AVERTISSEMENT DE L’EDITEUR
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Cependant nous ne terminerons point cet avertissement, déjà trop long peut-être , sans dire quelques mots d’un écrit moderne intitulé : Commen taire sur VEspri t des Lois, et qu’on a cru pouvoir rattacher à quelques éditions récentes. Ce prétendu commentaire n’est proprement qu’un nouveau système fondé sur d’autres idées, sur d’autres principes que ceux adoptés par Montesquieu L’auteur prend soin lui-même de nous avertir qu’il a refait les principales classifications de Y Esprit des Lois « ponr tâcher « d’éclaircir davantage les idées de Montesquieu , et parce « qu’il serait trop long et trop pénible de discuter ses trois « espèces de gouvernement en partant des bases qu’il a « posées , et qui n’offrent rien d’assez solide ni d’assez pré-
1 On peut appliquer à M. D. de T. ce que Montesquieu disait de Voltaire : « Il refait mon livre, puis il approuve ou critique ce qu'il a fait ».
« cis. » Il ajoute qu’il « sera plus facile d’en apprécier la « valeur en adoptant une nouvelle division des gouverne- « ments en nationaux et spéciaux. » Enfin, il est forcé d’avouer quelque part qu’iZ ne s'éloigne des idées de Montesquieu que pour mieux les réfuter. On ne sera donc pas étonné de ne voir au bas des pages aucun fragment d’un ouvrage qui n’a d’autre point de contact avec Y Esprit des Lois que l’ordre des matières , et qui n’aurait jamais dft trouver place à la suite de Montesquieu.
En résumé, notre édition présente : 1° plus de correction dans le texte qu’aucune des précédentes ; 2° un commentaire variorum tiré de Dupin, Crevier, Voltaire, Mably, Servan , la Harpe , etc. ; 3° une notice sur la vie de Montesquieu par M. C. A. Walckenaër; 4° une labié générale et analytique des matières.