction. Voyez Composition.
Sauromates. Ce peuple barbare était dans la servitude des femmes , 26.
Sauvages. Leurs mœurs sont contraires à la population , 81 et suiv. — Objet de leur police , 264. — Différence qui est entre les sauvages et les barbares , 328. — C’est la nature et le climat presque seuls qui les gouvernent, 337. — Pourquoi tiennent peu à leur religion, 415.
Savants. Leur entêtement pour leurs opinions, 103. — Malheur de leur condition : lettre à ce sujet, 104.
Saxons. Sont originaires de la Germanie, 333. — De qui iis reçurent d’abord des lois, 438. — Causes de la dureté de leurs lois, 439. — Leurs lois criminelles étaient faites sur b* même plan que celles des Ripuaires, 446.
Scapulaires , 21.
Schisme entre l’église latine et la grecque , 186.
,, Scholastiques. Leur portrait, 25. — Leurs rêveries ont causé
TABLE ANALYTIQUE*
tous les malheurs qui accompagnèrent la ruine du commerce,
Science. Est dangereuse dans un Etat despotique , 206. Sciences. En feignant de s’y attacher, on s’y attache réellement , 6.
Sciences occultes (livres de). Pitoyables, suivant les gens de bon sens , 92.
Scipion. Comment retint le peuple à Rome, après la bataille de Cannes , 250. - Enlève aux Carthaginois leur cavalerie numide, 133.
Scipion Émilien. Comment il traite ses soldats après la défaite près Numance , 129.
Scipion (Lucius). Par qui fut jugé, 278.
Scythes. Leur système sur l’immortalité de l’àme, 413. — Il leur était permis d’épouser leurs filles, 428 , not. I. — Pourquoi crevaient les yeux à leurs esclaves, 183.
Scythie. État de cette contrée lors des invasions de ses peuples dans l’empire romain , 174, 175.
Secondes noces. Voyez Noces.
Séditions. Cas singulier où elles étaient sagement établies par les lois, 248. — La Pologne est une preuve que cette loi n'a pu être utilement établie que chez un peuple unique , ibid. — Faciles à apaiser dans une république fédérative, 253. — Il est des gouvernements où il faut punir ceux qui ne prennent pas parti dans une sédition, 471.
Seigneurs. Étaient subordonnés au comte, 453. — Étaient juges dans leurs seigneuries , assistés de leurs pairçs, c’est-à-dire de leurs vassaux, 455 et suiv.— Ne pouvaient appeler un de leurs hommes sans avoir renoncé à l’hommage , ibid. — Conduite qu’up seigneur devait tenir quand sa propre justice l’avait condamné contre un de ses vassaux , 455. — Moyens dont ils se servaient pour prévenir l’appel de faux jugement , ibid. — On était obligé autrefois de réprimer l’ardeur qu’ils avaient de juger et de faire juger, 458. — Dans quels cas on pouvait plaider contre eux , dans leur propre cour, 459. — Comment saint Louis voulait que l’on pût se pourvoir contre les jugements rendus dans les tribunaux de leurs justices, ibid. et suiv. — On ne pouvait tirer les affaires de leurs cours sans s’exposer aux dangers de les fausser, 460. — N’étaient obligés, du temps de saint Louis, de faire observer dans leurs justices que les ordonnances royales qu’ils avaient scellées ou souscrites eux-mêmes , ou auxquelles ils avaient donné leur consentement , 460 , 46 1 . — Étaient autrefois obligés de soutenir eux-mêmes les appels de leurs jugements; époque de l’abolition de cet usage, 46 1. — Tous les frais des procès roulaient autrefois sur eux ; il n’y avait point alors de condamnation aux dépens, 462, 463. — Quand commencèrent à •ne plus assembler leurs pairs pour juger, 468. — Ce n’est point une loi qui leur a défendu de tenir eux-mêmes leur cour ou de juger; cela s’est fait peu à peu , ibid. — Les droits dont ils jouissaient autrefois , et dont ils ne jouissent plus , ne leur ont point été ôtés comme usurpations; ils les ont perdus par négligence , ou par les circonstances , 369 — Les Chartres d’affranchissement qu’ils donnèrent à leurs serfs sont une des sources de nos coutumes, 470. — Levaient, dans les commencements de la monarchie, des tributs sur les serfs de leurs domaines ; et ces tributs se nommaient census ou cens, 488. — Voyez Roi de France. — Leurs droits ne dérivent pomt, par usurpation, de ce cens chimérique que l’on prétend venir de la police générale des Romains, 489. — Sont la même chose que les vassaux : étymologie de ce mot , ibid. — Le droit qu’ils avaient de rendre la justice dans leurs terres avait la même source que celui qu’avaient les comtes dans la leur, 491. — Quelle est précisément la source de leurs justices, 495. — Ne doivent point leurs justices à l’usurpation : preuves, 496. ,
Sejan, favori de Tibère, 164.
Sel. L’impôt sur le sel , tel qu’on le lève en France , est injuste et funeste , 295. — Comment s’en fait le commerce en Afrique, 378.
Séleucus Nicator. Fondateur de l’empire de Syrie, 137. — Aurait-il pu exécuter le projet qu’il avait de joindre le Ponl- Euxin à la mer Caspienne? 359.
Sémiramis. Source de ses grandes richesses, 358.
Sénat dans une aristocratie. Quand il est nécessaire, 196. Sénat dans une démocratie. Est nécessaire , 194. — Doit-il être nommé par le peuple? ibid. — Ses suffrages doivent être secrets, 195. — Quel doit être son pouvoir en matière de législation? ibid. — Vertus que doivent avoir ceux qui le composent , 214.
Sénat d’Athènes. Pendant quel temps ses arrêts avaient force de loi, 195. —N’était pas la même chose que l’aréopage,
Sénat de Rome. — Avait la direction des affaires , 132. — Sa maxime constante de ne jamais composer avec l’ennemi qu’il ne fût sorti des États de la république, 134. — Sa fermeté après la défaite de Cannes ; sa conduite singulière à l’égard de Terentius Vai ron , ibid. — Sa profonde politique , 139 et suiv. — Sa conduite avec le peuple, 144 et suiv. — Son avilissement, 153. — Après la mort de César, confirme tous les actes qu’il avait faits, 154. — Accorde l’amnistie à ses meurtriers , ibid. — Sa basse servitude sous Tibère . causes de cette servitude , 156. — Quel parti Tibère en tire , 192. — Ne peut se relever de son abaissement, ibid. — Pendant combien de temps ses arrêts avaient force de loi, 195. — Pensait que les peines immodérées ne# produisent point leur effet , 234. — Son pouvoir sous les cinq premiers rois , 272. — Étendue de ses fonctions et de son autorité après l’expulsion des rois, 275 et suiv. — Sa lâche complaisance pour les prétentions ambitieuses du peuple , 277. — Époque funeste de la perte de son autorité, 278.
Sénateurs dans une aristocratie. Ne doivent point nommer aux places vacantes dans le sénat, 196. — Dans une démocratie. Doivent-ils être à vie, ou pour un temps? 214. — Ne doivent être choisis due parmi les vieillards; pourquoi, ibid.
Sénateurs romains. Par qui les nouveaux étaient nommés , 196. — Avantages de ceux qui avaient des entants sur ceux qui n’en avaient pas , 400. — Quels mariages pouvaient contracter, 401.
Sénatus-consulte Orphitien. Appela les enfants à la succession de leur mère , 438.
Sénatus-consulte Tertullien. Cas dans lesquels il accorde aux mères la succession de leurs enfants, 437 , 438.
Sénèque. Auteur peu propre à consoler les affligés, 23. Sennar. Injustices cruelles qu’y fait commettre la religion ma hométane , 407.
Sens. Influent beaucoup sur notre attachement pour une religion , lorsque des idées sensibles sont jointes à des idées spirituelles , 415. — Les plaisirs qu’ils procurent ne font pas le vrai bonheur : histoire à ce sujet, 8et suiv. —Sont juges plus compétents que la religion , de la pureté ou impureté des choses ,13.
Séparation entre mari et femme pour cause d’adultère. Le droit civil, qui n’accorde qu’au mari le droit de la demander, est mieux entendu que le droit canonique , qui l’accorde aux deux conjoints , 425.
Sépulture. Était refusée à ceux qui mouraient sans donner une partie de leurs biens à l’église , 467. — Était accordée à Rome , à ceux qui s’étaient tués eux-mêmes , 473.
Sérail. Son gouvernement intérieur, 3, 5, 7, 15, 42.— L’amour s’y détruit par lui-même , 4. — Malheùr des femmes qui y sont enfermées, 5. — Plus fait pour la santé que pour les plaisirs des femmes qui y sont enfermées , 23. — A quel âge on y enferme les filles, 42. — Dissensions qui y régnent, 43. — Ôn égorge tous ceux qui er. approchent de trop près , 46. — Les filles qui y servent ne se marient presque jamais , 78. — Toutes privautés y sont défendues, même entre personnes de même sexe, 106. — Désordres arrivés dans celui d’Usbek pendant son absence, ibid. et suiv. — Solim le remplit de sang, 109 et suiv. - Ce que c’est, 22 1. — C’est un lieu de délices , qui choque l’esprit même de l’esclavage , qui en est le principe , 31 1
Serfs. Devinrent les seuls qui fissent usage du bâton dans les combats judiciaires, 451. — Quand et contre qui pouvaient se battre, 454. — leur affranchissement est une des sources des coutumes de France, 470. — Étaient fort communs vers le 1 commencement de la troisième race ; erreur des historiens a