LIVRE VI, CHAPITRE V
«ressité de diriger chaque affaire par l’action qui lui était propre. Cela était nécessaire dans leur manière déjuger : il fallait fixer l’état de la question, pour que le peuple l’eût toujours devant les yeux. Autrement, dans le cours d’une grande affaire, cet État de la question changerait continuellement, et on ne le reconnaîtrait plus.
De là il suivait que les juges, chez les Romains, n’accordaient que la demande précise, sans rien augmenter, diminuer, ni modifier. Mais les préteurs imaginèrent d’autres formules d’actions qu’on appela de bonne foi 1 , où la manière de prononcer était plus dans la disposition du juge. Ceci était plus conforme à l’esprit de la monarchie. Aussi les , jurisconsultes français disent-ils : En France 2 , « toutes les actions sont de bonne foi. »