Xy(i-W(i
Cela j)osé, les équations (13) donneront, en y mettant v pour k' — k et v' poui* v' — v,
a = -i —^ 4- " - - » iCTi V tu ' 2v to ' '
^1 1^ iîiiCIT
d'oîi, en comparant les parties réelles et imagînairas,
m Wj jw' i3j ^ m' «3^ 2f.i co^
V io V* ûi ^ 2v ù) V (b
Ces deux équations donneront celles-ci:
f^rt\ ^^^ 1 w?«' v'* lol 1 m^fÀ
^ ^ O^ 4 jUfi' r^ ' (Sj 4 mfi
Maintenant y est une fonction continue de c, donc les équations (17) ne
sauraient avoir lieu que pour des valeurs particulières des modules c et c^. Si donc on suppose c indéterminé il faut que l'mie des équations
(19) m = iii' = 0
ait lieu. Les équations (15) et (16) se réduiront dans le premier cas à
et dans le second cas à
„ = ^: '»i. yzn = !('- i>y=:ï
Wj 1 mW (3
Mais si la valeur du module c est telle que la première des équations (17) ait lieu, on doit avoir en même temps
(oo\ C(i 1 y^ 1/ mm' c^i 1 1 / ^y
^^ û>~2 V y ^ju' ' <à^~2y mil'
et alors a est donné par Tune des équations (15). ^
Quant aux nombres m^ m\ ^, ,a', y, v' il faut les prendre tels que co, Wi, 6J, 6Ji soient, selon leur nature, des quantités positives. Si donc on suppose, ce qui est permis, v et y' positifs, il faut que m et fi' soient de même signe et m' et fi de signe contraire. On pourra d'ailleurs sans diminuer la généralité supposer m^, m et fi' positifs et jjl négatif.
De ce qu'on vient de voir on déduit immédiatement ce théorème:
Théorème I. Pour que Téquation (1) ait une intégrale algébrique en x et y, il faut nécessairement que les modules c^ et c soient liés entre eux de
telle sorte que Tune des deux quantités ~ et -— soit dans un rapport rationnel avec — ; c'est-à-dire qu'on doit avoîr l'une des équations
OÙ k et k' sont des nombres rationnels. Si la première de ces équations a lieu, mais non la seconde, on aura en même temps
434 ADDITION AU MÊMOIKE PliÉCKDENÏ.
oîi (ï est un nombre rationnel. Si la seconde équation a lieu mais non la première, on aura en même temps
(25) « = c^-^if-l.
Enfin si les deux équations (23) ont lieu en même temps, les modules c et Cl seront tous deux déterminés, savoir respectivement par les équations
et alors le coefficient a doit avoir la forme
où (^ et c^' sont des nombres rationnels.
Les conditions indiquées dans ce théorème doivent donc nécessairement être remplies pour que l'équation (1) ait une intégrale algébrique. Il reste encore le point le plus important, savoir de déterminer si ces conditions sont suffisantes. Or c'est ce que nous allons faire voir à Taide de la formule (65) du numéro 138. Cette formule peut facilement être démontrée en faisant effectivement la substitution de y; mais il existe une autre démonstration, tirée de considérations entièrement différentes et que nous allons donner ici, en nous servant d'une formule démontrée dans les j^Reckerches sur les fonctions elliptiques^' Il s'agit de la formule (185) de ce mémoire (Crelle^s Journal filr die reine und angewandte Mathematik, Bd. 2, p. 176), savoir
(28) fa = n.
oîi
arc lo' rr
les quantités m et Q)' étant données par les équations
a' r ' dx
y (1 — e^x*) (1 + X*) On a de plus
(31) fa = fi-x' où X est lié à a par l'équation
Si ron fait e = -— ^ i^zz -- , x = yi — y^ . on trouvera
da=i — h — =1
l/(l-y=')(l-cV)
d'où
maintenant Téqiiation x = yiT — y* donne y = yX^ x* z=.fa^ donc
d'où, en mettant i ^ ia à la place de a,
(33) Aa=/[&
Cela posé, si Ton posé dans la formule (28) h -^ ha au lieu de «,
on trouvera, après quelques réductions faciles,
\^o^) Aa—^ ^^^ ^ -^^ ^^ ^ t^r^yil 4- t-^r^) (1 + th^'') (1 + /-^r-*) . . . '
OÙ
(35) t = e •', r = e " et A une quantité indépendante de a. Si l'on fait pour abi'éger
(35') ^^^I = VH,
on aura donc
(36) Aa===^.t//[a-Jj.i/;(w + a)^-V/.(a> — «)-J-i/;(2a> + Si Ton fait maintenant successivement
on aura les valeurs de id , >t ^ -| • • • il d -| — io , qui multipliées
ensemble donneront sur le champ
oîi l'on a fait pour abréger
(38) â = -'-e, ^- = li^;
or si l'on pose dans la fonnule (36) le module c^ au lieu de Cj et si Ton désigne les valeurs correspondantes de
X0J coj SJ, A
respectivement par il viendra
7t i X K Tt , ^ 7t
Le second membre de la formule (37) est donc là même chose que r^^^ = -j- ^l"! -;;;r ^ » c* P^i' conséquent on aura la fomiule suivante :
cette équation a donc toujours lieu si le module c^ est tel que
(40) ^ = -^' quel que soit d'ailleurs le nombre entier n.
Si Von fait XO = Xy Xii—^0\=yj on aura l'équation
/Ai\ ^^y Q.dx j^
(41) — - =-7 -A- =zm^de.
^ ^ V(i-yO(i-^îy') t/(i-^»)(i-c^^*) '
qui par conséquent est satisfaite par l'expression algébrique
(42) y=AL,xeA{e-^^] . . . xiey^-^œ
71 l • rt
La valeur de y est toujours une fonction algébrique de x. En effet, si n est un nombre impair, on a
• HZ • : '■ : • • • y
l^e^;L«Q..r« i-cn'('^T^"'-]'œ'
et si n est un nombre pair
'iî)-^' ^i'^i)-^' yi-=^
l.cU«(^)a;» l cU«(^fi^).tr» Vï
Considérons maintenant les trois cas de notre problème général.
Premier cas. Si a est réel.
Dans ce cas on doit avoir, comme nous Tavons vu, a = (J — ~ = — — ^ oh fi et V sont des nombres entiers; l'équation proposée deviendra
dy H' ^i ^
(0^ 1 co ma)
On doit avoir de plus -^ =k— = » m et n étant entiers. Si Ton
fait x=zl{ymd) et y=:Aj(/x«>^d), 0 étant une nouvelle variable, Téqaation
(45) sera satisfaite, car les deux membres se réduiront à fiiD^dO. Pour avoir une intégrale en x et y il faut donc éliminer 0 des deux équations
(46) x = X{vœ0)] y — X^{fim^e).
Nous allons voir que le résultat de Vélimination sera une équation algébrique en a; et y.
Soit c un nouveau module et désignons par
les valeurs correspondantes de
X0J (Oj G}j A.
Cela posé, si Ton suppose le module c' tel que -y = — -r- > on aura en vertu de la formule (39), en mettant /lyôiD au lieu de d
(47) X\}ivUi'e) = j[ l{uvme) . liuyme -f. -^ j . . . xi firme -f --^^
maintenant, ayant —7= ^ et ^ = ? on en tire ■ , = ^ ;
donc la même formule donnera
(48) À>i'fl>'d)=:-^^ À.0n'<D,<9).A,(//,'©,d + -2 ) . . . A,(//rfiJ,d +
En égalant entre elles ce« deux expressions de ï![^vm'6) et faisant pour abréger
(49) r(oe = â, ft(D^e = (y^j
il viendra
Le premier membre de cette équation est une fonction algébrique de k{iiiâ) et le second une fonction algébrique de >Li(>^cyi); mais X{jiiâ) est à son tour une fonction algébrique de lâ = Xj et li{yâi) mie fonctitm algébrique de X^âi=:y. Donc enfin les deux membres de l'équation (50) sont respectivement des fonctions algébriques de x et de y. Donc cette équation exprime l'intégrale cherchée en x et y de Téquation difï'érentielle (45). Pour en avoir l'intégrale complète il suffit d'ajouter h â on k â^ une quantité constante arbitraire. Quant aux quantités A et A^ on doit remarquer qu'on a
Pour dcmner un exemple, supposons qu'on demande une intégrale algébrique de l'équation,
di/ (3j da
7(1 —J^(i1Z~cl^r) — O y(ï—a:^j(i--c^T^) '
dans le cas où -J z= t—-> On aura alors u = v=^l. m =^2. n=3. L'équation (50) deviendra donc
c'est-à-dire :
Second cas. Si aV — 1 est réel.
Dans ce cas on doit avoir, d'après réquation (25), a = - ^|/^1, /tt
et V étant entiers. On doit avoir de même -^^=^ L'équation pi-o-
posée (1) deviendra
V 10 i/ ^ d^ di
(tcf
iu (ù^ ' y (1 y2) (1 c^y^^ y~(l or^) (1 — c^x^)
Pour réduire ce cas au précédent, il suffit de faire x = —=--^-—^ ' ^ étant une nouvelle variable : on aura alors - — :=r=^^ . = V — 1 .
i étant égal à } 1 — c*, et par suite l'équation (52) deviendra
dy f,i c3j dz
dont l'intégrale algébrique est exprimé par la formule (50) en y faisant
z = lâ=^ --^^=.z-- et mettant cD au lieu de w. y ^2 — 1
Supposons par exemple qu'il s'agisse de trouver une intégrale algébrique
de l'équation
dy ^^^ySZTi ^^
Tz^. ^r: )
■}/(l—y^)(l — c\y^) co ' y(^i^a^j(l^cKv2)
dans le cas où -^ = 2 . — . Ayant fi = y=l et w = 2, 7^=l, l'équation (50) deviendra
OU, en remettant les valeurs de kâ et X^â^^
^ yi — ^2 — ^/ y^'iri
Troisième cas. Si — =: Vkk* , — = l/— •
Dans ce cas ou doit avoir, en vertu du théorème I, a = — -^4-^— ^ V — 1 , fij y, iLi\ y' étant des nombres entiers. L'équation proposée deviendra donc
et cette équation sera toujours intégrable algébriquement. En effet comme on a
fc' et k étant des nombres rationnels, on pourra, en vertu de ce que nous venons de voir dans les deux premiers cas, satisfaire algébriquement aux équations
dz f.1 cD^ dx
dv /w' (3j -nf — - dx
Par là l'équation (53) deviendra
d^ dz I dv
Ta •iS >"
y(l-;y«)(l -cjy^) V(l-z') (1 - c'iz^) ^ V {l -v') (1 - cfr») '
on y satisfera, comme on sait, en prenant
En substituant les valeurs de î; et 2 en rr, on aura une intégrale de l'équation, algébrique en x et y.
Nous avons ainsi démontré que les conditions nécessaires exposées dans le théorème I sont en même temps suffisantes.
D'après ce qui a été exposé dans le premier cas, on a immédiatement ce théorème:
Pour que deux fonctions elliptiques réelles F{c\ ô'), F{cj 0) puissent être réduites l'une à l'autre, il est nécessaire et il suffit qu'on ait entre les fonctions complètes F\c)^ ^U*)j ^^(^')> ^\*') ^^^^ relation:
oh m Qt n sont des nombres entiers. Si cette condition est remplie, on pourra établir une relation algébrique entre sinô' et sinô telle que
(56) F{c\e') = kÇ^F{c,e),
où k est un nombre rationnel. On pourra ajouter que dans le cas où A;=l, 0' est lié à 6 par Téquation:
0' ~|" arctang («l' tang ô') -|- • • • "f- arctang (a'„i tang 0^) = 0 -^ arc tang (a^ tang 0) -f- • • • -|- arc tang (a^i tang 0) ,
où «i, a^ . . . a/, a^ . . . sont des quantités constantes données par les formules
J a^ = yi-c'ûn'0^, \ a/ = yr-c'^sin^V,
après avoir déterminé d^ et ô^' de telle sorte que
de
c^ sin^Éf
i^(c; 0') = ^-JiFHc')=^^ f% ~
En prenant n=l on aura la formule (67) du numéro 138.
Il y a un cas du problème général qui mérite d'être remarqué; c'est celui où Ton suppose les deux modules égaux entre eux, en d'autres termes, où Ton demande tous les cas dans lesquels il sera possible d'intégrer algébriquement l'équation difiFérentielle
.^-. dy dx
On a dans ce cas (a'^=u)^ G)' = û)y et par conséquent les équations (15) deviendront
m , m^ t3 y— -^ ^^ 2^ 0, y— j ^— v^ 2v to^ v' v' a^ ■''
et de là
m fi' m' (3 2 fi to
V v' 2v II) v' a
Si Ton veut que a soit réel, on a a = — j ??i' =z= ^ = 0 ; dans ce cas on
n'aura aucune condition pour la valeur de c, qui peut être quelconque, mais on voit que a doit être un nombre rationnel. Si au contraire on admet des
valeurs imaginaires de a, le module c doit être tel que ^-' — = -, ;
on tire de là
io 1 1 / m'y*
En vertu de cette expression la valeur de a deviendra
Soit — = yfc , on aura
fc, â^ â' pouvant désigner des nombres rationnels quelconques. On voit que .pour que Téquation (60) soit intégrable algébriquement en supposant a îmaginaii'e, il est nécessaire et il suffit que l'on ait
k est essentiellement positif.
On pourra exprimer le module c en produits infinis comme il suit:
' l|e-'-fVA l^e-^'V^ l|e-5.TV*
On tire cette expression de la fommle (34), en y faisant «=-^ et remar-
quant que — = Yk , et J. =: - • On aura en même temps le module b par cette foi-mule
ri 3.T 5t
yb=.
Il suit encore de ce qui précède que si le module c a la valeur ci-dessus, l'équation
J^if —■lf!^[h. ^
1/(1— y«)(l — 6*y«) ' y(i— .r»)(l-cV)'
sera toujours intégrable algébriquement, quels que soient les nombres rationnels k et k\ pourvu que k soit positif.
H y a encore beaucoup de choses à dire sur la transfomiation des fonctions elliptiques. On trouvera des développemens ultérieurs sur cette matière, ainsi que sur la théorie des fonctions elliptiques en général, dans un mémoire qui va paraître dans le Journal de M. Crelle.
. Christiania le 25 septembre 1828.