‹ Œuvres complètes de Niels Henrik AbelChapitre 60 sur 77 · yfc— 1) da · texte numérisé non relu

yfc— 1) da

Si dans le théorème III on suppose le degré de (fx) moindre que celui de q)x diminué de deux unités, le second membre se réduit à une constante. Cela donne aisément le théorème qui suit:

Théorème VI. Si Von désigne par ifjx la fonction

(do + ôiX + diX^ + • • • + ôy'X^')dx

V/^O + fil« + fii^^ H h t^r^

OÙ v' = — ^ 1 si V est impair^ et y^ = -^ 2 si v est pair^ on aura

toujours

452 REMARQUES SUR QUELQUES PROPRIETES GENERALES etc.

(31) êimitpXi-\-€27n^tpx^'\' • • • -\- €^m^tpx^ = constante.

On voit que r a la même val em* pour y==:2m — 1 et pour y=:z2mj savoir

Soit maintenant

/rdœ

r étant une fonction rationnelle quelconque de x. Quelle que soit la forme de r, on pourra toujours faire

' l '^ I Ji*^ I I ./w^

ta

(32) r —fx-\- Ça:-a,y^ + (^- «,)*• ^ ^ (^ - ^

/x, /i-T, /gir, . . . f^x étant des fonctions entières. Cela posé, il est clair qu'en veitu des théorèmes III et V, on aura le suivant:

Théorème VII. Quelle que soit la fonction rationnelle r exprimée par la formule (32), en faisant

(33) rpx = r -= et <^^Vy^ + <^i^V^ ^ on aura toujours

:.,- (>^ log ...) .

en représentant par Fk le produit 1 . 2 . 3 . . . (fc — 1).

Nous avons considéré précédemment les quantités x^, Xj, . . . x^ comme des fonctions de a^ , «i , a^ , . . . Cq , Cj , Cj , ... Supposons maintenant qu'un certain nombre des quantités Xj, Xg, . . . a:^ soient données et regardées comme des variables indépendantes; et soient a^j, a:,, . . . a:^. ces quantités. Alors il faut déteiininer a©, aj, . . . Cq, c^, . . . de manière que le premier membre de l'équation (3) soit divisible par

REMARQUES SUR QUELQUES PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES etc. 453

{pu —"" «^l ) (2> "~— OC^) • • • (2/ — ~" •Cm')»

Gela ce fera à l'aide des équations (26). Les /t' premières équations, (35)

donneront ^' des quantités a© , «i , . . . c© , Cj , . . . exprimées en fonction rationnelle des autres et de a^i, a:,, . . . a:^, , y^Xj, y^^Ca, . . . y^x^.

Le nombre des indéterminées û^o j ^ ? • • • ^« ? <^o ? ^ ? • • • ^« ^* égal à m-[-w-|-2; donc, comme il est aisé de le voir par la forme des équations (35), on pourra faire fi' =^7n-\-n-\-l. Cela posé, en substituant les valeurs de ao, «1, . . . Cq, Cj, . . . dans les fonctions dx^ O^x^ • • •» 1^ fonction entière {dx^ip^x — {d^xy(p^x deviendra divisible par

\X '~~~ X^j \X """"■ X^f • • • \X — *^ii'/*

En désignant le quotient par i?, on aura

Donc les fi — fi' quantités ic^+i, ^c^'+a, • • • x^^ seront les racines d'une équation, J? = 0, du degré fi — ix\ dont tous les coefficiens sont exprimés

rationnellement par les quantités a:^, x^^ x^^ . . . x^,^ Y^ii mP^? • • •

Faisons

^/«,+l ^1 1 ^^,+2 iCg ^ . . . X^, X

(37) ^ V^^iH-V^2H hv^A..— W — V^^/ V'V

où î; est une expression algébrique et logarithmique. Les quantités Xj, a;,,

454 REMARQUES SUR QUELQUES PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES etc.

. . . £c^^; Xi% x^^ . . . x^l sont des quantités variables quelconques, et yi^y^j . . . ^y/ seront déterminables à l'aide d'une équation du degré v\

Maintenant nous veiTons qu'on pourra toujours rendre y' indépendant du nombre //i-}"/^» ^^^ fonctions données. En effet, cherchons la plus petite valeur de v\ En supposant indétcnninées toutes les quantités ao , a^ , . . . Tq , Ca, . . ., il est clair que /t sera égal à Tun des deux nombres 2n-\-ri et 2m-(-î^8, Vi et y 2 représentant les degrés des fonctions (fiXy ip^x. Soit par exemple

on doit avoir en même temps

^ = ou > 2m -\- i/g , d'où, en ajoutant, on tire

^ = ou > m-^y^-[^- g ';

or

y' = jLi — fj/ =ifi — m — n — 1, donc

1/'= ou > --^— 1, ou bien, en désignant le degré de (px par y^

(38) v'z=ou>y — 1.

On voit par là que la plus petite valeur de y' est — ^— ou -^ — 1, selon

que y est impaii; ou pair. Donc cette valeur est indépendante du nombre fii-^-fi^ des fonctions données; elle est précisément la même que le nombre total des coefficiens c^oj ^n ^«5 • • • dans le sixième théorème. On aura maintenant ce théorème:

-p^j oh r est une fonction rationnelle

quelconque de Xj et tpx une fonction entière du degré 2 y — 1 ou 2y, et soient x^ x^^ . . . x^^^ ce/, x/j . . . x^J des variables données. Cela posé^ quel que soit le nombre fi^ -\- fx^ des variables^ on pourra toujours trouver^ au moyen dune équation algébrique^ y — 1 quantités y^ , y» , . . . y^^i telles que

REMARQUES SUR QUELQUES PROPRIETES GENERALES otc. 455

V étant algébrique et logarithmique^ et f , , ^\ . i , ê,.i égaux h -\-\ ou

On peut ajouter que les fonctions 2/1, ^/a, . . . yy-t restent les mêmes, quelle que soit la forme de la fonction rationnelle r, et que la fonction v ne change pas de valeur en ajoutant à r une fonction entière quelconque du degré v — 2.

Les équations (35) qui déterminent les quantités a^, «i, . . . c,, Cj, . . . deviendront

(40) ^ dxgV^'ia:, = d,a;5,)/y,a;,, ^x/f^^ = — dia;,'yyj<, Pour déterminer e^, «j, , . . Cy i, on aura lés équations

^yiYv^i =— «1^1 yy»2/i,

%-l y<;Piyv-l = — fy-l^iyy-l ^(piUr-l '

Les fonctions y^^ y^, . . . yy i sont les racines de l'équation

(42) — (^</y ' (Ti!/ — i^i!/)* • (M Q

^ (y— •'^JCy— «2)---(y — ^//,)(y— V)(y— V)---(y— -«A..')

Le degré de la fonction dy est n = ^^'~^'''J *'', et celui de O^y est

La formule (39) a lieu si plusieurs des quantités a^i, Xg, . . . x/, X2j . . . sont égales entre elles, mais dans ce cas les équations (40) ne suffisent plus pour déterminer les quantités «o , ai , . . . r^o , Cj , . . , ; car si j)ar exemple x^ = X2=^ ' * ' =Xf,^ les k premières des équations (40) deviendront identiques. Pouf^ avoir les équations nécessaires dans ce cas, posons pour abréger

456 REMARQUES SUR QUELQUES PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES etc.

L'expression y—— — ^r^: doit avoir une valeur finie en faisant x = Xj^. On en déduit, d'après les principes du calcul différentiel, les k équations (43) lx, = 0, l'x^ = 0^ X"x, = Oj . . . X<'-'>x, = 0,

et ce sont elles qu'il faut substituer à la place des équations

Xxi = Oj Xx, = 0, . . . XXf, = Oy dans le cas où iCi = a?, = • • • = aî^^ .

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